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E. do REGO

IL EXISTE MILLE MANIERES DE MENTIR, MAIS UNE SEULE DE DIRE LA VERITE.

Le Mensonge peut courir un an, la vérité le rattrape en un jour, dit le sage Haoussa .

Tant que les lions n’auront pas leurs propres historiens, les histoires de chasse continueront de glorifier le chasseur.










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Thursday, December 22, 2011

Mauvaise fin pour une mauvaise guerre


Editorial | LEMONDE | 21.12.11 | 

Près de neuf ans après son déclenchement, l'intervention américaine en Irak a pris fin cette semaine. Cette guerre a été un désastre.

Les derniers soldats à quitter l'Irak, les 500 hommes de la 1re division de cavalerie de la 3e brigade des forces spéciales, laissent un pays en piètre état. Il faudra des années avant que l'Irak retrouve la voie de la stabilité. Et sans doute beaucoup plus encore pour que l'image des Etats-Unis soit véritablement restaurée dans la région.
Personne ne regrettera Saddam Hussein, l'un des tyrans les plus sanguinaires du Proche-Orient. L'homme que l'intervention américaine chasse du pouvoir en 2003 est responsable de la mort de centaines de milliers d'Irakiens, plongés par sa faute dans des années de guerres civiles et étrangères. On retrouve, ici et là, en Irak, des fosses communes de plusieurs dizaines de milliers de cadavres, des charniers laissés par les années de plomb de l'ère Saddam.
Mais les Irakiens ne se sont pas libérés eux-mêmes de cette tyrannie. Les Etats-Unis ne les ont pas associés à leur intervention. Il n'y a pas de "brigades d'Irakiens libres" pour accompagner les troupes américaines quand elles entrent dans Bagdad en avril 2003. C'est une force étrangère qui envahit le pays et ce sont des proconsuls américains bunkérisés qui vont le gouverner ensuite. L'Irak a été privé d'une partie de son histoire.
Tout est faux depuis le début dans cette tragédie. Les motifs invoqués par George W. Bush pour se lancer dans l'aventure : l'Irak n'avait rien à voir ni avec Al-Qaida ni avec les attentats du 11 septembre 2001 ; le régime, exsangue après des années d'embargo, n'entretenait aucun arsenal d'armes de destruction massive. Folle aussi, cette prétention prométhéenne que l'Amérique pouvait exporter dans ses Humvee la démocratie jeffersonienne sur les bords du Tigre.
La guerre de Bush a provoqué la mort de quelque 100 000 Irakiens et de 4 500 soldats américains. L'Irak s'est un peu démocratisé, il est plus libre. Mais il est plus divisé que jamais entre ses trois composantes ethnico-religieuses. Il est gouverné par un parti pro-iranien issu de la majorité arabe chiite, qui marginalise la minorité sunnite, cependant que les Kurdes du pays vivent en quasi-indépendance. La violence est endémique. Un Irakien sur quatre vit dans la misère. La classe moyenne a fui à l'étranger. Le statut des femmes a régressé. La production pétrolière n'a pas retrouvé son niveau d'avant-guerre.
La guerre a coûté 750 milliards de dollars aux Etats-Unis. M. Bush n'a pas voulu lafinancer par un impôt spécial. Il a creusé un peu plus la dette des Etats-Unis. Il a provoqué une déstabilisation des finances publiques américaines qui n'est pas étrangère à la crise de 2008.
Enfin, cette guerre a été conduite en prélevant les ressources nécessaires à l'engagement en Afghanistan. Elle est ainsi largement responsable de l'impasse dans cet autre conflit.
Quel immense gâchis.

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Sunday, January 02, 2011

Paris a livré une guerre totale aux indépendantistes camerounais, aujourd'hui dénoncée par le livre-enquête « Kamerun ! »

C'était la guerre. Une guerre avec des dizaines de milliers de morts, à 5 000 km de la métropole, loin du regard d'une opinion fascinée par les « événements » d'Algérie. Et pourtant, cette vraie boucherie s'inscrit dans la lignée des pires conflits coloniaux, Algérie et Indochine.

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Saturday, October 03, 2009

Fareed Zakaria : « Nous entrons dans un monde postaméricain »


Journaliste, essayiste et directeur de Newsweek International, Fareed Zakaria explique que les Etats-Unis, après avoir perdu leur hégémonie, peuvent et doivent remplir un rôle essentiel : celui d’intermédiaire des relations internationales.



Wikicommons- White House
Marianne : La thèse centrale de votre livre est que les Etats-Unis ont été victimes de leur succès. A force d’exporter partout les principes de liberté d’entreprise et de démocratie, ils ont engendré de nouveaux géants sur le point de dépasser leur maître…

Fareed Zakaria : C’est la vieille histoire des colonisateurs qui creusent leur propre tombe en répandant dans leur empire les principes de souveraineté de l’individu et de droit des peuples à disposer d’eux-mêmes. Les postulats américains, renforcés par l’effondrement du bloc de l’Est, sont devenus universels. Même la Chine a soustrait l’économie à l’emprise de l’idéologie, avec les résultats phénoménaux que l’on sait.

Comment expliquez-vous que les Etats-Unis, en possession de toutes les cartes maîtresses de l’hégémonie après la chute du mur de Berlin, aient perdu si vite et si aisément leur leadership ?

F.Z. : C’est, en effet, une énigme sans précédent. L’érosion de l’influence de l’Empire britannique avait été beaucoup plus lente. Je crois que cette ivresse impériale a résulté du fait que les Etats-Unis n’avaient plus aucun concurrent sérieux. Tout cela fut aggravé par l’élection de George Bush et la riposte mal pensée et mal exécutée aux attentats du 11 septembre 2001. Les Américains ne sont pas montés longtemps sur l’Olympe, et cela est salutaire d’abord pour eux…

Que voulez-vous dire ?

F.Z. : Face à la foudroyante montée en puissance de la Chine et de l’Inde, l’hégémonie des Etats-Unis en a pris un sacré coup. Même s’ils conservent leur avance pour les technologies de pointe et les dépôts de brevets dans les secteurs les plus affûtés. Sans parler de leur domination militaire qui, elle, n’est pas près de s’achever, en dépit de la prolifération des guerres asymétriques. En fait, ils vont devoir faire leur deuil de leur hégémonie et accéder à un autre rôle bien plus capital : devenir le courtier indispensable dans les relations internationales, chaque fois que surgira un conflit. A l’image de l’Allemagne bismarckienne qui réussit, un moment, à faire office d’intermédiaire lorsqu’un différend surgissait entre nations européennes.

Comment convaincre les salariés occidentaux victimes des délocalisations que, dans un monde affranchi de toute régulation, tous à long terme seront bénéficiaires ?

F.Z. : Vous avez raison. C’est vrai que je n’ai pas insisté suffisamment sur la démoralisation des salariés européens et américains, malmenés par la crise et confrontés à la stagnation de leur pouvoir d’achat, alors qu’une nouvelle élite de décideurs ne cesse de s’enrichir et d’échapper aux effets de ses erreurs de calcul. Il est dans la nature du capitalisme de toujours détruire pour reconstruire. J’admets, comme vous, qu’il serait un peu court de déclarer qu’on s’en sortira avec de la pédagogie et qu’à la fin du fin tout le monde profitera de cette accélération phénoménale des échanges marchands. Le problème de fond est que l’économie mondiale a de moins en moins besoin de bras. D’où une dégringolade dans la rémunération des salariés les moins formés. L’ennui est qu’il n’y a pas de salut hors d’une adaptation à marche forcée.

Certains évoquent presque avec nostalgie le « bon vieux temps » de la guerre froide…

F.Z. : C’est absurde ! La menace, aujourd’hui, est devenue protéiforme. Le terrorisme résiste, par définition, aux principes de la dissuasion. De plus, un très petit groupe d’individus peut avoir une redoutable capacité de nuisance pour peu qu’il réussisse à fabriquer une bombe « sale ». Cela dit, la « nostalgie » que vous évoquez fait bon marché du nombre de fois où l’humanité a failli être vitrifiée. A-t-on oublié les nombreux face-à-face mortels de la guerre froide où il s’en est fallu de très peu pour que Russes ou Américains appuient sur le bouton ? La crise de Cuba et la guerre de Corée, où l’on était à quelques secondes du désastre ? Donc, ne cédons pas à ce passéisme mal placé.

Ne croyez-vous pas que, dans cette course vers l’opulence, les démocraties sont handicapées face aux dictatures à cause de la lourdeur même de leur processus de décision ?

F.Z. : C’est vrai, la grandeur et, en même temps, la faiblesse des Etats-Unis est que chaque décision donne lieu à un débat souvent faussé par le poids exorbitant des groupes de pression économique. Les dirigeants chinois ont, eux, les coudées franches pour choisir, sans consulter personne, la stratégie la plus efficace. Reste que, dans le long terme, seul le régime représentatif a la légitimité nécessaire pour imposer les réformes. Expliquez, par exemple, aux électeurs que le système d’Etat-providence nécessite, pour survivre, d’être refondu. Cela dit, l’intensité de la crise actuelle a relégitimé le rôle de l’Etat. La seule certitude est que l’histoire n’avance jamais de façon linéaire. C’est une succession de tête-à-queue.

Samedi 03 Octobre 2009
Propos recueillis par Eric Dior
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Thursday, June 04, 2009

Le perpétuel état de guerre d’Israël

Source : Desert Peace

Traduction : MR pour ISM




Le 2 juin 2009

Si la Bible était écrite aujourd’hui, il est plus que vraisemblable qu’elle parlerait de l’Empire de David encerclé par des ennemis imaginaires. Les sionistes clament depuis 61 ans qu’ « ils veulent nous pousser à la mer. » Qui sont « ILS » ?

La Jordanie, l’AMIE d’Israël à l’est ?
L’Egypte, l’AMIE et COLLABORATRICE d’Israël au sud ?
Les Palestiniens, qui languissent dans des camps de réfugiés depuis 1948 ?
Les Palestiniens qui vivent en Cisjordanie occupée, encerclés par un mur d’apartheid de béton et 600 checkpoints illégaux qu’il faut traverser pour entrer en « Israël » ?
Ou bien les Palestiniens vivant à Gaza, le plus grand camp de concentration au monde ?

Ou peut-être l’Iran, un pays qu’Israël a essayé de rayer de la surface de la planète pendant des années… attendant juste le « OK » final d’Obamaland ?

Ou peut-être est-ce l’Irak, dont le gouvernement et l’infrastructure entiers ont été totalement détruits par les troupes américaines d’invasion ?

Israël, pour maintenir son « perpétuel état de guerre », doit convaincre ses citoyens que la « menace » est réelle. Nous avons vu cela aujourd’hui lorsque les sirènes ont retenti dans tous le pays dans ce qui fut le plus important exercice civil de l’Etat.

Nous avons vu exactement le même comportement paranoïaque aux Etats Unis pendant la Guerre Froide. Les sirènes retentissaient au hasard et les gens devaient se ruer vers les abris désignés. Des exercices avaient lieu dans les écoles pour instiller la peur aux plus jeunes également (photo ci-dessus, prise dans une école israélienne aujourd'hui). Nous étions obligés de nous précipiter sous nos pupitres pour nous « protéger ». L’Amérique aussi était entourée d’ennemis « imaginaires ». J’ai toujours en ma possession un « plaque d’identification » avec mon nom, mon adresse et le nom de mon père. Elle a été distribuée à tous les écoliers au début des années 50. On nous donnait comme instruction de la porter autour du cou en permanence, et de la mettre dans notre bouche dès que les sirènes retentissaient, pour que nos parents puissent identifier nos restes si les Russes nous bombardaient réellement. Comment nos parents ont réussi à survivre demeure à ce jour un mystère.

Tout cet exercice était simplement une des méthodes utilisées pour perpétuer l’état de guerre d’alors des Etats Unis. Aujourd’hui, c’est au tour d’Israël de « jouer à ces jeux-là ».

Au lieu d’essayer de parvenir à un accord pacifique avec ses ennemis, Israël trouve plus utile d’en rester au statu quo. Les récentes élections n’ont promis ni changement ni espoir aux citoyens. Netanyahu a été élu pour maintenir les choses en l’état en Israël, contrairement à l’électorat américain qui a voté pour un changement et se prend à la place la continuation « du bon vieux temps ».

Peut-être que si le Président Obama met en œuvre le changement qu’il a promis, Israël sera forcé de faire de même… l’argent peut tout…




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