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Tant que les lions n’auront pas leurs propres historiens, les histoires de chasse continueront de glorifier le chasseur.










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Thursday, September 17, 2009

Corruption en Afrique:Le scandale Africain de la France à la lumière du Congo Brazzaville



Jean-Claude MAYIMA-MBEMBA

Secrétaire Général de l’Organisation

Africa Human Voice International (AHVI)

Sous le titre "Film sur la corruption au Congo, sur Al Jazeera", le site Internet de Mwinda (http://ww.mwinda.org) a mis en ligne, le 9 septembre 2009, une diffusion de la chaîne de télévision AL JAZEERA sur les frasques et les turpitudes de SASSOU NGUESSO, président autoproclamé et auto-élu du Congo-Brazzaville dont voici les liens :

Première partie : http://www.youtube.com/watch?v=VpGU1hsuSpU

Deuxième partie : http://www.youtube.com/watch?v=8TcxdSbl0-E

http://english.aljazeera.net/programmes/peopleandpower/2009/09/20099912372175526.html

Rien n'est surprenant ni étonnant. La présence de SASSOU NGUESSO à la tête du Congo-Brazzaville est l'œuvre de la France. Un Français pure souche, M. Jean-François PROBST, le prouve dans son livre "Chirac, mon ami de trente ans".


Avant lui, il y a eu notre très regretté François-Xavier VERSCHAVE et Xavier HAREL, entre autres, qui ont mis le doigt sur la cupidité, l'avidité, la concussion et la férocité Françaises en Afrique. C’est la politique de la CAVE (Cupidité, Avidité, Vecteurs Esclavagistes).

Que la saga SASSOU NGUESSO & Co soit répercutée par une chaîne Arabophone, AL JAZEERA, est déjà un pas et un événement de taille. Ce n’est que la conséquence de la politique d’un Etat tiers qui a choisi et juré de ne jamais couper le cordon ombilical qui le lie à cette partie de l’Afrique. La France peut nier les faits. Qu’à cela ne tienne, c'est aussi son droit le plus absolu de les nier. Mais peut-elle mettre au défi et contredire M. Jean-François PROBST, acteur et témoin privilégié de ce crime ?

A moins que la France ait fait sienne ou qu’elle soit revenue à la vieille politique de l’ère des Compagnies concessionnaires, de sinistre mémoire. Déjà Total, un Etat dans l’Etat, est indexée en Birmanie, et ce n’est pas le seul pays qui fait les frais des pratiques de cette société anciennement appelée ELF. Ce sont les mêmes méthodes, les mêmes pratiques. Un individu peut changer de nom. Mais, changera-t-il pour autant sa nature ? Rien n’est moins sûr. ELFTOTALFINA n’est d’ailleurs pas la seule société Française dans le collimateur, avec les mêmes méthodes, les mêmes pratiques, les mêmes comportements, les mêmes agissements, etc., à l’égard de leur vache à lait : l’Afrique.

Personne ne parlerait de cet homme (SASSOU NGUESSO), encore moins de toutes ses frasques (crimes de sang, vols, détournements de fonds publics, etc.) dénoncées dans le film, si la France qui ne s’est jamais débarrassée de son manteau, de sa nature et de son caractère, voire de ses pratiques et comportement toujours esclavagistes et colonialistes, n’était pas au centre de cette barbarie, de tous ces scandales. Elle est responsable et coupable. Aux Peuples Africains de le savoir et de le faire savoir.

Les crimes de sang, les crimes économiques et financiers, sont donc avant tout les crimes de la France en Afrique. SASSOU NGUESSO n’est qu’un "GOUVERNEUR DELEGUE" local du territoire Français du Moyen-Congo. Il est le bras armé et séculier de la France sur son pré carré.

Ainsi, pendant que les Français vont directement dans les paradis fiscaux pour y planquer leurs avoirs financiers (Suisse, Luxembourg, Autriche, etc.), pour les Africains de type SASSOU NGUESSO, le premier paradis fiscal c'est la France via ses banques (Crédit du Nord, BNP-Paribas, etc.) et autres Groupes militaro-industriels (Total, Bolloré par exemple, pour ne citer qu’eux) qui, eux, se chargent à leur tour de rediriger (blanchir) le fruit du pillage et de la mafia vers d'autres paradis fiscaux. Paris lave plus blanc.

La France est une plaque tournante pour cette mafia de grande envergure en relation avec ses colonies. La France, pour les faillis Africains et Congolais en particulier, est le pilier de tous les kleptocrates, dictateurs et criminels Africains au pouvoir. Pour preuve, c'est elle qui les y place, les y installe. Et quand ils ne sont plus d’aucun intérêt, soit parce qu’ils se rebiffent, soit parce qu’ils deviennent inefficaces, alors elle les "efface" pour les remplacer par d’autres.

Voici quelques cas :

- Le président Thomas SANKARA est assassiné et remplacé par l’actuel président du Burkina Faso.

- Jean Bedel BOKASSA est remplacé par un autre ancien président, David DACKO en Centrafrique.

- Fulbert YOULOU est reversé et remplacé par MASSAMBA-DEBAT, au Congo-Brazzaville.

- MASSAMBA-DEBAT est renversé (assassiné plus tard par SASSOU NGUESSO en 1977) et remplacé par Marien NGOUABI (Congo-Brazzaville).

- Marien NGOUABI est assassiné et remplacé par SASSOU NGUESSO pendant deux semaines puis, par un tour de passe-passe, est remplacé par YHOMBI-OPANGO, lui-même déposé et remplacé en 1979 par le même SASSOU NGUESSO (Congo-Brazzaville).

- Pascal LISSOUBA est renversé par un coup d’Etat très sanglant et remplacé par le même SASSOU NGUESSO, en 1997.

- Le président Laurent GBAGBO a failli subir le même sort pour être remplacé par Alassane OUATTARA, n’eût été la fierté, la vigilance et la mobilisation du Peuple ivoirien qui a défendu bec et ongles sa souveraineté et empêché ainsi ce scénario classique déjà rôdé et appliqué à d’autres pays comme ceux cités ci-dessus, à titre d’exemple.

Cette liste n’est pas exhaustive. Il y en a et il y en aura beaucoup d’autres, soit qui ont déjà subi, soit qui subiront demain les affres de l’Etat Françafrique, le même sort.

En Afrique Francophone, quiconque aspire à devenir "Gouverneur délégué" (Président) de la FrançAfrique dans son pays ne peut y parvenir sans l’onction et la bénédiction de l’Etat FrançAfricain dont le siège (Capitale) est à Paris. De même, quiconque de ces "Gouverneurs délégués" en place ne se plie pas aux règles du Pacte colonial de l’Etat FrançAfricain est débarqué, quand il n’est pas assassiné, et remplacé par un autre postulant. La demande est tellement nombreuse. Ainsi va la vie dans cet Etat mafieux de la FrançAfrique piloté depuis Paris.

Après, il ne faut pas parler de repentance, mais plutôt des bienfaits de l’esclavage et de la colonisation. Apres tout, n'est-ce pas Georges Clémenceau qui avait dit : "Une goutte de pétrole vaut bien une goutte de sang" ?

On a depuis longtemps remarqué que la France, pour des opérations dites "coup bas", n'envoie plus ses troupes officielles. Elle sous-traite, depuis des décennies, ses opérations comme les coups d'Etat. On a vu au Congo Brazzaville la présence des Angolais, des Tchadiens, des Gabonais, des Hutus-power, des mercenaires de diverses nationalités pour réinstaller SASSOU NGUESSO à la tête du Congo. Le Congo Brazzaville est un pays d'esclaves de la France. A leur tête, elle a placé un "AFFRANCHI". Or l'affranchi est toujours pire et plus dangereux que son maître.

Enfin, lorsqu’on s’adresse à la même France et qu’on lui demande de retirer, d’annihiler son "poison", elle vous répond : "Non ingérence dans les affaires intérieures d’un Etat étranger. C’est une affaire qui ne regarde que les peuples des pays concernés". En clair, son message est : "Débrouillez-vous ! Cela ne me regarde pas tant que mes intérêts ne sont pas menacés"

Le paradoxe, c'est que quand on commence à se "débrouiller", à s’agiter et à s’organiser pour dégommer l'intrus, éradiquer le parasite inoculé par la France dans le pays, c'est la même France, qui se croit tout permis dans ces cas-là, qui dépêche des barbouzes de type JEAN-PAUL PIGASSE, Rober BOURGI, Patrick GAUBERT, Jacques TOUBON (l’homme de l’Himalaya) etc., et autres troupes de substitution accompagnées de divers supplétifs (mercenaires) pour aller écraser les "rebelles". Ainsi la situation devient-elle un cercle vicieux.

Quand on se retourne vers l’ONU ou l’Union Européenne, la France est là, brandissant son veto, en tant que patronne de l’Etat mafieux FrançAfricain.

S’agissant de l’Afrique Francophone, de ses anciennes (?) colonies, c’est-à-dire de son pré carré, la France a beau jurer la main sur le cœur qu’elle n’y est pour rien dans la situation apocalyptique qui frappe ces pays, personne, en tout cas aucun Africain encore moins un Congolais intègre et digne du nom, ne la croira. La France est un pays criminel. Ce n'est pas pour rien que Hitler allait toujours s'incliner sur la tombe de Napoléon. A chacun de comprendre pourquoi. La France, n'est-elle pas la patrie du CODE NOIR de Colbert et du CODE DE L'INDIGENAT de Napoléon ?

De l’esclavage à la colonisation et du Général Charles de GAULLE à Nicolas SARKOZY en passant par Valérie Giscard d’ESTAING, François MITTERAND et Jacques CHIRAC, la France n’a jamais changé d’un iota. Elle ne changera jamais !

Dans ces conditions, rien n'est donc surprenant de voir des Consulats Français brûlés en Afrique, comme récemment au Gabon. Est-ce le début d'une grande confrontation ? Est-ce le signe avant-coureur ? Et si la France ne comprenait que ce langage, ce discours ; c’est-à-dire, celui de la violence, du rapport de force puisqu’elle ne sait rien faire d’autre que cela, à l’instar de ses "affranchis" de type SASSOU NGUESSO ? A croire que la France recherche la confrontation armée avec les peuples Africains de son pré carré.

L'Afrique n’est pas entrée dans l'Histoire (dixit Nicolas SARKOZY à Dakar). Si pour la France, même en ce XXIème siècle, entrer dans l'Histoire :

- C’est perpétuer la barbarie séculaire qui remonte à l’invasion de l’Afrique et à l’esclavage ;

- C’est installer dans d’autres pays des kleptocrates, des dictateurs, des criminels sur fond de fleuves de sang humain ;

- C’est asservir des peuples entiers quitte à les réduire en esclavage comme elle l’a toujours fait, sans scrupules et sans états d’âme, parce que sa survie en dépend, et parce qu’elle pense que c’est la seule méthode qui vaille ;

Alors le message est entendu. Il reste donc aux Africains de la prendre au mot, puisqu'elle n'a de cesse de répéter que c'est aux Africains eux-mêmes qu’il revient de régler leurs problèmes. En clair, elle leur dit de démolir par leurs propres moyens ce qu'elle a mis en place, dans leurs pays respectifs.

La France n'est pas "POMPIER". Elle est PYROMANE ! Comprenons-le une bonne fois pour toutes !

En conclusion, au regard de ce qui précède, l’Afrique du pré carré Français n’est pas indépendante et ne l’a jamais été. Alors, à tous les Africains du pré carré de s’unir pour la conquérir, la reconquérir.

Nous Sommes le Congo !
C
essons d'Avoir Peur !
P
our un Etat de Droit au Congo !


"Chaque génération a le choix entre trahir ou accomplir sa mission"

Celui qui lutte peut gagner ! Celui qui ne lutte pas a déjà tout perdu !

Patrick Eric Mampouya
http://mampouya.over-blog.com/



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Friday, August 21, 2009

LA SAPOLOGIE : "La jeunesse Congolaise Piégée"


Ngombulu Ya Sangui Ya Mina Bantu LASCONY

Ecrivain, documentariste, historiographe

Le mouvement de la sape est indissociable du Parisianisme qui émerge à la M.E.C. (Maison des Etudiants Congolais), située au 20 rue Béranger dans le 3e arrondissement de Paris. Un immeuble Haussmannien de 5 étages acquis par l’Etat Congolais au début des années 60, pour héberger ses boursiers résidant en France.

C’est sous le règne du P.C.T. (Parti des Contentieux Tribaux) que ce bel édifice perdra tout son lustre. Sans changer de sigle, la M.E.C. deviendra la Maison des Exclus Congolais. Avec cette nouvelle dénomination, elle va complètement échapper au contrôle de l’Etat Congolais.

Les étudiants proches du pouvoir se verront proposer des postes à responsabilités au pays, tandis que les récalcitrants, pour survivre, vont abandonner leurs études et se lancer dans diverses activités pas toujours recommandables.

Petit à petit, des choses bonnes et moins bonnes vont s’y mêler jusqu’à ce qu’elle soit vendue en 1983.

A quel prix SASSOU NGUESSO l’a-t-il bradé ? Top secret, le brocanteur demeure silencieux.

Pendant des années, le ménage n’y sera plus assuré, si ce n’est épisodiquement par la seule volonté d’un résident bénévole nommé Ya Léonard. Souris et cafards vont parader dans les couloirs ; l’arrière cour sera transformée en dépotoir, des gens peu soucieux d’hygiène vont y balancer des ordures depuis leur fenêtre. Pour fuir la pestilence, des résidents souvent tirés à quatre épingles la journée, vont se pavaner au Café Béranger situé au N° 1 de la même rue et devant les chaînes métalliques faisant face au magasin TATI. Cet endroit baptisé "Hâ chaînes" par les exclus, deviendra le lieu de rencontre des "Parisiens". C’est là que tout dandy Congolais viendra tâter le pouls de la mode. La M.E.C. ne sera plus qu’un dortoir pour les "Parisiens" sapeurs habitués aux contrastes.

Au début des années 80, la classe dirigeante Congolaise dans son ensemble, assimilait les sapeurs, majoritairement originaires des quartiers sud de Brazzaville (Bakongo, Makélékélé, Météo, Mukunzingouaka…) à des délinquants juvéniles qu’il fallait appréhender, pour ne pas amplifier le phénomène de la sape. Nombreux sont ceux parmi les sapeurs qui se sont fait fouetter dans les P.S.P. (Postes de Sécurité Publique) pour renoncer à leur look jugé extravagant.

Aujourd’hui, cette même classe dirigeante, qui ne s’est pas renouvelée depuis, semble participer au phénomène. Plusieurs ministres et notables se dépigmentent la peau et s’habillent comme des sapeurs (veste avec poches en billet et surpiqures sur les revers, paire de chaussures de grande marque et chemise à boutons de manchette).

Pour contrer leur impopularité grandissante, ces personnalités politiques devenues elles-mêmes extravagantes, vont arroser de millions de Francs Cfa, les musiciens des deux rives du Congo. A chaque sortie d’album, leurs noms seront scandés par un griot nommé Atarabou dans des chansons en guise de refrain. Certains barons du régime sont de coureurs de jupon et des amateurs de bordels et hôtels de passe qui pullulent un peu partout à Brazzaville et Pointe-Noire.

Par discrétion, ces derniers évitent de fréquenter les mêmes bars que les "Parisiens". A bien voir de près, rien ne distinguent les uns des autres. Le ministre de la communication et porte-mensonge du gouvernement Alain AKOUALA-ATIPO, a été désigné (ou s’est autoproclamé) président d’honneur des sapeurs. Une journée a même été décrétée en l’honneur des sapeurs, journée à laquelle des jeunes Brazzavillois désœuvrés prennent part, en se dandinant dans les ruelles dégelasses de la capitale.

Pour ajouter la cerise sur le gâteau, le Premier Ministre anticonstitutionnel Isidore MVOUBA, lui a initié la soirée des "Parisiens", c'est-à-dire des sapeurs résidant en France, qui généralement approvisionnent en habits et chaussures de marque, ceux restés au pays. Cette soirée mondaine se déroule régulièrement au mois d’août depuis 4 ans, à l’hôtel Méridien de Brazzaville, où un fastueux banquet attend les fameux "Parisiens".

Pendant ce temps, les riverains affamés se contentent de l’odeur. Ce qui est tout de même étonnant, c’est que la plupart de ces "Parisiens" récemment débarqués en France, sont réfractaires à la modernité, préférant les ngandas aux bistrots Parisiens. Mais une fois au Congo, ils changent d’attitude pour épater leurs compatriotes démunis.

"Au pays des aveugles, les borgnes sont rois" dit-on ! Or, les ngandas que ces derniers ont l’habitude de fréquenter en France et ailleurs, sont souvent des buvettes crasseuses et enfumées, où les toilettes n’ont ni lunette, ni papier hygiénique. Pour ceux qui n’ont pas le réflexe de se promener avec des paquets de kleenex, c’est le désastre.

J’en sais quelque chose pour les avoir fréquenté de temps à autre. Dans les ngandas, les "Parisiens-Sapeurs" boivent comme des trous. Certains peuvent ingurgiter jusqu’à 12 litres de bière brune (8 à 6, Pelfort…) par soirée ; cette même bière affectionnée par les clochards pour se protéger du froid. Avec une sono souvent mal réglée qui diffuse un bruit assourdissant, les sapeurs sont tout heureux de mâchouiller quelques morceaux de mouton rassis (ntaba). Comportement étrange, pour des gens qui se prennent pour des gentlemen.

Hormis, leurs belles fringues, ces gens ne cultivent aucune finesse. Les "Parisiens", tout comme leurs collègues sapeurs restés au pays, semblent s’accommoder de la saleté. Avec leur démarche décalée, ils enfoncent leurs souliers coûteux dans les immondices et la boue occasionnée par les pluies diluviennes au Congo Brazzaville. Les fondateurs de Weston, John Lobb ou Berlutti, marques préférées des sapeurs, doivent se retourner dans leur tombe en voyant cela.

Dépourvus d’imagination, les "Parisiens" ont transformé la sape en sapologie. Ce nouveau fléau est à combattre autant que la pandémie du sida. Le Congo-Brazzaville a pendant longtemps été considéré comme un modèle en matière d’éducation, affichant constamment jusqu’au milieu des années 90, un taux de scolarité remarquable (supérieur à 90 %), faisant des Congolais l’un des peuples les mieux éduqués du Tiers monde.

Grâce à ses multiples écrivains et artistes talentueux, tels que les Sylvain MBEMBA, Jean MALONGA, TCHICAYA U’ TAMSI, SONI LABOU TANSI, THEOPHILE OBENGA, Emanuel DONGALA, Franklin BOUKAKA, Pamelo MOUNKA, ZAO le Congo Brazzaville a jouit d’une très bonne réputation artistique au niveau mondiale. Mais avec l’arrivée de la sapologie (dont on se serait bien passé), le Congo Brazzaville, immense pépinière culturelle risque de perdre définitivement sa belle image déjà ternie par les guerres.

N’ayant aucun programme économique viable pour créer des emplois, le gouvernement Congolais n’a pas trouvé mieux que d’institutionnaliser la sapologie pour occuper les jeunes chômeurs. Les 15 août 2008 et 2009, lors de la fête nationale, une forte délégation de sapeurs s’est dandinée sur le boulevard Alfred Raoul. L’attitude ridicule de ces pauvres jeunes sans repères semble bien amuser les officiels Congolais se trouvant à la tribune.

Cela montre à quel point l’Etat est en déliquescence dans notre pays. Personne ne récuse l’élégance et l’art de bien s’habiller, dont de nombreux Congolais sont friands. C’est plutôt l’ampleur que prend la sapologie qui provoque un malaise sociétale.

En deux ans, les supports audio-visuels consacrés à la fois, aux sapeurs de France, d’Angleterre et de Brazzaville rivalisant de fringue et de frime, se multiplient pour vanter "les trésors" de leur Eldorado. Au lieu de s’exprimer dans leur langue maternelle qu’ils maitrisent à merveille, ces derniers, pour se donner une posture d’intellectuel, s’obstinent à s’exprimer dans un charabia insaisissable.

Ces Congolais, pourtant marginaux, ont réussi à inonder de nombreux sites internet et médias complaisants. Bientôt, tout Congolais coquet se verra attribué l’étiquette de sapeur à cause de la Sapologie.

Que se trame t-il réellement derrière la sapologie ?

Pour s’éterniser au pouvoir, SASSOU NGUESSO a adopté une nouvelle stratégie, celle qui consiste à encourager une frange de la jeunesse Congolaise (vivant dans les bastions hostiles à son régime) à se divertir, au lieu de s’éduquer pour ne pas prétendre un jour au trône qu’il espère léguer à sa progéniture.

Pendant que les barrons du régime envoient leurs enfants étudier en Europe, en Amérique et au Maroc (pour ceux qui ne peuvent leur obtenir les visas des pays occidentaux), puisqu’au Congo Brazzaville, les écoles sont en lambeaux, des opportunistes mandatés par le gouvernement s’attèlent à organiser des concours de mode dans les quartiers déjà cités.

Les enterrements qui sont depuis toujours, un lieu de deuil et de recueillement, se transforment progressivement en terrain d’exhibition. On y croise des jeunes demoiselles élégantes portant des grosses lunettes de soleil et des sacs Chanel ou Dior. Toute occasion est bonne pour frimer, pourvu d’être endimanché.

Ces sapeuses souvent incultes, n’ont pour seul loisir, que de scruter des catalogues de mode. Si le fléau de la sapologie n’est pas aussitôt éteint, dans une décennie, les quartiers sud de Brazzaville détiendront la plus forte densité d’analphabètes du pays.

Les "Parisiens" n’ont pas encore réalisé, qu’en privilégiant l’habillement à la formation professionnelle, ils se retrouveront demain, démunis face aux étudiants pour qui ils ont peu de considération. De retour au pays, les premiers disposeront peut-être des malles d’habits griffés, mais les seconds eux, n’en n’auront qu’une, c'est-à-dire, un bagage intellectuel bien pesant. Qui dit mieux ?

Les Evêques, Papes, et autres gurus de la sapologie (puisque certains en ont fait un véritable culte), devraient comprendre, qu’en participant aux défilés de sape, ils jouent le jeu du gouvernement et contribuent à compromettre leur propre avenir.

La sapologie n’est rien d’autre qu’un cirque animé par une bande de clowns. Avec leur peau décapée et leur attitude ridicule, ils inspirent aux masses laborieuses une vague compassion. Il n’y a que le sot qui se complait de sa misère.

Nous Sommes le Congo !
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essons d'Avoir Peur !
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Patrick Eric Mampouya
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Tuesday, July 21, 2009

Les Fossoyeurs Français du Congo Brazzaville TOUBON et compagnie, meilleurs amis du Congo de NGUESSO

Les Fossoyeurs Français du Congo Brazzaville
TOUBON et compagnie, meilleurs amis du Congo de NGUESSO

Par Th. FESSY - A. ZAJTMAN - C. NININ | Journalistes 


Contredisant l'Union européenne, l'ancien ministre et des députés ont applaudi les conditions de la réélection du président Congolais.
Le scrutin présidentiel du dimanche 12 juillet au Congo-Brazzaville a permis, sans surprise, à Denis SASSOU NGUESSO de s'offrir un nouveau mandat de sept ans.
Totalisant déjà vingt-cinq années au pouvoir, "Papa Sassou" (comme il se fait appeler) a donc été réélu avec 78,6% des suffrages pour un taux de participation s'élevant officiellement à 66%, bien surprenant quand on sait le peu d'électeurs qui se sont rendus aux urnes.
La question de la participation est cruciale : en appelant les électeurs au boycott des urnes, les principaux opposants en avaient habilement fait l'enjeu véritable du scrutin.
Si nous n'avons vu aucune file d'attente -hormis celle, très bien organisée, à la mairie de Ouenze quelques minutes avant l'arrivée du président sortant et de son épouse- nous avons cependant croisé quelques députés Français visiblement ravis de leur petite balade électorale dominicale.

"Ne soyons pas des Occidentaux arrogants. Essayons d'aider les Africains"
Ce qui nous a surpris : ni l'Union Européenne, ni la France n'avaient envoyé de mission d'observation pour ce scrutin. Ces élus répondaient en réalité à l'invitation de membres ou organes du gouvernement Congolais. Parmi eux, le député Européen UMP sortant Jacques TOUBON.
Ce proche de CHIRAC, ancien ministre de la Justice, a balayé devant la presse internationale les réservées émises par Miguel AMADO, le chef de la délégation de la Commission Européenne :
"Ne soyons pas des Occidentaux arrogants. Essayons d'aider les Africains et non de les condamner avant qu'ils n'aient fait quoique ce soit, ce qui a été le cas en particulier du représentant de l'Union européenne"
Miguel AMADO avait en effet expliqué l'une des raisons ayant poussé l'UE à ne pas envoyer d'observateurs :"Les corrections apportées depuis le scrutin de 2002 ne sont pas suffisantes" 
Le diplomate pointait notamment du doigt le recensement électoral qui "n'a pas été fait en bonne et due forme", faisant remarquer qu'un fichier électoral de 2.2 millions d'électeurs pour une population totale estimée à 3.8 millions d'habitants, "c'est trop, surtout en Afrique où un grand pourcentage de la population est jeune"
Regrettant de "ne pas avoir été préalablement informé de leur visite", l'ambassadeur de l'UE a reconnu avoir eu un "échange tendu"  avec les édiles français, et notamment avec Jacques TOUBON. Rappelons que ce dernier a été nommé le 21 juin par Nicolas SARKOZY à la tête d'une mission chargée de préparer et d'assurer la mise en œuvre d’une initiative "2010 – Année de l’Afrique"
 
"Un grand moment démocratique" pour le député-maire UMP d'Elancourt
A la tête d'une obscure Coordination des observateurs franco-africains (Cofa), se déplaçant dans le sillage de"Papa SASSOU" le jour de l'élection, on trouve Jean-Michel FOURGOUS, député UMP.
Le président du groupe Amitié France-Gabon de l'Assemblée nationale a expliqué qu'il était là pour représenter son homologue d'Amitié France-Congo (François Michel-GONNOT), ce dernier n'ayant pu faire le déplacement pour ce "grand moment démocratique".
Dès 11 heures du matin, le maire d'Elancourt affichait sa satisfaction devant la presse Congolaise : "L'élection est libre (…), le taux de participation va certainement dépasser les 50% (…), la démocratie fonctionne"
Le lendemain, il cosignait avec Jean-François MANCEL, député UMP de l'Oise faisant lui aussi partie de la Cofa, un communiqué dans la presse progouvernementale en forme de diatribe contre Miguel AMADO, indiquant même qu'ils demanderaient des "sanctions"  à l'encontre du représentant européen.
De son coté, l'ambassadeur de France Nicolas NORMAND, a refusé de répondre à une interview au sujet de ces députés et autres personnalités françaises venus observer les élections.
Nous recevant tout de même après que nous avons été brutalisés lors d’une manifestation d’opposition par les forces de l’ordre -nos équipements ont été confisqués et détruits-, Nicolas NORMAND affirme lui aussi ne pas avoir été mis au courant de l'arrivée des députés pour l'observation du scrutin.
 
FOURGOUS et MANCEL sont des proches du régime de Denis SASSOU NGUESSO
Amis de la famille KOLELAS -des opposants historiques ralliés à SASSOU-, les députés FOURGOUS etMANCEL constituaient ainsi la "délégation française"  lors de la création de la Conférence des démocrates humanistes africains (Codeha) fin avril. Son coordinateur n'est autre que Guy Brice Parfait KOLELAS, ministre Congolais de la Pêche.
De même, Jacques TOUBON, venu à Brazzaville en compagnie de Patrick GAUBERT, président de la Licra, ancien conseiller de Charles PASQUA et député européen jusqu'en juin dernier, répondait à l'invitation de la Commission nationale des droits de l'homme, contrôlée par le régime Congolais.
Patrick GAUBERT au Congo ? On se souvient de son rôle controversé dans l’affaire des disparus du beach, dénoncé par la Fédération internationale des droits de l'homme (FIDH).
En 1999, ces 353 réfugiés, rapatriés du Congo-Kinshasa voisin  par le HCR après la guerre pour être remis aux autorités de Brazzaville, n'ont jamais été revus par leurs familles. Un procès tenu par la justice Congolaise en 2005 n'avait pas permis de faire la lumière dans cette affaire.
Selon la FIDH, GAUBERT a fait pression, en 2004-2005, sur les familles des disparus pour qu'elles abandonnent les poursuites intentées en France contre plusieurs responsables du régime de Denis SASSOU NGUESSO.

Le représentant des éditions L'Harmattan mélange les genres
Avant le scrutin, quelques 350 observateurs de la dite société civile -elle aussi sous contrôle du régime en place- ont reçu le manuel du parfait observateur, rédigé et signé par Anatole COLLINET MAKOSSO.
Ce dernier est aussi représentant des éditions L'Harmattan à Brazzaville, et co-auteur d'un livre sur l’affaire des disparus du beach publié par l'éditeur parisien, le seul ouvrage sur ce thème… qui nie la disparition des 353 réfugiés Congolais.
Interrogé sur la compatibilité de toutes ses fonctions en période électorale, Anatole MAKOSSO assure "être capable de dissocier" ses occupations pour livrer une analyse impartiale du scrutin.
La plupart des 350 observateurs, dont Geo-Ecostrapol compilera les conclusions, ont pourtant été recruté dans les rangs de l'association Concertation pour l'encadrement de la jeunesse, fondée et présidée par le mêmeMAKOSSO.

Pour TOUBON, "plus difficile d'avoir des cadenas à Brazzaville qu'à la Samaritaine"
Jacques TOUBON a lui aussi émis quelques réserves, pour la forme. L'ancien maire du XIIIe arrondissement de Paris a constaté que "beaucoup d'urnes n'étaient pas fermées, faute tout simplement de cadenas", avant d'ajouter qu'il est "probablement plus difficile d'avoir des cadenas à Brazzaville qu'à la Samaritaine à Paris".
Selon TOUBON, ce sont des élections qui "correspondent à l'état de la démocratie dans un pays comme le Congo". Les critères de démocratie et de droits de l'homme ne sont-ils pas universels ? Réponse : "Du haut de votre arrogance, vous jugez les Africains."
Dans un pays où, selon les Nations unies, 70% de la population vit encore sous le seuil de pauvreté, nombre de Congolais nous ont pourtant répété tout au long de notre séjour qu'ils voudraient percevoir les dividendes de la manne pétrolière et de la coupe du bois. Les entreprises françaises Total et Bolloré en ont les plus gros contrats.

Bourrages d'urnes, fichier électoral obsolète, dépouillement à la bougie…
La France continue-t-elle d'apporter un soutien infaillible au régime de Denis SASSOU NGUESSO ?
Ce serait critiquable, après les deux prises du pouvoir par les armes de l'intéressé -en 1979 lors d'un coup d'état, et en 1997 à l'issue d'une guerre civile qu'il a provoquée-, et après une élection considérée comme non démocratique par les observateurs internationaux en 2002.
Pourtant, les hommes politiques Français rencontrés le jour du scrutin encensaient la stabilité retrouvée sous le régime de SASSOU, refusant d'admettre que la confiscation de l'espace démocratique par le pouvoir porte en elle les germes même de la contestation par les armes, de la gabegie et du sous-développement.
Ce dimanche électoral, nous avons ainsi été témoins d'une distribution de billets par "des hommes du Rassemblement pour la majorité présidentielle", comme les décrivent les habitants, dans un quartier sud de Brazzaville, où l'abstention a été la plus élevée.
"Ils donnaient de l'argent en échange du vote pour Denis SASSOU NGUESSO", a expliqué un habitant. "On ne peut pas nous intimider avec de l'argent ! ", s'est exclamée une jeune fille.
L'Observatoire Congolais des droits de l'homme (OCDH), membre de la FIDH, a rapporté nombre d'irrégularités lors du scrutin, boycotté par six candidats de l'opposition. Bourrages d'urnes -peut-être facilités par l'absence de cadenas que relevait Jacques TOUBON-, fichier électoral non mis à jour, électeurs n'ayant jamais reçu leur carte, bureaux de vote installés chez des particuliers, dépouillement à la bougie à défaut d'électricité… la liste est longue.

Quand l'ambassadeur de France oublie d'inviter les médias internationaux
Surtout, l'OCDH, qui avait déployé 47 observateurs, estimait qu'il serait "un miracle de voir le taux de participation dépasser 20%", loin des 66% proclamés par la commission nationale électorale.
Cette faible affluence est pourtant signe de la désaffection des Congolais pour un exercice électoral proposé par "Papa SASSOU". Le président sortant avait au moins le soutien de ses thuriféraires venus de France, dont la liste comprend aussi Marcel CECCALDI, ex-conseiller juridique du Front national.
Au cours d'une conférence de presse à laquelle les medias internationaux n'ont pas été invités -sur consigne du Quai d'Orsay, comme on l'a appris de sources diplomatiques- l'ambassadeur de France a pourtant lui aussi salué"le bon déroulement et la bonne organisation de l'élection", qui devrait permettre au Congo "d'entrer dans une ère de stabilité favorable à son développement".
Pas de mot à la presse internationale donc. Cette dernière, et France 24 et RFI en particulier, ont pourtant été la cible d'éditoriaux enflammés de journaux progouvernementaux dont Les Dépêches de Brazzaville, dirigé par un Français et sponsor du centre culturel français de la capitale Congolaise, où l'on ne trouve pas, comme dans ses homologues des pays africains, de posters de RFI ou de France 24.
Menaces téléphoniques en pleine nuit, visite d'agents des services de renseignements à l'hôtel et autres intimidations ont suivi, jusqu'à l'agression policière contre France 24 et la BBC lors de la répression d'une manifestation pacifique d'opposants.

Quand l'ex-colonie érige une statue de son colonisateur français
Une anecdote pour finir : parmi les réalisations de "Papa SASSOU", on peut citer l'érection d'une statue et d'un mausolée, à la gloire de Pierre SAVORGNAN de Brazza, père de la colonisation Française au Congo et au Gabon.
Le monument, de dix mètres de haut, a été érigé et inauguré à grand frais en 2006, en présence de SASSOU, feu Omar BONGOPhilippe DOUSTE-BLAZY, alors ministre des Affaires étrangères, et même Bernard KOUCHNER, qui n'occupait pourtant pas de fonctions officielles à l'époque.
Le coût du monument, de plusieurs millions d'euros, avait été pris en charge par les gouvernements Congolais, Gabonais, et des entreprises Françaises.
Une ex-colonie qui célèbre son ancien colonisateur ! Voilà qui en dit long sur le mariage grassement consommé entre la France et le régime de SASSOU NGUESSO.
Nicolas SARKOZY avait promis qu'il y mettrait un terme, mais au Congo-Brazzaville, la Françafrique a de beaux jours devant elle.


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Monday, July 20, 2009

Toubon et compagnie, meilleurs amis du Congo de Nguesso

Liens:
[1] http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5iST-YG4vdrr3zksYstuInCk_nT1w
[2] http://www.lesafriques.com/afrique/la-france-veut-faire-de-2010-lannee-de-lafrique.html?Itemid=64?articleid=17387
[3] http://www.assemblee-nationale.fr/13/tribun/xml/organe.asp?id_organe=xml/organes/392970.xml
[4] http://www.assemblee-nationale.fr/13/tribun/xml/organe.asp?id_organe=xml/organes/392865.xml
[5] http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5hwKS7GnSe7UTSp-pQgjpVPR996lQ
[6] http://www.fidh.org/Congo-Brazzaville-Que-cherche
[7] http://fr.wikipedia.org/wiki/Affaire_des_disparus_du_Beach
[8] http://livre.fnac.com/a2000303/Anatole-Collinet-Makosso-L-affaire-des-disparus-du-Beach-de-Brazzaville?PID=1&Mn=-1&Mu=-13&Ra=-1&To=0&Nu=1&Fr=0
[9] http://membres.lycos.fr/ocdh/infos.html
[10] http://www.rue89.com/tag/sassou-nguesso
[11] http://fr.wikipedia.org/wiki/Denis_Sassou-Nguesso
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