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Wednesday, August 17, 2011
La révolte des abeilles contre les frelons
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Friday, July 31, 2009
Cameroun : comment Biya arrose Le Monde et l'Express
La visite du président Biya à Paris a occasionné des achats d'espace dans Le Monde et l'Express qui révoltent les journalistes camerounais. L'un d'entre eux explique pourquoi. En France, seule la société des journalistes de l'Express a protesté.
Mardi dernier, sur le plateau de l’émission «Cartes sur table» diffusée par la chaîne Stv, les invités de Thierry Ngogang ont débattu de la dernière visite du président Paul Biya en France. Me Emmanuel Pensy, Henriette Ekwe directeur de publication de Bebela, Hervé Emmanuel Nkom du Rdpc et Kah Wala du Social democratic front ont en effet abordé la question des publicités parues dans certains journaux français avec le cas particulier de l’hebdomadaire français L’Express.
La Société des journalistes (Sdj) de l’Express n’a pas apprécié que le magazine publie, sur une demi-page, un message de la présidence de la République du Cameroun, publicité vantant le site Internet du palais de l’Unité. La Sdj a même publié un communiqué le 24 juillet dans lequel elle estimait qu’une telle réclame «qui paraît opportunément à l’occasion de la visite officielle en France [de Paul Biya] nuit à l’image de L’Express en induisant le doute sur la caution qu’apporterait le journal à un homme régulièrement dénoncé pour ses manquements démocratiques ».
Au-delà de ces considérations éditoriales qui n’ont été relevées que par les journalistes de L’Express, les autorités camerounaises ont également payé des pages de publicité dans d’autres journaux français dont le prestigieux quotidien Le Monde. On a ainsi vu une double page centrale consacrée au Cameroun dans l’édition du quotidien fondé par Hubert Beuve Méry du 24 juillet dernier.
Une pub dans Le Monde = un an d'aide à la presse au Cameroun!
Les tarifs de publicité y sont connus. Une double page ici coûte 190 000 euros soit 124 640 000 francs Cfa! De la même manière, une page en quadrichromie à l’Express est facturée 25 200 euros soit 16 531 200 francs. Un montant qui permet de se faire une idée du prix de la demi page.
La presse camerounaise, toujours en proie à de cruelles difficultés financières, salive à la vue du pactole que la presse française a empoché à la faveur de la visite du chef de l’Etat en France. Pour un peu elle trouverait une telle générosité illégitime. Il faut en effet savoir que l’aide publique à la presse privée s’élève chaque année à 150 millions de francs Cfa. Le Monde, à lui tout seul, a donc reçu 124 640 000 francs Cfa. Mieux encore, le montant total de la publicité dans un quotidien privé au Cameroun s’élève à environ 125 millions sur une période de dix mois à un an.
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BOULIMIE FONCIERE DU REGIME WADE. Main basse des autorités sur Mbane.
| 29-07-2009 | |
| Depuis l’Alternance du 19 mars en 2000, des surfaces totales de terres de Deux cent deux mille quatre cent dix sept (202.417,20) hectares ont été bradées dans la communauté rurale de Mbane. Ainsi, en l’espace de trois(3) années seulement de GOANA et REVA, ce furent Cent quatre vingt neuf mille cent quatre vingt dix (189.190) hectares qui ont été spoliés correspondant exactement à la surface totale de la Communauté Rurale (190.600 ha) ! C’est ce qu’a soutenu la Conférence des leaders de Benno Siggil Senegaal en conférence de presse hier, mardi 28 juillet, sur la situation de Mbane. Mieux, si l’on en croit l’opposition, en tenant compte des 30.791 ha distribués entre 1980 et 2002, toutes les surfaces confondues attribuées s’élèvent à Deux cent trente trois mille deux cent huit (233.208,32) hectares depuis la création de la communauté rurale en 1980. « Si la logique boulimique libérale et suicidaire s’éclipse face à une réflexion lucide, on constate qu’en réalité il n’existe plus ni pâturages, ni zones d’habitations, encore moins de forêts classées dans cette Communauté Rurale. En effet, la surface de la communauté rurale de Mbane s’élève à 190.600 hectares seulement alors que 233.208 hectares de terres ont été distribués, soit quarante deux mille six cent huit (42.608,32) hectares de plus », affirme la Conférence des leaders de Benno Siggil Senegaal. Des autorités de la République font main basse…. Pour l’opposition, le scandale foncier est d’autant plus inacceptable, qu’il implique de grandes personnalités de la République, qui manifestement, dit-elle, piétinent la loi N° 64-46 du 17 juin 1964 relative au Domaine National. Ces autorités de la République « se sont fait attribuer des milliers d’hectares, n’ont payé ni des frais de bornage, encore moins entamé une quelconque exploitation de ces terres ». Et « ayant pris les meilleures terres aux abords immédiats du Lac de Guiers, elles ont par voie de conséquence pris toutes les dispositions de pouvoir, pour confiner les paysans et éleveurs dans les zones arides du Diéri ». Comme des vautours autour du butin La Conférence des leaders de Benno Siggil Senegaal donne la liste des bénéficiaires, il s’agit de : * Dakaria Diaw, le Directeur de Cabinet du Président de la République, 1.000 hectares, A cette liste, il faut ajouter les sociétés attributaires : * Société « Plantation verte », 20.000 hectares, Penser aux conséquences d’une boulimie foncière A en croire le Benno Siggil Senegaal , si les 233.208 hectares distribués devaient être irrigués, on devrait faire face à une opposition immédiate de la Mauritanie et du Mali. Il soutient que pour « le programme de l’après barrage, seuls 240.000 hectares peuvent être aménagés sur la rive gauche du Fleuve Sénégal au profit du Sénégal, sur lesquels seuls 140.000 sont destinés à l’agriculture (voir le Programme de Développement Intégré de la Rive Gauche (PDRH) élaboré par la SONED et l’état du Sénégal) ». Avant de s’interroger : « Comment peu-t-on alors envisager d’exploiter 233.208 hectares à Mbane sans provoquer une crise dans la sous-région ? Pour beaucoup moins que cela, l’excellent Programme des Vallées Fossiles pour le Sénégal, initié sous le régime socialiste, a été sacrifié, pour éviter un conflit avec la Mauritanie ! ». En plus, au plan de l’environnement et de l’approvisionnement en eau potable, souligne l’opposition, « il faut savoir que le hydrogéologues ont prouvé que le lac de GUIERS perdait 75% de son volume par évapotranspiration chaque année. Si on veut en plus irriguer 233.208 hectares avec ses mêmes ressources hydriques, on l’assécherait et on priverait Dakar d’eau potable de manière irréversible ». Pourquoi ils veulent changer le Pcr issu des rangs de Benno La Conférence des leaders de tirer la conclusion « qu’au vu de ce qui précède, on comprend mieux les enjeux des élections rurales dans la Communauté Rurale de Mbane. Une nouvelle équipe est arrivée au pouvoir, suite à une éclatante victoire de la coalition « BENNOO SIGGIL SENEGAAL » au lendemain des élections municipales et Rurales du 22 mars 2009 ». Cette dernière avait, selon l’opposition, commencé à mettre en œuvre ses promesses électorales suivantes, en l’occurrence : « un audit citoyen des attributions des terres en zones de terroir ;La désaffectation des terres attribuées illégalement ; Une redistributions des terres aux paysans, éleveurs et ayant droits ; Le refus systématique de déplacements de villages Peulhs au profit de l’agriculture ». Et d’ajouter : « Les déprédateurs de la République sachant que leurs terres seront nécessairement désaffectées, font tout ce qui est en leur pouvoir, pour éviter que l’équipe de « BENNOO SIGGIL SENEGAL » victorieuse ne s’installe durablement aux commandes » La résistance s’organise Pour les populations de Mbane, il n’est pas question qu’une nouvelle équipe vienne prendre les rênes de leur Communauté Rurale. « Elles ne veulent ni d’une équipe SOPI ni d’une Délégation spéciale, qui ne serait rien d’autre qu’un bras armé du SOPI et des déprédateurs de la République », souligne l’opposition, avant d’ajouter : « Si les tenants du pouvoir essayent d’imposer Mamadou Ciré Diallo et son équipe à la tête de la Communauté Rurale ou d’y installer une Délégation Spéciale, les populations leurs opposeraient une désobéissance civile sans précédent dans l’histoire de notre pays, jusqu’à l’avènement d’un nouveau régime, en l’occurrence : refus de payer les impôts, refus de payer les taxes dans les loumas, déclaration de tous les membres du « nouveau Conseil Rural » persona non grata dans la Communauté Rurale, Refus de déférer à toute convocation de ce « Conseil » ou de son « Président », Interdiction de tenue de réunions dans la maison Communautaire de Mbane, Refus de travailler avec le nouveau sous-préfet, etc.. » En tout état de cause, le Front « BENNOO SIGGIL SENEGAAL » « avertit solennellement, qu’il se réserve, une fois au pouvoir, le droit de remettre en cause toute acquisition de terres dans des conditions non transparentes à Mbane, surtout par des Ministres de la République, qui ont manifestement abusé de leur situation de pouvoir et de proximité avec le Président Abdoulaye Wade, pour spolier les pauvres populations. Aucune indemnisation ou dédommagements ne leur seront payés ». SUD QUOTIDIEN |
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