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E. do REGO

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Tant que les lions n’auront pas leurs propres historiens, les histoires de chasse continueront de glorifier le chasseur.










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Sunday, January 30, 2011

La crise Ivoirienne…plutôt celle de l’Union Africaine



La crise ivoirienne qui s’éternise n’est autre qu’un exemple supplémentaire du manque d’envergure, de compétence et de leadership de nombreux soit disant dirigeants africains.
Je commence par préciser que je ne suis pas pro Gbagbo ou pro Ouattara, je serais plutôt pro cote d’Ivoire et pro Africain. La Cote d’Ivoire  aurait du servir d’exemple de stabilisation après une grave crise. Cette fameuse crise de 2002 dont les dessous n’ont jamais été éclaircis mais qui a surement a voir avec l’empressement de Mr Gbagbo de voyager par mot et par vaux au lieu de régler les problèmes de son pays. Si Mr Gbagbo avait prêté l’attention qu’il porte aujourd’hui à sa maréchaussée, nous nous serions sans doute épargne le traumatisme de 2002. Ce traumatisme qui est rapidement devenu un fond de commerce pour le camp de Mr Gbagbo surtout lorsque qu’il a senti le vent de la défaite.
Les dirigeants africains et européens d’ailleurs qui jouent avec l’avenir de la Cote d’Ivoire sont des irresponsables car dans toute élection, il faut un vainqueur et un vaincu. Aussi, on ne peut pas changer les règles du jeu parce qu’on a perdu la partie. L’instrumentalisation du Conseil Constitutionnel entre autres institutions est tout bonnement lamentable et contribue a donner de l’Afrique, une bien triste image. Laurent Gbagbo a perdu les élections, cela est clair et net donc nul besoin de recompter des procès verbaux qui doivent être bien élimés après tout ce tripotage. La conduite de Laurent Gbagbo et de son camp est une première en Afrique, continent qui pourtant a connu bien des déchéances, mais celle-ci est bine nouvelle. Sommes nous en train de voir une manœuvre politique a l’africaine, qui consisterait a instaurer un régime scélérat ou un de ces fameux gouvernements d’union nationale a la gomme quand on perd les élections. A quoi bon voter alors ? Pourquoi la voix de prés de six millions d’Ivoiriens est mise de cote parce qu’un scélérat au passe lourd et avec un futur de prisonnier fort prometteur confisque le pouvoir. Cette honte défendue par certains intellectuels africains au nom de la lutte anti impérialiste est tout simplement condamnable. Je ne citerais aucun de ces gens car ce serait leur faire trop d’honneur mais que Laurent Gbagbo utilise des hommes politiques et autres avocats au passe douteux et corrompus comme lui devrait être un signe assez fort pour ses soit disant défenseurs. Que des hommes politiques souvent français et qui ne sont pas sur de localiser la cote d’Ivoire sur un carte, se transforment en expert sur ce pays doit nous donner des frissons dans le dos. La crise ivoirienne à même permis a certains de ces politicards d’exister ou de renaitre sur la scène politique a l’aide de déclaration tapageuses et intempestives. Mais tout ceci nous le devons a Laurent Gbagbo qui aurait pu épargne a son pays, qu’il dit défendre un lot de charniers supplémentaires sans parler du ridicule porte sur le pays d’Houphouët Boigny. Et Dieu seul sait a combien s’élèvera la facture économique de cette aventure. Aimer son pays ne veut pas dire forcement le diriger, sinon ce serait l’anarchie similaire a celle créée et savamment entretenue par Laurent Gbagbo et son clan. La douceur des  fauteuils  du palais de Cocody nous ont porte tort car ils ont transforme l’animal politique que fut Laurent Gbagbo en dictateur en herbe. Et aucune rhétorique anti impérialiste ne saurait défendre cette farce que nous joue le clan Gbagbo car ce sont des Ivoiriens qui meurent, qui sont kidnappes, violes, meurtris dans leur chair et dans leur esprit, tortures et j’en passe des meilleures. Pas un seul Français  ou occidental n’a même été égratigné durant cette nouvelle crise ivoirienne. Donc que l’on m’explique qui combat Gbagbo et ses sbires sinon le peuple ivoirien lui-même, qui souffrait sous son régime partisan et corrompu, et qui continue de souffrir de sanctions politiques, économiques et sociales.
On nous parle de nouvelle monnaie (de singe ?) mais j’ai une question simple, les avoirs gelés par les Occidentaux et qui ont sans doute été honnêtement gagne par leur titulaires (sic) seront-ils convertis dans la nouvelle monnaie ou non ? Les fonds qui auraient dispersés et planqués dans les rares pays amis du clan Gbagbo sont ils aussi dans cette monnaie ?
Les abrutis qui perpétuent l’ironie du titre d’Ivoirien que nous portons et qui répondent aux appels du soit disant « ministre de la rue », l’infâme Blé Goudé, doivent se poser les vrais questions. L’une des premières pouvant être comment un homme qui n’a jamais travaille  de sa vie peut devenir ministre de l’emploi dans un pays qui désire devenir un pays émergeant. La Cote d’Ivoire a telle une faillite de cadres valables qu’on en soit réduit à utiliser un « Fescite » comme on dit a Abidjan pour un faire un ministre d’un secteur clé comme la jeunesse et l’emploi. Ou sont les vrais cadres du FPI ou devrais je dire LMP.
Le régime de Laurent Gbagbo a longtemps montre ses limites après une accession au pouvoir favorise par la même communauté internationale qui lui demande de lever le camp. Nul ne se souvient des résultats de l’élection de 2000 et pour cause, car entre temps la France par son gouvernement socialiste avait impose Laurent Gbagbo aux Ivoiriens. Ces mêmes partenaires de l’IS pour les intimes ou International Socialiste qui demandent aujourd’hui a Laurent Gbagbo de quitter le palais et milite pour l’exclusion du FPI (Front Populaire Ivoirien) de la même International Socialiste.
Le bilan de Laurent Gbagbo est indicible tant il est marque par un manque de compétence latent, une gabegie prononcée, la mise a sac de l’économie ivoirienne, le racket institutionnalisé pour les entreprises locales comme étrangères et un livre pourrait facilement voir le jour sur le sujet.  Une gestion catastrophique justifiée a tout bout de champ par la soit disante guerre de 2002.  Une précision de taille est que la Cote d’Ivoire n’a pas connu la guerre Dieu merci car pour voir les véritables affres de la guerre, il faut aller au Liberia voisin ou alors en Sierra Leone. Nul ne souhaite cela à la Cote d’Ivoire a part les sbires de Laurent Gbagbo qui s’en servent pour retarder l’avènement d’une action militaire contre son régime scélérat. Les ivoiriens dans leur grande majorité et à l’exception notoire des excités du « patriote », l’infâme « General » Blé Goudé, en ont assez des conflits et ne se battront pas entre eux comme on s’efforce de le faire croire.
Quant à ces dirigeants africains dont une bonne partie sont au pouvoir de manière douteuse, ils ont pour certain une haine profonde et tenace pour le Président Alassane Ouattara car ce n’est pas un homme de leur sérail. Il n’a pas végété dans l’opposition a la poursuite d’un pouvoir illusoire arrivé pour certains  sur le tard d’où la tentation de s’y agripper (Sénégalais, ou êtes vous ?). Alassane Ouattara est un brillant homme qui a eu  affaire à certains de ces chefs d’états en tant que Directeur du Fonds Monétaire International, instance devant laquelle, nombre de ces chefs d’état on eu à se jeter à genoux pour boucler leur budget chancelant pour les uns ou pour éviter l’émeute de trop qui les aurait emporté pour les autres. Donc nombre d’entre n’ont aucune connivence avec lui, donc le trouve distant, hautain juste parce qu’ils n’ont pas évolué dans les mêmes cercles. Alors cette crise ivoirienne servi par Laurent Gbagbo est l’occasion rêvée pour certains d’en faire baver à l’économiste qui leur avait peut être en son temps refusé un prêt sur lequel il comptait pour acheter l’appartement tant convoité à Paris, New York ou Moréal dans l’un des pays Occidentaux dont ils condamnent le soutien au vainqueur légitime des élections ivoiriennes.
On se doit de se méfier de cette crise ou faisant feu de tout bois, on a même attaqué des mosquées, tiré et enlevé des musulmans sans se rendre compte que transformer cette crise en conflit religieux pourrait embraser toute la sous région. Le géant Nigeria n’arrive pas a ses stabiliser a cause de ces conflits récurrents ethnico religieux donc on comprend mieux son empressement à étouffer les velléités du pseudo régime Gbagbo car Goodluck Jonathan mieux que ses pairs sait ce que peut engendrer la fuite en avant meurtrière du clan Gbagbo. Nul ne veut voir AQMI (Al Qu’Aïda au Maghreb Islamique) s’intéresser à la Cote d’Ivoire car on y martyriserait des musulmans, surtout que les éléments  du groupe terroriste ratissent maintenant jusqu’ à Niamey. Mais tout ce raisonnement stratégique semble être de trop haute facture pour certains dirigeants africains qui jouent un double jeu dans cette nouvelle crise. Le débat est simple, suite à l’élection présidentielle du 28 Novembre 2010, un nouveau président a été élu en Cote d’Ivoire et le perdant a confisqué le soit disant pouvoir avec l’aide d’une faction de l’armée donc il faudrait après moult tentatives de médiation, purement et simplement l’évincer et tous les pseudo pacifistes qui rabâchent les oreilles de leurs slogans vides devraient aussi considérer le nombre croissant de morts et disparus que fait ce régime scélérat. La démocratie se doit d’être défendu parfois avec des baïonnettes au besoin car son non respect constitue une plus grande infamie et cause plus de dégâts parfois irrémédiables. Refuser l’intervention militaire pour déloger Laurent Gbagbo est être adepte de la méthode Coué car il est évident que ce gang ne répondra qu’ à la force. Il faut donc cesser les gesticulations inutiles et prendre les actions nécessaires car en attendant la Cote d’Ivoire se meurt sur plusieurs plans et certaines blessures ne pourront pas être guéries facilement, surement pas par le ou les mandats éventuels du Président Alassane Ouattara. Même Mouammar El Kadhafi le père de nombreuses déclarations malheureuses vient de déclarer qu’il fallait bombarder le palais au risque de tuer Laurent Gbagbo lui-même, et pour une fois il sera plus difficile de railler les déclarations du dictateur euh Guide Libyen. Car nombreux sont ceux qui considèrent qu’il coutera moins cher de reconstruire un palais présidentiel et une radio au besoin que de reconstruire une Cote d’Ivoire décimée par le cancer de la haine répandue par Gbagbo par le biais de la RTI (la défunte Radio Télévision Ivoirienne).
Les dirigeants africains jouent un jeu dangereux en camouflant pour certains leur soutien,  intéressé ou non a Laurent Gbagbo, derrière un refus d’un soit néo colonialisme. Ces mêmes hypocrites iront ensuite s’agenouiller devant cette même communauté internationale pour boucler leurs budgets respectifs. Alors ce combat contre le néo colonialisme, il devient quoi dans tout ca ? Entretemps, la vie de millions d’ivoiriens est en jeu et chaque minute qui passe coute a la Cote d’Ivoire des revenus financiers qu’elle ne recouvrera sans doute jamais. Que dire sinon quel gâchis car la Cote d’Ivoire perd sur quasiment tous les plans car en plus des fonds détournés, le clan Gbagbo est aussi en train de couler la Cote d’ivoire économiquement  (embargos diverses et varies) en plus de leur gestion calamiteuse des dix dernières années. Le seul élément du défunt gouvernement Gbagbo qui trouvait grâce a mes yeux par sa compétence, Charles Diby Koffi pour ne pas le nommer, a promptement rejoint le camp du Président Alassane Ouattara. Il faut se dire après tout que si le Président Alassane Ouattara avait même propension à utiliser la stratégie du tout ou rien comme Monsieur Laurent Gbagbo, la Cote d’Ivoire aurait déjà été à feu et a sang depuis longtemps. Si Laurent Gbagbo refuse toujours de quitter le  serait pas pour le Président Alassane Ouattara, mais bien pour la Cote d’Ivoire tout entière et même l’Afrique elle-même. L’Afrique est en lambeaux après cinquante ans d’indépendance de gestion chaotique, prédatrice et intéressée avec une bonne dose de néo colonialisme savamment entretenu.
Il faut donc faire fi de certaines opinions car attendre l’unanimité au sein de l’Union Africaine équivaudrait a condamner la Cote d’Ivoire a mort. Le double jeu évident des dirigeants sud africains est condamnable surtout venant de dirigeants qui ont maintenu Robert Mugabe au pouvoir et ainsi de fait coulé le Zimbabwe, une grande puissance agricole. Et le plus drôle étant que le plus célèbre nationaliste du monde sans doute est sud africain, Nelson Mandela le bien nommé dont la tenue est un référence pour tous saufs pour les dirigeants africains. La CEDEAO se doit de régler cette crise ivoirienne même militairement au besoin car elle subit actuellement les contrecoups de cette crise et en sera la première victime. L’Afrique du Sud contrôle bien sa zone d’influence économique sans interférence aucune de la CEDEAO par exemple, alors pourquoi devrait elle prendre un rôle majeur  dans la résolution d’une crise en Afrique de l’Ouest ? Comment expliquer que l’Union Africaine qui a reconnu Alassane Ouattara comme Président élu de la Cote d’Ivoire peut maintenant demander a Alassane Ouattara de négocier avec un tyran pour accéder au pouvoir. Au lieu de d’aider Alassane Ouattara à asseoir son autorité, voici qu’après nombre de médiations diverses et variées, on propose maintenant une autre médiation qui donnerait des conclusions contraignantes pour les deux parties. Cet énoncé est tout bonnement ridicule car si Laurent Gbagbo a ignore les premières injonctions de quitter le pouvoir, comment accepterait il les autres émanant du soit disant panel de chefs d’état de l’UA ? Surtout si ces conclusions lui sont défavorables. Si le ridicule tuait, l’Afrique serait développée car la majorité des bouffons qui la dirigent auraient trépassé.
Au vu de leur manière de régler les crises du continent, il n’est pas étonnant que l’Afrique soit dans l’état lamentable ou elle végète depuis sa soit disant indépendance. Mais elle ne sortira pas de l’ornière avec des pseudos nationalistes comme Laurent Gbagbo dont la qualité première est d’abuser du populisme versant rapidement dans la démagogie sans oublier la corruption d’usage. L’Afrique a soif de dirigeants « rassasies » pour ainsi dire comme Ouattara, donc déjà fortunes et moins prompt a garder leurs mains (et parfois pieds) dans les caisses de l’Etat. Des dirigeants responsables qui sont capables de dresser des bilans honnêtes de leurs mandats  sans bégayer lors des débats télévisés (sic). Des dirigeant qui sont assez fiers pour partir quand il faut et comme il faut sans faire de vagues inutiles en respectant tous leurs concitoyens (vraiment tous), des leaders qui laissent des traces positives dans l’histoire tels Houphouët  Boigny et non des charognards qui pillent les caisses de l’Etat et l’économie de leur pays bien aime. Vivement que Laurent Gbagbo et la honte dont il a couvert la Cote d’Ivoire s’en aille afin que la Cote d’Ivoire puisse enfin réellement tenter d’atteindre son potentiel  et Dieu sait qu’il est considérable.

 E. Davis



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Tuesday, December 08, 2009

Union Africaine : Une perte de temps ?

Union Africaine : Une perte de temps ?

L’Afrique semble avoir abdiqué en ce qui concerne les droits de l’homme, la bonne gouvernance et pratiquement tous les autres domaines clés qui font la base du développement. Ce développement devenu plus qu’hypothétique pour l’Afrique. Le premier niveau de défaillance est surement celui des droits de l’homme ou rien ne va plus. La Guinée ou récemment on a massacré et violé des centaines de personnes désarmées et ou règne les prémices du chaos, l’Union Africaine peine à a se faire entendre ou respecter car s’étant décrédibilisé sur de nombreux autres terrains tels que celui du Darfour. Après un silence coupable de nombreuses années, il a fallu une campagne médiatique des Occidentaux comme on les appelle, notamment Américains pour que l’UA ne daigne même réagir sur ce conflit. Et quelle réaction ? S’opposer au Procureur du Tribunal International soit disant qu’il ne s’intéresse qu’aux Africains, mais ou on lieu les crimes contre l’humanité les plus odieux de nos jours sinon en Afrique (Rwanda, Ouganda, Darfour, RDC,…et j’en passe). Alors protéger Omar El Béchir au nom de la solidarité africaine est simplement débile surtout quand l’UA est incapable de mettre sur place sa force d’interposition (AMIS) dont le peu d’effectif sur place se fait tirer comme des lapins par les milices armées par El Béchir Ce même, El Béchir, qui précisons le, à l’instar de nombreux berbères, a une attitude méprisante envers les Africains au sud du Sahara, le silence des leaders Maghrébins à propos de ce conflit en dit long sur ce qu’ils en pensent. Les Africains au travers de l’UA exhibent une solidarité béate qui frôle l’idiotie car s’opposer au Procureur du TPI enlève la seule pression viable contre El Béchir et son régime. Seule l’UA n’a pas remarqué que les seules concessions obtenues d’El Béchir sont advenues après que le Procureur ait lancé sa procédure. La soit disante diplomatie silencieuse de l’UA n’a rien donné comme d’habitude et serait encore au point mort sans la menace du procureur. L’Afrique veut son indépendance et ses pays passent leur temps à clamer leur souveraineté mais il faut les Occidentaux pour obtenir justice sur le continent africain pour des crimes commis par des africains sur d’autres africains. Et pendant ce temps l’UA n’arrive pas à faire plier la Mauritanie, le Zimbabwe, la Guinée et j’en passeSur tous les aspects de l’intégration, l’Afrique stagne sinon recule, il n’existe aucune force militaire régionale intégrée qui serait une garantie sérieuse de sécurité et qui aiderait à réduire sinon éliminer les coups d’états et autres coup de force.

L’une des preuves les plus flagrantes de l’échec des tentatives démocratiques à l’Occidentale en Afrique est sans doute la Tunisie. Malgré un régime policier et autocratique, le Président Ben Ali a transformé son pays en améliorant les acquis de l’ère Bourguiba. Son pays est un modèle de réussite économique et sociale et cela aux dépens de la soit disante démocratie dont de nombreux pays parlent mais en ignorent les concepts de base. Qu’a rapporté la démocratie au reste de l’Afrique subsaharienne ou à part de rares exemples (Afrique du Sud, Botswana) il n’y a jamais de combinaison démocratique avec un développement économique. Il est peut être temps d’admettre que la démocratie à l’Occidentale est une utopie en Afrique surtout noire ou les rares pays au semblant démocratiques voient émerger des dizaines voire des centaines de partis politiques sans que cela ne change le contexte économique ou politique des pays. Qu’un illuminé comme le Capitaine Dadis Camara trouve encore des supporters après le carnage du 28 septembre prouve si besoin l’était encore que les élites africaines ont échoués lamentablement en tombant souvent dans un tribalisme socio ethnico religieux. La Cote d’Ivoire est là pour nous rappeler ce que l’ethnocentrisme peut apporter comme catastrophe en tuant la poule aux œufs d’or mais les dirigeants africains ne semblent pas profiter des erreurs de leurs prédécesseurs, au contraire, ils les perpétuent souvent en les aggravant. Pourquoi la RDC expulse des Angolais and vice versa quand on connait l’histoire commune de ces deux pays. Le Nigeria et le Ghana s’étaient adonnés à ce répugnant exercice il y a quelques années et la Lybie le continue de façon sélective et on ose nous parler des états unis d’Afrique. Mais de qui se moque t on ? Est-ce le moyen le plus sur de construire cet unité o combien hypothétique surtout quand on permet aux anciennes puissances colonisatrices ou autres de peser dans la vie politique et économique des pays. L’influence de la France reste cruciale dans son ancien pré carré car les dirigeants préfèrent l’appui de la France à celui de leur voisins d’à coté. Aucune des organisations régionales à l’instar de l’UA ne fonctionne vraiment à l’exception peut être de la SADEC que tire la puissante Afrique du Sud. L’UA ne fonctionnera jamais sans que ces unités régionales ne se mettent à opérer plus ou moins correctement. Pourquoi faut il la France pour régler la crise guinéenne alors que le puissant Nigeria combiné au Ghana et avec la Cote d’Ivoire et dans une moindre mesure le Sénégal pourrait décider de ce règlement soit politique ou au besoin militairement. Tous ces pays ont besoin directement ou indirectement que la Guinée reste stable. La même solution pourrait être appliquée à l’interminable conflit Somalien ou la combinaison entre le Kenya et l’Ethiopie avec l’appui logistique des Américains et ou de l’UE pourrait permettre à ce pays de revivre en se sortant du joug sanglant des milices. Plus que jamais l’Afrique a besoin de cette unité tant réclamée, chantée mais malheureusement les intérêts d’une minorité continue de spolier la majorité des Africains qui le plus souvent vivent sans eau courante, électricité, soins médicaux et j’en passe. Malgré la production des matières premières essentielles et une aptitude certaine pour la production d’énergie renouvelable, l’Afrique reste à la traine à la grande joie des bailleurs de fonds (Banque Mondiale, Fonds Monétaire International, Société Financière Internationale, etc.…) qui continuent d’exister à ces dépends.

Si l’Union Africaine est incapable de se faire respecter au Niger ou un ex militaire a cédé la place à un despote, il y a du souci à se faire. Il semble que seul l’archipel des Comores ait eu à subir les foudres de l’Union Africaine et encore avec le soutien intéressé de la France qui n’avait sans doute pas envie de faire triompher ses soldats sans gloire. En Mauritanie, la France la force à entériner un coup d’état au nom de la lutte contre le terrorisme, pourquoi n’avoir pas permis à la Mauritanie de se sortir de cette crise politique qui aurait permis à cette démocratie bourgeonnante de grandir mais que nenni.

Au final, l’UA exhibe au niveau continental toutes les failles et fissures qui caractérisent les relations entres les pays africains. La CEMAC, le plus mauvais élève de l’intégration régionale est incapable d’instaurer une réelle union douanière sans parler du pillage de la BEAC (Banque des Etats de l’Afrique Centrale). Que dire de la CEDEAO (Confédération des Etats de qui à part quelques actions discrètes, reste largement incapable de régler des problèmes effectifs (Guinée, Guinée Bissau, Cote d’Ivoire, etc.…). L’UMA (Union du Maghreb Arabe) est essentiellement mort née à cause du différent entre l’Algérie et le Maroc, sans parler de la rivalité sous jacente entre l’Egypte et l’Algérie et j’en passe. Bref, l’Afrique reste un panier à crabes ou aucun problème ne se règle vraiment donc nul ne doit être surpris par l’ineptie qui ronge l’UA. Il est dommage de dire aux Africains qu’il ne faut rien attendre de cette organisation qui est juste un autre de ces organismes « budgétivores » comme on les appelle. L’Afrique a réussi une seule réelle prouesse, faire de René Dumont[1] un prophète. Quel gâchis !!!


E.Davis


[1] Auteur de « L’Afrique noire est mal partie ». 1962

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Wednesday, October 14, 2009

Guinée: Le chef de la junte Dadis Camara doit être jugé "pour crime contre l'Humanité", selon l'UE


Le chef de la junte en Guinée, le capitaine Moussa Dadis Camara, doit être jugé "pour crime contre l'humanité", à la suite de la répression sanglante du 28 septembre à Conakry, a déclaré mercredi le Commissaire européen en charge du développement et de l'aide humanitaire.

"Le leader du coup d'Etat doit rendre compte de ses actes devant un tribunal pour crime contre l'humanité", a estimé Karel de Gucht lors d'une conférence de presse au siège de l'Union africaine (UA).

"La répression du 28 septembre a été d'une brutalité jamais vue. On est véritablement confronté à un crime contre l'humanité. Et il y a une idée de principe qui est que, partout, quand il se passe un crime contre l'humanité, ces crimes soient jugés", a-t-il expliqué.

"La justice internationale doit aussi être universelle, sinon elle perd sa crédibilité", a-t-il insisté.

La violente répression d'une manifestation de l'opposition à Conakry le 28 septembre a soulevé l'indignation de la communauté internationale.

La junte affirme que 56 civils ont été tués et 934 personnes blessées, tandis que l'Organisation guinéenne de défense des droits de l'Homme estime que plus de 157 personnes ont été tuées et 1. 200 blessées, dont de nombreuses femmes violées. Les Nations unies ont fait état de plus de 150 morts.

M. de Gucht s'exprimait à l'issue d'une réunion UA-UE qui a notamment évoqué les questions de paix et sécurité en Afrique, et des changements inconstitutionnels de pouvoir.

Le capitaine Camara a pris le pouvoir lors d'un coup d'état sans effusion de sang en décembre 2008, après la mort de Lansana Conté, qui dirigeait le pays depuis 1984.

L'UA a fixé au 17 octobre la date limite pour que le chef de la junte renonce à se présenter à la présidentielle prévue en janvier, ainsi que tous les membres de la junte.

Le Conseil de paix et de sécurité (CPS) de l'UA a prévu de se réunir jeudi après-midi pour se prononcer sur cette question.

"Je ne vois pas pourquoi il y aurait opposition entre l'UA et l'UE sur ce sujet. Notre communiqué est la réflexion d'un consensus international", a précisé le Commissaire du département Paix et sécurité de l'UA, Ramtane Lamamra au cours de cette conférence de presse.

"Ce que nous voulons, c'est remettre sur les rails le processus de transition en Guinée", a-t-il indiqué, rappelant que "dans les prochaines 48 heures, le CPS devra se prononcer" sur les sanctions, si les responsables de la junte ne se sont pas engagés par écrit à ne pas se présenter à la prochaine élection.


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