Monday, July 19, 2010
Immigration en France 1
Ce documentaire est composé d'images d'archives qui nous montrent comment étaient perçues tout au long du siècle les populations des territoires colonisés par la France, puis essait de comprendre ou d'expliquer l'installation dans les mentalités de certains clichés qui persistent.
Wikio
Sunday, November 15, 2009
L'Afrique a franchi le cap du milliard d'habitants
Le choc des chiffres, il est vrai, est rude. Alors qu'en 1950 l'Afrique (225 millions d'habitants) n'accueillait qu'un humain sur dix, le continent abrite aujourd'hui un homme sur sept. Et cette proportion devrait atteindre un sur cinq à l'horizon 2050, lorsque la population africaine aura doublé pour atteindre 2 milliards.
Aujourd'hui, déjà, un enfant sur quatre naît en Afrique, continent qui cumule les records démographiques : la plus forte fécondité (4,6 enfants par femme contre 2,5 de moyenne mondiale) et celui de la jeunesse (43 % des Africains subsahariens ont moins de 15 ans). Le troisième pays de la planète par sa natalité est le Nigeria, pays où naissent, chaque année, plus de bébés (6 millions) que dans l'ensemble de l'Union européenne (5 millions). Quant à l'Ouganda, c'est le pays le plus jeune du monde : 56 % de sa population a moins de 18 ans.
Ces marques de dynamisme se doublent d'indicateurs nettement moins enthousiasmants : la durée moyenne de la vie d'un Africain ne dépasse guère 53 ans en moyenne, soit quinze ans de moins que la moyenne planétaire ; la mortalité infantile y est vingt fois plus élevée qu'en Europe de l'Ouest, et la contraception 2,4 fois moins pratiquée qu'en Europe ou en Asie.
"C'est le moment de l'Afrique", estime néanmoins Gilles Pison, directeur de recherches à l'Institut national d'études démographiques (INED). "On a l'impression que rien ne change, que les Africains ont toujours beaucoup d'enfants. C'est à la fois vrai et faux", nuance le démographe, en soulignant la baisse continue de la natalité sur le continent. A un tableau immuable et catastrophique, il préfère la description d'une réalité contrastée, variant entre les Etats et entre zones rurales et urbaines.
Déjà, en dehors même du Maghreb, en pleine transition démographique (2,3 enfants par femme en Algérie et au Maroc, 1,9 en Tunisie), certaines zones du continent sont marquées par une nette baisse de la fécondité : 5 enfants par femme au Kenya contre 8 voilà trente ans ; 4,5 au Sénégal contre 7 il y a vingt-cinq ans. Même l'espérance de vie a fait de - lents - progrès, en dépit du sida : seize années ont été gagnées depuis 1950, grâce notamment aux campagnes de vaccination.
"La voie qu'empruntera l'Afrique subsaharienne vers la baisse de la fécondité sera probablement différente des autres régions du monde, indique M. Pison. Croire que des obstacles culturels y font irrémédiablement barrage n'est pas forcément juste. Ceux qui expliquaient voici quelques années que les machos sud-américains auraient toujours besoin de faire beaucoup d'enfants pour montrer leur virilité se sont trompés. On sous-estime la capacité de changement des sociétés."
SCOLARISATION
Tout porte à croire que la baisse de la fécondité continuera d'être plus lente en Afrique qu'ailleurs. La polygamie, clé de voûte de la structure familiale, favorise la multiplication des naissances. Mais cette inertie n'est pas à mettre au seul débit des populations. L'un des principaux vecteurs de ce changement est la scolarisation, singulièrement celle des filles, qui retarde les grossesses et facilite l'accès à la contraception. Or, pour l'heure, seuls 30 % des jeunes Africains fréquentent un établissement d'enseignement secondaire, soit la moitié de la moyenne mondiale.
"La contraception peut se diffuser à vive allure dans des campagnes africaines peu favorisées socio-économiquement", écrit Emmanuelle Guyavarch, de l'INED, qui, avec Gilles Pison, suit trois villages sénégalais sur une longue durée. Les freins et les échecs, estime-t-elle, "ne tiennent pas tant à une méconnaissance de la contraception (...) ou à un refus qu'à la difficulté d'y accéder."
Enquête à l'appui, les démographes montrent comment, dans un dispensaire rural, le seul remplacement d'un infirmier actif et convaincu par un autre, plus réticent, peut faire dégringoler la pratique de la contraception. Pointant les effets de "services souvent mal organisés et peu efficaces", ils concluent : "Les femmes et les hommes d'Afrique sont, plus qu'on ne l'imagine, prêts au changement."
Si plusieurs pays - Afrique du Sud, Namibie, Kenya, Zimbabwe - mènent une véritable politique de planning familial, la contraception reste souvent perçue en Afrique comme le produit d'une intervention étrangère. "Certains responsables entonnent un discours politiquement correct, favorable à la limitation des naissances, quand ils s'adressent aux bailleurs de fonds internationaux, constate un observateur africain averti. Mais entre Africains, ils n'en pensent pas un mot." Les influences religieuses encouragent aussi ce double langage, qui revient à présenter la contraception comme une arme des pays riches offensant les traditions locales.
Wikio
Monday, August 31, 2009
Africa’s fertility rates are falling. Can the continent take advantage?
Africa's population
The lesson from Sodom and Gomorrah
Aug 27th 2009
From The Economist print edition
CAREFULLY stepping round another heap of fetid refuse in Sodom and Gomorrah, it is easy to despair of Africa’s future. Accra’s notorious slum is aptly named. Here, about 30,000 families (no one knows for sure how many) crowd into a warren of hastily thrown-together shacks on the fringes of Ghana’s capital: there is no power, sewerage or running water, diarrhoea and other diseases are rife and deadly fires rapidly take hold. It seems to contain all that is wrong with modern Africa—too many people, deep poverty and the failure of inept or corrupt governments to do anything to help. Yet Sodom and Gomorrah also has a more hopeful story to tell.
Africa is undergoing a “demographic transition”. As our briefing shows (see article), African women are now following their sisters in Asia and the rich world by bearing steadily fewer children. Admittedly, Africa is lagging behind Asia by about 20 years, and the continent’s fertility rates are still high, but the trend is clear. In Mozambique in 1950 a woman had, on average, 6.5 children over her lifetime; now she has five. In Ethiopia the figure has dropped from seven to five; in Côte d’Ivoire it has almost halved from its peak; in Botswana it has more than halved. The only exceptions are war-torn places such as Congo.
HIV/AIDS, killer of mothers and fathers in their prime, is the miserable cause of part of this shift. But more important is the decline in birth rates when people leave the countryside. And the overflowing chaos of Sodom and Gomorrah is part of the fastest urbanisation in history. Africa’s rush to the cities is not just changing the location of Africa’s populations, it is changing their structure, too.
In Latin America and Asia this transition yielded a huge economic gain, called the “demographic dividend”. As birth rates decline, the proportion of children shrinks and the working-age population bulges, as is happening now in Africa. That can kick-start industrialisation. Factories employ low-skilled farmers fresh from the country, which increases productivity and prosperity, which creates demand, and so it goes on. Some studies reckon that demography explains as much as a third of Asia’s economic growth.
It is this opportunity that Africa must prepare for. The “dividend” is not automatic. It has to be earned. A productive, healthy workforce could lift large parts of Africa out of poverty, but an expanding cohort of jobless, idle and frustrated young men will create political and social instability. Just think of the riots and deaths sparked by rampaging hordes of youths in Nigeria, Zimbabwe and Kenya.
Success breeds success
There are plenty of reasons to fear the worst. Poor farming and environmental degradation could lead to hunger, poverty and strife. Instability, corruption and family breakdown could break the cycle of industrialisation and growing productivity.
Hence the need to get African policy right: a green revolution to keep rural hunger and poverty at bay; peace and contraception to keep the demographic transition on track; education and better governance to create a workforce able to exploit the chances on offer; and services to help people in slums like Sodom and Gomorrah join the formal economy.
Such desires are hardly new—indeed each stands on its own merits. What is new is the sense of urgency. The demographic dividend comes around only once. Eventually the bulge of energetic, working-age people becomes a bulge of dependent, elderly ones. The transition will pass in a couple of generations—the blink of a demographic eye. Africa must not fumble its best chance at prosperity.
Wikio