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Tant que les lions n’auront pas leurs propres historiens, les histoires de chasse continueront de glorifier le chasseur.










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Thursday, March 25, 2010

Coup de froid entre les Etats-Unis et Israël


mercredi 24 mars 2010

Coup de froid entre les Etats-Unis et Israël

« C’est merveilleux de revenir parmi vous et de retrouver tant d’amis. » Ainsi s’exprima la secrétaire d’Etat américaine Hillary Clinton lors de son discours devant le congrès de l’American Israel Public Affairs Committee (Aipac), le 22 mars. Même si Mme Clinton compte au nombre des amis les plus fidèles du gouvernement israélien au sein de l’administration de Barack Obama, les rapports se tendent néanmoins entre Tel-Aviv et Washington. Il n’est en effet pas courant que les Etats-Unis utilisent les termes « condamner », « affront », « insulte », pour qualifier une décision de leur allié (en l’occurrence l’annonce, lors de la visite en Israël du vice-président Joseph Biden, de la construction de 1 600 habitations dans la partie arabe de Jérusalem). Et le caractère glacial de la rencontre à la Maison Blanche entre M. Benyamin Nétanyahou et le président Obama conforte l’idée que les deux dirigeants s’insupportent, le premier ministre israélien étant l’enfant chéri de la droite républicaine et de Fox News (alors que la très grande majorité des juifs américains a voté pour M. Obama en 2008). Entre les dirigeants français et israéliens, tout va très bien en revanche (lire l’article d’Alain Gresh dans Le Monde diplomatique d’avril, en kiosques le 31 mars).
Les Etats-Unis n’entendent assurément pas remettre en cause l’aide militaire annuelle qu’ils versent à Israël – Mme Clinton a même indiqué que son montant (3 milliards de dollars), qui avait augmenté en 2010, augmenterait à nouveau en 2011. Mais quand ils évoquent le « partenariat stratégique global entre Israël et les Etats-Unis » (Mme Clinton vient encore de le faire devant l’Aipac), il arrive désormais aux dirigeants américains de suggérer, voire de dire carrément, que les provocations répétées du gouvernement de M. Nétanyahou nuisent à cette stratégie globale. Et fragilisent par conséquent le partenariat. La secrétaire d’Etat américaine ne peut pas ignorer qu’elle aura du mal à être prise au sérieux par nombre de pays quand, ovationnée par une association, l’Aipac, qui a appuyé la répression souvent meurtrière des manifestants palestiniens, elle fustige le fait qu’en juin dernier « des Iraniens qui protestaient en silence ont été matraqués ». « Dans le monde entier, ajoute-t-elle, les gens ont été horrifiés par la vidéo d’une jeune femme tuée en pleine rue. »
Plus fondamentalement, l’analyse régionale des Etats-Unis ne coïncide pas avec la politique actuelle de la droite et de l’extrême droite israéliennes. « Il est vrai, a indiqué Mme Clinton, que les mesures de sécurité [israéliennes] ont réduit le nombre d’attentats suicide. […] Au point que certains imaginent que le statu quo peut être perpétué. Mais les dynamiques de la démographie, de l’idéologie et de la technologie rendent cela impossible. D’abord, nul ne peut ignorer les tendances à long terme de la démographie, nées de l’occupation israélienne. Ainsi que le ministre de la défense Barak et d’autres l’ont signalé, l’heure se rapproche où les Israéliens devront choisir entre la préservation de leur démocratie et leur fidélité au rêve initial d’un foyer juif. Compte tenu de cette réalité, la solution impliquant deux Etats constitue le seul chemin viable permettant à Israël de demeurer à la fois une démocratie et un Etat juif. […] Enfin, nous devons admettre que l’évolution des technologies militaires va compliquer la sécurité d’Israël. Pendant six décennies, les Israéliens ont défendu leurs frontières avec vigilance. Mais les progrès technologiques accomplis en matière de roquettes signifient que les familles israéliennes sont dorénavant menacées à l’intérieur même de ces frontières. »

Le Pentagone donne à son tour
des signes d’exaspération

Autant dire que, selon Washington, la politique des faits accomplis de Tel-Aviv radicalise une opposition arabe qui demain disposera des moyens militaires de ses ambitions. Par conséquent, cette « politique de sécurité » nuit … à la sécurité d’Israël. Et, autre paradoxe, les Etats-Unis doivent, pour conserver dans la région un crédit dont profite ensuite l’Etat hébreu, prendre leurs distances avec lui. « Les nouvelles constructions à Jérusalem ou en Cisjordanie, a répété Mme Clinton dans son discours devant l’Aipac, portent atteinte au climat de confiance nécessaire et à la perspective de négociations auxquelles les deux parties [Israël et Palestine] se proclament attachées. Et ces constructions ont pour conséquence de rendre visible le désaccord entre les Etats-Unis et Israël, que d’autres parties dans la région espèrent exploiter. Cela entame la capacité unique dont disposent les Etats-Unis, celle de jouer un rôle essentiel dans le processus de paix. Notre crédit dépend en effet dans une certaine mesure de notre capacité à pouvoir saluer les deux parties lorsqu’elles font montre de courage. Et, quand nous ne sommes pas d’accord, à le faire savoir sans hésiter. »
Le compliment – empoisonné… – à M. Nétanyahou suit : « Nous félicitons le premier ministre Nétanyahou d’avoir repris à son compte la vision d’une solution comportant deux Etats, d’avoir décidé la levée de barrages et de faciliter les déplacements en Cisjordanie. Et nous continuons d’attendre qu’Israël prenne des mesures concrètes pour transformer cette vision en réalité, afin de créer une dynamique qui ira dans le sens d’une paix globale en respectant les aspirations légitimes des Palestiniens, en arrêtant toute colonisation et en se souciant de la crise humanitaire à Gaza. »
On comprend qu’une phrase de Mme Clinton ait été diversement accueillie par les militants de l’Aipac : « Si vous doutez de la détermination du président Obama, regardez ce que nous venons de réaliser en faisant passer un texte offrant à chacun une couverture médicale financièrement accessible et de qualité. » La « détermination » du président américain ne peut en effet que le conduire à prendre davantage de distances avec les projets de la droite israélienne et du lobby américain qui la soutient.
Pour eux, la situation devient d’autant plus sérieuse que le Pentagone donne à son tour des signes d’exaspération. Le 16 mars,témoignant (PDF) devant la commission des affaires armées du Sénat, le général David Petraeus, commandant des forces américaines dans une région qui va de l’Egypte au Pakistan (et qui couvre donc à la fois l’Irak et l’Afghanistan), a eu ce propos qui n’est pas passé inaperçu : « La poursuite des hostilités entre Israël et quelques-uns de ses voisins met en cause notre capacité à défendre nos intérêts. […] Le conflit [au Proche-Orient] alimente un sentiment antiaméricain lié à une perception de favoritisme des Etats-Unis envers Israël. La colère arabe née de la question palestinienne limite la puissance et la profondeur du partenariat américain avec les gouvernements et les peuples de la région, en même temps qu’elle affaiblit la légitimité des régimes arabes modérés. Al-Qaida et les groupes militants tirent parti de cette colère afin de mobiliser de nouveaux appuis. Le conflit au Proche-Orient favorise l’influence de l’Iran dans le monde arabe à travers ses clients le Hezbollah libanais et le Hamas. »
Au moment où M. Nétanyahou voudrait que Washington durcisse le ton contre Téhéran, la déclaration de M. Petraeus est redoutable pour Tel-Aviv. Elle suggère en effet que l’allié stratégique des Etats-Unis, Israël, complique dorénavant la tâche des militaires américains. Il sera d’autant plus difficile au parti républicain, inconditionnel de M. Nétanyahou, de négliger un tel avertissement qu’il y a quelques mois il pressait M. Obama de suivre sans hésiter les recommandations afghanes du général Petraeus. Ce que fit le président des Etats-Unis en déployant des milliers de nouveaux soldats dans ce pays. Le général Petraeus vient de suggérer que leur mission était mise en péril par les politiques du gouvernement israélien. Ce n’est pas rien…

Wikio
Serge Halimi


Thursday, August 20, 2009

Israël Plaque Tournante D'un Trafic D' Organes? Un Pionnier Du Sionisme Renonce Au Sionisme

PROCHE ORIENT



Après les scandales de trafic d'êtres humains, notamment de femmes d' Europe de l'Est, pour lequel Israël constituait une plaque tournante, c'est maintenant l'accusation de trafic d'organes qu' éclabousse le régime sioniste corrompu. Une corruption qui provoque des réactions lourdes de conséquences pour le futur du régime sioniste puisque récemment l'un de ses pionniers a publiquement rejeté ce pour quoi il a lutté: "Moi, un vieux Sabré ( juif né en Israël) de 95 ans.... déclare ici même que je renonce à ma croyance dans le Sionisme qui a échoué, que je ne serai pas loyal à l'état juif fasciste et ses folles visions..."



Copie d'écran de l'article du Aftonbladet
Copie d'écran de l'article du Aftonbladet
Un Journal suédois, Aftonbladet, vient d'accuser les soldats israéliens de kidnapper des Palestiniens, de voler et de vendre leurs organes. Sous le titre " ils pillent les organes de nos fils", ce quotidien suédois à grand tirage a consacré deux colonnes entières à cette information s'attirant bien sûr immédiatement le qualificatif "d'antisémite".

Cet article est basé et cite des témoignages de Palestiniens affirmant que de jeunes hommes en Cisjordanie et à Gaza avaient été kidnappés par l'armée d'occupation israélienne, et que leurs dépouilles avaient été rendues à leurs familles avec des organes en moins.

L'auteur de cette article, Donald Boström, a compilé des témoignages accablants de familles palestiniennes. "Nos fils sont utilisés comme donneurs d'organes involontaires" ont dit des proches de Khaled, de la ville de Naplouse avec qui Donald Boström s'est entretenu. Idem pour les oncles de Machmod et Nafes de Gaza tous deux disparu pendant quelques jours et dont les corps autopsiés ont été retournés à leurs familles.

L'auteur de l'article cite également une affaire survenue en 1992, lors de la Première Intifada. Il dit que l'armée israélienne s'était emparé d' un jeune palestinien connu pour jeter des pierres sur les soldats israéliens dans la région de Naplouse, après lui avoir tiré dessus le touchant à la poitrine, aux deux jambes et à l'estomac. Mortellement blessé son corps avait été transporté par un hélicoptère militaire à "un endroit non connu de ses proches". Cinq nuits plus tard, le corps du jeune palestinien a été rendu à sa famille enveloppé dans des draps verts d'hôpital.

"Au bruit stridents des pelles se mêlaient le rire occasionnel des soldats qui plaisantaient entre eux attendant de rentrer chez eux. Quand Bilal a été mis en terre, sa poitrine s'est découverte et cela est devenu soudain évident à la personne présente qu'on avait abusé de son corps. Bilal est loin d'être le seul qui a été enterré le corps entaillé de l'estomac jusqu'au menton et les spéculations sur les raisons de ces entailles avaient déjà commencé" écrit-t-il.

Cet article établit un lien avec une scandaleuse affaire récemment dévoilée aux Etats Unis, de l'existence d'un syndicat du crime comprenant cinq rabbins américains du New Jersey et de New York, ainsi que des fonctionnaires de d' état du New Jersey (le maire de la ville de Jersey, et son 1er adjoint). Ils sont accusés de blanchiment d'argent et de trafic d'organes, de même que de vente de contre façons de sacs Gucci et Prada et autres produits. Ce réseau de rabbins opérant de Brooklyn au New Jersey est accusé d'avoir blanchi des dizaines de millions de dollars via des associations de bienfaisance qu'ils contrôlaient. Les rabbins envoyaient une partie de leurs recettes à des yeshivas ( écoles religieuses) en Israël liées au parti politique religieux extrémiste Shas, dirigé de facto par le rabbin extrémiste Ovadia Yosef. Ce dernier a de nombreux adeptes ici en France au sein de la communauté sioniste qui le considère comme un grand "sage".

Les autorités policières ont également découvert qu'une partie de l'argent blanchi par ces rabbins provenait de la vente d'organes humains par un rabbin orthodoxe de Brooklyn, Levi Izhak Rosenbaum. Dans cette affaire de trafic d'organes, le suspect N° du blanchiment d' argent, Rabbi Elyahu Ben-Haim oeuvrait en Israël en étroite collaboration avec le Rabbi David Yosef, qui n'est autre que le fils de ce grand "sage" Ovadia Yosef. Celui-ci s'est fait remarqué à de multiples reprises pour avoir traité les Palestiniens de noms d'oiseaux, les comparant notamment à des cafards. Ben Haim et David Yosef appartiennent à un centre d'études avancées du Talmud à Jérusalem dirigé par la famille Yosef et donc financé par cet argent sale.

Un procureur général de l'état du New Jersey a dit : " il semble que chacun voulait une part du gâteau. La corruption était largement répandue, et envahissante". Les politiciens vendaient leurs services aux rabbins qui " dissimulaient leur activités criminelles derrière une façade de droiture". L'argent blanchi venait d'Israël, via des banques suisses, puis était ensuite transféré au New Jersey.Les complices israéliens achetaient des reins en Israël pour 10 000 $ pièce de "personnes vulnérables", et puis les envoyaient à leurs associés rabbins qui les revendaient aux Etats Unis 160 000 $ pièce selon ce qu'a dit le procureur, ses propos ayant été repris par une dépêche d'AP du 25 Juillet 2009.

Levy Izhak Rosenbaum, Juif orthodoxe de Brooklyn et trafiquant en chef se considérait comme un "entremetteur". Lors d'une conversation secrète enregistrée - car ce réseau de blanchiment et de trafic d'organes avait été infiltré par une taupe du FBI - Rosenbaum s'était vanté de s'arranger pour que les reins des "donneurs" (volontaires, involontaires ?) soient compatibles avec les receveurs. " J'ai amené à un type ce que je crois être compatible pour son oncle" a-t-il dit. Rosembaum avait déjà été repéré pour trafic d'organes en 2002. Il utilisait des paysans pauvres de Moldavie ( d'où est originaire l'actuel ministre israélien des affaires étrangères d'extrême droite, Lieberman, lui même accusé d'un autre type de corruption) comme donneurs. Il leur promettait un travail aux USA puis faisaient pression sur eux pour qu'ils soient "donneurs" de reins pour des receveurs qui se faisaient passer pour des membres de leurs familles. Il lui arrivait de menacer les récalcitrants avec un pistolet. Rosenbaum montrait alors son véritable pistolet et puis mettant ses doigts en forme de pistolet, le pointait à la tête du donneur contraint. ( (Somatosphere: Science, Medicine and Anthropology. July 27, 2009, http://www.somatosphere.net/).

Certaines des transplantations utilisant les donneurs de Rosenbaum étaient pratiquées au Mount Sinai Hospital à New York. Dans des enregistrements secrets du FBI, Rosembaum disait qu'il distribuait généreusement de l'argent aux médecins israéliens, à ceux qui préparaient des visas et à ceux qui s'occupaient des donneurs d'organe dans le pays. " L'une des raisons pour laquelle c'est si cher c'est qu'il faut tout le temps verser des pots de vin" a-t-il dit ( AP 25/07/09)

Dans ce contexte, l'information publiée par le journal suédois qui s'appuie aussi sur des témoignages de familles de victimes palestiniennes est tout à fait plausible. Des soldats et milices sionistes, conditionnés à considérer les Palestiniens comme des sous humains avec la bénédiction de rabbins haineux, corrompus, peuvent s'être faits une "spécialité" de ce genre de trafic d'organes avec la complicité de médecins véreux généreusement récompensés par Rosenbaum.

Un Pionnier Du Sionisme Renonce Au Sionisme

Il est rare qu'un Sioniste, surtout ceux de la première heure, les plus endoctrinés, ceux qui ont lutté pour établir en Palestine un état juif par un processus de nettoyage ethnique mené contre les Palestiniens et qu'ils ont eu le culot d'appeler " guerre d'indépendance" rejette définitivement ce pour quoi il a lutté. Le rejet du Sionisme par Dov Yermiya, un vétéran sioniste de 94 ans, est la preuve que cette idéologie politique disparaîtra à terme des pages de l' Histoire, signalant la fin du colonialisme, et, pour le Judaïsme, la fin de ce qui est une véritable Shoah/Nakba/Catastrophe.

Traduction d' extraits de l'article d' Helen Cobban 17/08/09 www.counterpunch.org intitulé "Zionist Pioneer Renounces Zionism"


Je n'ai jamais rencontré Dov Yermiya, un pacifiste israélien qui a maintenant 94 ans. Mais bien sûr j'ai lu son livre qu'il a publié en 1983 dans lequel il relatait sa colère contre la torture et d'autres mauvais traitements des civils dont il avait directement été témoin lors de l'invasion israélienne du Liban l'année précédente. J'ai son livre en main.

Je viens juste d'apprendre dans une lettre ouverte publiée par Uri Avnery, que Yermiya a récemment renoncé à l'idéologie et la pratique du Sionisme avec ces mots de révolte :


"Moi, un vieux Sabre ( juif né en Israël) de 95 ans, qui a labouré ses champs, planté ses arbres, construit une maison et suis le père de fils, le grands père de petits fils et l'arrière grande père d' arrière petits fils, et qui ait aussi versé son sang sur le champ de bataille pour la création de l'Etat d'Israël,

"déclare ici même que je renonce à ma croyance dans le Sionisme qui a échoué, que je ne serai pas loyal à l'état juif fasciste et ses folles visions, que je ne chanterai plus l'hymne national, que j'observerai une minute de silence seulement les jours de commémoration pour ceux qui sont tombés des deux côtés dans les guerres, et que j'observe le coeur brisé un Israël qui est entrain de se suicider et les 3 générations de descendants que j'ai nourris et élevés en son sein.

"...Pendant 42 ans, Israël a transformé ce qui devait être la Palestine en un immense camp de détention, et maintient captif tout un peuple sous un régime oppressif et cruel, avec comme unique but de leur prendre leur pays, quelque soit ce qui arrive !!!

"L'IDF supprime avec empressement leurs efforts de rébellion, avec l'aide active des colons voyous, avec des moyens brutaux d'Apartheid et un blocus choquant, un harassement inhumain des malades et des femmes sur le point d'accoucher, la destruction de leur économie et le vol de leurs meilleures terres et de leur eau.

"Au dessus de tout cela flotte le drapeau noir d'un mépris effrayant pour la vie et le sang des Palestiniens. On ne pardonnera jamais à Israël cette terrible quantité de sang répandu, spécialement le sang des enfants, dans des proportions qui font se dresser les cheveux sur la tête...."


Yermiya avait déjà publié dans l'hebdomadaire communiste israélien, Zo Hadereth, en Juin 2008, une lettre très critique dans laquelle il avait annoncé qu'il renvoyait au ministre de la défense Barak, une lettre d'invitation que ce dernier lui avait envoyé pour participer à la cérémonie pour honorer tous les vétérans de la guerre de 1948 appelée par les Sionistes " Guerre d' Indépendance".

Dans cette lettre il écrivait :

"...En tant que vétéran de la guerre de 1948, qui avait déjà été blessé dans un combat au corps à corps deux semaines avant la déclaration d'indépendance, je me sens obligé ici même de vous retourner cette invitation, à vous ministre de la défense. Je le fais à regret, mais je le considère comme mon devoir.

"Je vous considère vous, Ehud Barak, comme l'un des hauts commandants militaires et hauts dirigeants politiques responsables d'avoir transformé l'armée dite "forces de défense israéliennes" en une armée d'occupation et d'oppression du peuple palestinien, et comme défenseur des colonies criminelles dans leur pays.

"40 ans d'occupation ont profondément corrompu l'armée israélienne et toutes les couches de la société israélienne. Toutes deux sont caractérisées par le "vent d'est " nationaliste ( qui apporte vagues de chaleur et sauterelles) qui souffle et allume des guerres sans fin, qui menace notre peuple et notre terre d'une troisième et dernière destruction. Votre part de responsabilité dans tout cela est énorme et par conséquent je vous retourne votre invitation, sans remerciement....".



Article intégral en anglais : http://www.counterpunch.org/cobban08172009.html

Jeudi 20 Août 2009
Myriam Abraham




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Wednesday, May 27, 2009

Obama : la paix maintenant !


Barack Obama et son homologue israélien, Shimon PérèsBarack Obama et son homologue israélien, Shimon Pérès© DR

Un document, rédigé par dix anciens responsables de l’administration américaine et communiqué à la Maison Blanche, fournit les voies et moyens pour parvenir au plus vite à un règlement du conflit israélo-palestinien. Visiblement, le président s’inspire de cette feuille de route...

Ces derniers temps, les bonnes et les mauvaises nouvelles en provenance du Moyen-Orient se bousculent inextricablement. Avec l’arrivée au pouvoir, en mars, de Benyamin Netanyahou, ce qu’on appelle improprement le « processus de paix » n’est plus à l’ordre du jour, et toute perspective de paix avec les Palestiniens devient illusoire. Le leader de la droite israélienne n’adhère même pas au principe des deux États, et la désignation d’Avigdor Lieberman, qui ne dissimule pas ses opinions racistes, à la tête de la diplomatie donne à la politique d’Israël une connotation cyniquement grotesque. Et pourtant, l’espoir de paix n’a jamais été aussi fort. L’élection de Barack Obama a sensiblement changé la donne. Le nouveau président américain n’entend pas faire « sous-traiter » les affaires du Moyen-Orient par les Israéliens ; il est visiblement décidé à s’en occuper. « Bibi », qui souhaitait être reçu à la Maison Blanche début mai, en marge de la conférence annuelle de l’Aipac, le principal lobby pro-israélien, a été prié de patienter et de préparer des propositions sur l’avenir de la région qui soient moins péremptoires.

En attendant, la nouvelle administration multiplie les mises en garde en direction de Tel-Aviv. Rahm Emanuel, le directeur du cabinet présidentiel, a ouvert le feu devant l’Aipac : « L’heure de vérité a sonné pour Israël. » Le principe des deux États, « l’unique solution », ne saurait être abandonné. La secrétaire d’État, Hillary Clinton, puis le vice-président, Joe Biden, ont martelé des propos similaires. Le général James Jones, conseiller à la Sécurité nationale, a eu ces mots : « Nous n’allons pas pousser Israël sous les roues d’un autobus, mais nous serons fermes. »

On ne tardera pas à connaître les effets des injonctions américaines lorsque Netanyahou sera reçu, le 18 mai, à la Maison Blanche. Mais il est fort probable que les dissensions et tensions entre Washington et Tel-Aviv ne vont pas s’apaiser. S’agissant du Moyen-Orient, les États-Unis ont mis au point une nouvelle stratégie centrée d’abord sur leurs intérêts et non pas sur ceux de quelque allié, fût-il Israël. Les escarmouches auxquelles on assiste ne sont ni anecdotiques ni passagères. Ce sont plutôt les prémices de la mise en œuvre de la stratégie américaine au Moyen-Orient.

« Minorités fortes et bruyantes »

Pourquoi les États-Unis se sont-ils décidés à intervenir pour résoudre le conflit israélo-palestinien ? Comment comptent-ils s’y prendre ? Quelles sont leurs priorités ? Quels obstacles risquent-ils de rencontrer ? Sur toutes ces questions, un document de 15 pages apporte de précieux éclairages. Intitulé « Israël-Palestine : la dernière chance pour la solution des deux États », il a été élaboré par une équipe « bipartisane » de dix personnalités animée par le général Brent Scowcroft. On y retrouve Zbigniew Brzezinski, Chuck Hagel, Lee H. Hamilton… (voir encadré ci-dessous). Le document, qui se décline comme une série de recommandations, a été présenté à l’administration Obama, laquelle semble en faire son vade-mecum ou sa feuille de route pour la paix au Moyen-Orient.

La couleur est annoncée d’emblée. Premier chapitre : « Paix israélo-arabe à la lumière des intérêts des États-Unis et de leurs capacités ». L’origine du conflit est évoquée en ces termes : « La création de l’État d’Israël dans le sillage de l’Holocauste a été accompagnée, pour les Palestiniens, d’immenses souffrances qui durent encore. » Depuis, le Moyen-Orient vit dans la crise et a connu plusieurs guerres. Les États-Unis ont dû s’en mêler d’une manière ou d’une autre. Aujourd’hui plus que jamais – sept ans après le 11 Septembre et cinq ans après l’invasion de l’Irak –, ils ont un rôle essentiel à jouer. Il y va de leurs intérêts stratégiques : « survie d’Israël, libre accès à des ressources vitales, sécurité des routes maritimes, relations avec les alliés arabes et, depuis le “9/11”, sécurité nationale ». Or ces intérêts constants, soulignent les auteurs, sont mieux défendus lorsque les États-Unis sont perçus dans la région comme une puissance qui œuvre pour la paix entre Arabes et Israéliens.

Toute autre politique profite aux ennemis de l’Amérique. L’objectif d’Oussama Ben Laden, le 11 septembre 2001, n’était pas la libération de la Palestine. Néanmoins, Al-Qaïda a beau jeu d’utiliser le sort des Palestiniens pour recruter dans le monde arabo-musulman. De son côté, l’Iran exploite la cause palestinienne pour étendre son influence dans la région. Et la « résistance » dont se réclame son allié, le Hezbollah, concerne le Liban mais aussi Jérusalem. « Il est donc essentiel que la nouvelle administration fasse de la paix arabo-israélienne, et ce dès les débuts de son mandat, une priorité de la sécurité nationale des États-Unis. »

Qu’en est-il d’Israël ? Les dix signataires du document rappellent que, grâce à son partenariat stratégique avec les États-Unis et l’aide qu’il en reçoit, l’État hébreu conserve un avantage militaire sur tous ses ennemis potentiels. Or c’est précisément au nom de ce partenariat que les Américains se doivent de jouer un rôle central dans la recherche de la paix. Certes, il existe en Israël des « minorités fortes et bruyantes qui s’opposent à la paix et pas uniquement avec des mots ». Mais la plupart des Israéliens se soucient d’abord de la sécurité de leur État, laquelle « dépend de l’amitié des États-Unis, et singulièrement du président des États-Unis ». Les Dix sont convaincus que l’opinion israélienne ne pose pas de problème. Les Israéliens savent que « c’est seulement en se tenant à l’écart, en se mettant pour ainsi dire en congé, que les États-Unis leur porteraient préjudice ». Il suffirait donc qu’un gouvernement décidé à faire ces « concessions douloureuses » dont parlait Sharon s’adresse au pays et lui dise : « Le président – et donc les États-Unis qui sont avec nous –, souhaite que nous agissions ainsi pour la paix. »

« Les américains écouteront leur président »

Possible, souhaitable, nécessaire, l’intervention américaine est également indispensable. Elle est dictée par la nature même du conflit. Sans elle, la paix est illusoire. « Au centre de ce conflit, il y a deux peuples qui, tous deux, après des années d’affrontements meurtriers, veulent et méritent la paix. Chacun des deux peuples est persuadé que c’est l’autre qui a la clé du problème et qui doit faire le premier pas. » La méfiance entre eux n’ayant jamais été aussi forte, seuls les États-Unis sont en mesure d’instaurer la confiance entre les deux parties et de leur faire admettre l’inévitable compromis qui exige des concessions douloureuses. Apparemment, c’est surtout Israël qui est visé par cette réflexion : « L’intervention des États-Unis exige de recourir à un mélange subtil de persuasion, d’encouragement, de récompense et de pression, avec toujours le même objectif : passer d’une situation où tout le monde perd à une situation qui profite à tous. »

Les Dix évoquent ensuite le mode d’intervention, la méthode. L’engagement personnel et inefficace de Bill Clinton dans les négociations de Camp David entre Ehoud Barak et Yasser Arafat en juillet 2000 a laissé un mauvais souvenir. Pas question de « faire du président des États-Unis un préposé au conflit israélo-arabe ». Il vaut mieux désigner un envoyé spécial du président qui traitera directement avec les parties et garder l’intervention du président pour les moments décisifs, lorsqu’il s’agira de faire pression sur les parties pour aboutir. Chacun doit savoir néanmoins que l’envoyé spécial a toute la confiance du président, qu’il parle en son nom et qu’il bénéficie du soutien de l’ensemble de l’administration. « La discipline est essentielle. » Sans quoi ses interlocuteurs récalcitrants essaieront de le « contourner », ce qui mettrait en péril la médiation américaine elle-même. À noter qu’en choisissant George Mitchell à ce poste Obama semble suivre à la lettre les recommandations des Dix.

Comment vont réagir les Américains eux-mêmes ? Les auteurs du document font preuve d’un certain réalisme mâtiné de fatalisme. « Quelle que soit la manière avec laquelle la nouvelle administration traitera les affaires israélo-arabes, on ne fera pas l’économie de débats politiques dans le pays. Des juifs américains et des groupes chrétiens sionistes auront tendance à exacerber les positions des politiciens israéliens hostiles au compromis. » Mais il ne faut pas dramatiser. « Le président sera écouté pour peu qu’il s’adresse au pays et lui explique que ce conflit n’a que trop duré et que l’intérêt des États-Unis leur commande d’intervenir. Tout le monde comprendra sans mal que les extrémistes et les terroristes, qui sont nos ennemis quoi que nous fassions, tablent sur la poursuite du conflit. »

En fait, c’est sur place qu’on risque de rencontrer les obstacles qui sont consubstantiels au conflit. Le document les passe en revue. D’abord, la profonde méfiance populaire des deux côtés. « Les Palestiniens écrasés et démoralisés ne croient guère que les Israéliens puissent cesser leur occupation. Pour les Israéliens, les actions violentes des Palestiniens ne sont que la continuation d’une longue histoire où les Juifs sont visés parce qu’ils sont juifs. » Deuxième obstacle : la faiblesse chronique des gouvernements israéliens. On a affaire à des coalitions de partis dont le principal souci est d’éviter les sujets qui fâchent pour se maintenir au pouvoir. « S’il se trouve un Premier ministre qui s’engage sincèrement sur le chemin de la paix, il aura besoin d’énormément d’habileté, d’un soutien constant des États-Unis [déguisé à l’occasion en pression], de la bonne volonté et de la coopération des protagonistes arabes [qui restent sceptiques sur les intentions d’Israël] et d’une considérable bonne fortune. »

Quatre millions de réfugiés

Troisième obstacle : la division des Palestiniens (Cisjordanie/Gaza, Fatah/Hamas). Depuis juin 2007, le Hamas contrôle Gaza. Mahmoud Abbas (Fatah) dirige l’Autorité palestinienne à partir de la Cisjordanie, mais il n’est pas certain que son pouvoir s’étende au-delà de Ramallah. « Il essaie tant bien que mal de maintenir l’équilibre entre un Premier ministre compétent et réformateur [Salam Fayyad] et une vieille garde incompétente et corrompue. » L’absence d’unité rend toute négociation aléatoire.

Après les obstacles, les « questions essentielles à résoudre ». Le document commence par le territoire. Le principe est, sans surprise, le retour aux frontières de 1967, avec des rectifications acceptées d’un commun accord et permettant à Israël d’annexer certaines colonies en échange de territoires équivalents abandonnés à la Palestine. Il faut veiller en outre à préserver la continuité territoriale à l’intérieur de la Cisjordanie et avec Gaza. « L’essentiel est d’accorder à chacun des deux États l’étendue territoriale qu’il avait en 1967. »

Deuxième question : Jérusalem. En principe, la ville devrait rester physiquement unifiée, tout en accueillant deux capitales distinctes, avec les Lieux saints juifs gérés par Israël et les Lieux saints musulmans et chrétiens gérés par la Palestine. Les quartiers arabes ne poseraient pas de problème, mais il faudrait sans doute faire preuve d’imagination créative dans certains lieux, comme ce qui est pour les Juifs le mont du Temple (le Haram al-Charif des musulmans).

Troisième point, le plus sensible entre tous, les réfugiés. Pour les Israéliens, le droit au retour des Palestiniens ne saurait être accepté sous peine de mettre en péril leur État. Pour les Palestiniens, les réfugiés, qui sont environ 4 millions, ont un droit imprescriptible à la justice et à la dignité. On devrait trouver une formule qui épargnerait à Israël un retour massif des réfugiés et permettrait à la Palestine d’en absorber autant que possible. Les camps de réfugiés seront partout fermés et leurs habitants auront à choisir entre vivre en Palestine ou ailleurs. Des fonds importants seront nécessaires pour financer cette vaste opération.

Envoi des forces de l’Otan

Mais la question la plus ardue reste la sécurité. « L’enjeu est de taille : ou bien l’État de Palestine assumera pleinement ses responsabilités vis-à-vis de ses voisins [à commencer par Israël] ou bien la solution des deux États ne résoudra pas les problèmes de sécurité et elle fera long feu. » Une période de transition est prévue, pendant laquelle des arrangements entre les deux parties seront indispensables. Divers scénarios sont envisagés : les Israéliens continuent de dominer la scène sécuritaire, tandis que les rôles seraient répartis entre eux, les Américains et les Palestiniens. Autre scénario : le rôle dirigeant revient aux Palestiniens, avec une coopération étroite avec Israël et, au besoin, le soutien des États-Unis. Quel que soit le scénario retenu, l’objectif est de créer des relations de coopération et de confiance mutuelle entre les deux États voisins. Les arrangements transitoires de sécurité, pleinement acceptés par les deux parties, devraient faire l’objet d’une résolution du Conseil de sécurité de l’ONU. Et, là encore, « il revient aux États-Unis de jouer un rôle essentiel sinon décisif ».

Les Américains n’iront pas seuls. Agissant dans le cadre d’un mandat de l’ONU et sous commandement américain, des forces de l’Otan seraient envoyées sur place, auxquelles se joindraient des troupes notamment jordaniennes et égyptiennes. Le mandat des forces internationales serait de cinq ans renouvelable, avec l’objectif de permettre au bout de quinze ans à la Palestine de maîtriser totalement ses affaires de sécurité. « L’échec ici risque de ­substituer une forme d’occupation à une autre et mettrait en péril la mise en œuvre du principe des deux États. »

Aujourd’hui, les Palestiniens sont loin du compte, constatent les Dix. Les mesures de sécurité imposées par l’armée israélienne dans les Territoires – barrages, check points, raids… – empêchent la constitution, du côté palestinien, d’une structure de sécurité homogène, professionnelle, compétente, susceptible de coopérer avec les Israéliens. « C’est l’histoire de la poule et de l’œuf, analyse le document. L’inquiétude compréhensible suscitée par le terrorisme a entraîné l’instauration en Cisjordanie d’un régime sécuritaire qui a les pires effets sur l’Autorité palestinienne, fait vivre la population dans la détresse et exclut tout partenariat sur le plan de la sécurité entre Israéliens et Palestiniens. » Il faut tout faire pour sortir de ce cercle vicieux. Et ici encore le rôle essentiel incombe aux États-Unis. Israël va sans doute réclamer un accroissement de l’aide américaine dans ce domaine. « Dès qu’il sera sérieusement question de se retirer de la Cisjordanie, prédisent les auteurs, les émissaires de Jérusalem arriveront à Washington, avec leur shopping list [bon de commande]. Et, bien entendu, une telle demande devrait être satisfaite sans tarder. »

Les Américains vont se trouver ainsi dans l’obligation de répondre aux besoins des Israéliens et des Palestiniens « sans subordonner les uns aux autres ». À coup sûr, « leur forte présence sera longtemps nécessaire avant qu’Israël et la Palestine puissent traiter d’État à État ».

Mahmoud abbas incontournable

Revenons à l’actualité immédiate. Les Israéliens, avec le couple Bibi-Avig­dor, sont dans de beaux draps, mais comment se conduisent les Arabes ? Une fois n’est pas coutume, les bonnes nouvelles venant du Caire, de Damas, d’Amman ou de Riyad l’emportent sur les mauvaises.

L’initiative de paix arabe (reconnaissance d’Israël en contrepartie de la création d’un État palestinien sur les frontières de 1967), qui remonte à 2002, trouve enfin l’accueil qu’elle mérite à Washington. La question qui polarise l’inquiétude reste l’insupportable division palestinienne. Les négociations entre le Fatah et le Hamas, menées sous l’égide de l’Égypte, n’ont pas encore abouti, et le projet de gouvernement d’union n’est plus une priorité pour les intéressés. Mahmoud Abbas, le président de l’Autorité palestinienne, peut néanmoins se targuer d’un succès qui n’est pas négligeable : il est devenu, à force de modération raisonnée et de ténacité calculée, l’interlocuteur obligé, incontournable de tous ceux qui veulent la paix au Moyen-Orient, à commencer par Barack Obama. Un bon point également pour le Hamas. Son chef installé à Damas, Khaled Mechaal, a pris une initiative politique qui va compter dans les grandes manœuvres pour la paix.

Il a reçu début mai deux journalistes du New York Times. L’entretien s’est étalé sur deux jours et a duré cinq heures. « Je prends l’engagement auprès de l’administration américaine et de la communauté internationale, a-t-il déclaré, que nous serons définitivement partie prenante d’un règlement. » Il accepte le principe d’un État palestinien dans les frontières de 1967. S’il ne reconnaît toujours pas formellement Israël, il a proposé une trêve de dix ans. Avec d’autres mots que Yasser Arafat à propos de la charte de l’OLP, il a laissé entendre que le texte fondamental du Hamas, résolument irrédentiste et « rédigé il y a vingt ans », était devenu caduc. À vrai dire, ces déclarations ne sont pas totalement nouvelles. Mais, aujourd’hui, elles ne passent plus inaperçues.

Le titre du document reflète parfaitement la réalité. Au Moyen-Orient, la recherche d’un règlement traverse une passe difficile qui risque d’être fatale. C’est donc vraiment, pour la paix israélo-arabe, la dernière chance. On peut se montrer optimiste néanmoins, car avec Barack Obama – Israël est en train de le redécouvrir à ses dépens – tout a changé.

Le processus de paix, hier moribond, connaît une soudaine accélération. Après avoir rencontré le président américain, le roi Abdallah de Jordanie a déclaré le 11 mai au Times : « Ce sera la paix dans les six mois ou la guerre l’année prochaine. Il faut choisir. » Et de préconiser une « approche globale » avec une « solution non pas des deux États mais des 57 ! » Allusion aux États musulmans qui, sur la lancée de la Ligue arabe, sont disposés à reconnaître Israël pour peu que celui-ci se convertisse à la paix. Et il ne serait pas étonnant que « le plan Obama » en gestation reprenne une telle proposition qui, à défaut de recevoir l’adhé­sion enthousiaste de Netanyahou, ferait sans doute réfléchir la masse des Israéliens.


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