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E. do REGO

IL EXISTE MILLE MANIERES DE MENTIR, MAIS UNE SEULE DE DIRE LA VERITE.

Le Mensonge peut courir un an, la vérité le rattrape en un jour, dit le sage Haoussa .

Tant que les lions n’auront pas leurs propres historiens, les histoires de chasse continueront de glorifier le chasseur.










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Sunday, March 07, 2021

Le franc CFA:Un CANCER pour l'Afrique francophone.-22/Bibliographie

 22/Bibliographie

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Le franc CFA:Un CANCER pour l'Afrique francophone.-21/Le Futur de la Zone CFA:un avenir incontournable.

 21/Le Futur de la Zone CFA:un avenir incontournable.

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Le franc CFA:Un CANCER pour l'Afrique francophone.- 20/La souveraineté passe par la Création d’une monnaie africaine

 20/La souveraineté passe par la Création d’une monnaie africaine

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Le franc CFA:Un CANCER pour l'Afrique francophone.2/Anticonstitutionnalité du franc CFA.

 

2/Anticonstitutionnalité du franc CFA.
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Sunday, January 02, 2011

Paris a livré une guerre totale aux indépendantistes camerounais, aujourd'hui dénoncée par le livre-enquête « Kamerun ! »

C'était la guerre. Une guerre avec des dizaines de milliers de morts, à 5 000 km de la métropole, loin du regard d'une opinion fascinée par les « événements » d'Algérie. Et pourtant, cette vraie boucherie s'inscrit dans la lignée des pires conflits coloniaux, Algérie et Indochine.

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Monday, August 31, 2009

Afrique - Enrichissement: Quand Total s’engraisse sur l’Afrique


février 21, 2009

En atteignant en 2008 le chiffre record de 20,5 milliards de dollars, Total a fait le plus gros profit jamais réalisé par un pétrolier français. Principalement en puisant sans retenue le pétrole des pays du golfe de Guinée et sur le dos des consommateurs.

Les dirigeants du pétrolier français peuvent croisés les doigts sans faire la fine bouche. L’année 2008 a été très bonne en ceci que les bénéfices ont progressé de 22% pour atteindre 20,5 milliards de dollars.

Un montant en hausse obtenu en grande partie grâce à la flambée des cours du pétrole sur le marché l’année écoulée. C’est le plus gros profit jamais réalisé par un groupe français. C’est pratiquement le quart des bénéfices réalisés par les 40 plus grands groupes privés français en 2008 : 85 milliards d’euros.

En effet,Total doit ses bénéfices record à l’envolée des prix du baril du brut qui, en juillet 2008, ont atteint les 147 dollars. Une véritable euphorie qui a duré huit mois dans le secteur pétrolier et permis aux compagnies pétrolières de réaliser des profits importants. Le géant américain Exxon mobil est arrivé en tête avec 45, 2 milliards de dollars de bénéfices. Des bénéfices jamais réalisés par une entreprise.

Afrique mamelle et souffre-douleur

Il importe de souligner que l’Afrique est, comme en 2007, le plus gros contributeur en 2008, avec 783.000 barils par jour. Elle est suivie par le Moyen-Orient avec 432.000 barils par jour. Total exploite des champs de pétrole et vent également l’essence. La hausse des marges liées aux raffinages a battu les records. Notamment sur le diesel.

Les Africains continuent pourtant de vivre dans la faim, la misère, la pauvreté et sont terrassés par des maladies telles que le paludisme, le Vih-sida, la tuberculose…Tandis que leur pétrole est exploité et surexploité par des pétroliers qui font de gros profits et ne se distinguent même pas par des activités humanitaires.

Derrière Total, c’est la France qui pille le pétrole africain dans l’ensemble des pays producteurs de pétrole du golfe de Guinée. Des pays qui comptent presque essentiellement sur l’or noir pour réaliser des grands projets nationaux. Le pétrole est la principale source de revenus dans des pays comme le Nigeria, le Congo, le Gabon, le Cameroun, Le Tchad,Sao Tomé et Principe, l’Angola et désormais la Guinée équatoriale dont le statut de nouvel eldorado pétrolier du Golfe de Guinée est connu de tous. En 1998, la Guinée équatoriale produisait 90 .000 barils par jour. Elle produit trois à cinq fois plus aujourd’hui. Cette production pourrait décupler en 2020 selon les prévisions.

L’année 2008 a été mauvaise pour les consommateurs dans plusieurs pays dans le monde entier. A commencer paradoxalement par les pays producteurs de pétrole en Afrique. Au Cameroun, la grève des transporteurs qui revendiquaient la baisse des prix du carburant a ouvert la voie aux “ émeutes de la faim ” qui ont secoué le pays du 25 au 29 février 2008 et entraîné la mort de plusieurs dizaines de personnes qui manifestaient leurs mécontentements dans les rues de plusieurs capitales régionales du pays.

En France, des associations de défense des consommateurs accusent Total de faire des profits sur le dos des consommateurs. Dans la mesure où les prix à la pompe ne baissent jamais à hauteur de la baisse du pétrole sur le marché international. Certaines associations proposent la création d’une taxe sur les pétroliers que l’Etat français pourrait prélever au profit de la création des emplois supplémentaires ou de la mise en œuvre des programmes sociaux…en France ! Et l’Afrique alors ?

Le prix du baril est tombé à 35 dollars en décembre 2008. Au dernier trimestre de l’année dernière, un climat d’insécurité dans les zones pétrolifères de la côte et du Delta du Niger a entraîné des arrêts de production qui ont débouché sur une baisse de production de 1% du nombre de barils extraits sur la période concernée. Cette baisse de production a conduit à une baisse des bénéfices de 8%. Total a aussi procédé à un arrêt de la production en Libye. A cause du tarissement naturel des exploitations et surtout le respect de la régulation de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep).

Selon Christophe de Margerie, le Directeur général de Total, les résultats de 2009 ne seront pas aussi performants que ceux de 2008. D’abord, à cause de la chute du baril du pétrole dont le prix est en ce moment inférieur à 40 dollars, mais ensuite et surtout le ralentissement de la demande liée à la crise économique mondiale.

Total dont le niveau de production est resté le même qu’en 2007, à savoir 2,34 millions de barils par jour, table sur la prévision d’un baril à 60 dollars en 2009. Il maintient ses investissements à 18 milliards de dollars, comme l’an dernier. Les trois quarts consacrés à l’exploration et à la production.

En Angola, Total maintient son projet de gaz naturel liquéfié dont la production doit débuter en 2012. Au Nigeria, Total poursuit des travaux pour porter d’ici à 2010 la production du champ d’Ofon à 100.000 barils par jour, contre 40.000 actuellement.

Un autre champ basé à Akpo, en off shore profond, doit entrer en production au second semestre de cette année, avec la prévision de 225.000 barils par jour. Il y’a enfin des études d’ingénierie qui doivent continuer au champ d’Egina.

Total est un pétrolier français bien connu dans le monde entier et en Afrique en particulier; notamment dans l’exploration et l’exploitation de l’or noir partout où il a pu s’établir. Grâce au régime des concessions qui datent des années de l’indépendance sur le continent africain.

Depuis bientôt un demi siècle, des pays africains ont cédé des exploitations, à des compagnies pétrolières. En échange des royalties reversées souvent de manière opaque aux gouvernants des pays dont ces compagnies exploitent les sous-sols. Ce que Total fait en Afrique est pareil à ce qui se passe dans les pays comme l’Arabie Saoudite, au Moyen-Orient et le Venezuela, en Amérique latine.

Sortir de l’engrenage comme la Sonara

Par la suite, il y’a eu le régime dit de partage de la production et de la vente dont les modalités d’application ont rarement été favorables, sur le terrain, aux pays producteurs de pétrole africains. Sans oublier une assistance technique, soit pour la formation des cadres dans la commercialisation du pétrole brut - ce fut le cas au Congo-, soit en matière de maintenance des installations qui était chèrement payée, pour ce qui concernait jusqu’à récemment la Société nationale de raffinage de pétrole (Sonara) du Cameroun. Société qui raffine le pétrole d’autres pays, mais pas le pétrole brut du Cameroun qui est raffiné ailleurs.

Un véritable paradoxe qui pourrait être corrigé si le Cameroun est déterminé dans sa volonté de raffiner enfin son pétrole brut. Ce qui lui permettrait non seulement de gagner davantage dans la production, mais surtout de créer de nombreux emplois. En utilisant des géologues pétroliers camerounais dans l’exploration ou la prospection pétrolière d’une part, et d’autre part, des ingénieurs et techniciens hautement qualifiés ou compétents dans les domaines de la production et de la pétrochimie.

Les compétences ne manquent pas au pays et au sein de la diaspora camerounaise. Certains Camerounais occupent d’ailleurs des fonctions de directeurs techniques dans des sociétés pétrolières étrangères basées en Afrique et au Moyen-orient. L’arrêt du contrat d’assistance technique relatif à la maintenance des installations de la Sonara avec le pétrolier français est une opportunité pour le Cameroun qui va économiser des milliards, envisager rapidement le raffinage de son pétrole brut avec tout ce que cela comporte comme gains issus des produits dérivés du pétrole et enfin valoriser des compétences locales. Les Compatriotes qui travaillent à Total ne sont aussi bien rémunérés que les expatriés français, même lorsqu’ils ont de l’expérience et les meilleures qualifications.

Cela fait penser à la décision stratégique et patriotique du Cameroun de créer la compagnie Cameroon Airlines (Camair). Il y’a une trentaine d’années, le Cameroun se retirait alors de Air Afrique pour créer sa propre compagnie nationale. Ce fut une décision courageuse de feu président Ahmadou Ahidjo qui avait vite compris les enjeux et la nécessité de ce projet. Malgré la disparition de la Camair qui vient d’être remplacée par la Camair -Co, c’est l’Afrique toute entière qui est fière de la qualité et de la compétitivité des pilotes camerounais dans le monde de l’aviation internationale.

© Quotidien La Nouvelle Expression : Écrit par Edmond Kamguia K.



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Wednesday, August 19, 2009

Le Dernier Parrain de la FrançAfrique

Port, Rail, Plantations : Le triste bilan de Vincent BOLLORÉ au Cameroun

Par Thomas DELTOMBE

"Il est difficile de regarder en conscience les gens et les choses des Tropiques à cause des couleurs qui en émanent" Louis-Ferdinand Céline

Grâce au rachat de vieilles entreprises coloniales Françaises et à la privatisation d’une part importante du patrimoine économique national, le groupe BOLLORÉ est devenu un acteur incontournable dans le tissu économique comme dans la vie politique du Cameroun.

Concessionnaire de la société de chemin de fer Camrail depuis 1999 (jusqu’en 2034), il a obtenu la concession du terminal à conteneurs du port de Douala en 2005 (jusqu’en 2020).

Ses diverses agences, regroupées sous la marque corporate Bolloré Africa Logistics depuis septembre 2008, sont présentes dans la capitale économique, Douala, dans la capitale politique, Yaoundé et dans le nord du pays, à Garoua. La gestion de l’ensemble des flux de production d’aluminium produit à l’usine d’Edéa, gérée par le géant Canadien Rio Tinto-Alcan, la logistique de la construction du pipeline Tchad-Cameroun, opéré par Exxon-Mobil, et la logistique "door to door" pour le compte de Total font partie des "références" Camerounaises dont se flatte le groupe sur son site internet.

S’il a abandonné les chantiers forestiers après avoir participé, selon certaines ONG, au "pillage" de la forêt Camerounaise, le groupe gère toujours un parc à bois, grâce à sa Société d’Exploitation des Parcs à Bois du Cameroun (SEPBC).

Il contrôle par ailleurs d’immenses plantations, soit directement, via Safacam qui exploite 8 400 hectares de palmiers à huile et d’hévéas, soit indirectement, via la société belge Socfinal qui gère 31 000 hectares de palmiers à huile dans le pays. Les responsables du groupe BOLLORÉ jurent ne pas "contrôler" les plantations de Socfinal. Ce que contestent la plupart des observateurs (5).

La mainmise progressive du groupe BOLLORÉ sur ce vaste patrimoine et la "rationalisation" à marche forcée de ces "actifs" ne sont pas sans poser d’importants problèmes.

Le premier d’entre eux est d’ordre symbolique et politique. L’accaparement d’entreprises coloniales par de lointains jeux financiers et la cession de secteurs stratégiques des économies nationales Africaines par le biais des privatisations, ne peut qu’inciter une partie des Camerounais à considérer l’intrusion de Vincent BOLLORÉ comme une forme de néo-colonialisme. Et cela d’autant plus que le Cameroun, ancien territoire sous tutelle Française pendant la période coloniale, reste géré par une élite locale qui, héritière d’une indépendance dessinée par les Français eux-mêmes, agit plus en fonction de ses intérêts propres que de l’intérêt général.

Alors que les dirigeants du groupe BOLLORÉ s’affichent fréquemment avec le président Paul BIYA, sa femme Chantal ou certains autres hauts responsables du régime, beaucoup de Camerounais se demandent jusqu’où va l’ingérence de Vincent BOLLORÉ dans les affaires intérieures de leur pays.

Nombreux sont ceux, par exemple, qui se sont interrogés, début 2008, sur le limogeage du directeur général du Port Autonome de Douala (PAD), Emmanuel ETOUNDI OYONO, par le président Paul BIYA... alors même que ce dernier venait publiquement de le féliciter pour sa gestion du PAD.

Paie-t-il la remise en cause de certains avantages obtenus, les années précédentes, par le groupe BOLLORÉ ?, se demande alors le quotidien Camerounais Mutations.

Allégations aussitôt démenties par le groupe, avec modestie : "Ce serait prétentieux de croire que le président de la république du Cameroun est à la solde du groupe BOLLORÉ"… Pour Pius NJAWÉ, l’emblématique directeur du journal "Le Messager", l’ingérence du groupe BOLLORÉ dans la vie politique du Cameroun ne fait pourtant aucun doute. "C’est une sorte d’Etat dans l’Etat, explique-t-il dans un récent reportage diffusé sur France Inter. Vincent BOLLORÉ, c’est une illustration parfaite de la Françafrique !".

Quand bien même on exagérerait l’influence politique de Vincent BOLLORÉ, il est indéniable que son implantation au Cameroun est ressentie comme une mutilation par une partie de la population locale.

C’est le cas par exemple depuis que le groupe a obtenu, en partenariat avec le groupe sud-africain Comazar, le contrat d’exploitation de la Regifercam (devenue Camrail).

Construit dans le sang à l’époque coloniale, nationalisé à l’indépendance en 1960, et étendu au Nord et à l’Ouest du pays par la suite, ce réseau ferré était devenu un des symboles de la souveraineté économique et de l’intégration nationale du pays. La cession de sa gestion à un groupe Français apparaît dès lors comme un triste retour au passé.

L’amertume est d’autant plus grande que la mise en concession a eu pour conséquence l’augmentation des tarifs pour le transport voyageurs et la fermeture des lignes "non rentables" : offrant de bien meilleurs retours sur investissement, c’est surtout le "réseau utile", c’est-à-dire le transport des marchandises, qui a profité en priorité de la mise en concession. "Du fait de la participation des ancêtres aux travaux forcés qui ont permis la pose du rail, l’on s’est approprié ce dernier comme un héritage, observe ainsi le chercheur Claude ABÉ en étudiant la situation autour du tronçon Yaoundé-Douala.

La suppression des arrêts et des gares est vécue comme une fabrique de l’oubli et du dépaysement de l’identité de soi ; c’est-à-dire comme une brouille du lien culturel et historique qui unit les vivants aux morts".

Le ressentiment est tout aussi profond autour des plantations industrielles récupérées par le groupe BOLLORÉ.

Personne n’oublie les conditions de travail qui y régnaient il y a seulement soixante-dix ans. Comme l’a rappelé dans son autobiographie l’ancien syndicaliste Gaston DONNAT, qui vécut au Cameroun dans les années 1940, des villageois étaient désignés par les chefs traditionnels, sur ordre des administrateurs coloniaux, pour être déportés vers les plantations, corde aux cous et encadrés par des miliciens. Installés dans des baraquements, retenus prisonniers par des clôtures, et toujours surveillés par des gardes armés, nombre d’entre eux ne sortirent jamais des plantations.

Compte tenu de ce lourd contexte historique, la "gestion sociale" dans les filiales Africaines du groupe BOLLORÉ se devrait donc d’être irréprochable. Elle est loin de l’être. "Sa gestion des ressources humaines est du cuir dont on fait les cravaches", note le journal d’enquêtes sociales "Le Plan B", qui constate qu’en moins de dix ans de concession un tiers des trois mille six cents salariés de la Camrail ont été licenciés.

En conséquence, ces dix années ne furent pas de tout repos pour les leaders syndicaux de Camrail qui durent subir des infiltrations patronales, des mutations forcées, des licenciements punitifs et même, pour certains, des mois d’emprisonnement.

A certains égards, les syndicalistes sont devenus les souffre-douleur de l’entreprise, au moment où toutes les populations villageoises sacrifiées sur l’autel de la "modernisation" protestaient, par des marches pacifiques ou en élevant des barricades sur les voies ferrées, contre "le caractère asocial de certaines restructurations (…) et les visages inhumains de la privatisation".

Sur le port de Douala, les relations sociales ne sont pas non plus au beau fixe. Dominante à travers ses différentes filiales enchevêtrées, la multinationale BOLLORÉ y est notamment suspectée de chercher à asphyxier les acconiers Camerounais. Que nenni, rétorque le conglomérat, qui trouve de bon ton de reprocher aux contestataires une "utilisation maligne d’arguments nationalistes"…

La situation n’est pas meilleure dans les plantations de la Société Camerounaise des palmeraies (Socapalm), ancienne société publique, privatisée en 2000 et détenue depuis à 38,75 % par Vincent BOLLORÉ via le groupe belge Socfinal. Les syndicats reprochant entre autres au groupe "le limogeage en série des cadres Camerounais au profit des cadres Belges", les grèves et protestations se multiplient.

Dans la plus grande plantation de palmiers à huile du Cameroun, à Kienké, on assiste même, selon la correspondante au Cameroun du journal Français "Libération", à "un Germinal sous les tropiques".

Des milliers d’ouvriers y travaillent, six jours par semaines, sans couverture sociale et sans même de gants, pour 22 francs CFA par régime de 15 kg récolté.

Les plus privilégiés peuvent de cette façon gagner 53 euros par mois… quand la cascade de sous-traitants qui les emploient n’oublient pas de les payer. Et lorsque, fin 2007, le leader d’un syndicat improvisé – les autres sont souvent achetés – s’élève contre ces pratiques, et contre l’insalubrité et la surpopulation des baraquements où les travailleurs sont parqués, il est prestement arrêté par la police. Et les autorités lui glissent à l’oreille : "Si tu continues, on va te tuer".

Les choses ont peu de chances de s’améliorer. Car si Vincent BOLLORÉ a conservé ses exploitations de palmiers à huile malgré le recentrage de son groupe sur le secteur des transports et de la logistique depuis le début des années 2000, c’est qu’il mise sur les agro-carburants, censés servir dans un avenir proche de substituts "écologiques" aux énergies fossiles.

Aussi les plantations de palmiers à huile du groupe au Cameroun (Socapalm, Safacam, Ferme Suisse), ne cessent-elles de s’étendre, provoquant l’expulsion des populations, manu militari et sans dédommagement, et la destruction progressive des forêts et des cultures traditionnelles locales.

Principales victimes : les Bagyeli, plus connus sous le nom de "pygmées". "Certains d’entre eu" sont maintenant entourés de toute parts par les plantations, dans lesquelles on ne leur permet pas d’entrer, s’inquiète par exemple Julien-François GERBER qui a enquêté sur la plantation de Socapalm à Kienké. S’ils le font et si les gardes les attrapent, ces derniers les expulsent à coup de bâtons. Ils sont forcés de vivre dans une zone marécageuse inondable où pullulent moustiques et maladies associées (choléra, paludisme)

Mettant en danger la souveraineté alimentaire des populations, l’expansion des plantations et le détournement de l’huile de palme pour la fabrication d’agro-carburants menacent aussi l’environnement. L’usine installée dans la plantation de la Socapalm à Kienké rejette ainsi une huile souillée, probablement mélangée à des produits chimiques, qui se déverse dans les cours d’eau environnants. "Les habitants interviewés sont parfaitement conscients du danger que cette pollution peut représenter pour la santé, et la pêche est évidemment devenue impraticable dans l’affluent en question", poursuit Julien-François GERBER. "Mais ils se débrouillent comme ils peuvent, notamment en recyclant cette huile de mauvaise qualité et en la vendant à des huiliers et savonniers artisanaux".

Le Cameroun ne fait malheureusement pas exception. Sur le port d’Abidjan (Côte d’Ivoire) aussi, les conflits sociaux sont fréquents entre les travailleurs locaux et le groupe BOLLORÉ, gestionnaire du port depuis 2004. S’agissant de la Sitarail, société de chemin de fer Ivoiro-Burkinabé qu’exploite le groupe depuis 1994, les griefs des syndicalistes ne sont pas sans similitudes avec ceux qu’expriment leurs homologues Camerounais.

Quant aux plantations, on trouvera sur internet un rapport édifiant réalisé en 2005 par la Mission des Nations Unies au Liberia (UNMIL) sur la situation des droits de l’homme dans cinq plantations d’hévéas libériennes. Y sont décrites, noir sur blanc, les méthodes utilisées par la plantation gérée par Socfinal : compression des coûts grâce au recours massif à la sous-traitance, utilisation de produits cancérigènes malgré le manque de formation et d’équipement offerts aux ouvriers, travail d’enfants de moins de quatorze ans, bâillonnement des syndicats, licenciements arbitraires, maintien de "l’ordre" par des milices privées, évictions des villageois gênant l’expansion de la zone d’exploitation.

Un seul détail manque dans cet exposé accablant, constatent les journalistes Nicolas CORI et Muriel GREMILLET : le nom de Vincent BOLLORÉ. Certes, le rapport mentionne que la plantation Libérienne appartient à une société basée au Luxembourg, Intercultures. Mais il n’est nulle part précisé qu’Intercultures appartient au groupe belge Socfinal, dont le groupe français BOLLORÉ détient 38,75 %. "Pourtant, c’est bien Vincent BOLLORÉ qui est derrière tous ces événements, précisent les deux journalistes. Grâce à l’opacité de son groupe il peut engranger de l’argent au Libéria, sans que son image en soit altérée".

Nous Sommes le Congo !
C
essons d'Avoir Peur !
P
our un Etat de Droit au Congo !


"Chaque génération a le choix entre trahir ou accomplir sa mission"

Celui qui lutte peut gagner ! Celui qui ne lutte pas a déjà tout perdu !


Patrick Eric Mampouya
http://mampouya.over-blog.com/

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Friday, July 31, 2009

Cameroun : comment Biya arrose Le Monde et l'Express


La visite du président Biya à Paris a occasionné des achats d'espace dans Le Monde et l'Express qui révoltent les journalistes camerounais. L'un d'entre eux explique pourquoi. En France, seule la société des journalistes de l'Express a protesté.



eos_Cameroun _ 02  (http://www.flickr.com/photos/kameni/2808832575/) - Flickr - cc -

Mardi dernier, sur le plateau de l’émission «Cartes sur table» diffusée par la chaîne Stv, les invités de Thierry Ngogang ont débattu de la dernière visite du président Paul Biya en France. Me Emmanuel Pensy, Henriette Ekwe directeur de publication de Bebela, Hervé Emmanuel Nkom du Rdpc et Kah Wala du Social democratic front ont en effet abordé la question des publicités parues dans certains journaux français avec le cas particulier de l’hebdomadaire français L’Express.
La Société des journalistes (Sdj) de l’Express n’a pas apprécié que le magazine publie, sur une demi-page, un message de la présidence de la République du Cameroun, publicité vantant le site Internet du palais de l’Unité. La Sdj a même publié un communiqué le 24 juillet dans lequel elle estimait qu’une telle réclame «qui paraît opportunément à l’occasion de la visite officielle en France [de Paul Biya] nuit à l’image de L’Express en induisant le doute sur la caution qu’apporterait le journal à un homme régulièrement dénoncé pour ses manquements démocratiques ».
Au-delà de ces considérations éditoriales qui n’ont été relevées que par les journalistes de L’Express, les autorités camerounaises ont également payé des pages de publicité dans d’autres journaux français dont le prestigieux quotidien Le Monde. On a ainsi vu une double page centrale consacrée au Cameroun dans l’édition du quotidien fondé par Hubert Beuve Méry du 24 juillet dernier.

Une pub dans Le Monde = un an d'aide à la presse au Cameroun!
Les tarifs de publicité y sont connus. Une double page ici coûte 190 000 euros soit 124 640 000 francs Cfa! De la même manière, une page en quadrichromie à l’Express est facturée 25 200 euros soit 16 531 200 francs. Un montant qui permet de se faire une idée du prix de la demi page.
La presse camerounaise, toujours en proie à de cruelles difficultés financières, salive à la vue du pactole que la presse française a empoché à la faveur de la visite du chef de l’Etat en France. Pour un peu elle trouverait une telle générosité illégitime. Il faut en effet savoir que l’aide publique à la presse privée s’élève chaque année à 150 millions de francs Cfa. Le Monde, à lui tout seul, a donc reçu 124 640 000 francs Cfa. Mieux encore, le montant total de la publicité dans un quotidien privé au Cameroun s’élève à environ 125 millions sur une période de dix mois à un an.



Vendredi 31 Juillet 2009
Ateba Biwole - Le Jour
Lu 141 fois



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Saturday, July 11, 2009

Le rapport qui dénonce la richesse de Paul Biya, président du Cameroun



Par Comité catholique contre la faim et pour le développement - 24/06/2009

Intégralité du chapitre Cameroun

En mars 2007, un rapport du Comité catholique contre la faim et pour le développement (CCFD-Terre solidaire) détaillait une partie des biens des chefs d’État parmi les plus pauvres de la planète. L’enquête portait le titre « Biens mal acquis… profitent trop souvent », pour désigner les milliards d’euros détournés par ces dirigeants, notamment africains. Les premières plaintes contre des présidents corrompus s’appuyèrent ultérieurement sur les conclusions du document. Deux ans après, en 2009, l’ONG revient à la charge à travers une deuxième étude intitulée « Biens mal acquis, à qui profite le crime ? », qui sera rendue publique mercredi 24 juin. Son premier constat est que la corruption n’épargne aucun continent. D’après les coauteurs de l’enquête, Antoine Dulin et Jean Merckaert, « entre 105 et 180 milliards de dollars (75 et 130 milliards d’euros) ont été perçus par une trentaine de dictateurs » africains, américains, asiatiques et européens.


Paul Biya a pris le pouvoir le 6 novembre 1982. Il a tiré profit, conformément à la Constitution camerounaise, de la démission de son prédécesseur Ahmadou Ahidjo, dont il était jusqu’alors Premier ministre. C’est son maintien au pouvoir depuis plus de 25 ans qui est sujet à caution. Les accusations de fraude ont ponctué les élections qui ont prorogé son mandat. En 2008, Paul Biya a d’ailleurs modifié la Constitution pour devenir, pratiquement, président à vie, à l’image de ses voisins gabonais et équato-guinéen. Il a en effet fait sauter le verrou qui, depuis la révision constitutionnelle de 1996, limitait à deux le nombre de mandats présidentiels. Se protège-t-il ainsi d’éventuelles représailles que pourraient lui intenter ses successeurs?

Le Cameroun est considéré, selon l’indice de perception de la corruption développé par l’association Transparency International, comme l’un des pays les plus corrompus du monde. Il a même obtenu le titre de champion du monde de la catégorie dans le classement établi par TI en 1998 et 1999. Malgré cette piètre réputation, Paul Biya refuse la création d’une Commission des Biens Mal Acquis dans son pays pour lutter contre la corruption. Il préfère installer, le 11 mars 2006, la CONAC (Commission nationale de lutte contre la corruption), à la tête de laquelle il a nommé un fidèle, Paul Tessa, ancien ministre et ancien secrétaire général de la présidence de la République. En janvier 2008, pour se concilier les bonnes grâces des bailleurs internationaux, et probablement aussi pour régler des comptes avec certains ministres qui lorgnaient sa place, le président Biya lance une grande opération « Épervier » de lutte contre la corruption. Une liste d’une soixantaine de personnalités, ministres, directeurs généraux, hommes d’affaires, est publiée dans la presse à cet effet. Mi 2008, une quinzaine d’entre elles avaient été interpellées, jugées et condamnées à de lourdes peines privatives de liberté et de fortes amendes. Des experts comme Francis Dooh Collins sont nommés pour rechercher les 162 millions d’euros qui, selon le gouvernement, auraient été détournés. Me Jacques Vergès aurait également été sollicité.

© www.ccfd.asso.fr

Le gouvernement camerounais a obtenu le soutien international dans
cette opération, notamment celui du FBI, la police fédérale américaine. L’ancien ambassadeur des États-Unis au Cameroun, Niels Marquardt, s’était montré intransigeant sur le sujet : « ce n’est pas assez de publier les noms des personnes suspectées de corruption ou de les relever de leurs fonctions. Les personnes accusées de corruption doivent être officiellement inculpées, poursuivies et condamnées si leur culpabilité est établie. Dans le même temps, leurs biens mal acquis doivent être confisqués et retournés au trésor public ». Il s’agit pour les États qui prêtent leur concours de traquer la fortune des personnalités visées à l’étranger, notamment dans des paradis fiscaux, mais selon l’ambassade américaine, « ce n’est pas facile car il y a des comptes blanchis. (...) Il faut beaucoup de preuves ». Une autre chancellerie explique que « le plus difficile dans cette opération est de mettre tout le monde en prison, parce que plus ou moins tout le monde est trempé ».

Qu’en est-il de Paul Biya et ses proches ? Aucune information officielle ne filtre à leur sujet. Et pourtant, l’article 56 de la Constitution camerounaise, depuis sa révision en janvier 1996 par le président Paul Biya, dispose que « le président de la République , le Premier ministre, les membres du gouvernement et assimilés (…) doivent faire une déclaration de leurs biens et avoirs, au début et à la fin de leur mandat. » La loi N° 003 de 2006 du 25 avril 2006 dresse la liste exacte des personnes soumises à cette obligation de déclaration des biens et avoirs, mais en mai 2009, elle n’avait toujours pas été promulguée. Au contraire, le président camerounais a la réputation d’un des chefs d’État les plus secrets du monde. Déçus, voire vexés de ne pas trouver Paul Biya dans l’étude sur les biens mal acquis que nous avons publiée en 2007, des associations, syndicats et journalistes camerounais se sont penchés sur la question. La démarche est osée car, au Cameroun, le sujet est tabou.

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En février 2008, Jean-Bosco Talla, journaliste dans les journaux privés Le Front et Germinal, impliqué dans un programme de renforcement de la société civile camerounaise soutenu par le CCFD-Terre Solidaire, en a fait l’amère expérience. Alors qu’accompagné d’un stagiaire, il cherchait à localiser le patrimoine d’un ministre camerounais dans le village de Zoétélé, appareil photo en bandoulière, il fut arrêté, puis conduit d’un lieu à l’autre sur des centaines de kilomètres les yeux bandés et molesté. Il a fallu une mobilisation de la société civile au Cameroun et au niveau international, doublée de la vigilance des ambassades de France et des États-Unis, pour que Jean-Bosco Talla soit libéré au bout de cinq jours. Aussi, pour le lancement en mai 2008 de l’hebdomadaire Germinal, qu’il dirige, Jean-Bosco Talla choisit-il de sortir un dossier spécial sur « L’argent et les biens de Paul Biya ». Une enquête très documentée. Le succès fut immédiat : alors que la presse indépendante camerounaise tire rarement à plus de 4 000 exemplaires, 11 000 copies de ce numéro spécial s’arrachent en quelques jours. En mai 2009, c’est un autre magazine indépendant, Les Cahiers de Mutations, qui s’interroge: « Avoirs camerounais à l’étranger: peut-on rapatrier l’argent volé ? ».

On le voit, le sujet fait aujourd’hui débat au Cameroun. Et il y a de quoi. À peine devenu chef d’État, Paul Biya faisait parler de lui à propos de son patrimoine. Le 16 mars 1983, Le Canard enchaîné dévoilait deux acquisitions présidentielles en France: l’une avenue Foch à Paris, l’autre sur la Côte d’Azur, à Cagnes-sur-Mer. Le gouvernement camerounais explique alors que ces acquisitions sont le fait du citoyen Paul Biya et non du président. Et Paul Biya se pare d’un discours vertueux : « Il nous faut assurément recourir à la moralisation de la vie publique ». En mai 1997, L’Événement du jeudi estime que la fortune du président camerounais et de sa famille approche les 70 millions d’euros384, dont des châteaux en France et en Allemagne, à Baden-Baden. Un de ses proches, le professeur Titus Edzoa, estime aussi que « c’est le Camerounais le plus riche ». Parmi les résidences françaises, le journal camerounais L’Expression évoquait en 1997 celle du lieu-dit « de la ferme des bois » à Gambais (Yvelines), d’une valeur estimée de 6 millions d’euros à l’époque. Selon les journalistes de Germinal en 2008, « Paul Biya serait aussi actionnaire de plusieurs sociétés. (…) À cela, l’on doit ajouter le château en construction, à côté de l’Ambassade des États-Unis à Yaoundé ». Ces informations n’ont été ni confirmées ni infirmées par le président camerounais. Paul Biya sait également se montrer généreux avec ceux qu’il affectionne. Outre certains conseillers en communication français grassement rémunérés, l’Ordre de la Rose-Croix (AMORC), considéré en France comme une secte388, fait l’objet des largesses de la présidence camerounaise. Raymond Bernard, ancien secrétaire général de l’AMORC et fondateur de l’Ordre rénové du Temple (ORT), considéré comme le « berceau » de l’Ordre du Temple solaire, se voit remettre 5,6 millions de francs français le 2 mars 1990389, puis 11,2 millions de francs de 1992 à 1998, le tout via la Société nationale des hydrocarbures (SNH) du Cameroun. Selon la justice française, Raymond Bernard aurait ainsi constitué un patrimoine de 20 millions de francs, sans avoir « jamais travaillé ». De même, le siège parisien d’une organisation ésotérique créée par Raymond Bernard, l’ordre souverain du temple initiatique (OSTI), a été acquis au 22, rue Beaunier dans le XIVe arrondissement de Paris grâce à un prêt sans intérêt d’un montant de 40 millions de francs français accordé par le président camerounais.

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Fcfa

Selon Africa Confidential d’octobre 2005, reprenant le travail d’une ONG londonienne, les largesses de Paul Biya serviraient aussi à amadouer l’opposition: le leader de l’opposition John Fru Ndi aurait ainsi accumulé une fortune de plus de 125 millions de dollars, dont « plus de 70 % de l’argent provient de ses deals politiques avec le chef de l’État camerounais en fonction », en particulier « entre juin 2002 et 2005 ». John Fru Ndi a nié. Certains soupçonnent également l’homme fort de Yaoundé d’utiliser des prêtenoms pour gérer sa fortune, notamment en Suisse. Il y réside régulièrement et sa fille Anastasie Brenda Eyenga Biya fait ses études au Collège du Léman à Versoix, à quelques kilomètres de Genève. Le journal The African Independent, particulièrement critique envers le gouvernement Biya, estime par ailleurs que le fils du président, Franck Biya, a un rôle clé dans la gestion du patrimoine familial. Il gagnerait, selon ce quotidien, «9 milliards de francs CFA par mois dans la mafia du bois» (13,7 millions d’euros). Son rôle dans l’exploitation forestière est, de fait, particulièrement décrié : attribution des concessions à ses sociétés (dont Ingénierie forestière) dans la plus grande opacité, évasion fiscale, non respect des contraintes environnementales, gestion douteuse des fonds de ses sociétés…396. Naturalisé monégasque, le fils Franck serait propriétaire à Roquebrune-Cap-Martin, lieu de villégiature du Maréchal Mobutu, de la magnifique « Villa Isis », avenue Douine. Officiellement, la villa est au nom de « l’Immobilière du Sud Azur », une société au capital de 1000 euros sise promenade
des Anglais à Nice, dont le gérant n’est autre qu’un certain Emmanuel Biya… le second prénom de Franck.

Outre l’exploitation forestière, les sources potentielles de l’enrichissement familial sont multiples. Selon un arrangement extrêmement commode, la loi de Finances autorisait le président, jusqu’en 1994, « en cas de besoin, à prélever et à affecter par décret à un compte spécial hors budget tout ou partie des résultats bénéficiaires des entreprises d’État ». Selon L’Événement du jeudi précité, « l’évaporation de 2,3 milliards de francs français [350 millions d’euros] pour la période 1988-1993, ainsi que l’évasion fiscale hors du Cameroun, de 20 milliards de francs français [3 milliards d’euros] entre 1988 et 1993 donne une idée des sommes détournées ». Ladite évaporation touche tous les secteurs.
Dans le domaine pétrolier, une firme américaine évalue les pertes autour de 350 millions d’euros entre 1988 et 1993. Paris n’y voit rien à redire, à en croire l’ancien patron d’Elf Aquitaine Loïc Le Floch-Prigent : « Paul Biya ne prend le pouvoir qu’avec le soutien d’Elf pour contenir la communauté anglophone de ce pays » L’affaire Elf a, de facto, levé une partie du voile sur la grande corruption
qui entoure les contrats pétroliers. Elf aurait ainsi prêté, en 1992, plus de 80 millions d’euros à la société nationale des hydrocarbures (SNH) du Cameroun, au profit de Paul Biya, via une banque des Îles Vierges. En contrepartie, Elf s’assurait un approvisionnement de pétrole par avance et engrangeait au passage une commission de plus de 20 millions d’euros par l’entremise d’Alfred Sirven.

Dix ans plus tard, les comptes gérés par Alfred Sirven étaient à nouveau crédités de 25 millions de dollars dans d’autres opérations de préfinancement pétrolier avec le Cameroun. Le 21 mars 2007 à nouveau, le PDG du groupe Total était entendu par la Brigade de répression de la délinquance financière, à Paris, pour une affaire de corruption au Cameroun. Pour le romancier camerounais Mongo Béti, « la politique française du pétrole en Afrique, [c’est] (…) la quête, sur le dos des Africains, de l’indépendance énergétique de la France ». Dans le domaine bancaire, Paul Biya et sa première épouse, Jeanne Irène, se sont vu également reprocher très directement d’avoir mis en faillite, à force de pillage, la Société camerounaise de banque (SCB), premier établissement bancaire du pays dans les années 1980. C’est l’ancien directeur de la SCB , Robert Messi Messi, aujourd’hui exilé au Canada, qui accuse le couple présidentiel d’avoir soutiré plus de 9 millions d’euros à la banque pour acquérir des villas, financer le palais présidentiel, la piste d’atterrissage et un golf dessinés par l’architecte Cacoub.

Après 1994 et la révision de la loi autorisant la cagnotte présidentielle, les « distractions de deniers publics », comme on dit au Cameroun, n’ont pas cessé pour autant : entre 1998 et 2004, elles dépasseraient les 2,8 milliards d’euros, selon les services du Contrôle supérieur de l’État camerounais405. Par ailleurs, certains
journaux camerounais se demandent si, usant de prête-noms, le président camerounais n’aurait pas jeté son dévolu sur l’exploitation de la bauxite. Par un accord du 13 janvier 2006, le gouvernement camerounais cède l’exclusivité de l’exploitation de la bauxite à la société Hydromine Inc., enregistrée dans le Delaware, qui n’a pourtant aucune expertise dans l’exploitation minière. Certains journalistes en concluent que Peter Brigger, le président d’Hydromine, par ailleurs spécialisé dans la location d’appartements de luxe en Suisse, serait le gérant occulte de la fortune du président camerounais.

Malgré les soupçons persistants autour du chef de l’État camerounais, le soutien du gouvernement français à Paul Biya ne se dément pas depuis 1982. Depuis les années 1950, où il militait avec le Dr Aujoulat contre les indépendantistes camerounais, l’attachement de Paul Biya à l’Hexagone ne s’est apparemment pas estompé. Sous sa férule, le Cameroun reste en effet pour l’État et les entreprises françaises un marché et un point d’ancrage déterminants en Afrique centrale. La population camerounaise, elle, enrage de ne pas bénéficier davantage des richesses phénoménales qui l’entourent. Chaque année, lors de la messe du Nouvel an, l’archevêque de Douala, Christian Tumi, se fait l’écho de cette exaspération, exhortant les gouvernants camerounais à « remettre l’argent volé dans les caisses de l’État »

On y apprend que Franck Emmanuel Biya a acquis la citoyenneté Monégasque et qu’il est proprio de la villa Isis à Rqouebrune CapMartin. J’y suis passé les 15 & 16 juin dernier pour des activités liées au Chemin de Fer devant l’Avenue Douine, elle est impressionnante cette piaule. Donc, from qu’il est back au mboko depuis son histoire de cocufication, il a la carte de séjour ?



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Thursday, June 11, 2009

Jean MERCKAERT: Nous enquêtons en France sur les biens mal acquis des Camerounais


Pour l'alter mondialiste Français, les financements extérieurs pour le développement sont une source de tarissement des économies Africaines, contrairement aux financements autonomes.

Qu'est qui motive vos actions?
Nous avons commencé à travailler pour le développement sur deux sujets il y a quelques années. Nous voulions d'abord obtenir l'annulation de la dette. On s'est rendu compte que les financements extérieurs étaient une source de tarissement des économies des pays du Sud. Avec des aides qui servent le plus souvent aux bailleurs de fonds sous la tutelle du Fmi/Banque Mondiale.

C'est la raison pour laquelle depuis quelques années, on s'oriente beaucoup plus vers le financement autonome du développement, en s'attaquant aux flux sortants plutôt que ceux entrants, aux questions de détournement de fonds, mais aussi et surtout aux questions de fraude fiscale qui représente des volumes très colossales.

Nous estimons que sur 15 Euros versés pour le développement dans certains pays d'Afrique, 5 à 10 de cet argent disparaissent dans les poches des gens par le vol et la corruption. Le Camerounais se voit pratiquement confisquer sa souveraineté, sa liberté et même sa politique.
La dette est le cœur de l'injustice entre le Nord et le Sud. On a des prêteurs ; un certain nombre de banques qui prêtent aux gouvernements qui s'avèrent finalement soit insolvables, soit corrompus.

Ces prêts servent aussi à promouvoir les exportations de la France, des Etats-Unis, bref, des grandes puissances économiques qui prêtent. A leur actif aujourd'hui, ils savent que ce sont les populations des pays endettés qui payent la facture.

Pour nous, société civile Française, il y a là un véritable scandale, une double peine. Les populations des pays endettés ont dû payer la corruption et la répression des gouvernements, et maintenant, ils doivent payer la dette. Pour nous, il est temps que les créanciers assument leur responsabilité en annulant toutes les dettes.

Qu'en est-il du problème des Présidents indexés par la justice Française ?
Le 5 mai 2009, la juge parisienne Françoise DESSET a décidé de la recevabilité d'une plainte de l'ONG Transparency International, à l'encontre de trois chefs d'Etat d'Afrique Centrale pour les détournements des fonds publics. Le parquet qui est sous la tutelle directe du gouvernement veut empêcher l'ouverture de l'enquête. Une attitude révélatrice à plusieurs égards ; d'abord on estime que cette crise est une crise de l'argent, de l'argent flou, de l'argent du profit qu'on recherche à n'importe quel prix (capitalisme), et qui fait qu'on sacrifie les ressources de la planète, les règles les plus élémentaires de la morale, des droits de l'Homme, c'est là les motifs de la crise.

Révélatrice aussi pour ce qui est des biens mal acquis. Un pays comme le Congo Brazzaville a 70% de sa population qui vit avec moins de 500 francs Cfa par jour. Pendant ce temps, l'argent de la dette sert à financer les armes qui vont massacrer une partie de cette population. Et bien, le financier ferme les yeux, le gouvernement aussi et c'est là pour nous le vrai problème.

Qui est-ce que le gouvernement français protège?
Au Congo Brazzaville, la majorité des entreprises sont Françaises, que ce soit dans le transport, le bois avec BOLLORE, Total et la grande distribution. Ce sont des entreprises qui ont l'oreille attentive de l'Elysée. Nicolas SARKOZY s'est vu offrir des vacances dans un yacht par Vincent BOLLORE qui est comme on le sait quelqu'un qui est solidement implanté économiquement en Afrique. La France ne peut pas continuer de briser sa relation avec l'Afrique à cause des affaires. On observe une montée en puissance dans certains pays d'Afrique Centrale un sentiment anti-français. On les comprend tout à fait, parce que l'histoire entre la France et l'Afrique est douloureuse et sentimentale. Maintenant, il faut que cette relation et cette solidarité puissent continuer.

Pourquoi le chef de l'Etat du Cameroun n'a-t-il pas été cité?
Nous sommes une ONG; nous faisons avec nos moyens. Nous n'avons pas accès aux comptes bancaires de tout le monde; nous ne pouvons pas être très affirmatifs sur ce cas précis maintenant; nous avons cependant eu des rumeurs faisant état de la fortune du président Paul BIYA.

A l'heure de boucler notre rapport en 2007, nous n'avions pas d'éléments suffisamment probants pour en parler. J'espère que l'affaire des biens mal acquis des présidents permettra aux langues de se délier. Nous nous intéressons pour l'heure sur la présence des comptes de Franck BIYA logés en Principauté Monaco. On entend parler des biens immobiliers d'une grande valeur en Suisse et en France. Je ne peux pas être plus explicite maintenant. Les enquêtes suivent leur cours ; le moment venu, nous tiendrons les médias informés.

On évoque très souvent une forme de complicité entre Transparency International et le gouvernement Camerounais. Qu'en dites vous?
J'ai dirigé les rapports sur les biens mal acquis; cela a abouti au dépôt d'une plainte en 2007. Nous avons recensé des informations qui étaient disponibles sur un certain nombre de chefs d'Etat. En tête de classement, ce ne sont pas les Africains. Ce sont les Indonésiens, les Irakiens, (avec Saddam Hussein notamment)… Sur ces cas-là, il y avait déjà des processus de restitution des biens qui étaient en cours. On a réussi à rassembler davantage d'informations sur le Cameroun, nous avons eu vent d'un certain nombre de rumeurs. Nous n'avions pas d'éléments suffisamment solides à l'époque pour écrire quelque chose à ce sujet.

Maintenant, les choses se précisent de plus en plus. Manifestement, nous savons que la corruption est un problème au Cameroun, et que des procédures doivent être intentées à l'égard des dirigeants Camerounais ou de leurs complices en France sur la question. Nous veillerons pour que les choses se passent bien

Comment le Cameroun doit-il gérer la crise financière?
Le Cameroun est devenu très vulnérable depuis 30 ans. A cause de la dette avec la Banque mondiale, l'économie Camerounaise est devenue totalement dépendante du système international, tourné vers l'exportation. L'ouverture des frontières est presque totale et les paysans font face à une concurrence dure, avec les produits d'une agriculture ultra mécanisée, ultra subventionnée.

Pour nous, la solution doit être la reprise en main du destin des paysans par le gouvernement Camerounais s'il veut demeurer crédible auprès de sa population. On estime que le salut du Cameroun viendra d'une meilleure exploitation de ses richesses, d'une répartition équitable des revenus aux Camerounais, et non par une sécurisation exclusive des entreprises des puissances étrangères comme c'est le cas actuellement.

Quel message adresseriez-vous aux dirigeants Africains accusés de détournements?
Nous avons notre travail à faire en France pour qu'il n'y ait plus de complaisance avec le pillage en Afrique. Maintenant, je vais aussi adresser un message aux dirigeants Africains, Mgr TUMI l'a dit en janvier dernier dans un message: "Rendez les fonds que vous avez détournés, car il est encore temps! Vous y sauverez votre honneur, vous pouvez le faire avant que la justice vous rattrape".
Les fortunes qui sont faites sur le dos des populations Africaines sont des fortunes mal acquises (fraude fiscale, manne pétrolière, commissions perçues). Ce sont ces fortunes là que nous souhaitons voir restituer aux populations.

Nous Sommes le Congo !
C
essons d'Avoir Peur !
P
our un Etat de Droit au Congo !


"Chaque génération a le choix entre trahir ou accomplir sa mission"

Celui qui lutte peut gagner ! Celui qui ne lutte pas a déjà tout perdu !


Patrick Eric Mampouya
http://mampouya.over-blog.com/


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