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Le Mensonge peut courir un an, la vérité le rattrape en un jour, dit le sage Haoussa .

Tant que les lions n’auront pas leurs propres historiens, les histoires de chasse continueront de glorifier le chasseur.










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Wednesday, June 24, 2009

LES INTELLECTUELS AFRICAINS SONT-ILS DES CAISSES DE RAISONNANCES ?


Par : Ngombulu Ya Sangui Ya Mina Bantu LASCONY

Ecrivain, documentariste et historiographe

En 2005, lorsque Faure GNASSINGBE, en quête de légitimité, a été installé sur le trône laissé par son père, afin de maintenir la dynastie EYADEMA au pouvoir depuis 38 ans, le premier à lui venir en aide, n’était autre qu’un intellectuel, et pas le moindre, le Pr Edem KODJO, énarque et ancien Secrétaire général de l’O.U.A. Après avoir servi le père, celui-ci acceptera à nouveau de servir le fils, en devenant Premier Ministre d’un gouvernement issu d’une mascarade électorale. Persuadé de ne jamais diriger le Togo un jour, le Pr Edem KODJO privilégia l’oseille à l’éthique. Faure GNASSINGBE, une fois légitimé, l’enverra quelques mois plus tard à la retraite, en guise de récompense. Après s’être bien sucré à la Primature, le Pr Edem KODJO a décidé de consacrer son temps à la rédaction de ses mémoires, qui vont certainement inspirer d’autres opportunistes.

Le 5 mai 2009, le Professeur Théophile OBENGA, le pape de l’Afrocentrisme en milieu "Francophone", a dressé un portrait idyllique de Denis SASSOU NGUESSO dans un article publié par l’hebdomadaire La Semaine Africaine. L’article a été révélé sur le site Congopage. A ce jour, le Pr Théophile OBENGA n’a pas jugé utile d’affirmer ou de démentir être son auteur, car certains de ses disciples refusent toujours de croire en cette volte face. Le Pr Théophile OBENGA, qui aux yeux d’une frange de la jeunesse Africaine du continent et de la Diaspora, incarnait une Afrique débarrassée de complexe et de division, a perdu tout son prestige en flattant l’égo d’un kleptocrate vomi par l’écrasante majorité de ses concitoyens. Quel motif aurait poussé ce dernier à retourner casaque, lui qui pourtant s’était insurgé avec virulence à l’érection du Mémorial Pierre Savorgnan De Brazza dans la capitale Congolaise ?

On ne peut s’insurger contre l’asservissement et la prédation, et en même temps soutenir des personnages comme Denis SASSOU NGUESSO. Nous sommes assez nombreux à reconnaitre que, si le Congo Brazzaville est au bord du gouffre, c’est en partie à cause de SASSOU NGUESSO, dont les 25 ans au pouvoir pèsent lourdement sur la vie de chaque citoyen Congolais. Lorsqu’on est adulé par la jeunesse de tout un continent, il vaut mieux préserver son prestige en restant fidèle à ses convictions, au risque de le perdre pour toujours.

Le Pr Théophile OBENGA a été à plusieurs reprises ministres dans des gouvernements corrompus, qui ont d’ailleurs entraîné la mort de nombreux Congolais. Même si ce dernier n’a jamais été directement impliqué dans ces crimes, "qui participe, vole" dit l’adage. A force de vouloir manger à tous les râteliers, on devient complice du chaos provoqué par le régime que l’on sert.

L’Eté 2008, on a vu le Pr Théophile OBENGA esquisser quelques pas de danse à Edou (village natal de SASSOU NGUESSO). Les images de cette bamboula ont fait le tour des sites internet, mais ses mêmes disciples avaient minimisé ce geste, le mettant sur le compte des rites traditionnels.

Malheureusement, peu de temps après les pas de danse, s’en est suivi l’article élogieux en question, où le Professeur a assimilé le pyromane du Congo Brazzaville à un twéré (un modèle en langue mbochi). L’absence d’une sévère critique à son égard, a été interprétée par le Professeur Théophile OBENGA comme une prime à la récidive. Moins d’un mois après, le voilà trimballant sa silhouette d’exilé épuisé à la tribune présidentielle, le 6 mai 2009, pour soutenir la candidature du despote en fin de parcours. Désormais, il ne fait aucun doute dans l’esprit de tout observateur de la politique Congolaise, qu’après la mascarade électorale de juillet 2009, le Professeur Théophile OBENGA sera gratifié d’un strapontin pour son soutien au tyran. Probablement, le Ministère des boukouteurs (voraces).

Comment un érudit de la trempe d’OBENGA, peut se complaire dans le rôle de ramasseur de miettes, après avoir occupé autant de fonctions dans des établissements internationaux ?

Que Parfait KOLELAS, Hellot MAMPOUYA (novices en politique), YHOMBI OPANGO (girouètte de toujours), BOKAMBA YANGOUMA, Victor TAMBA-TAMBA, Christophe MOUKOUEKE (éternels loosers), Claudine MOUNARI, Grégoire LEFOUOBA (moutons de panurge), Bernard NTCHIBAMBELELA et consort, capitulent, en composant un poème nuptial (épithalame) en l’honneur du tyran, ne surprendrait personne, compte tenu de leur appétit du pouvoir.

Mais dans le cas d’OBENGA, on perd le Nord (même doté d’une boussole léguée par un pharaon).

Si le Pr Théophile OBENGA souhaite réellement que la Jeunesse Africaine, à qui il a lancé un vibrant appel, l’entende, qu’il commence d’abord par lui indiquer clairement, dans quel camp il se positionne. Celui des pilleurs de l’Afrique ou des progressistes ?

Pondre des volumes d’écritures sur la Renaissance Africaine, et terminer sa carrière en faisant l’éloge d’un piètre chef d’Etat, celui qui en 25 ans à la tête du Congo Brazzaville, n’a eu pour seul programme économique, que de l’assigner définitivement dans le club des Pays Pauvres Très Endettés (PPTE). Chapeau, monsieur le Professeur !

Après la compromission du Pr Théophile OBENGA, le mercredi 10 mai 2009, c’est au Professeur Elikia MBOKOLO, historien de formation et directeur d’études à l’E.H.E.S.S, de déclamer sur les ondes de France Culture, une élégie au Mollah Omar BONGO, qui selon lui n’était pas le mauvais dirigeant décrié par les médias. Et notre professeur-perroquet de poursuivre son plaidoyer en faveur du défunt roitelet, en déclarant solennellement, que ce dernier avait su stabiliser son pays, du fait d’avoir convié au gouvernement, tous les pourriticiens Gabonais. Pour le Pr MBOKOLO, il valait mieux avoir une pléthore de ministres inutiles au gouvernement, plutôt que d’avoir une guerre civile dans le pays. Malgré son bagage intellectuel, le Pr MBOKOLO ne sait toujours pas distinguer corruption et générosité.

Selon le Professeur MBOKOLO, concernant la guerre du Biafra (1967-1970), le bonhomme disparu, ne s’y était pas engagé de son propre gré ; qu’il se serait fait manipuler par le Général De GAULLE, raison pour laquelle le Mollah Omar BONGO fut le seul dirigeant Africain à bouder ses obsèques ; que la part des revenus pétroliers perçut par le Mollah pendant les 42 ans qu’il a dirigé l’Emirat Gabonais, n’était pas fantastique. La part du lion serait revenue aux compagnies pétrolières. Certes, mais malgré la "petite" part accordée au Gabon, le roitelet aurait pu bâtir l’équivalent de plusieurs "clinique Quiron" (dans laquelle il s’est éteint en Espagne) au Gabon, par exemple.

Le Pr MBOKOLO, très à l’aise dans son rôle de perroquet, a également ajouté, que le Mollah Omar BONGO était loin d’être une marionnette Française, pour s’être affranchi tôt de la tutelle de ses parrains politiques ; que par ses actes de médiateur impartial, il méritait le titre de sage de l’Afrique, d’où la publication de son dernier ouvrage : "Médiations diplomatiques" (1) consacré exclusivement aux " exploits" du regretté "bienfaiteur".

Mais enfin ! Le Professeur Elikia MBOKOLO n’a-t-il pas lu dans la presse Française que le Mollah Omar BONGO, fut un agent secret de la France, avant d’être mis au pouvoir par cette même France ?

Aurait-t-il oublié, que les sommes d’argent dilapidées par le Mollah Omar BONGO à financer les campagnes présidentielles de ses "amis" Français, auraient mieux servi à améliorer les conditions de vie de son peuple ? Lui qui est un habitué de Libreville, n’a-t-il jamais fait un tour à Venez voir, un taudis similaire à ceux de Calcutta ?

Interrogé par un journaliste au cours de l’émission : "Et la morale dans tout ça ?".

Voici la réponse du Pr Mbokolo : "Il ne faut pas mêler morale et recherche".

Entendez par là, qu’un intellectuel ne devrait pas se préoccuper de la mauvaise gouvernance, au nom de la recherche. On croirait entendre un collégien devant une telle ineptie.

Pendant les 60 minutes d’antenne, le Professeur MBOKOLO n’a pas été capable de relever un seul méfait du Mollah Omar BONGO. On dirait qu’il était en train de dresser le portrait d’un dévot.

C’est comme si, le défunt dirigeant n’avait pas affrété des cargaisons d’armes destinées à son beau-père SASSOU NGUESSO, qui ont tué des milliers de Congolais en 1997 ;

que les aéroports du Gabon n’auraient pas servi de bases arrière au clan d’Edou, au lieu d’empêcher cette guerre ;

que l’opposant Gabonais Joseph RENJAMBE serait mort naturellement et que le Gabon, qui occupe actuellement la 119e place sur 177 au classement des Nations Unies, serait plutôt un eldorado comparable au Koweït ou Lichtenstein ;

que les agents de la police judiciaire Française qui ont minutieusement recensé une myriade de comptes et biens mal acquis appartenant au seul Mollah Gabonais, auraient agi sous l’emprise de la cocaïne ;

que les plaintes des O.N.G, tels que Transparency International et Sherpa auraient été uniquement motivées par la jalousie des sans abris, enviant le patrimoine d’un Président méritant ;

que le régime afrikaner avec lequel le Mollah Omar BONGO fleurtait pendant l’apartheid, était généreux à l’égard des Noirs, pourtant opprimés et parqués dans les townships ;

que le nombre croissant de jeunes chômeurs Gabonais ne serait dû qu’à leur paresse chronique.

Il y a de quoi se demander, si faire des hautes études pour certains Africains n’équivaut pas à se faire amputer la moitié du cerveau à l’école.

Au lendemain de l’émission sur France culture, le Pr Elikia MBOKOLO devait s’envoler pour Libreville, officiellement pour donner une série de conférences, soit la veille du rapatriement de la dépouille du défunt roitelet. Drôle de coïncidence !

Avant la fin de l’émission, le Professeur MBOKOLO a avoué, qu’il avait été reçu par le Mollah Omar BONGO dans son Palais du Bord de mer (probablement, plus d’une fois). En pareille circonstance, on sait qu’une présence remarquée aux obsèques du roitelet, augmente la côte auprès de ses rejetons et pérennise les privilèges.

En effet, l’université instruit, mais ne procure pas la vertu qui fait défaut à tant d’intellectuels Africains. Lui qui était pourtant critique au régime de Sa Majesté MOBUTU, a été bizarrement clément à l’égard du Mollah Omar BONGO, alors que ces deux individus ont été des agents secrets des puissances étrangères. Le premier en servant la CIA et le second, le SDECE.

Ce qui est étonnant, c’est que le Pr MBOKOLO, dont le prénom Elikia signifie « espoir » en langue lingala, ne suscite aucun espoir pour notre génération. Le mieux, c’est de ne plus prêter l’oreille aux discours de ces intellos de pacotille. Autrement, comment concilier leurs écrits mielleux et leurs pratiques si compromettantes ?

D’après une information annoncée sur RTL, rien que la note des gerbes (toutes importées de France s’il vous plait !, puisqu’il n’y a pas de fleurs assez belles au Gabon ) qui vont fleurir le mausolée du Mollah Omar BONGO, s’élèverait à 158 000 euros, celle-ci sera réglée par le contribuable Gabonais, bien sûr ! Décidément, les élites Africaines ne savent pas trop, quoi faire de l’argent public.

Chagriné par la disparition de son gendre, SASSOU NGUESSO a décrété un deuil national de 7 jours au Congo Brazzaville, et la journée du 18 mai (celle des obsèques) sera chômée et payée. Si après le décès de chaque membre de la famille présidentielle, on doit décréter autant de journées chômées et payées, vu l’enchainement des décès, les Congolais de la rive-gauche se croiraient définitivement en vacances. Mais SASSOU NGUESSO est au moins excusable, puisqu’il n’est pas intellectuel.

Pour ne pas déroger à la règle, moi aussi je voudrais rendre un hommage aux roitelets Africains vivants et disparus, à défaut d’être un jour invité à déclamer une prose à leurs obsèques :

ALLELUIA ! (2)

Merci bon Dieu

Qu’ils s’en aillent petit à petit

Même si les trônes sont échus

Aux princes héritiers

Qui snobent le scrutin

J’ai songé d’être cuistot au palais

Afin d’éviter des présidents à vie

A mon peuple réduit à la dèche

Le café à l’anthrax se prépare

Plus vite qu’un coup d’Etat

Au royaume de la misère

La mort du roitelet est une délivrance

Pour l’indigent qui ignore la jouissance

En voici un et deux et trois

Délaissant la Cadillac

Pour un corbillard flambant neuf

Pendant que les croque-morts

Déchargent le colis dans le caveau

Les opprimés souhaitent

Bon appétit aux termites

Avant qu’ils ne s’emparent du cadavre

Quel que soit l’emballage,

Les bestioles acceptent le cadeau

Que c’est étrange

Pour les grands de se faire bouffer par les petits

Sans doute trop vaniteux pour saisir

Que sous terre les rôles sont inversés

Flambeurs,

Que rapporte l’égoïsme

Si ce n’est l’obésité

Sous le regard impuissant des oubliés

Sans méditer sur la faim

Alors que tout a une fin

Les nantis pleurent

Les affamés se réjouissent

Les bestioles se régalent

Les princes n’y comprennent rien

Serait-il évident pour le nanti de dissocier :

Eloquence et arrogance ?

La terminaison en serait peut être la raison

Pendant l’inhumation du roitelet

Le bas peuple entame la danse du ventre

Pour signifier au successeur

Que ventre vide n’a point de pitié pour l’obèse

A chaque fois que le corbillard s’approche du cimetière

Les affamés reprennent en chœur :

"Bon débarras !"

Dommage pour le roi

Malgré l’effigie remarquable frappée sur sa monnaie

La mort reste incorruptible

Ouf ! Eliott NESS (3) les a précédés

Sinon les mafieux s’échapperaient de leur caveau.

Alléluia !

(1) éditions de l’Archipel

(2) Poème tiré du recueil de l’auteur « Requiem pour le repos de mes anges gardiens » éd. Cercle-Congo

(3) Inspecteur de la brigade anticorruption (tombeur d’AL CAPONE).

Nous Sommes le Congo !
C
essons d'Avoir Peur !
P
our un Etat de Droit au Congo !


"Chaque génération a le choix entre trahir ou accomplir sa mission"
Celui qui lutte peut perdre ! Celui qui ne lutte pas a déjà tout perdu !

Patrick Eric Mampouya
http://mampouya.over-blog.com/

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Wednesday, June 17, 2009

Gabon, mensonge d’Etat : Omar Bongo serait mort depuis le 7 mai


Omar Bongo:Camer.beDepuis deux ou trois jours, les langues commencent se délier au sein du sérail politico-familial gabonais. Surtout qu’il a été admis par toutes les parties concernées par la succession d’Omar Bongo Ondimba que Rose Francine Rogombé, présidente du Sénat devait assurer la transition, comme prévue par la constitution. Les intrigues et les marchandages politiques battent le plein et c’est ainsi que certaines personnes, n’ayant plus rien à perdre, ont décidé de parler et de livrer des informations jusqu’ici connues par un cercle très restreint.

On apprend ainsi que c’est depuis le 7 mai que Omar Bongo serait décédé. La nouvelle a été tenue secrète par la France et la famille de Bongo.

Toutes les personnes qui ont assisté aux funérailles d’Edith Bongo (fille de Sassou Nguesso) on remarqué l’état fantomatique dans lequel se trouvait le président gabonais. Et ce n’est pas seulement le décès de sa bien-aimée qui l’affectait ainsi, cette extrême souffrance provenait aussi du cancer qui le menait vers la mort. Plusieurs personnes disent l’avoir vu par moments, grimacer sur sa chaise et donner l’impression qu’il perdait connaissance. Et selon des sources d’informations venues de l’intérieur du cercle familial et politique, c’est le 7 mai dernier dans les airs, entre le Maroc et l'Espagne, que le Président Omar Bongo a rendu l'âme dans l’avion médicalisé dépêché par la France et qui le conduisait en Espagne. Alors que son décès est constaté par les médecins qui étaient dans l’avion avec lui, l'Elysée et sa cellule Afrique, en accord avec Pascaline Bongo, Directrice du Cabinet et fille de Bongo maintiennent la destination « Barcelone » et imposent le silence total.

Pourquoi ? Parce que dit-on, L'Elysée tient à récupérer un certain nombre de documents que possédait (puisqu'il est déjà mort) le Président gabonais. Parmi ceux-ci un dossier sur le financement de la dernière campagne électorale en France - En retour la famille Bongo (Pascaline Bongo et son époux Ntoungui- membre du gouvernement-, Ali Ben) mais aussi, apprend-on, Jean Ping l'actuel Président de l'Union Africaine (qui a des enfants avec Pascaline Bongo) et Mba Obame (le puissant ministre de l’administration territoriale, issu de l’ethnie Fang, majoritaire au Gabon-40%-)…tout ce monde demande à la France un certain nombre de choses dont notamment la levée des saisies de compte de la famille en France. En plus, Ali Ben exige son adoubement par la France comme successeur immédiat, ce à quoi Pascaline est opposée et continue à s’opposer.

C’est ainsi qu’on comprend mieux « l’hospitalisation » médiatisée d’Ali Ben à Paris . Devant l’opposition de sa soeur et de ses partisans, il a fait appel aux deux Congo et a menacé de faire "sauter les légionnaires sur Libreville ". Nicolas Sarkozy et ses conseillers de la cellule africaine ont frappé du point sur la table et décidé d’exfiltrer Ali Ben du Gabon - officiellement alors on annonce qu'il est hospitalisé à Neuilly à l'hôpital américain – mais personne ne confirme sa présence dans cet hôpital. Après les discussions parisiennes, Ali Ben est retourné au Gabon pendant que Sarkozy dépêchait en Espagne Brice Hortefeux avec pour mission de convaincre la famille Bongo du soutien de la France.

Au moment où le Premier ministre français François Fillon arrive à Yaoundé, au Cameroun, nous sommes le 20 mai - il fait alors cette étrange déclaration "Je sais que le président est soigné. Je sais qu'hier soir encore et ce matin sa santé était satisfaisante. Je formule mes voeux de prompt rétablissement à M. Bongo en espérant naturellement qu'il sera remis sur pied le plus vite possible". Pour ceux qui connaissent Fillon, le fils du Mans, catholique pratiquant, on le voit mal à l’aise avec ces africanités teintées de Francafrique , il ne comprend pas pourquoi l'on ne veut pas rendre la nouvelle officielle.

Le 6 juin soit presque un mois après le décès de Bongo, l'Espagne somme la France de prendre ses responsabilités - le premier ministre espagnol le socialiste Zapatero un ancien religieux jésuite demande à son ministre des affaires étrangères sous la pression des médecins qui ne comprennent pas qu'on garde dans une chapelle ardente un corps aussi longtemps, et qui en plus n'a pas trouvé la mort dans leur établissement - de rendre la nouvelle publique - le Gabon dit n'être pas prêt et pour les problèmes de sécurité intérieure - L'Espagne refuse de reculer - Comme cela se fait toujours quelques journalistes reçoivent des instructions et c’est alors que le journal Le Point lance un ballon d'essai -.

On décide de dépêcher un avion à Libreville en mission commando avec une conseillère de l'Elysée avec pour mission de ramener en Espagne le premier ministre gabonais - ce qui est fait -. Avant la conférence de presse, les témoins, présents affirment que les membres de la famille Bongo l’auraient menacé de mort : « Salaud ! Si tu dis un mot de travers on te pend haut et court". Le premier ministre Jean Eyeghe Ndong annonce donc que Bongo est en vie ; pendant ce temps, des dispositions sont prises pour rapatrier le corps au Gabon avant que le décès ne soit annoncé. Las d’attendre, l'Espagne annonce le décès et le premier ministre gabonais est contraint de confirmer la nouvelle.


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