Tuesday, July 21, 2009
Les Fossoyeurs Français du Congo Brazzaville TOUBON et compagnie, meilleurs amis du Congo de NGUESSO
Monday, July 20, 2009
Toubon et compagnie, meilleurs amis du Congo de Nguesso
Contredisant l'Union européenne, l'ancien ministre et des députés ont applaudi les conditions de la réélection du président congolais.

La question de la participation est cruciale : en appelant les électeurs au boycott des urnes, les principaux opposants en avaient habilement fait l'enjeu véritable du scrutin.
Si nous n'avons vu aucune file d'attente -hormis celle, très bien organisée, à la mairie de Ouenze quelques minutes avant l'arrivée du président sortant et de son épouse- nous avons cependant croisé quelques députés français visiblement ravis de leur petite balade électorale dominicale.
« Ne soyons pas des Occidentaux arrogants. Essayons d'aider les Africains »
Ce qui nous a surpris : ni l'Union européenne, ni la France n'avaient envoyé de mission d'observation pour ce scrutin. Ces élus répondaient en réalité à l'invitation de membres ou organes du gouvernement congolais. Parmi eux, le député européen UMP sortant Jacques Toubon.Ce proche de Chirac, ancien ministre de la Justice, a balayé devant la presse internationale les réservées émises par Miguel Amado, le chef de la délégation de la commission européenne :
“ Ne soyons pas des Occidentaux arrogants. Essayons d'aider les Africains et non de les condamner avant qu'ils n'aient fait quoique ce soit, ce qui a été le cas en particulier du représentant de l'Union européenne. ”Miguel Amado avait en effet expliqué l'une des raisons ayant poussé l'UE à ne pas envoyer d'observateurs : « Les corrections apportées depuis le scrutin de 2002 ne sont pas suffisantes. »
Le diplomate pointait notamment du doigt le recensement électoral qui « n'a pas été fait en bonne et due forme », faisant remarquer qu'un fichier électoral de 2.2 millions d'électeurs pour une population totale estimée à 3.8 millions d'habitants, « c'est trop, surtout en Afrique où un grand pourcentage de la population est jeune ».
Regrettant de « ne pas avoir été préalablement informé de leur visite », l'ambassadeur de l'UE a reconnu avoir eu un « échange tendu » avec les édiles français, et notamment avec Jacques Toubon. Rappelons que ce dernier a été nommé le 21 juin par Nicolas Sarkozy à la tête d'une mission chargée de préparer et d'assurer la mise en œuvre d'une initiative « 2010 - Année de l'Afrique » [2].
« Un grand moment démocratique » pour le député-maire UMP d'Elancourt
A la tête d'une obscure Coordination des observateurs franco-africains (Cofa), se déplaçant dans le sillage de Papa Sassou le jour de l'élection, on trouve Jean-Michel Fourgous, député UMP. Le président du groupe Amitié France-Gabon [3] de l'Assemblée nationale a expliqué qu'il était là pour représenter son homologue d'Amitié France-Congo [4] (François Michel-Gonnot), ce dernier n'ayant pu faire le déplacement pour ce « grand moment démocratique ».Dès 11 heures du matin, le maire d'Elancourt affichait sa satisfaction devant la presse congolaise : « L'élection est libre (…), le taux de participation va certainement dépasser les 50% (…), la démocratie fonctionne. »
Le lendemain, il cosignait avec Jean-François Mancel, député UMP de l'Oise faisant lui aussi partie de la Cofa, un communiqué dans la presse progouvernementale en forme de diatribe contre Miguel Amado, indiquant même qu'ils demanderaient des « sanctions » à l'encontre du représentant européen.
De son coté, l'ambassadeur de France Nicolas Normand, a refusé de répondre à une interview au sujet de ces députés et autres personnalités françaises venus observer les élections.
Nous recevant tout de même après que nous avons été brutalisés lors d'une manifestation d'opposition par les forces de l'ordre [5] -nos équipements ont été confisqués et détruits-, Nicolas Normand affirme lui aussi ne pas avoir été mis au courant de l'arrivée des députés pour l'observation du scrutin.
Fourgous et Mancel sont des proches du régime de Denis Sassou-Nguesso
Amis de la famille Kolélas -des opposants historiques ralliés à Sassou-, les députés Fourgous et Mancel constituaient ainsi la « délégation française » lors de la création de la Conférence des démocrates humanistes africains (Codeha) fin avril. Son coordinateur n'est autre que Guy Brice Parfait Kolélas, ministre congolais de la Pêche.De même, Jacques Toubon, venu à Brazzaville en compagnie de Patrick Gaubert, président de Licra, ancien conseiller de Charles Pasqua et député européen jusqu'en juin dernier, répondait à l'invitation de la Commission nationale des droits de l'homme, contrôlée par le régime congolais.
Patrick Gaubert au Congo ? On se souvient de son rôle controversé dans l'affaire des disparus du Beach [6], dénoncé par la Fédération internationale des droits de l'homme (FIDH).
En 1999, ces 353 réfugiés, rapatriés du Congo-Kinshasa voisin [7] par le HCR après la guerre pour être remis aux autorités de Brazzaville, n'ont jamais été revus par leurs familles. Un procès tenu par la justice congolaise en 2005 n'avait pas permis de faire la lumière dans cette affaire.
Selon la FIDH, Gaubert a fait pression, en 2004-2005, sur les familles des disparus pour qu'elles abandonnent les poursuites intentées en France contre plusieurs responsables du régime de Denis Sassou-Nguesso.
Le représentant des éditions L'Harmattan mélange les genres
Ce cabinet, fondé et dirigé par Anatole Collinet Makosso, conseiller du président Sassou et directeur de cabinet de la première Dame, se veut un « organe de réflexion » visant à influencer les décideurs de tous les domaines.
Avant le scrutin, quelques 350 observateurs de la dite société civile -elle aussi sous contrôle du régime en place- ont reçu le manuel du parfait observateur, rédigé et signé par Anatole Collinet Makosso.
Ce dernier est aussi représentant des éditions L'Harmattan à Brazzaville, et co-auteur d'un livre sur l'affaire des disparus du Beach [8] publié par l'éditeur parisien, le seul ouvrage sur ce thème… qui nie la disparition des 353 réfugiés congolais.

Pour Toubon, « plus difficile d'avoir des cadenas à Brazzaville qu'à la Samaritaine »
Jacques Toubon a lui aussi émis quelques réserves, pour la forme. L'ancien maire du XIIIe arrondissement de Paris a constaté que « beaucoup d'urnes n'étaient pas fermées, faute tout simplement de cadenas », avant d'ajouter qu'il est « probablement plus difficile d'avoir des cadenas à Brazzaville qu'à la Samaritaine à Paris ».
Selon Toubon, ce sont des élections qui « correspondent à l'état de la démocratie dans un pays comme le Congo ». Les critères de démocratie et de droits de l'homme ne sont-ils pas universels ? Réponse : « Du haut de votre arrogance, vous jugez les Africains. »
Dans un pays où, selon les Nations unies, 70% de la population vit encore sous le seuil de pauvreté, nombre de Congolais nous ont pourtant répété tout au long de notre séjour qu'ils voudraient percevoir les dividendes de la manne pétrolière et de la coupe du bois. Les entreprises françaises Total et Bolloré en ont les plus gros contrats.
Bourrages d'urnes, fichier électoral obsolète, dépouillement à la bougie…
La France continue-t-elle d'apporter un soutien infaillible au régime de Denis Sassou Nguesso ? Ce serait critiquable, après les deux prises du pouvoir par les armes de l'intéressé -en 1979 lors d'un coup d'état, et en 1997 à l'issue d'une guerre civile qu'il a provoquée-, et après une élection considérée comme non démocratique par les observateurs internationaux en 2002.Pourtant, les hommes politiques français rencontrés le jour du scrutin encensaient la stabilité retrouvée sous le régime de Sassou, refusant d'admettre que la confiscation de l'espace démocratique par le pouvoir porte en elle les germes même de la contestation par les armes, de la gabegie et du sous-développement.
Ce dimanche électoral, nous avons ainsi été témoins d'une distribution de billets par « des hommes du Rassemblement pour la majorité présidentielle », comme les décrivent les habitants, dans un quartier sud de Brazzaville, où l'abstention a été la plus élevée.
« Ils donnaient de l'argent en échange du vote pour Denis Sassou Nguesso », a expliqué un habitant. « On ne peut pas nous intimider avec de l'argent ! », s'est exclamée une jeune fille.
L'Observatoire congolais des droits de l'homme (OCDH [9]), membre de la FIDH, a rapporté nombre d'irrégularités lors du scrutin, boycotté par six candidats de l'opposition. Bourrages d'urnes -peut-être facilités par l'absence de cadenas que relevait Jacques Toubon-, fichier électoral non mis à jour, électeurs n'ayant jamais reçu leur carte, bureaux de vote installés chez des particuliers, dépouillement à la bougie à défaut d'électricité… la liste est longue.
Quand l'ambassadeur de France oublie d'inviter les médias internationaux
Surtout, l'OCDH, qui avait déployé 47 observateurs, estimait qu'il serait « un miracle de voir le taux de participation dépasser 20% », loin des 66% proclamés par la commission nationale électorale.Cette faible affluence est pourtant signe de la désaffection des Congolais pour un exercice électoral proposé par Papa Sassou. Le président sortant avait au moins le soutien de ses thuriféraires venus de France, dont la liste comprend aussi Marcel Ceccaldi, ex-conseiller juridique du Front national.
Au cours d'une conférence de presse à laquelle les medias internationaux n'ont pas été invités -sur consigne du Quai d'Orsay, comme on l'a appris de sources diplomatiques- l'ambassadeur de France a pourtant lui aussi salué « le bon déroulement et la bonne organisation de l'élection », qui devrait permettre au Congo « d'entrer dans une ère de stabilité favorable à son développement ».
Pas de mot à la presse internationale donc. Cette dernière, et France 24 et RFI en particulier, ont pourtant été la cible d'éditoriaux enflammés de journaux progouvernementaux dont Les Dépêches de Brazzaville, dirigé par un Français et sponsor du centre culturel français de la capitale congolaise, où l'on ne trouve pas, comme dans ses homologues des pays africains, de posters de RFI ou de France 24.
Menaces téléphoniques en pleine nuit, visite d'agents des services de renseignements à l'hôtel et autres intimidations ont suivi, jusqu'à l'agression policière contre France 24 et la BBC lors de la répression d'une manifestation pacifique d'opposants.
Quand l'ex-colonie érige une statue de son colonisateur français
Une anecdote pour finir : parmi les réalisations de Papa Sassou, on peut citer l'érection d'une statue et d'un mausolée, à la gloire de Pierre Savorgnan de Brazza, père de la colonisation française au Congo et au Gabon.Le monument, de dix mètres de haut, a été érigé et inauguré à grand frais en 2006, en présence de Sassou, feu Omar Bongo, Philippe Douste-Blazy, alors ministre des Affaires étrangères, et même Bernard Kouchner, qui n'occupait pourtant pas de fonctions officielles à l'époque.
Le coût du monument, de plusieurs millions d'euros, avait été pris en charge par les gouvernements congolais, gabonais, et des entreprises françaises.
Une ex-colonie qui célèbre son ancien colonisateur ! Voilà qui en dit long sur le mariage grassement consommé entre la France et le régime de Sassou. Nicolas Sarkozy avait promis qu'il y mettrait un terme, mais au Congo-Brazzaville, la Françafrique a de beaux jours devant elle.

Liens:
[1] http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5iST-YG4vdrr3zksYstuInCk_nT1w
[2] http://www.lesafriques.com/afrique/la-france-veut-faire-de-2010-lannee-de-lafrique.html?Itemid=64?articleid=17387
[3] http://www.assemblee-nationale.fr/13/tribun/xml/organe.asp?id_organe=xml/organes/392970.xml
[4] http://www.assemblee-nationale.fr/13/tribun/xml/organe.asp?id_organe=xml/organes/392865.xml
[5] http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5hwKS7GnSe7UTSp-pQgjpVPR996lQ
[6] http://www.fidh.org/Congo-Brazzaville-Que-cherche
[7] http://fr.wikipedia.org/wiki/Affaire_des_disparus_du_Beach
[8] http://livre.fnac.com/a2000303/Anatole-Collinet-Makosso-L-affaire-des-disparus-du-Beach-de-Brazzaville?PID=1&Mn=-1&Mu=-13&Ra=-1&To=0&Nu=1&Fr=0
[9] http://membres.lycos.fr/ocdh/infos.html
[10] http://www.rue89.com/tag/sassou-nguesso
[11] http://fr.wikipedia.org/wiki/Denis_Sassou-Nguesso
Wikio
Wednesday, June 24, 2009
LES INTELLECTUELS AFRICAINS SONT-ILS DES CAISSES DE RAISONNANCES ?
Par : Ngombulu Ya Sangui Ya Mina Bantu LASCONY
Ecrivain, documentariste et historiographe
En 2005, lorsque Faure GNASSINGBE, en quête de légitimité, a été installé sur le trône laissé par son père, afin de maintenir la dynastie EYADEMA au pouvoir depuis 38 ans, le premier à lui venir en aide, n’était autre qu’un intellectuel, et pas le moindre, le Pr Edem KODJO, énarque et ancien Secrétaire général de l’O.U.A. Après avoir servi le père, celui-ci acceptera à nouveau de servir le fils, en devenant Premier Ministre d’un gouvernement issu d’une mascarade électorale. Persuadé de ne jamais diriger le Togo un jour, le Pr Edem KODJO privilégia l’oseille à l’éthique. Faure GNASSINGBE, une fois légitimé, l’enverra quelques mois plus tard à la retraite, en guise de récompense. Après s’être bien sucré à la Primature, le Pr Edem KODJO a décidé de consacrer son temps à la rédaction de ses mémoires, qui vont certainement inspirer d’autres opportunistes.
Le 5 mai 2009, le Professeur Théophile OBENGA, le pape de l’Afrocentrisme en milieu "Francophone", a dressé un portrait idyllique de Denis SASSOU NGUESSO dans un article publié par l’hebdomadaire La Semaine Africaine. L’article a été révélé sur le site Congopage. A ce jour, le Pr Théophile OBENGA n’a pas jugé utile d’affirmer ou de démentir être son auteur, car certains de ses disciples refusent toujours de croire en cette volte face. Le Pr Théophile OBENGA, qui aux yeux d’une frange de la jeunesse Africaine du continent et de la Diaspora, incarnait une Afrique débarrassée de complexe et de division, a perdu tout son prestige en flattant l’égo d’un kleptocrate vomi par l’écrasante majorité de ses concitoyens. Quel motif aurait poussé ce dernier à retourner casaque, lui qui pourtant s’était insurgé avec virulence à l’érection du Mémorial Pierre Savorgnan De Brazza dans la capitale Congolaise ?
On ne peut s’insurger contre l’asservissement et la prédation, et en même temps soutenir des personnages comme Denis SASSOU NGUESSO. Nous sommes assez nombreux à reconnaitre que, si le Congo Brazzaville est au bord du gouffre, c’est en partie à cause de SASSOU NGUESSO, dont les 25 ans au pouvoir pèsent lourdement sur la vie de chaque citoyen Congolais. Lorsqu’on est adulé par la jeunesse de tout un continent, il vaut mieux préserver son prestige en restant fidèle à ses convictions, au risque de le perdre pour toujours.
Le Pr Théophile OBENGA a été à plusieurs reprises ministres dans des gouvernements corrompus, qui ont d’ailleurs entraîné la mort de nombreux Congolais. Même si ce dernier n’a jamais été directement impliqué dans ces crimes, "qui participe, vole" dit l’adage. A force de vouloir manger à tous les râteliers, on devient complice du chaos provoqué par le régime que l’on sert.
L’Eté 2008, on a vu le Pr Théophile OBENGA esquisser quelques pas de danse à Edou (village natal de SASSOU NGUESSO). Les images de cette bamboula ont fait le tour des sites internet, mais ses mêmes disciples avaient minimisé ce geste, le mettant sur le compte des rites traditionnels.
Malheureusement, peu de temps après les pas de danse, s’en est suivi l’article élogieux en question, où le Professeur a assimilé le pyromane du Congo Brazzaville à un twéré (un modèle en langue mbochi). L’absence d’une sévère critique à son égard, a été interprétée par le Professeur Théophile OBENGA comme une prime à la récidive. Moins d’un mois après, le voilà trimballant sa silhouette d’exilé épuisé à la tribune présidentielle, le 6 mai 2009, pour soutenir la candidature du despote en fin de parcours. Désormais, il ne fait aucun doute dans l’esprit de tout observateur de la politique Congolaise, qu’après la mascarade électorale de juillet 2009, le Professeur Théophile OBENGA sera gratifié d’un strapontin pour son soutien au tyran. Probablement, le Ministère des boukouteurs (voraces).
Comment un érudit de la trempe d’OBENGA, peut se complaire dans le rôle de ramasseur de miettes, après avoir occupé autant de fonctions dans des établissements internationaux ?
Que Parfait KOLELAS, Hellot MAMPOUYA (novices en politique), YHOMBI OPANGO (girouètte de toujours), BOKAMBA YANGOUMA, Victor TAMBA-TAMBA, Christophe MOUKOUEKE (éternels loosers), Claudine MOUNARI, Grégoire LEFOUOBA (moutons de panurge), Bernard NTCHIBAMBELELA et consort, capitulent, en composant un poème nuptial (épithalame) en l’honneur du tyran, ne surprendrait personne, compte tenu de leur appétit du pouvoir.
Mais dans le cas d’OBENGA, on perd le Nord (même doté d’une boussole léguée par un pharaon).
Si le Pr Théophile OBENGA souhaite réellement que la Jeunesse Africaine, à qui il a lancé un vibrant appel, l’entende, qu’il commence d’abord par lui indiquer clairement, dans quel camp il se positionne. Celui des pilleurs de l’Afrique ou des progressistes ?
Pondre des volumes d’écritures sur la Renaissance Africaine, et terminer sa carrière en faisant l’éloge d’un piètre chef d’Etat, celui qui en 25 ans à la tête du Congo Brazzaville, n’a eu pour seul programme économique, que de l’assigner définitivement dans le club des Pays Pauvres Très Endettés (PPTE). Chapeau, monsieur le Professeur !
Après la compromission du Pr Théophile OBENGA, le mercredi 10 mai 2009, c’est au Professeur Elikia MBOKOLO, historien de formation et directeur d’études à l’E.H.E.S.S, de déclamer sur les ondes de France Culture, une élégie au Mollah Omar BONGO, qui selon lui n’était pas le mauvais dirigeant décrié par les médias. Et notre professeur-perroquet de poursuivre son plaidoyer en faveur du défunt roitelet, en déclarant solennellement, que ce dernier avait su stabiliser son pays, du fait d’avoir convié au gouvernement, tous les pourriticiens Gabonais. Pour le Pr MBOKOLO, il valait mieux avoir une pléthore de ministres inutiles au gouvernement, plutôt que d’avoir une guerre civile dans le pays. Malgré son bagage intellectuel, le Pr MBOKOLO ne sait toujours pas distinguer corruption et générosité.
Selon le Professeur MBOKOLO, concernant la guerre du Biafra (1967-1970), le bonhomme disparu, ne s’y était pas engagé de son propre gré ; qu’il se serait fait manipuler par le Général De GAULLE, raison pour laquelle le Mollah Omar BONGO fut le seul dirigeant Africain à bouder ses obsèques ; que la part des revenus pétroliers perçut par le Mollah pendant les 42 ans qu’il a dirigé l’Emirat Gabonais, n’était pas fantastique. La part du lion serait revenue aux compagnies pétrolières. Certes, mais malgré la "petite" part accordée au Gabon, le roitelet aurait pu bâtir l’équivalent de plusieurs "clinique Quiron" (dans laquelle il s’est éteint en Espagne) au Gabon, par exemple.
Le Pr MBOKOLO, très à l’aise dans son rôle de perroquet, a également ajouté, que le Mollah Omar BONGO était loin d’être une marionnette Française, pour s’être affranchi tôt de la tutelle de ses parrains politiques ; que par ses actes de médiateur impartial, il méritait le titre de sage de l’Afrique, d’où la publication de son dernier ouvrage : "Médiations diplomatiques" (1) consacré exclusivement aux " exploits" du regretté "bienfaiteur".
Mais enfin ! Le Professeur Elikia MBOKOLO n’a-t-il pas lu dans la presse Française que le Mollah Omar BONGO, fut un agent secret de la France, avant d’être mis au pouvoir par cette même France ?
Aurait-t-il oublié, que les sommes d’argent dilapidées par le Mollah Omar BONGO à financer les campagnes présidentielles de ses "amis" Français, auraient mieux servi à améliorer les conditions de vie de son peuple ? Lui qui est un habitué de Libreville, n’a-t-il jamais fait un tour à Venez voir, un taudis similaire à ceux de Calcutta ?
Interrogé par un journaliste au cours de l’émission : "Et la morale dans tout ça ?".
Voici la réponse du Pr Mbokolo : "Il ne faut pas mêler morale et recherche".
Entendez par là, qu’un intellectuel ne devrait pas se préoccuper de la mauvaise gouvernance, au nom de la recherche. On croirait entendre un collégien devant une telle ineptie.
Pendant les 60 minutes d’antenne, le Professeur MBOKOLO n’a pas été capable de relever un seul méfait du Mollah Omar BONGO. On dirait qu’il était en train de dresser le portrait d’un dévot.
C’est comme si, le défunt dirigeant n’avait pas affrété des cargaisons d’armes destinées à son beau-père SASSOU NGUESSO, qui ont tué des milliers de Congolais en 1997 ;
que les aéroports du Gabon n’auraient pas servi de bases arrière au clan d’Edou, au lieu d’empêcher cette guerre ;
que l’opposant Gabonais Joseph RENJAMBE serait mort naturellement et que le Gabon, qui occupe actuellement la 119e place sur 177 au classement des Nations Unies, serait plutôt un eldorado comparable au Koweït ou Lichtenstein ;
que les agents de la police judiciaire Française qui ont minutieusement recensé une myriade de comptes et biens mal acquis appartenant au seul Mollah Gabonais, auraient agi sous l’emprise de la cocaïne ;
que les plaintes des O.N.G, tels que Transparency International et Sherpa auraient été uniquement motivées par la jalousie des sans abris, enviant le patrimoine d’un Président méritant ;
que le régime afrikaner avec lequel le Mollah Omar BONGO fleurtait pendant l’apartheid, était généreux à l’égard des Noirs, pourtant opprimés et parqués dans les townships ;
que le nombre croissant de jeunes chômeurs Gabonais ne serait dû qu’à leur paresse chronique.
Il y a de quoi se demander, si faire des hautes études pour certains Africains n’équivaut pas à se faire amputer la moitié du cerveau à l’école.
Au lendemain de l’émission sur France culture, le Pr Elikia MBOKOLO devait s’envoler pour Libreville, officiellement pour donner une série de conférences, soit la veille du rapatriement de la dépouille du défunt roitelet. Drôle de coïncidence !
Avant la fin de l’émission, le Professeur MBOKOLO a avoué, qu’il avait été reçu par le Mollah Omar BONGO dans son Palais du Bord de mer (probablement, plus d’une fois). En pareille circonstance, on sait qu’une présence remarquée aux obsèques du roitelet, augmente la côte auprès de ses rejetons et pérennise les privilèges.
En effet, l’université instruit, mais ne procure pas la vertu qui fait défaut à tant d’intellectuels Africains. Lui qui était pourtant critique au régime de Sa Majesté MOBUTU, a été bizarrement clément à l’égard du Mollah Omar BONGO, alors que ces deux individus ont été des agents secrets des puissances étrangères. Le premier en servant la CIA et le second, le SDECE.
Ce qui est étonnant, c’est que le Pr MBOKOLO, dont le prénom Elikia signifie « espoir » en langue lingala, ne suscite aucun espoir pour notre génération. Le mieux, c’est de ne plus prêter l’oreille aux discours de ces intellos de pacotille. Autrement, comment concilier leurs écrits mielleux et leurs pratiques si compromettantes ?
D’après une information annoncée sur RTL, rien que la note des gerbes (toutes importées de France s’il vous plait !, puisqu’il n’y a pas de fleurs assez belles au Gabon ) qui vont fleurir le mausolée du Mollah Omar BONGO, s’élèverait à 158 000 euros, celle-ci sera réglée par le contribuable Gabonais, bien sûr ! Décidément, les élites Africaines ne savent pas trop, quoi faire de l’argent public.
Chagriné par la disparition de son gendre, SASSOU NGUESSO a décrété un deuil national de 7 jours au Congo Brazzaville, et la journée du 18 mai (celle des obsèques) sera chômée et payée. Si après le décès de chaque membre de la famille présidentielle, on doit décréter autant de journées chômées et payées, vu l’enchainement des décès, les Congolais de la rive-gauche se croiraient définitivement en vacances. Mais SASSOU NGUESSO est au moins excusable, puisqu’il n’est pas intellectuel.
Pour ne pas déroger à la règle, moi aussi je voudrais rendre un hommage aux roitelets Africains vivants et disparus, à défaut d’être un jour invité à déclamer une prose à leurs obsèques :
ALLELUIA ! (2)
Merci bon Dieu
Qu’ils s’en aillent petit à petit
Même si les trônes sont échus
Aux princes héritiers
Qui snobent le scrutin
J’ai songé d’être cuistot au palais
Afin d’éviter des présidents à vie
A mon peuple réduit à la dèche
Le café à l’anthrax se prépare
Plus vite qu’un coup d’Etat
Au royaume de la misère
La mort du roitelet est une délivrance
Pour l’indigent qui ignore la jouissance
En voici un et deux et trois
Délaissant la Cadillac
Pour un corbillard flambant neuf
Pendant que les croque-morts
Déchargent le colis dans le caveau
Les opprimés souhaitent
Bon appétit aux termites
Avant qu’ils ne s’emparent du cadavre
Quel que soit l’emballage,
Les bestioles acceptent le cadeau
Que c’est étrange
Pour les grands de se faire bouffer par les petits
Sans doute trop vaniteux pour saisir
Que sous terre les rôles sont inversés
Flambeurs,
Que rapporte l’égoïsme
Si ce n’est l’obésité
Sous le regard impuissant des oubliés
Sans méditer sur la faim
Alors que tout a une fin
Les nantis pleurent
Les affamés se réjouissent
Les bestioles se régalent
Les princes n’y comprennent rien
Serait-il évident pour le nanti de dissocier :
Eloquence et arrogance ?
La terminaison en serait peut être la raison
Pendant l’inhumation du roitelet
Le bas peuple entame la danse du ventre
Pour signifier au successeur
Que ventre vide n’a point de pitié pour l’obèse
A chaque fois que le corbillard s’approche du cimetière
Les affamés reprennent en chœur :
"Bon débarras !"
Dommage pour le roi
Malgré l’effigie remarquable frappée sur sa monnaie
La mort reste incorruptible
Ouf ! Eliott NESS (3) les a précédés
Sinon les mafieux s’échapperaient de leur caveau.
Alléluia !
(1) éditions de l’Archipel
(2) Poème tiré du recueil de l’auteur « Requiem pour le repos de mes anges gardiens » éd. Cercle-Congo
(3) Inspecteur de la brigade anticorruption (tombeur d’AL CAPONE).
Nous Sommes le Congo !
Cessons d'Avoir Peur !
Pour un Etat de Droit au Congo !
"Chaque génération a le choix entre trahir ou accomplir sa mission"
Celui qui lutte peut perdre ! Celui qui ne lutte pas a déjà tout perdu !
Patrick Eric Mampouya
http://mampouya.over-blog.com/
Wikio
Sunday, May 03, 2009
Lu Pour Vous: "Le Dernier Refuge de l'élite Africaine"
Si ma mémoire ne me fait pas défaut, il me semble que la franc-maçonnerie a été initiée en Angleterre par des Anglais caucasiens pour régler leurs problèmes sociétaux, et aucun paragraphe du "Catéchisme d’Anderson" ne devait résoudre les conflits qui opposent les nègres.
Et si ma mémoire ne me fait toujours pas défaut, lorsque la franc-maçonnerie spéculative a été fondée au début du 18e siècle, le sort des nègres était déjà scellé par le code noir, et qu’aucun maître maçon ne s’était insurgé contre cette institution barbare dont tirait profit l’Europe entière.
Alors, que vont chercher tous ces nègres dans une confrérie qui à la base, n’a pas été créée pour eux ?
Vous me direz que l’abolitionniste Français Victor SCHOELCHER, était franc-maçon, mais il avait préféré dédommager les négriers (injustice que je n’ai jamais digérée en tant que nègre).
Je compte parmi mes amis Européens caucasiens, quelques francs-maçons, et d’après les explications que j’ai reçues d’eux, c’est une philosophie qui favorise leur épanouissement et contribue en même temps à leur équilibre personnel.
Sauf que chez les nègres, en tout cas, chez ceux que je connais, aucun signe de sagesse et de maturité n’est perceptible. Bien au contraire, c’est la vanité, l’arrogance et le mépris qu’ils manifestent au quotidien. Je ne remarque ni élévation intellectuelle, ni spirituelle chez eux.
Je connais très peu de francs-maçons Africains qui s’imprègnent des valeurs que professe leur obédience, à savoir, la fraternité, la solidarité, l’honnêteté. J’en veux pour preuve au Congo-Brazzaville, pays dont je suis originaire, deux francs-maçons notoires (LISSOUBA et SASSOU NGUESSO) qui se sont canardés pendant 6 mois en 1997, lors d’une guerre civile qui a fait plus de 20 000 morts, victimes innocentes d’un conflit qui ne les concernait en rien.
Ce pays dont l’élite est aujourd’hui constituée à 80 % de francs-maçons, ne s’est jamais aussi mal porté. Chez les francs-maçons caucasiens, bien que les valeurs ne soient toujours pas respectées à la lettre, on peut au moins voir apparaître, un peu partout en Europe, des réalisations qui font leur fierté et celles de leur pays.
En Grande-Bretagne (berceau de la franc-maçonnerie), les maîtres maçons peuvent se prévaloir d’y avoir su imposer des règles qui préservent leur pays des déchirements ethniques, car il ne faut pas croire que le tribalisme est une exclusivité africaine. Les Ecossais, les Gallois, les Irlandais et les Anglais ne se portent pas tous dans leur cœur, et pourtant, on est loin d’assister chez eux (exception faite de l’Irlande du Nord) à des guerres civiles fratricides qui sont devenues le lot quotidien des Africains.
Les francs-maçons Britanniques caucasiens peuvent également se prévaloir d’avoir érigé des édifices splendides tels que le palais de Westminster, son Abbaye, les Cathédrales de Saint-Paul à Londres, celle de Canterbury, le Marble Arch, les arcades de Regent street, les galeries de Piccadilly, les Guy et Saint-Thomas hospitals, et bien d’autres grands monuments qui attirent les visiteurs Outre-Manche. Mais qu’en est-il de nos francs-maçons tropicaux, ces carnassiers, tellement assoiffés de pouvoir, qu’ils sont prêts à mettre leur pays à feu et à sang ?
Si ma mémoire, une fois de plus, ne me fait toujours pas défaut, chez les francs-maçons caucasiens, le débat est très élevé, et les « frères » s’opposent avec des arguments solides. Mais qu’en est-il des « frères » Africains, ceux pour qui la canonnière est le seul remède au conflit ? Cela ne prouve-t-il pas suffisamment, que l’élite Africaine, aussi franc-maçonne soit-elle, est plus prompte à se détruire et à détruire qu’à construire ?
Tous les jours, une loge maçonnique ouvre ses portes sous les tropiques, avec à sa tête, un Pol Pot noir, dont les mains sont totalement recouvertes de sang. Au lieu de livres philosophiques, ils préfèrent méditer sur des mémentos dans lesquels on apprend à trafiquer les constitutions des républiques bananières, afin de se maintenir ad vitam æternam au pouvoir. Non, la franc-maçonnerie n’est pas une science, ni une philosophie, ni une école de pensée destinée à résoudre les problèmes des nègres, mais celle des Caucasiens. Voilà pourquoi je n’en serai jamais un adepte. A la place, je préférai intégrer le vaudou, le bouiti ou le kikoumbi, car leurs adeptes sont bien plus probes que nos francs-maçons locaux et caucasiens. N’est-ce pas les donzo (confrérie des chasseurs du Mali) qui ont pondu la première chartre des droits de l’homme (Chartre du Kuruka-Fugan), en 1236, après la bataille de Kirina, celle qui opposa Soumaoro Kanté à Soundiata Keita. Et pourquoi l’élite africaine va-t-elle chercher les solutions ailleurs ?
En tant qu’historiographe et chercheur, j’ai séjourné dans pas mal d’îles des Caraïbes, et là-bas, j’ai appris que toutes les révoltes d’esclaves marrons qui ont triomphé sur les négriers n’ont abouti que grâce à leurs religions ancestrales. BOOKMAN, MAKANDAL, Toussaint LOUVERTURE et Jean-Jacques DESSALINES, tous pionniers de l’indépendance de la première république noire (Haïti), n’étaient-ils pas adeptes du vaudou ? Alors pourquoi vouloir se fourrer dans une confrérie dont les vrais codes et valeurs échappent aux nègres ?
Je n’ai pas pour habitude l’auto-flagellation, en ne relevant que les défauts de mes congénères nègres, et de faire l’apologie des autres peuples. Il existe dans tous les peuples, des êtres probes et immoraux. Parmi les francs-maçons caucasiens, dont j’ai énuméré les bienfaits, se comptent également des pourriticiens, qui pour garantir leurs intérêts personnels, cautionnent des régimes sanguinaires partout en Afrique et ailleurs. Les TARALLO, SIRVEN et autres, se sont bien comportés en prédateurs en Afrique, et pourtant ils portaient tous le tablier au rectangle. Mais je serai moins sévère avec ceux-là, parce qu’ils n’avaient aucune raison de défendre les intérêts des autres. A chacun sa patrie, à chacun ses intérêts. Nous revenons donc à la vraie devise de l’être humain, celle qui célèbre l’égoïsme : "Chacun pour soi, Dieu pour tous".
L’Homme a beau établir des règles, quand celles-ci ne l’arrangent plus, il est le premier à les ignorer. La franc-maçonnerie est peut-être une philosophie généreuse, mais il n’empêche que ses adeptes ne sont que des hommes, donc des profanes.
Les "humanistes" ou les "frères", comme ils aiment qu’on les appelle, n’ont jamais résolu de conflit en Afrique. Aucun dictateur Africain franc-maçon, toute loge confondue, n’a jamais été exclu de sa loge, à cause d’abominables souffrances infligées à son peuple. Je ne vois donc pas où est l’humanité ou la fraternité, dont se réclament les francs-maçons.
Oui ! Pendant la première guerre mondiale, les francs-maçons se sont dressés contre la tyrannie pour préserver la démocratie. Certains l’ont payé de leur vie, mais cela s’est passé en Europe, pas ailleurs. Blaise DIAGNE, premier nègre député au parlement Français, était franc-maçon.
Il avait pour maître et "ami", Georges CLEMENCEAU. C’est à lui que fut confiée la tâche d’aller recruter ses frères, pour servir de chair à canon en Europe. Malheureusement, la seule récompense de la France pour DIAGNE fut de l’enterrer dans le caveau des oubliettes. Blaise DIAGNE ne repose pas au Panthéon comme ses contemporains. Quelle honte ! (pour lui, bien sûr !).
En intégrant la franc-maçonnerie, l’élite Africaine espère obtenir le prestige qu’elle ne peut se procurer en menant des actions concrètes. Citez-moi un seul dirigeant franc-maçon Africain qui ait donné suffisamment à manger, de l’éducation, de la sécurité, du logement à son peuple, et je vous dirais que je me suis trompé. Non, il n’y a point de salut pour le nègre dans la franc-maçonnerie.
Free-mason ou Maçon-libre (traduction littérale) est celui qui doit bâtir en toute liberté. Les premiers francs-maçons étaient des bâtisseurs de cathédrale.
Les francs-maçons de chez nous ne bâtissent rien, ils pillent et détruisent leur pays. L’exemple de mon pays est patent. C’est l’un des rares pays qui comptent plus de politiciens que d’entrepreneurs. N’ayant pas suffisamment le courage d’affronter les affres de l’exil, mes compatriotes qui, pourtant, vivent dans des sociétés développées, où l’ANPE et les agences d’intérim sont accessibles à tout le monde, se précipitent massivement à la mangeoire.
Au moindre Forum sur la "Paix", les voilà qui se font beaux (costume et cravate de mauvais goût) pour faire les yeux doux aux tenants du pouvoir.
Bon Dieu, il est si difficile de se réveiller le matin et d’aller travailler de nos jours ? Pauvre Congo, riche en pétrole et de citoyens paresseux.
Nous Sommes le Congo !
Cessons d'Avoir Peur !
Pour un Etat de Droit au Congo !
"Chaque génération a le choix entre trahir ou accomplir sa mission"
Celui qui lutte peut gagner ! Celui qui ne lutte pas a déjà tout perdu !
Patrick Eric Mampouya
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