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Tant que les lions n’auront pas leurs propres historiens, les histoires de chasse continueront de glorifier le chasseur.










Monday, August 31, 2009

Questions sur la bonne gouvernance et bonne gouvernance en question à l’aune des campagnes électorales dans les pays d’Afrique Subsaharienne


Par Gervais DOUBA
IUT-Université de Rouen
Symbiose Ingénierie Internationale

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Le vent de renouvellement des dirigeants politiques en Afrique au Sud du Sahara, qui a commencé depuis le milieu de l’année 2009, va se poursuivre en 2010. Celui-ci laisse entrevoir la conversion massive des différents postulants à la religion de la notion ; aux contours davantage métaphoriques que scientifiques de "bonne gouvernance".

Ce n’est un secret pour personne que les régimes politiques en Afrique au Sud du Sahara sont caractérisés par l’absence totale d’appropriation par les populations, des mécanismes d’insertion aux échanges internationaux et donc d’insertion à la mondialisation. Les communautés humaines et territoriales sont prostrées, dépossédées et résignées par le phénomène de la désinstitutionnalisation, alors que partout ailleurs dans le monde, il y a crise ; c’est-à-dire dysfonctionnement des institutions et inadaptation des modèles de référence.

Partant de l’étude conjointe du PNUD et de l’Unicef New-York 26 juin 2002, selon laquelle 35 des 45 pays Africains ne sont pas en mesure d’atteindre les objectifs de développement pour le millénaire fixé pour 2015. "Dixit le rapport, si la situation actuelle se poursuit, l’Afrique sera le seul continent qui comptera plus de pauvres en 2015 qu’en 1990", nous avons entrepris d’élucider les facteurs explicatifs significatifs dans un certain nombre de pays d’Afrique au Sud du Sahara où l’on bat campagne autour de la notion de bonne gouvernance.

Nous avions cherché à décrypter l’approche Afrocentriste de la bonne gouvernance et de la transparence. Notre quête visait à mettre en lumière les raisons du prosélytisme, notamment par ceux-là mêmes qui, dans l’exercice quotidien du pouvoir et de l’autorité, ne se sentaient nullement interpelés par l’ampleur des dégâts que causent la pauvreté et la misère alors que paradoxalement les pays regorgent de richesses de toutes sortes dont l’inexploré capital humain et capital social.

Le second intérêt de la démarche visait à chercher à comprendre si l’allusion à la bonne gouvernance signalait la volonté de mettre fin à l’enracinement dans la pauvreté des communautés humaines et territoriales par des politiques publiques ciblées d’arrachement à la pauvreté ou si la notion se réduisait à l’a cosmétique ; c’est-à-dire à de la rhétorique ; patois de Canaan et/ou élixir pour les élites locales.

Dit autrement, la bonne gouvernance ; approche Afrocentriste, est-elle la nouvelle voie de sortie de l’Afropessimisme ; la sinistrose pandémique dont souffrent les communautés humaines et territoriales péri-urbaines et rurales.

A partir d’hypothèses inspirée d’ économie expérimentale, nous avons réalisé des expériences en concertation avec les ONG et autres composantes de la société civile dans six différents pays Africains dont la jeunesse subit de plein fouet les effets de l’immigration clandestine, deux facteurs expliquent la faible participation de l’Afrique au Sud du Sahara à la mondialisation ; c’est-à-dire l’amplification des échecs dans la lutte contre la pauvreté et l’accès à l’autonomie des populations dans le cadre des OMD.

D’où les questionnements suivants : la bonne gouvernance induira-t-elle la refonte complète des politiques publiques macro-économiques et sociales, par la création des environnements, favorisant l’émancipation des communautés humaines et territoriales ou se contentera d’ouvrir l’Afrique aux forces coalisées de défense et promotion de produits d’exportation ; agents et acteurs du maintien des hommes à genoux et sous l’emprise de la solidarité humanitaire ?

I° Fondements de la bonne gouvernance et de la transparence.

La préoccupation qui détermine les communautés humaines et territoriales des pays d’Afrique au sud du Sahara et que nous avons décelée est celle d’un monde investi de significations, de construction identitaires et de liens suffisants entre nécessités existentielles et logiques culturelles à savoir les codes et les repères. Or, l’on constate que le vent de renouvellement a peu de chance de se transformer en ouragan dévastateur pour les icônes de l’approche paternaliste et autocratique de pouvoir à caractère clientéliste. Cette baronnie éclairée- alliée à une élite oligarque- est toujours sur les starting bloc.

La seule approche de la bonne gouvernance, qu’elle claironne est l’approche comptable. Pour elle, bonne gouvernance et transparence sont érigés ex cathédra en invariants. La seule logique qui vaille est celle de la rationalité instrumentale en macro-économie. En dehors de cette approche, on s’expose à de la violence politique, on s’expose à la défiance.

Aidées de leurs alliés extérieurs ; les anciennes démocraties et/ou les puissances émergentes, les baronnies et les élites locales ne savent rien à la nécessité d’impliquer les communautés humaines et territoriales pour construire une sécurisation des échanges, développer l’hétérogénéité et donner un statut à la différence.

Le pays s’est enrichi ou plutôt cette nomenklatura s’est enrichie, continue de penser la société pour la société d’en haut comme posture méthodologique pendant que les communautés humaines et territoriales s’appauvrissent et s’enfoncent dans le sable mouvant de la misère. La nomenklatura a mis à rude épreuve les populations rurales et leurs intérêts territoriaux de proximité sans chercher la preuve de leurs capacités à inventer le sens de leurs petites entreprises de survie.

Depuis le début de la période postcoloniale, tout a été construit sur le déni de l’implication de la base et de la peu ou prou exploration des potentialités des communautés rurales et péri-urbaines à résister à leur démarginalisation, à leur relégation à la périphérie du monde des échanges.

Les ONG et autres composantes de la société civile avec lesquelles nous avons coopéré ont donné nettement une autre représentation, qu’ont ces populations ; victimes de toutes formes de corruption, de trafics d’influence, de détournement et d’abus de pouvoir, de la notion de bonne gouvernance et de la transparence. Pour ces combattants de la survie, la bonne gouvernance représente :

- D’abord la sécurisation des transactions profitables aux petits producteurs, par l’habilitation des droits de propriété, du passage de l’aide au contrat et par l’émergence des institutions publiques fondées sur un Etat de droit [Hernando de Soto et Martin ; E. 2009]. L’allusion à la bonne gouvernance ne saurait se réduire à la restriction des conditions d’accès à l’autonomie et ne saurait être le nième Cheval de Troie au bénéfice des multinationales coalisées avec les acteurs et institutions issus des Etats de vieilles démocraties et émergeants ; pourvoyeurs de protection juridique et politique aux régimes corrompus. Le recours à la notion de bonne gouvernance ne doit pas être confondu à des poncifs, voire à des lieux communs cachant le phénomène pygmalion d’une nouvelle macroéconomie du développement et miroitant le début apparent d’un démantèlement de celui de mouton de panurge, de la part des nouvelles dynasties éclairées, des baronnies et oligarchies des élites politico-militaires.

- Ensuite, la bonne gouvernance ; loin d’être un élixir, est une ingénierie territoriale de lutte contre la pauvreté. Ces acteurs et institutions de lutte contre la pauvreté assignent à la notion des objectifs précis : Qui dit bonne gouvernance dit management public d’incitation, de coordination et d’outils d’évaluation; l'esquisse d'une nouvelle matrice générale de politiques publiques.

Les facteurs à explorer pour faire éclore le développement, résident dans la mise en synergie de l’activité entrepreneuriale des communautés humaines et des collectivités territoriales, la sécurité des transactions entre ruraux et urbains, une complémentarité entre micro, méso et macro-économique et non le maintien de la dictature d'une certaine macro économique et l’abandon de la micro économique balbutiante pour faire fleurir le secteur de l’informel. Ce qui revient à corriger les deux erreurs suivantes :

1) Le fait de considérer l’intérêt local ; c'est-à-dire la résultante des besoins humains et territoriaux de proximité comme l’ennemi de l'intérêt national dans les politiques publiques d’aménagement du territoire

2) La pauvreté est vécue davantage, comme une damnation divine que la conséquence des choix de politiques publiques. Ainsi, au lieu de s'attaquer de front au problème, on laisse son traitement; par dépannage et non par des mesures thérapeutiques appropriées, à la bonne volonté de humanitaires ; les mercenaires de la solidarité internationale et/ou de la coopération décentralisée.

Pendant la guerre froide et la coexistence pacifique, l’idée dominante du développement a été de promouvoir les produits d’exportation en se focalisant sur les une politique d’industrialisation, de planification et d’encouragement de certains secteurs clés : diamant, bois, pétrole, etc…..

L’aménagement du territoire n’a pas été jugé opportun comme levier de développement pour ceinturer les rares industries du secteur public de boucles d’activités et ainsi, créer une fertilisation croisée, voire construire un dialogue intersectoriel.

A la fin des années 90, la métamorphose du système productif en Europe, suivie de la dévaluation du franc CFA ont entraîné pour les PASS ( Pays d’Afrique au Sud du Sahara) la délitement des liens sociaux et de solidarité. Les dirigeants de cette partie du monde avaient réduit la crise qu’elle traversait au rang de phénomène conjoncturel alors qu’il s’agissait d’une crise à deux versants ; l’agonie d’un modèle et l’amorce d’une refondation amenées par la mondialisation.

Au même moment les pays d’Asie du Sud-est, bénéficiant du phénomène des délocalisations, se constituaient leur pactole de Dragons et de Tigres et cherchaient à participer à la mondialisation ; la considérant comme une opportunité.

L’Afrique au Sud du Sahara, elle, non seulement perdait tout et s’embourbait dans le sable mouvant de la politique du ventre et des conflits ethniques interminables. N’ayant exploré, ni les mécanismes d’aménagement du territoire comme les Cluster ou Systèmes productifs locaux dans les régions hors zones minières, ni cherché à élucider les ressorts de ces mécanismes, pour qu’il en émergent des espaces et ateliers d’éducation et de formation au développement et y développer l’entrepreneuriat, les PASS se sont vus assignés par le Consensus de Washington, à recourir ; dans un premier temps à la privatisation systématique de moribondes et rares entreprises du secteur public ; comme si c’était la panacée de sortie de crise puis, dans un deuxième temps, ont décrété les décentralisations tous azimuts ; sans en avoir, ni les compétences ni les moyens, à plus forte raison la volonté politique claire

La bonne gouvernance suppose des lieux catalyseurs de réflexion et d’action en matière de développement ; du territoire de proximité à l’échelon national. Au niveau national, la bonne gouvernance apparaît se veut la résultante des bonnes pratiques de l’échelon local et fondées sur l’approche par capabilité (A. Sen) des communautés humaines et des collectivités territoriales. C’est l’imbrication des deux, qui favorise l’émergence des intrications et des nœuds entre l’esprit d’entreprendre des communautés humaines, le territoire où sont ancrées ces communautés, ainsi que la prise en compte de leur rapport à l’autonomie et à leur propre émancipation.

C’est la lutte contre la pauvreté des communautés humaines et des collectivités qui doit servir de levier de développement.

II) Et si bonne gouvernance induisait refonte de modèle agonisant et construction de nouvelle matrice.

Après des décennies d’approche du pouvoir et de l’autorité à caractère paternaliste, narcissique, autocrate et clientéliste, qui a abouti à faire du continent Africain, la mine à ciel ouvert de coups d’Etat à répétition, d’enfants soldats, de misérables déplacés et la ruche la plus mielleuse pour tous ceux qui ont le goût le plus prononcé pour l’intrigue, qu’adviendrait il, si la bonne gouvernance générait un paradigme par la théorie du renversement, c’est-à-dire suscitait de la créativité, un esprit de conquête, d’audace, d’agencement et d’ajustement ?

Les seigneurs des conflits ethniques et tribaux, les VRP des complexes militaro-industriels, les recruteurs d’enfants soldats et autres mercenaires du commerce des armes de petits calibres et leurs munitions, sans la moindre traçabilité, doivent savoir que le mauvais maniement de la notion de bonne gouvernance peut se révéler dangereux. En tant que notion relevant du champ du management, ce n’est pas son culte et les incantations, qui l’entourent, qui font son efficacité, mais sa mise en œuvre.

Dans ce sens et nous inspirant de notre coopération avec les ONG, nous y voyons, deux apports et/ou contributions possibles pour un réel repositionnement de certains Etats des pays d’Afrique au Sud du Sahara :

1) Sur le plan économique et social et dans le cadre de la lutte contre la pauvreté, la bonne gouvernance irriguera des politiques d’alternatives en matière d’outils d’aménagement du territoire. La mise en œuvre de la notion de "territoire commun d’origine" ou "d’unité productive commune" enrichira les découpages administratifs classiques en devenant le nouvel instrument d’élaboration des nouveaux schémas directeurs d’aménagement du territoire dans la perspective de la décentralisation et, fera oublier les échecs des zones franches. Le territoire commun d’origine ou l’unité productive commune favorise, à l’échelon local, la fertilisation croisée des facteurs d’attractivité territoriale et sert de pépinière d’expérimentation sur le plan méso-économique et, de ferment d’ouverture à la solidarité internationale.

La bonne gouvernance n’a rien à voir avec le paiement de tribut à la tribu pour s’attribuer les attributs de la tribu.

2) Enfin, la bonne gouvernance implique un état d’esprit articulé à une volonté d’entreprendre dans les domaines générateurs de transformations sociétales dont le respect et la garantie de ce respect des droits et libertés, dans le cadre du vivre-ensemble.

Cette articulation génère une interaction entre les acteurs et les institutions ; depuis le niveau local jusqu’à l’échelon national. La dite interaction prend l’allure de véritable laboratoire d’identification des leviers de transformations sociétales et des facteurs clés de réussite.

La difficulté de cette œuvre de refondation réside dans l’imbrication de deux principes : le croisement des savoirs ancestraux et des savoirs scientifiques d’une part et, l’application du principe général des capacités de similarité, d’autre part.

La complémentarité de ces deux principes et leur interaction engendrent à son tour, le troisième principe de progrès, qu’est la modifiabilité cognitive et l’éducabilité pour tous ; particulièrement dans le champ d’éducation à la citoyenneté et au développement des populations des zones péri urbaines et en zones rurales.

Autant de champs à explorer, de nouvelles orientations à élucider qui permettraient à cette démarche entrepreneuriale dans les programmes de renforcement des capacités humaines et organisationnelles des populations fragiles.

Conclusion

Cette contribution au débat sur le regain d’intérêt de la bonne gouvernance dans les discours de campagne en Afrique au Sud du Sahara n’est nullement une prescription. Elle s’inscrit dans une démarche d’appel à une multiplication de chantiers d’économie expérimentale de chasse à la prédation pour sécuriser les échanges et asseoir un Etat de droit garantissant le respect des droits humains, inspirant et impulsant de nouvelles régulations sur le plan international.

La bonne gouvernance doit être la notion permettant de réparer des insuffisances qui handicapent la participation des PASS à la mondialisation dont la montée et la prolifération du secteur informel et l’absence de capitaux privés même si je n’entends pas confondre économie de marché et société de marché, le libre échange et l’échange juste.

La bonne gouvernance repose avant tout sur un socle de valeurs démocratiques et républicaines visant à s’inspirer de la déclaration universelle des droits de l’homme et à impulser des politiques publiques créant les conditions favorables à l’esprit d’entreprendre des communautés humaines et des collectivités territoriales, pour accéder à l’autonomie.

L’exploration de ce champ ; sous l’angle d’organisation des sociétés et mettant en jeu la logique compréhensive ( logique ouverte) permettrait de rechercher la ou les cause(s) de la non implication des populations, étant entendu que la logique explicative ou rationalité instrumentale se borne à rechercher une seule cause, la cause ultime qui ferme la porte à la recherche du sens et privilégie l’approche d’une société homogène.

Enfin, la bonne gouvernance est une invitation à une métamorphose des mœurs et cultures politiques ; ceux à qui le peuple a accordé son suffrage doivent lui rendre compte à intervalle régulier et s’en aller quand c’est le moment, sans recourir à des artifices juridiques pour s’incruster au pouvoir ou user d’un coup d’Etat puis se faire élire aux termes de scrutins tramés de cafouillages.

La bonne gouvernance a ceci de particulier, en ce qu’elle porte en elle le germe d’une lutte contre les impunités de toutes sortes et suggère l’inéluctable nécessité de revoir l’architecture socio politique d’ensemble d’une région dont la jeunesse n’a que de sombres perspectives et ne trouve pour solution que l’immigration clandestine au péril de sa vie.

Que la mise en œuvre généralisée des outils et de l’éthique de bonne gouvernance, puisse accompagner les 45 pays d’Afrique au Sud du Sahara à réussir leur accrochage au wagon de la mondialisation !

Nous Sommes le Congo !
C
essons d'Avoir Peur !
P
our un Etat de Droit au Congo !

"Chaque génération a le choix entre trahir ou accomplir sa mission"

Celui qui lutte peut gagner ! Celui qui ne lutte pas a déjà tout perdu !


Patrick Eric Mampouya
http://mampouya.over-blog.com/



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