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E. do REGO

IL EXISTE MILLE MANIERES DE MENTIR, MAIS UNE SEULE DE DIRE LA VERITE.

Le Mensonge peut courir un an, la vérité le rattrape en un jour, dit le sage Haoussa .

Tant que les lions n’auront pas leurs propres historiens, les histoires de chasse continueront de glorifier le chasseur.










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Monday, August 15, 2011

Les affaires de la Françafrique continuent de tourner


Le terme de « Françafrique » est né d'une boutade, celle de la « France-à-fric », symbole des financements occultes qui ont « fluidifié » les rouages franco-africains depuis plus de cinq décennies.

Mais l'expression est devenue quasiment officielle, couvrant l'ensemble des relations, politiques autant qu'économiques, publiques comme parallèles, de l'Hexagone avec ces anciennes colonies du sud de Sahara. Elle est incarnée par un ensemble hétéroclite de chef d'Etats, de conseillers occultes, d'émissaires officieux, de gourous et d'hommes d'affaires intéressés par la préservation de certaines habitudes et rentes de situation en Afrique francophone.
En coulisses, on fait des affaires tout en faisant de la politique. A moins que ce ne soit l'inverse. La frontière est difficile à tracer entre la stricte défense d'une certaine influence politique française sur le continent noir et la préservation d'intérêts économiques privés auxquels s'arc-boutent les entreprises. Au risque de mélanger les genres.

600 entreprises françaises en Côte d'Ivoire

Prenons l'exemple de la Côte d'Ivoire, qui fut en proie à une guerre civile larvée depuis 2002, entre les rebelles du Nord qui soutenaient le nouveau président élu en novembre 2010 Alassane Ouattara, et les forces longtemps fidèles à l'ancien président Laurent Gbabgo, en poste depuis 2000 et finalement forcé de quitter le pouvoir le 11 avril 2011 après une crise de plusieurs mois.
Sur place, plus de 600 entreprises françaises tiennent encore des positions-clés de ce pays, qui demeure le poumon économique de l'Afrique de l'Ouest et le premier partenaire commercial de la France dans la zone du franc CFA.
Malgré le climat tendu de ces dernières années, notamment en 2004 lors du bombardement de troupes françaises par l'aviation ivoirienne, et malgré les discours anti-français du président Gbabgo, les affaires ont continué.
Le pétrolier Total a signé fin 2010 des contrats d'exploration au large des côtes. Déjà chargé de l'électricité et de la distribution d'eau, le groupe Bouygues, qui s'appuie sur l'ancien patron des patrons ivoiriens, Marcel Zadi Kessy, lorgne sur la construction d'un deuxième grand pont sur la lagune d'Abidjan.

Bolloré s'affiche avec Gbagbo et obtient le port d'Abidjan

Très actif dans le transport ferroviaire et l'agro-industrie, Vincent Bolloré, quant à lui, a obtenu en 2004 « de gré à gré » la concession de la gestion du port d'Abidjan.
L'industriel français s'est rendu sur place en avril 2008, prenant la pose aux côtés du président Laurent Gbabgo, qui l'a encensé dans son discours. Ce qui n'a pas empêché ce dernier de dénoncer ensuite le complot français ourdi contre lui après les élections de novembre 2010.
Il est vrai que son rival, Alassane Ouattara, ancien économiste au FMI, finalement intronisé au poste de président en mai dernier, a, lui aussi, beaucoup de contacts dans le milieu des affaires à Paris, notamment l'avocat François Meyer, qui défend par ailleurs… le groupe Bolloré. Et Martin Bouygues, qui était présent au mariage de Alassane Ouattara et de son épouse Dominique, redoutable femme d'affaires.
A Paris, Nicolas Sarkozy, en président super-VRP, mouille sa chemise pour défendre des industriels français qui sont aussi ses amis.
Par exemple en 2009 quand il a été reçu par le président congolais Denis Sassou-Nguesso, Nicolas Sarkozy lui a dit franchement qu'il ne devait pas confier la gestion du port de Pointe-Noire à des prestataires chinois, de plus en plus présents : « Il faut que tu le donnes à Vincent ! » Sous-entendu Vincent Bolloré, dont le groupe a finalement arraché le contrat, grâce à une offre jugée mieux-disante.

En Guinée, la diplomatie sarkozyste mise sur Alpha Condé

L'Elysée a déployé le même lobbying intensif en faveur de Bolloré au Togo, au Gabon, au Cameroun et au Sénégal en 2008, afin d'éviter que la gestion du port de Dakar n'échoit à un groupe du Moyen-Orient, le Dubaï Ports World. Sans succès cette fois, malgré des pressions politiques multiples.
La diplomatie sarkozyste a aussi la couleur de l'argent en Guinée. Après le départ forcé du général Dadis Camara début 2010, le nouveau président élu, Alpha Condé, figure de l'opposition, a été soutenu par la France. Arrivé au pouvoir en novembre 2010, il a suspendu quelques mois plus tard la concession du terminal de conteneurs du port de Conakry, confiée en septembre 2008 par le régime précédent au groupe français Getma.
Le président guinéen a aussitôt passé un nouveau deal portuaire avec le groupe de Vincent Bolloré, lequel, reçu à Conakry, n'a jamais caché son appui à Alpha Condé.
Ce sont d'ailleurs les équipes d'Euro-RSCG, filiale du groupe publicitaire Havas présidé par le même Bolloré, qui ont donné un coup de main pour la campagne de Condé.
La Françafrique résiste bien…
Découvrez la suite de l'enquête, les photos, les archives, interviews et reportages vidéo sur LaFranceDesReseaux.com.
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Thursday, September 10, 2009

Gabon : Victoire de la Françafrique


Lepeuple-sn.com (Dakar)-Le dernier scrutin présidentiel au Gabon a montré que la France surveille de très près la vie politique africaine. Quoi de plus normal dirait-on, puisque cette ancienne puissance coloniale contrôle près de 35% de l’économie gabonaise, sans compter la présence de 10000 ressortissants hexagonaux dans ce riche pays d’Afrique centrale ainsi que d’une base militaire française à Libreville. Dans ces conditions l’élections en tant que président de la république d’un candidat comme Ali Bongo, ayant passé presque toute sa jeunesse au pays de Marianne ne peut être que bien perçue par les français. Le nouveau chef de l’Etat gabonais a passé tout son cycle scolaire et universitaire en France, à l’école protestante d’Alès, ensuite au collège Sainte-Croix de Neuilly puis à la Sorbonne à Paris. Il est marié à une Française, Sylvia Valentin, fille d'Édouard Valentin, patron du groupe d'assurance OGAR. De plus, il ne parle aucune langue du Gabon. Bien avant son élection, ce fils d’Omar Bongo a été reçu sur les perrons de l’Elysée en décembre 2008 par Nicolas Sarkozy, cette rencontre semble être celle de l’adoubement. Avec tous les penchants francophiles d’Ali Bongo, on a du mal à croire à la neutralité martelée par les autorités françaises lors de l’élection présidentielle gabonaise. La veille du scrutin présidentiel du 30 août dernier Robert Bourgi, un conseiller de Nicolas Sarkozy assurait dans les colonnes du quotidien français Le Monde que ‘’la France n'a pas de candidat, mais le candidat de Robert Bourgi, c'est Ali Bongo. Or je suis un ami très écouté de Nicolas Sarkozy. De façon subliminale, l'électeur le comprendra ‘’. Cet avocat d’origine libanaise est connu comme étant l’un des pilier du réseau de la françafrique, cette nébuleuse d’acteurs économiques, politiques et militaires, en France et en Afrique, organisée en réseaux et en lobbies, et polarisée par l’accaparement de deux rentes : les matières premières et l’aide publique au développement. Pour Robert Bourgi de tous les prétendants au poste de président de la république gabonaise, Ali Bongo est ‘’le meilleur défenseur des intérêts français dans tous les domaines". Son vœu sera exaucé puisqu’au final ce dernier a remporté ce scrutin sur un score de 41% des voix, malgré une grande hostilité de beaucoup de gabonais à son égard. Il lui est reproché de ne pas être le vrai fils d’Omar Bongo. La rumeur veut qu’il soit originaire de la province nigériane du Biafra et adopté par l’ancien président gabonais. Accusation qu’il balaie d’un revers de main, lui qui est né en 1959 à Brazzaville au Congo d’une mère chanteuse du nom de Patience Dabany. Le comportement suspect de certains médias français porte à croire que les français avaient tout intérêt à voir le fils d’Omar Bongo remporter la présidentielle. La radio Europe 1 a eu le privilège d’être la première à annoncer le nom du gagnant de ce scrutin alors que les médias du monde entier attendaient sagement les résultats délivrés par le ministre gabonais de l’intérieur. Alors que la commission électorale nationale et permanente gabonaise se réunissait à huit clos comment cette radio française a elle pu savoir avant tout le monde qu’Ali Bongo est déclaré vainqueur ? De plus, la diffusion par le journal Le monde des propos de Robert Bourgi appelant à voter Ali Bongo pour sauver les intérêts de la France la veille de l’élection présidentielle semble montrer la préférence des médias français. Tout compte fait, cette élection qui offrait au Gabon l’occasion de tourner la page de la françafrique a au contraire permis à ce réseau occulte de survivre. Au grand dam des 1 500 000 gabonais qui ne voient pas la couleur de l’argent de leur pétrole.

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Wednesday, June 10, 2009

La santé des chefs d'Etat africains


mobutuuJ’invite tous mes congénères à prier pour que nos chefs d'Etat s’éteignent chez eux...

La santé des présidents africains : « véritable tabou ou sujet de discorde ? ». La santé des rois africains. Deux titres pour une même réalité. Celle des chefs d'Etat africains obligés d'aller se faire soigner à l'étranger faute de structures adéquates dans leur pays.

La santé des présidents africains : « véritable tabou ou sujet de discorde ? »


Chaque chef d’Etat africain voit son nom précédé d’un titre de civilité prestigieux, tel que son « Excellence » ou « Honorable ». Comment peut-on honorer de si beaux titres, des hommes qui brillent souvent par leur médiocrité ? L’excellence ou l’honorabilité se méritent, et ne peuvent s’en prévaloir que ceux ou celles qui pendant leur (s) mandat(s) ont multiplié des actions positives et patriotiques. Or, si l’on fait l’inventaire politique des Présidents africains, très peu s’en tireront avec un bilan positif.

Le très controversé président ivoirien Félix Houphouët Boigny, longtemps qualifié de moderniste ou de vieux sage par ses pairs françafricains, est mort dans une clinique en Suisse, faute d’avoir construit des vrais hôpitaux en Côte-d’Ivoire. Il a préféré laissé à son pays, une gigantesque basilique comme héritage, croyant obtenir la miséricorde divine, oubliant que le Très Haut est incorruptible. Selon le communiqué officiel, il serait décédé dans son village natal Yamoussoukro. Mais en fait, le vieux crocodile s’était éteint depuis plusieurs semaines. Comme le veut la tradition dans une dictature, il fallait d’abord régler les problèmes de succession avant d’annoncer sa mort. Ainsi, lui succéda le père de l’ivoirité, Henri Konan Bédié.

Mobutu, vers la fin de sa vie
mobutuuLe Président camerounais Amadou Ahidjo, lui, s’est fait avoir par les services secrets français, en se faisant diagnostiquer une fausse maladie, ce qui l’avait contraint à céder son fauteuil à son Premier Ministre, un certain Paul Biya. Si Ahidjo avait été moins idiot, il aurait doté les hôpitaux camerounais d’équipements modernes. Les médecins camerounais, qui ont étudié dans les mêmes facultés que leurs collègues européens, lui auraient certainement évité une fin de parcours aussi pitoyable. 27 ans après sa disparition, sa dépouille n’est toujours pas autorisée à être inhumée au Cameroun. Soi-disant, son exhumation dans un cimetière dakarois risquerait de faire perdre le pouvoir à Sa Médiocrité Paul Biya. Nos dirigeants sont si superstitieux, qu’ils redoutent les fantômes de leur prédécesseur. En Afrique, on n’est pas encore sorti de l’auberge des sorciers !

Malgré ce qui est arrivé au Président Ahidjo, son dauphin Paul Biya n’a pas tiré de leçon, puisqu’à ce jour le Cameroun, comme beaucoup d’autres pays africains ne disposent toujours pas d’hôpitaux dignes de ce nom. Après un séjour prolongé de Sa Médiocrité Paul Biya en Suisse, le journaliste Pius Njawe s’est vu interdire la publication de son quotidien « Le Messager », pour avoir révélé l’état de santé du dictateur camerounais. Pire encore, le pauvre journaliste s’est retrouvé derrière les barreaux pendant plusieurs mois. Sans la grande mobilisation des Associations de défense des droits de l’Homme, Pius Njawé aurait moisi dans les geôles de Yaoundé.

Les Chefs d’Etats africains sont tellement imbus de leur personne, en partie à cause des griots qui chantent en permanence leurs louanges, qu’ils se croient immortels. Autrement, pourquoi évoquer leur santé serait tabou ?

Le Président togolais Gnassingbé Eyadema, lui, a rendu l’âme en plein vol, lors de son évacuation vers un hôpital parisien. Ça n’a pas dû être plaisant pour l’équipage de l’avion médicalisé, de faire un aller-retour pour rien. Lomé-Paris, ce n’est pas la porte à côté, croyez-moi ! Désormais, il faudra peut-être aussi prévoir une morgue dans les avions.

A ses heures de folies, Mobutu Sesse Séko Kuku Ngbendo Wa Zabanga, roi du Zaïre, s’était fait construire deux splendides palais dans la jungle équatoriale, mais celui-ci n’avait pas non plus trouvé nécessaire de se faire construire un hôpital à l’image de ses palais. Sans doute trop habitué à se faire consulter à l’étranger, même pour des soins élémentaires. La construction d’un tel hôpital aurait au moins permis aux habitants de Gbadolité (son village natal) d’avoir accès aux soins de qualité, à défaut d’avoir suffisamment à manger et à boire. Avant que le vieux dictateur ne soit bouté dehors par Laurent Désiré Kabila, il s’était fait ridiculiser par les autorités françaises qui ne lui auraient délivré un visa que pour raison médicale. Sa Majesté Mobutu avait l’habitude de se faire consulter par un dentiste résidant à Nice. Mobiliser un Boeing, juste pour aller soigner un mal de dent à l’étranger, ça fout la rage. On
connaît la suite.

En août 2008, c’est au tour du Président zambien, feu Levy Mwanawassa d’être foudroyé par une crise cardiaque en plein Sommet de l’Union Africaine à Charm El Cheikh. Evacué d’urgence en France, ce dernier n’a pu survivre, après quelques semaines d’hospitalisation.


Mme Antoinette Ndoh, chef du protocole du président gabonais

bongoooAujourd’hui, c’est au tour du Mollah Omar Bongo d’être évacué en Espagne. A la tête de l’Emirat pétroclanique du Gabon depuis 42 ans, ce dernier comme ses homologues africains, n’a pas lui aussi pensé à se faire construire, ne fut-ce qu’un hôpital personnel pour éviter de faire de longs trajets. Décidément, même malade, nos Chefs d’Etat n’ont pas peur de prendre l’avion.

Harcelé par un cancer de la prostate, le Mollah Omar Bongo agonise depuis le 4 mai dernier, dans une clinique 5 étoiles de Barcelone, pendant que son fils et très probable successeur, le Mollah Ali Ben Bongo ronflait dans un lit de l’hôpital américain de Neuilly sur Seine. D’après les récentes nouvelles, ce dernier s’en serait tiré. Aussitôt sorti de l’hôpital, Bongo Jr est vite rentré au Gabon, histoire de ne pas voir le fauteuil paternel lui échapper. Mais comment tous ces Chefs d’Etats débiles peuvent encore aspirer à la respectabilité ?

L’exemple le plus patent de la bêtise de nos Présidents, est celui de l’ancien président malawite Hasting Kamuzu Banda. Voilà un brillant intellectuel, qui à une époque où l’Afrique coloniale, comptait peu de cadres, détenait déjà une panoplie de diplômes.

Docteur en médecine depuis le milieu des années 30, ce dernier s’autoproclamera monarque, lors de l’accession de son pays à l’indépendance en 1962. La mayonnaise n’ayant pas pris auprès de l’ancienne métropole coloniale (c'est-à-dire la Grande-Bretagne qui est-elle-même une monarchie), le Dr Banda convertira tout simplement son titre de monarque en présidant à vie. Ecarté du pouvoir en 1994, alors que celui-ci était âgé (officiellement) de 90 ans, il tentera 3 ans plus tard de se représenter à l’élection présidentielle, en étant à moitié sourd et aveugle.
C’est vrai que le pouvoir rend sourd et aveugle, particulièrement en Afrique !

Sékou TOURE, Seyni Kountché et bien d’autres présidents africains en exercice sont mort dans des hôpitaux étrangers. Qu’avons-nous (Africains) fait au bon Dieu pour mériter des présidents aussi médiocres ?

En attendant que d’autres tyrans africains soient évacués à l’étranger, j’invite tous mes congénères à prier pour qu’ils s’éteignent sur place, pour éviter des frais supplémentaires aux contribuables. Il y’en assez de se faire plumer par des vauriens.

Ngombulu Ya Sangui Ya Mina Bantu LASCONY
Ecrivain, documentariste, historiographe.

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Les rois nègres et la santé


Dans son livre « Afrique pillage à huit clos », l’auteur, Xavier Harel, citant un autre livre (celui de Pierre Péan « Affaires africaines ») rapporte que la construction du palais présidentiel d’Omar Bongo Ondimba dans les années 70 aurait couté 1,5 milliards de f français. " Pour tenir les délais, le marbre de Carrare a été transporté par avions depuis l’Italie ". Plus loin, il parle du sommet de l’OUA de Libreville de 1977, dont l’organisation aurait mis le Gabon au bord de la faillite. Avant de conclure que dans les pays d’Afrique centrale riche en pétrole, les milliards de dollars sont dilapidés dans un train de vie fastueux et dans des projets aussi pharaoniques qu’inutiles.

Je suis allé lire, de nouveau, ces lignes, parce que je ne comprends toujours pas, pourquoi les chefs d’Etat africains ne se donnent pas les moyens de se soigner chez eux. Comment comprendre que l’on trouve de l’argent pour acheter des armes, pour accumuler des biens immobiliers de luxe, pour acquérir des jets privés, des voitures de sport, ou pour organiser des festivités somptueuses et… ne rien pour la santé ? Pourquoi ne construisent-ils pas des cliniques privées dans leurs pays, au lieu d’avoir recours systématiquement aux cliniques des pays d’Europe ?

Les organes de presses internationaux ont longuement repris l’information : Omar Bongo Ondimba à faillit connaitre le même sort que son homologue togolais Etienne Eyadema, décédé quelques années plutôt, dans un avion qui le transportait chez les Blancs où il allait chercher la guérison. Notre grand père Omar, au pouvoir depuis 41 ans et, considéré comme l’un des chefs d’état les plus riches d’Afrique a été transféré en urgence dans une clinique privée espagnole dans un état jugé grave par les autorités ibériques.

C’était quelques jours seulement après le décès de son épouse, fille du chef de l’Etat congolais Denis Sassou N’guesso, décédée au… Maroc, après un séjour de plus de 3 ans entre les hôpitaux marocains et parisiens. Le président du Congo est lui-même un habitué des hôpitaux parisiens, tout comme l’ensemble de la classe politique congolaise. Ces trois dernières années, plusieurs membres importants de la classe politique congolaise y en rendu leur dernier souffle : 3 anciens Premiers ministres, 2 anciens présidents de l’assemblée nationale et un président du sénat.
Bongo
bongooEst-ce par souci de discrétion, dans une société où les questions de santé sont tabou, délicates et teintées d’un soupçon de mysticisme, ou expression d’un complexe d’infériorité qui les poussent à croire que les vrais médecins et les vrais hôpitaux ne peuvent être qu’en Occident?

Les africains devraient, pourtant, prendre exemple sur Cuba. Leur homologue cubain Fidel Castro, sénile et sérieusement malade, a refusé toutes les propositions de soins à l’extérieur de son pays. Et pour cause, malgré près de 50 ans d’embargo américain (ancienne puissance coloniale et principal partenaire commercial de l’ile) et qui s’est accentué avec la chute du bloc soviétique, les 11 millions des cubains sont en bonne santé.

Avec une espérance de vie de 77 ans et un taux de mortalité infantile de 5,8 par 1000 naissances vivantes, ce pays pauvre se démarque radicalement des autres. Les paramètres reflétant le niveau de santé à Cuba se comparent à ceux des pays riches et développés. On dit que les Cubains vivent comme des pauvres, mais meurent comme des riches, puisque les causes principales de mortalité sont les mêmes que celles prévalant dans les pays développés, soit les maladies cardio-vasculaires et les cancers.

Comment les Cubains, pourtant plus pauvres que certains africains, font-ils pour avoir une santé de riches ? C’est simple, les questions de santé sont un vrai enjeu d’Etat. Il se dit qu’à Cuba il y a deux ministres de la santé, le ministre et… Fidel Castro.

Sans risque de se tromper et en se permettant de parler pour les pays d’Afrique centrale, riches en pétrole, on peut dire que si le système de soins est en si piteux état, c’est d’abord par manque de volonté politique. Les autorités congolaises se foutent totalement de l’état des infrastructures sanitaires, parce qu’ils n’y mettent pas les pieds.

Au cours d’une conférence-débat, le conseiller du président de la république du Congo et délégué général aux grands travaux, se vantait d’avoir construit en 7 ans, 7 aéroports dans le pays. On aurait préfère que M. Bouya nous dise qu’en 7 ans, il avait construit 7 grands centres hospitaliers. Dans un pays où les indicateurs en matière de santé sont tous au rouge, le taux de fréquentation de ses hôpitaux n’aurait fait l’objet d’aucun débat. On ne peut pas en dire autant pour un aéroport comme celui d’Ollombo, où les avions qui y atterrissent sont, uniquement, ceux des invités du chef de l’Etat dans son village.

Quel président congolais avait pour habitude de dire qu’un pays qui ne peut pas nourrir son peuple n’est pas un pays libre ? Qu’en est-il, alors, d’un pays qui n’est pas capable de soigner ses citoyens, en commençant par le premier d’entre eux ? Se soigner dans son pays, lorsqu’on est chef d’Etat ou principal responsable politique, ne devrait-il pas être une question d’honneur et de dignité ?

Quand j’étais petit les parents mettaient un point d’honneur à ce qu’on n’aille pas manger chez les voisins, car cela sous-entendait que leurs enfants n’étaient pas correctement nourris à la maison. Un état de fait qui remettait en cause leur qualité de parents responsables. C’était considéré comme une humiliation. Moi, en tant qu’africain, voir autant de responsables du contient mourir en Europe, me met mal à l’aise. Je pense, malheureusement, être le seul.

Osalikongo



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