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Le Mensonge peut courir un an, la vérité le rattrape en un jour, dit le sage Haoussa .

Tant que les lions n’auront pas leurs propres historiens, les histoires de chasse continueront de glorifier le chasseur.










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Saturday, September 24, 2011

Affaire Karachi : si vous avez raté un épisode


LEMONDE.FR | 21.09.11 | 19h43 • Mis à jour le 23.09.11 | 18h04

Les investigations autour de l'affaire Karachi mènent au financement de la campagne d'Edouard Balladur en 1995, dont Nicolas Sarkozy était le porte-parole.
estigations autour de l'affaire Karachi mènent au financement de la campagne d'Edouard Balladur en 1995, dont Nicolas Sarkozy était le porte-parole.AFP/ERIC FEFERBERG
Après Nicolas Bazire et Thierry Gaubert, la justice vient de faire un pas de plus en direction de Nicolas Sarkozy puisque c'est désormais Brice Hortefeux – politiquement le plus proche de lui – qui a été directement impliqué, vendredi 23 septembre. Pour bien comprendre les scénarios et les enjeux des affaires qui touchent actuellement les plus hautes sphères de l'Etat, il faut remonter à l'attentat de Karachi en 2002.
Le point de départ : l'affaire Karachi. Lorsque Edouard Balladur était premier ministre (1993-1995), il avait mis en place un système de commissions légales pour réussir à conclure des contrats d'armement avec le Pakistan et l'Arabie saoudite. Des intermédiaires étaient payés pour faire du lobbying auprès de ces deux pays, dont le Libanais Ziad Takieddine. Jusqu'ici rien d'illégal. Mais les juges soupçonnent qu'une partie de l'argent reçu par ces intermédiaires est revenu à Edouard Balladur, via des sociétés écrans, afin de financer illégalement sa campagne pour l'élection de 1995. Ce sont les fameuses "rétrocommissions". Jacques Chirac accède à la présidence en 1995 et, rapidement, il fait stopper ce système de commissions, avant tout pour priver ses ennemis balladuriens de ces sommes.
Le 8 mai 2002, un attentat-suicide fait 14 morts à Karachi, au Pakistan, dont 11 employés français de la Direction des constructions navales. La justice pakistanaise a attribué l'attentat à un groupe terroriste, mais la justice française retient hypothèse d'une vengeance de responsables pakistanais n'ayant pas reçu les commissions qui leur avaient été promises.
Une information ayant été ouverte sur le volet financier de l'affaire, Ziad Takieddinea été mis en examen, le 14 septembre 2011, pour "complicité et recel d'abus de biens sociaux".
L'affaire Karachi est devenue l'affaire Balladur. Aujourd'hui, la question n'est plus tellement de savoir si l'attentat a été motivé par la vengeance, mais de faire la lumière sur le financement de la campagne d'Edouard Balladur, qui paraît de plus en plus irrégulier. Si les comptes de campagne de l'ancien premier ministre ont été validés, à l'époque, par le Conseil constitutionnel, plusieurs témoins ont fait état d'irrégularités et, notamment, du dépôt de fortes sommes en liquide, dont la provenance reste incertaine. Au cœur de l'été, un témoin a permis d'écarter la piste d'un financement par les fonds secrets en liquide dont disposait alors Matignon. Cela accrédite la piste d'une autre source, qui pourrait être celle des rétrocommissions.
L'homme d'affaires franco-libanais Ziad Takieddine, le 14 septembre 2011 à Paris.
L'homme d'affaires franco-libanais Ziad Takieddine, le 14 septembre 2011 à Paris.AFP/THOMAS SAMSON
    Pourquoi l'affaire rebondit-elle maintenant ? Parce que le juge Renaud VanRuymbeke a décidé de lancer une série de mises en examen, sur la base de nouveaux témoignages. M. Takieddine a donc été le premier à être inculpé, le 14 septembre. Le 21, le juge a inculpé Thierry Gaubert, ancien collaborateur de M. Sarkozy à la mairie de Neuilly et au ministère du budget, pour recel d'abus de biens sociaux. Et, le 22 septembre, un troisième homme a été inculpé pour complicité d'abus de biens sociaux : Nicolas Bazire, ancien directeur du cabinet de M. Balladur.
    La justice se rapproche de l'Elysée. Non seulement MM. Bazire et Gaubert sont ou ont été très proches de Nicolas Sarkozy, mais l'actuel chef de l'Etat était en outre, à l'époque, le porte-parole de M. Balladur. Il est difficile de croire qu'il ait tout ignoré d'éventuels financement occultes. Pour l'avocat des familles de victimes de l'affaire Karachi, Me Morice, "il va de soi et il est certain que si Nicolas Sarkozy n'était pas actuellement président de la République, il serait entendu parce que les pistes mènent vers sa responsabilité".
    Nicolas Bazire dirige actuellement la holding privée du groupe LVMH et siège à son conseil d'administration. Il fut le témoin de mariage de Nicolas Sarkozy et Carla Bruni. Avant cela, il était surtout connu comme ancien directeur du cabinet d'Edouard Balladur et directeur de de sa campagne présidentielle en 1995.
    Nicolas Bazire et Edouard Balladur sur le plateau de l'émission "L'heure de vérité", en 1995.
    Nicolas Bazire et Edouard Balladur sur le plateau de l'émission "L'heure de vérité", en 1995.Reuters/CHARLES PLATIAU
    Un reportage de France 2 de 1995 présente Nicolas Sarkozy et Nicolas Bazire comme faisant partie de l''"Etat major" de campagne d'Edouard Balladur :
    Thierry Gaubert a été chef adjoint du cabinet de M. Sarkozy lorsque celui-ci était ministre du budget, entre 1993 et 1995. Il fut également l'un de ses principaux collaborateurs à la mairie de Neuilly. Eloigné de Nicolas Sarkozy depuis la fin des années 1990, il reste très proche de Brice Hortefeux. Selon le Nouvel Observateur, son ex-femme, la princesse Hélène de Yougoslavie, figure mondaine, aurait raconté aux enquêteurs que M. Gaubert avait accompagné, en Suisse, l'intermédiaire libanais Ziad Takieddine pour aller chercher des valises"volumineuses de billets", durant la période 94-95.
    L'Elysée dément et se prend les pieds dans le tapis. L'Elysée a vivement et rapidement réagi après la mise en examen de ces deux hommes, en dénonçant"calomnie et manipulation politicienne" et en assurant que le nom de M. Sarkozy"n'apparaît dans aucun des éléments du dossier" et qu'il "n'a été cité par aucun témoin ou acteur du dossier" judiciaire. Mais comment l'Elysée peut-il affirmer cela sans avoir eu accès au dossier ? Le chef de l'Etat ou la présidence ne sont pas parties civiles et n'ont donc aucune raison d'avoir pu consulter un dossier d'instruction en cours. La question du respect de la séparation des pouvoirs est posée. Au surplus, le communiqué de l'Elysée contient des affirmations factuellement fausses : le nom de M. Sarkozy apparaît bien dans le dossier et il est même cité à plusieurs reprises dans l'affaire.
    Un nouveau protagoniste entre en scène : Brice Hortefeux. Selon des informations révélées vendredi 23 septembre par Le Monde, Brice Hortefeux a appelé au téléphone, le 14 septembre, Thierry Gaubert et lui a dit que sa femme Hélène "balan[çait] beaucoup" devant le juge chargé de l'enquête sur l'affaire Karachi. Le juge Van Ruymbeke avait tenu à ce que cette déposition reste confidentielle le plus longtemps possible, mais M. Hortefeux, lui, en savait déjà beaucoup. C'est ainsi que l'ex-ministre de l'intérieur, au mépris du secret de l'instruction, a décidé d'appeler son ami pour le prévenir que sa femme avait été entendue par les enquêteurs.

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    Saturday, December 12, 2009

    Esclavage: Sarkozy et les médias ont la mémoire courte

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    Monday, November 09, 2009

    Sarkozy à Berlin lors de la chute du mur : menteur !

    Propagande médiatique, politique, idéologique





    Sarkozy à Berlin lors de la chute du mur : menteur !
    Ah il est fort, quand même notre président. "Souvenirs de la chute du Mur de Berlin, le 9 novembre 1989, peut-on lire sur sa page Facebook, le texte suivant illustrant la jolie photo ci-contre : J’étais alors secrétaire général adjoint du RPR. Le 9 novembre au matin, nous nous intéressons aux informations qui arrivent de Berlin, et semblent annoncer du changement dans la capitale divisée de l’Allemagne. Nous décidons de quitter Paris avec Alain Juppé pour participer à l’événement qui se profile. Arrivés à Berlin ouest, nous filons vers la porte de Brandebourg où une foule enthousiaste s’est déjà amassée à l’annonce de l’ouverture probable du mur." Le journaliste de Libération Alain Auffray se gausse sur son blog : "Marteau en main, il y était, Sarko, à Berlin. L’homme qui s’apprête à faire l’Histoire ne pouvait rater ce moment historique. Epatant !" Suit une réfutation en règle des propos présidentiels : "Le problème c’est que l’histoire qu’on nous raconte ne tient pas debout (...) Le matin du 9 novembre, personne à Paris - ni même à Berlin - ne pouvait soupçonner que le mur allait tomber. les radios et télévisions ouest-allemandes n’ont commencé à évoquer la "libre circulation" qu’à partir de 20h. Et ce n’est qu’après 23 heures que les Berlinois de l’Est, prenant ces informations prématurées pour argent comptant, furent si nombreux à se masser devant le poste frontière de la Bornholmer Strasse que les garde-frontière est-allemands finirent par lever la barrière. Parole de témoin : jamais "l’événement" ne s’est "profilé". Témoin, Alain Auffray l’est assurément : il était alors en poste à Berlin, correspondant de plusieurs journaux français. "Et pour faire bonne mesure, poursuit le journaliste, il ajoute cette scène totalement fantaisiste : "Arrivés à Berlin ouest, nous filons vers la porte de Brandebourg où une foule enthousiaste s’est déjà amassée à l’annonce de l’ouverture probable du mur". A aucun moment l’annonce d’une "ouverture probable" n’a provoqué le moindre rassemblement à l’Ouest. La foule était massée à l’Est. Et beaucoup plus au Nord, dans le quartier de Prenzlauer Berg. Les Berlinois de l’Ouest n’ont commencé à s’attaquer au mur que le lendemain 10 novembre. Ils ont été rejoints par des visiteurs venus du monde entier. Parmi lesquels, Nicolas Sarkozy et Alain Juppé." L’invraisemblance totale du récit discrédite sans appel le menteur. Mais était-il même à Berlin le lendemain, comme l’avance Auffray ?

    Benjamin Ferran a mené l’enquête pour Offnotes : "Voici un extrait du livre Le Joker, de Céline Edwards-Vuillet. Il s’agit d’une biographie “non autorisée” de 2001 consacrée à Alain Juppé et trouvée grâce à Google Books. J’en ai assemblé de brefs extraits pour obtenir plusieurs phrases complètes. "Lorsqu’il retourne à Berlin six mois plus tard, le 16 novembre, avec François Léotard et Alain Madelin, Alain Juppé découvre un autre univers. Là, il touche les quelques pans de mur encore debout, passe de « l’autre côté », tandis que des Allemands de l’Est accélèrent à coups de pioche la désagrégation de quarante années de honte." (...) Confirmant cette chronologie, voici comment Claude Sarraute parlait dans Le Monde du 21 novembre 1989 de tous ces politiques qui se sont rués vers Berlin avec plusieurs jours de retard. Il y est fait mention d’Alain Juppé et d’Alain Madelin. "Il y a qu’à voir la ruée de nos politiciens et de nos intellos en mal de pub, amenés là par charters entiers, qui se pavanent en travelling arrière devant les caméras. Juppé, Madelin, Mur de Berlin. Une, première. Silence. Moteur. Et encore, je vous parle que des retardataires. Il y a huit jours, on les a pas vus à la télé because raté." De fait, le 10 novembre 1989, Alain Juppé réagissait à la télévision sans la moindre mention d’un voyage éclair. Qu’en conclure ? Que cet Alain Juppé, que l’on voit sur la photo à côté de Nicolas Sarkozy, a fait son premier voyage à Berlin avec d’autres élus du RPR le 16 novembre d’après un livre qui lui est consacré et n’était pas à Berlin le soir-même selon Claude Sarraute (il n’est pas fait mention nommément de Nicolas Sarkozy, mais le message Facebook indique qu’ils ont fait juppéle voyage ensemble). (...) Dans un entretien à TV5, Alain Juppé évoque sa venue le “10 ou 11 novembre”. Mais plus le 9 novembre". Ce qui contredit ce qu’il affirme sur cette vidéo, dans laquelle il reprend la fable de sa présence à Berlin le 9, le jour de la chute du mur. A présent que le mensonge est établi, lisons la fin du texte de Sarkozy, "racontant" les événements berlinois : "Nous filons ensuite vers Check Point Charlie pour passer du côté est de la ville, et enfin confronter ce mur dans lequel nous avons pu donner quelques coups de pioche. Autour de nous, des familles se rassemblaient pour abattre le béton. Certaines venaient nous parler pour nous expliquer leurs sentiments, leurs ambitions nouvelles, et partager leurs émotions après des décennies de séparation. La nuit s’est poursuivie dans l’enthousiasme général : les retrouvailles du peuple allemand sonnaient la fin de la guerre froide et le début d’une période de grande liberté en Europe." Voyez avec quel applomb il s’invente un rôle. Cet homme ne connaît décidément aucune limite. Et c’est encore Internet qui stoppe la désinformation.


    Lundi 9 Novembre 2009
    Olivier Bonnet



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    Wednesday, October 14, 2009

    Rise of Sarkozy Junior whips up nepotism storm for 'Papa'


    Published on 10-13-2009

    Source: Independent

    The possible – or even probable – appointment of a 23-year-old Paris law student to run Europe's largest office development has generated a storm of protest and mockery in France, including an 8,000-name petition on the internet. According to his critics, the student has only one qualification to become the next political boss of the lucrative, prestigious but floundering La Défense business district west of the city centre. The student's name is Jean Sarkozy, the son of the President of the Republic.

    According to the President's political party, Jean Sarkozy, who is in his second year of a law degree at the University of Paris-Sorbonne, is "the most legitimate" candidate for the job. A taller, blonder, more handsome version of his father, he said modestly: "I am not more legitimate than other candidates but nor am I less legitimate."

    Mr Sarkozy Jnr already leads his father's centre-right party, the Union pour un Mouvement Populaire (UMP), on the council of Hauts-de-Seine, the wealthiest département in France. He is, in theory, a shoo-in for the party's nomination to be the new head of La Défense's public management body later this month, and for the final appointment in December.

    But the prospect of a 23-year-old being catapulted into such a powerful, if unpaid, position has raised howls of fury and derision. The former presidential candidate, François Bayrou, accused the "Sarkozy clan" of taking France "back to the days of imperial Rome", when the Emperor Caligula appointed his horse as consul. Other critics have spoken of the "Berlusconisation" of France or of political behaviour worthy of a "banana republic".

    The criticism comes not only from the President's usual opponents on the left and centre. The online forums of Le Figaro – a centre-right newspaper which supports President Sarkozy – were packed yesterday with angry messages condemning the latest move in the fast-track career of "Sarkozy fils". One typical message reads: "My grandson is in the second year of kindergarten and loves aeroplanes. Do you think he has a chance of becoming boss of Air France next year?"

    Jean Sarkozy shot to prominence soon after his father's election in 2007. He supported a renegade candidate for the President's original fiefdom as mayor of Neuilly-sur-Seine, a wealthy western surburb of Paris. Last year, soon after marrying an heiress, he ran successfully for a county council seat and was elected as leader of the UMP group on the Hauts-de-Seine council.

    Observers of the tangled and poisonous web of Hauts-de-Seine politics say it is too simple to suggest that President Sarkozy has pushed his son forward. They say the President, who himself became mayor of Neuilly at the age of 28, has been both fascinated and exasperated by the depth of his son's hunger and ambition (although he has done little to curb them).

    Officially, the UMP endorses Jean Sarkozy's candidature but the controversy has added to growing disquiet in the party as the President approaches the half-way point in his five-year term. "Most 23-year-old students in France are still struggling to complete their courses or find unpaid work experience jobs," said one UMP deputy yesterday. "You can imagine how this goes down with middle-class parents worried about their children's futures in a time of recession. Nicolas Sarkozy should remember that he was elected on a promise of bringing equal opportunities to all."

    The defeated Socialist presidential candidate, Ségolène Royal, hinted at wider political motives. In a radio interview yesterday, she suggested that the real issue was the €1bn a year in rents and taxes generated by La Défense for the mostly centre-right dominated town and county councils just to the west of Paris proper. There are also multibillion-euro plans – launched by President Sarkozy when he became the county and La Défense boss in 2004 – to extend the site and build two or three giant skyscrapers taller than the Eiffel Tower.

    "Money like that is always useful just before the next presidential election [in 2012]," Ms Royal said. "Holding the keys to the generation of billions of euros ... you know what I mean."

    Other critics are more concerned about Mr Sarkozy Jnr's ability to handle the problems experienced by La Défense in the recession, including a projected €150bn shortfall in its funds this year. The public accounts of Europe's largest purpose-built business district, which opened in the 1970s and can accommodate about 150,000 workers, have persistently been criticised by official financial watchdogs as too opaque or vague.

    An internet petition has been launched by Christophe Grébe, an investigative journalist turned centrist politician, who has acquired a large following with his criticism of the political and financial management of La Défense in recent years.

    More than 8,000 people had signed the petition last night. It reads: "Presiding over such an organisation requires competence and experience. Jean Sarkozy, we invite you to complete your law studies and do a few work experience placements in business, before – who knows? – trying again for your father's old job one day."

    Nicolas and sons: The President's men

    *Jean Sarkozy de Nagy-Bocsa, who turned 23 last month, is the younger of two sons of Nicolas Sarkozy's first marriage. When Mr Sarkozy left the marriage to live with his future second wife, Cécilia, Jean was two years old and was largely brought up by his mother, Marie-Dominique Culioli. The president is said by friends to be exasperated by his son's youthful ambition but unwilling to stand in his way, partly because of a sense of guilt at the collapse of his first marriage.

    *Jean's quieter, older brother, Pierre, 24, is an independent rock and hip-hop music producer.

    *President Sarkozy has a third son, Louis, 12, who lives in New York with his mother Cécilia Ciganer-Albeniz, the president's divorced second wife.

    *Sarkozy's third wife, Carla Bruni-Sarkozy, has an eight-year-old son, Aurélien. His father is the French writer, Raphael Enthoven. Aurélien lives with his mother and her new husband in the 16th arrondissement of Paris.




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    Friday, October 09, 2009

    Sarkozy Prix Nobel de l'ego


    Après avoir félicité Obama du bout des lèvres pour son prix Nobel, la garde rapprochée de Nicolas Sarkozy s'est étonnée que le président français ne soit pas l'heureux destinataire de la récompense. Il a pourtant tellement de choses à compenser, comme nous l'explique Superno.



    Photo : Capture d'écran Dailymotion - Canal + - Myriam310
    Hallucination totale peu avant 12h45 sur France Info. Dominique Paillé, porte-parole adjoint du gouvernement, réagit en direct à l’attribution du prix Nobel de la paix à Barack Obama.

    Il commence par le féliciter (ça doit lui faire une belle jambe, à Obama), avant d’insinuer que peut-être d’autres personnes auraient en fait davantage œuvré pour la paix dans le monde… Et de finir par se lâcher en affirmant que Sarkozy, par exemple, faisait partie de ces autres personnes:

    Voici le verbatim tel que révélé par LePost.fr
    Je note simplement qu’il s’agissait de récompenser un politique. Il y avait d’autres personnes qui auraient pu être récompensées, comme Nicolas Sarkozy qui, à la tête de l’Union européenne, a mis fin au conflit en Géorgie. Il s’est illustré contre la prolifération nucléaire en Iran avec fermeté. Il y a aussi les mesures admises par tous au G20. Or si le plan de relance n’avait pas été arrêté, cela aurait été déstabilisant pour la paix internationale.

    Je me suis pincé douze fois. Sur le site, j’ai réussi à réécouter l’extrait qui a terminé de me persuader que je n’avais pas perdu la raison. Hélas, il a vite disparu, non pas censuré mais emporté par le temps de l’actu, et je n’ai pas pu l’enregistrer. Si quelqu’un dispose d’un fichier numérique de ce monument de bêtise radiophonique, je lui serai reconnaissant de me le faire parvenir !
    Jamais l’expression “perdre le sens commun” n’a été aussi pertinente !
    Il est bien évident que le travail de porte-parole de l’UMP impose de laisser son cerveau au vestiaire, mais là de nouvelles limites ont manifestement été franchies.

    Ce petit mec, qui emmène à chaque déplacement les pires cupides et corrompus des marchands de canons hexagonaux, qui fourgue des centrales nucléaires à Kadhafi, des Rafales à Lula, envoie des militaires français au casse-pipe en Afghanistan, construit une base française à Abu Dhabi, aurait fait un bon prix Nobel de la paix ? Et pourquoi pas Alexandre Jardin prix Nobel de littérature, tant qu’on y est ?

    Il y a eu certes d’autres redoutables gredins qui l’ont eu, ce Nobel de la paix. Et ne dit-on pas que la meilleure manière d’avoir la paix est de préparer la guerre ? Mais ce n’est sûrement pas de cela que parlait Paillé.
    Il devait avoir le prix Nobel car il s’appelle Nicolas Sarkozy, point barre.
    J’ai lu ce week-end dans le train la biographie au cirage (« Un pouvoir nommé désir ») que lui a consacrée Catherine Nay, vieille bourgeoise qui étale notamment sa suffisance sur la radio officielle de la cour : Europe 1. Baignant dans un révisionnisme politique qu’il vaut mieux prendre à la rigolade (ses considérations sur le «Smic jeune», la «loi Devaquet» ou encore le CPE, qui auraient été de bonnes réformes mal comprises par le peuple, ce sot, sont à se pisser dans le slip !), elle y distille des anecdotes plus ou moins éclairantes sur celui qui est désormais censé nous gouverner.

    On apprend ainsi que, outre sa petite taille, c’est la (très relative) absence de (grande) fortune de sa famille qui lui a filé des complexes quand il se comparait à la jeunesse dorée de Neuilly. Il s’est inventé des revanches à prendre. Et que c’est ainsi qu’il a décidé qu’il serait un jour plus grand et plus important que tous ceux devant lesquels ils se sentait humilié.
    Ses chevilles, bien moulées dans des chaussures pointure 38 avec 7 cm de talonnettes, n’arrêtent pas d’enfler de manière dangereuse. Il y a quelques mois encore, il faisait tout son possible, jusqu’au ridicule, pour se faire photographier en compagnie d’Obama, qui l’a pourtant bien jaugé et le snobe royalement.

    Mais c’est fini, ce temps-là. Désormais, il estime qu’il l’a dépassé. Et demande à ses sous-fifres de le faire savoir.
    Oyez, oyez : Sarkozy est le plus grand. La grenouille est plus grosse que le boeuf. Qu’on se le dise!

    EDIT : Axel Poniatowski dit la même chose dans le JDD ! Le concours de lèche-culs continue !


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    Friday, October 02, 2009

    Sarkozy veut sa guerre

    "La thématique anti-iranienne est une thématique « occidentale », c’est-à-dire israélienne, américaine et britannique. Nicolas Sarkozy y a rallié le gouvernement français – et même fait de la surenchère – en déclarant le 23 septembre qu’un Iran doté de la bombe nucléaire « C’est inacceptable ». « Pourquoi opposer le dialogue et des sanctions au cas où le dialogue ne prospère pas ? s’est interrogé Sarkozy. Je suis bien obligé de regarder, le dialogue ne prospère pas. Il y aura une date limite. Dans mon esprit, c’est le mois de décembre. » Cette surenchère verbale légitime par avance l’option d’une guerre préventive : américaine (« toutes les hypothèses sont sur la table » pour Obama) ou israélienne (le gouvernement Netanyahu-Lieberman y préparant l’opinion), guerre que la France s’apprête à légitimer sinon à soutenir militairement. Or l’Iran ne menace pas la France."

    Sa meilleure arme: la propagande.
    http://www.facebook.com/l/7a81a;www.dailymotion.com/video/xanfiv_rayer-israel-de-la-carte-ou-propaga_news
    Partager SVP.
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    Friday, August 28, 2009

    Nicolas SARKOZY est-il sérieux lorsqu’il déclare qu’il va solder la Françafrique ?

    Les chefs d’Etats Africains n’y croient pas

    françafrique.jpgNicolas SARKOZY annonce le désengagement de la France de ses anciennes colonies et la fin des accords secrets qui les lient depuis qu’il est à l’Elysée. Dans les faits, tout porte à croire que rien ne changera. Surtout quand trois chefs d’Etats Africains obtiennent la mutation d’un ministre trop critique à leur égard.

    Nicolas SARKOZY est-il sérieux lorsqu’il déclare qu’il va solder la Françafrique ? Mercredi 26 aout 2009 lors de son discours devant la conférence des ambassadeurs à l’Elysée, le chef d’Etat Français a, comme en février dernier, laissé entendre qu’il souhaitait renégocier les accords de défense liant la France à certaines anciennes colonies Françaises d’Afrique. Cette fois-ci, il a même avancé une date : avant la fin de cette année.

    "Fin 2009, les accords de défense qui nous lient à huit pays Africains auront été négociés dans une perspective radicalement nouvelle", a affirmé Nicolas SARKOZY. Selon lui, il revient désormais aux pays Africains d’assurer leur sécurité. "La France conçoit son rôle d’abord comme un appui à la création de forces Africaines capables d’assurer collectivement la sécurité de leur continent, dans le cadre de l’initiative de défense de l’Union Africaine".

    Le président Français a assuré n’avoir pas choisi au hasard le début de l’année prochaine pour entamer un nouvel épisode des relations entre la France et ses anciennes colonies Africaines. "2010 sera une année importante pour la relation entre l’Afrique et la France : 14 anciennes colonies Françaises célébreront le 50e anniversaire de leur indépendance (…) Ce sera donc une année dédiée à la fidélité dans l’amitié et à la solidarité. Je veux que 2010 signale aussi l’achèvement d’une rénovation profonde de nos relations avec le continent".

    Spoliation

    Les accords, dont parle Nicolas SARKOZY, concernent surtout la coopération militaire. Les pays Africains, en cas de menace de leur sécurité, peuvent demander l’aide de la France. Par exemple, le 24 avril 1961, les jeunes République de Côte d’Ivoire, du Dahomey (actuel Benin) et du Niger signent un accord de défense avec la France, pour que celle-ci établisse ses forces militaires sur leurs territoires, lesquelles peuvent y circuler et utiliser les infrastructures des pays d’accueil.

    Mais cette entente principale est complétée par d’autres accords dits "spéciaux", concernant les matières premières et produits stratégiques comme les hydrocarbures, l’uranium et le lithium. La France s’octroie sur leur achat un droit de préférence. "Pour les besoins de la défense, réservent par priorité leur vente à la République Française après satisfaction des besoins de leur consommation intérieure, et s’approvisionnent par priorité auprès d’elle" et "lorsque les intérêts de la défense l’exigent, les Etats Africains limitent ou interdisent leur exportation à destination d’autres pays".

    Pour de nombreux observateurs, de tels arrangements ont permis à l’Etat Français de s’assurer un quasi-monopole dans des secteurs entiers de l’économie de ses anciennes colonies. Pis encore, il contrôle aussi leur monnaie, le franc CFA, appendice tropical du franc Français, et aujourd’hui de l’euro.

    Illustration avec l’uranium du Niger, un minerai précieux pour l’industrie atomique. Dans ce pays grand producteur de cette matière première, la firme Areva a longtemps maitrisé toute seule les prix de revient du minerai. Les autorités Nigériennes ne disposant pas de l’expertise nécessaire pour en tirer profit ni auprès de la France ni d’éventuels autres partenaires économiques.

    Les accords de défense semblent aussi servir à protéger quelques "amis" dictateurs Africains et prédateurs de fonds publics. Un des derniers exemples en date : le Tchad. Menacé par une insurrection armée qui s’apprêtait à prendre d’assaut le palais présidentiel où il s’était retranché, Idriss DEBY ne devra la vie sauve qu’aux forces françaises stationnées au Tchad.

    Rupture en trompe l’œil

    Dans la pratique de Nicolas SARKOZY, la rupture fait figure de simple rhétorique. Ceux qui ont d’ailleurs pris le chef d’Etat Français au pied de la lettre l’ont payé cher. C’est le cas de Jean Marie BOCKEL, ex-socialiste passé dans le gouvernement d’ouverture du président.

    Dans ses vœux du 15 janvier 2008, l’ancien Secrétaire d’Etat à la Coopération et à la Francophonie avait osé dénoncer l’incurie de certains dirigeants Africains. "L’un des premiers freins au développement, c’est la mauvaise gouvernance, le gaspillage des fonds publics, l’incurie de structures administratives défaillantes, la prédation de certains dirigeants (…) Quand le baril est à 100 dollars et que d’importants pays producteurs de pétrole ne parviennent pas à se développer, la gouvernance est en question. (…)Quand les indicateurs sociaux de ces pays stagnent ou régressent, tandis qu’une minorité mène un train de vie luxueux, la gouvernance est en question".

    Jean Marie BOCKEL avait ensuite nommément cité feu le président du Gabon, Omar BONGO ONDIMBA. Cette sortie inopinée du ministre Français avait provoqué une véritable levée de bouclier des dinosaures de la FrançAfrique. Paul BIYA du Cameroun, Denis SASSOU NGUESSO de la République du Congo et Omar BONGO ONDIMBA avaient oublié leurs rivalités sous-régionales, le temps d’obtenir la tête de l’impétrant. Deux mois plus tard, à la faveur d’un remaniement, Nicolas SARKOZY envoyait Jean-Marie BOCKEL s’occuper des dossiers des anciens combattants. De quoi renforcer les convictions de la partie Africaine de la FrançAfrique qui ne croit pas à la volonté de rupture affichée par l’Elysée.

    Paul BIYA l’affirmait d’ailleurs de façon très claire, peu après l’entrée en fonction du président Français. "A vrai dire, de mon point de vue je pense qu’il y a plus rupture dans la forme et continuité dans le fond (…) Maintenant la nouvelle politique Africaine de la France est en cours d’élaboration et il y a peut-être des changements, mais je crois que la rupture est surtout formelle", confiait-il à France 24 en octobre 2007.

    Son homologue Gabonais n’en pensait pas moins. Considéré de son vivant comme le doyen de la FrançAfrique, Omar BONGO ONDIMBA avait affirmé : "L’Afrique sans la France, c’est comme une voiture sans chauffeur, et la France sans l’Afrique, c’est une voiture sans carburant". Les analystes considèrent la récente visite de Paul BIYA en France, alors que les Gabonais pleuraient la mort de leur président, comme une campagne de lobbying pour succéder à Omar BONGO ONDIMBA, au poste de doyen de la FrançAfrique, également convoité par Denis SASSOU NGUESSO, que l’on dit malade.

    Alors, quand pourra-t-on établir le certificat de décès de la FrançAfrique qui sert tout, sauf les intérêts des peuples Africains ? Peut-être lorsque les Africains prendront leur destin en main, comme l’a récemment suggéré Barack OBAMA lors de son discours d’Accra, mettant ainsi fin à l’étouffante tutelle néo-coloniale ? Peut-être lorsque la FrançAfrique succombera aux assauts de la concurrence d’autres puissances comme la Chine, vorace en ressources énergétiques, ou encore la Russie qui injectent des milliards d’euros d’investissement sur le continent ?

    Source : http://www.afrik.com/

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    Tuesday, July 21, 2009

    Les Fossoyeurs Français du Congo Brazzaville TOUBON et compagnie, meilleurs amis du Congo de NGUESSO

    Les Fossoyeurs Français du Congo Brazzaville
    TOUBON et compagnie, meilleurs amis du Congo de NGUESSO

    Par Th. FESSY - A. ZAJTMAN - C. NININ | Journalistes 


    Contredisant l'Union européenne, l'ancien ministre et des députés ont applaudi les conditions de la réélection du président Congolais.
    Le scrutin présidentiel du dimanche 12 juillet au Congo-Brazzaville a permis, sans surprise, à Denis SASSOU NGUESSO de s'offrir un nouveau mandat de sept ans.
    Totalisant déjà vingt-cinq années au pouvoir, "Papa Sassou" (comme il se fait appeler) a donc été réélu avec 78,6% des suffrages pour un taux de participation s'élevant officiellement à 66%, bien surprenant quand on sait le peu d'électeurs qui se sont rendus aux urnes.
    La question de la participation est cruciale : en appelant les électeurs au boycott des urnes, les principaux opposants en avaient habilement fait l'enjeu véritable du scrutin.
    Si nous n'avons vu aucune file d'attente -hormis celle, très bien organisée, à la mairie de Ouenze quelques minutes avant l'arrivée du président sortant et de son épouse- nous avons cependant croisé quelques députés Français visiblement ravis de leur petite balade électorale dominicale.

    "Ne soyons pas des Occidentaux arrogants. Essayons d'aider les Africains"
    Ce qui nous a surpris : ni l'Union Européenne, ni la France n'avaient envoyé de mission d'observation pour ce scrutin. Ces élus répondaient en réalité à l'invitation de membres ou organes du gouvernement Congolais. Parmi eux, le député Européen UMP sortant Jacques TOUBON.
    Ce proche de CHIRAC, ancien ministre de la Justice, a balayé devant la presse internationale les réservées émises par Miguel AMADO, le chef de la délégation de la Commission Européenne :
    "Ne soyons pas des Occidentaux arrogants. Essayons d'aider les Africains et non de les condamner avant qu'ils n'aient fait quoique ce soit, ce qui a été le cas en particulier du représentant de l'Union européenne"
    Miguel AMADO avait en effet expliqué l'une des raisons ayant poussé l'UE à ne pas envoyer d'observateurs :"Les corrections apportées depuis le scrutin de 2002 ne sont pas suffisantes" 
    Le diplomate pointait notamment du doigt le recensement électoral qui "n'a pas été fait en bonne et due forme", faisant remarquer qu'un fichier électoral de 2.2 millions d'électeurs pour une population totale estimée à 3.8 millions d'habitants, "c'est trop, surtout en Afrique où un grand pourcentage de la population est jeune"
    Regrettant de "ne pas avoir été préalablement informé de leur visite", l'ambassadeur de l'UE a reconnu avoir eu un "échange tendu"  avec les édiles français, et notamment avec Jacques TOUBON. Rappelons que ce dernier a été nommé le 21 juin par Nicolas SARKOZY à la tête d'une mission chargée de préparer et d'assurer la mise en œuvre d’une initiative "2010 – Année de l’Afrique"
     
    "Un grand moment démocratique" pour le député-maire UMP d'Elancourt
    A la tête d'une obscure Coordination des observateurs franco-africains (Cofa), se déplaçant dans le sillage de"Papa SASSOU" le jour de l'élection, on trouve Jean-Michel FOURGOUS, député UMP.
    Le président du groupe Amitié France-Gabon de l'Assemblée nationale a expliqué qu'il était là pour représenter son homologue d'Amitié France-Congo (François Michel-GONNOT), ce dernier n'ayant pu faire le déplacement pour ce "grand moment démocratique".
    Dès 11 heures du matin, le maire d'Elancourt affichait sa satisfaction devant la presse Congolaise : "L'élection est libre (…), le taux de participation va certainement dépasser les 50% (…), la démocratie fonctionne"
    Le lendemain, il cosignait avec Jean-François MANCEL, député UMP de l'Oise faisant lui aussi partie de la Cofa, un communiqué dans la presse progouvernementale en forme de diatribe contre Miguel AMADO, indiquant même qu'ils demanderaient des "sanctions"  à l'encontre du représentant européen.
    De son coté, l'ambassadeur de France Nicolas NORMAND, a refusé de répondre à une interview au sujet de ces députés et autres personnalités françaises venus observer les élections.
    Nous recevant tout de même après que nous avons été brutalisés lors d’une manifestation d’opposition par les forces de l’ordre -nos équipements ont été confisqués et détruits-, Nicolas NORMAND affirme lui aussi ne pas avoir été mis au courant de l'arrivée des députés pour l'observation du scrutin.
     
    FOURGOUS et MANCEL sont des proches du régime de Denis SASSOU NGUESSO
    Amis de la famille KOLELAS -des opposants historiques ralliés à SASSOU-, les députés FOURGOUS etMANCEL constituaient ainsi la "délégation française"  lors de la création de la Conférence des démocrates humanistes africains (Codeha) fin avril. Son coordinateur n'est autre que Guy Brice Parfait KOLELAS, ministre Congolais de la Pêche.
    De même, Jacques TOUBON, venu à Brazzaville en compagnie de Patrick GAUBERT, président de la Licra, ancien conseiller de Charles PASQUA et député européen jusqu'en juin dernier, répondait à l'invitation de la Commission nationale des droits de l'homme, contrôlée par le régime Congolais.
    Patrick GAUBERT au Congo ? On se souvient de son rôle controversé dans l’affaire des disparus du beach, dénoncé par la Fédération internationale des droits de l'homme (FIDH).
    En 1999, ces 353 réfugiés, rapatriés du Congo-Kinshasa voisin  par le HCR après la guerre pour être remis aux autorités de Brazzaville, n'ont jamais été revus par leurs familles. Un procès tenu par la justice Congolaise en 2005 n'avait pas permis de faire la lumière dans cette affaire.
    Selon la FIDH, GAUBERT a fait pression, en 2004-2005, sur les familles des disparus pour qu'elles abandonnent les poursuites intentées en France contre plusieurs responsables du régime de Denis SASSOU NGUESSO.

    Le représentant des éditions L'Harmattan mélange les genres
    Avant le scrutin, quelques 350 observateurs de la dite société civile -elle aussi sous contrôle du régime en place- ont reçu le manuel du parfait observateur, rédigé et signé par Anatole COLLINET MAKOSSO.
    Ce dernier est aussi représentant des éditions L'Harmattan à Brazzaville, et co-auteur d'un livre sur l’affaire des disparus du beach publié par l'éditeur parisien, le seul ouvrage sur ce thème… qui nie la disparition des 353 réfugiés Congolais.
    Interrogé sur la compatibilité de toutes ses fonctions en période électorale, Anatole MAKOSSO assure "être capable de dissocier" ses occupations pour livrer une analyse impartiale du scrutin.
    La plupart des 350 observateurs, dont Geo-Ecostrapol compilera les conclusions, ont pourtant été recruté dans les rangs de l'association Concertation pour l'encadrement de la jeunesse, fondée et présidée par le mêmeMAKOSSO.

    Pour TOUBON, "plus difficile d'avoir des cadenas à Brazzaville qu'à la Samaritaine"
    Jacques TOUBON a lui aussi émis quelques réserves, pour la forme. L'ancien maire du XIIIe arrondissement de Paris a constaté que "beaucoup d'urnes n'étaient pas fermées, faute tout simplement de cadenas", avant d'ajouter qu'il est "probablement plus difficile d'avoir des cadenas à Brazzaville qu'à la Samaritaine à Paris".
    Selon TOUBON, ce sont des élections qui "correspondent à l'état de la démocratie dans un pays comme le Congo". Les critères de démocratie et de droits de l'homme ne sont-ils pas universels ? Réponse : "Du haut de votre arrogance, vous jugez les Africains."
    Dans un pays où, selon les Nations unies, 70% de la population vit encore sous le seuil de pauvreté, nombre de Congolais nous ont pourtant répété tout au long de notre séjour qu'ils voudraient percevoir les dividendes de la manne pétrolière et de la coupe du bois. Les entreprises françaises Total et Bolloré en ont les plus gros contrats.

    Bourrages d'urnes, fichier électoral obsolète, dépouillement à la bougie…
    La France continue-t-elle d'apporter un soutien infaillible au régime de Denis SASSOU NGUESSO ?
    Ce serait critiquable, après les deux prises du pouvoir par les armes de l'intéressé -en 1979 lors d'un coup d'état, et en 1997 à l'issue d'une guerre civile qu'il a provoquée-, et après une élection considérée comme non démocratique par les observateurs internationaux en 2002.
    Pourtant, les hommes politiques Français rencontrés le jour du scrutin encensaient la stabilité retrouvée sous le régime de SASSOU, refusant d'admettre que la confiscation de l'espace démocratique par le pouvoir porte en elle les germes même de la contestation par les armes, de la gabegie et du sous-développement.
    Ce dimanche électoral, nous avons ainsi été témoins d'une distribution de billets par "des hommes du Rassemblement pour la majorité présidentielle", comme les décrivent les habitants, dans un quartier sud de Brazzaville, où l'abstention a été la plus élevée.
    "Ils donnaient de l'argent en échange du vote pour Denis SASSOU NGUESSO", a expliqué un habitant. "On ne peut pas nous intimider avec de l'argent ! ", s'est exclamée une jeune fille.
    L'Observatoire Congolais des droits de l'homme (OCDH), membre de la FIDH, a rapporté nombre d'irrégularités lors du scrutin, boycotté par six candidats de l'opposition. Bourrages d'urnes -peut-être facilités par l'absence de cadenas que relevait Jacques TOUBON-, fichier électoral non mis à jour, électeurs n'ayant jamais reçu leur carte, bureaux de vote installés chez des particuliers, dépouillement à la bougie à défaut d'électricité… la liste est longue.

    Quand l'ambassadeur de France oublie d'inviter les médias internationaux
    Surtout, l'OCDH, qui avait déployé 47 observateurs, estimait qu'il serait "un miracle de voir le taux de participation dépasser 20%", loin des 66% proclamés par la commission nationale électorale.
    Cette faible affluence est pourtant signe de la désaffection des Congolais pour un exercice électoral proposé par "Papa SASSOU". Le président sortant avait au moins le soutien de ses thuriféraires venus de France, dont la liste comprend aussi Marcel CECCALDI, ex-conseiller juridique du Front national.
    Au cours d'une conférence de presse à laquelle les medias internationaux n'ont pas été invités -sur consigne du Quai d'Orsay, comme on l'a appris de sources diplomatiques- l'ambassadeur de France a pourtant lui aussi salué"le bon déroulement et la bonne organisation de l'élection", qui devrait permettre au Congo "d'entrer dans une ère de stabilité favorable à son développement".
    Pas de mot à la presse internationale donc. Cette dernière, et France 24 et RFI en particulier, ont pourtant été la cible d'éditoriaux enflammés de journaux progouvernementaux dont Les Dépêches de Brazzaville, dirigé par un Français et sponsor du centre culturel français de la capitale Congolaise, où l'on ne trouve pas, comme dans ses homologues des pays africains, de posters de RFI ou de France 24.
    Menaces téléphoniques en pleine nuit, visite d'agents des services de renseignements à l'hôtel et autres intimidations ont suivi, jusqu'à l'agression policière contre France 24 et la BBC lors de la répression d'une manifestation pacifique d'opposants.

    Quand l'ex-colonie érige une statue de son colonisateur français
    Une anecdote pour finir : parmi les réalisations de "Papa SASSOU", on peut citer l'érection d'une statue et d'un mausolée, à la gloire de Pierre SAVORGNAN de Brazza, père de la colonisation Française au Congo et au Gabon.
    Le monument, de dix mètres de haut, a été érigé et inauguré à grand frais en 2006, en présence de SASSOU, feu Omar BONGOPhilippe DOUSTE-BLAZY, alors ministre des Affaires étrangères, et même Bernard KOUCHNER, qui n'occupait pourtant pas de fonctions officielles à l'époque.
    Le coût du monument, de plusieurs millions d'euros, avait été pris en charge par les gouvernements Congolais, Gabonais, et des entreprises Françaises.
    Une ex-colonie qui célèbre son ancien colonisateur ! Voilà qui en dit long sur le mariage grassement consommé entre la France et le régime de SASSOU NGUESSO.
    Nicolas SARKOZY avait promis qu'il y mettrait un terme, mais au Congo-Brazzaville, la Françafrique a de beaux jours devant elle.


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