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Tuesday, October 06, 2009

La grippe A (H1N1) et la vaccination: faisons le point

5 octobre 2009


À l’approche des campagnes de vaccination qui vont être proposées dans la plupart des pays développés de l’hémisphère nord, il n’est pas inutile de faire le point de ce qu’on sait sur la grippe A (H1N1) après 6 mois de pandémie.


Le virus A H1N1 est-il aussi dangereux qu’on nous l’a fait craindre avant l’été?

Non, et les chiffres le montrent : tandis que l’OMS a demandé de ne plus tester les personnes suspectes d’avoir contracté la grippe A (H1N1) (ce qui signifie que le nombre de personnes infectées est sûrement supérieur aux estimations), le nombre de décès enregistré est très bas.

Rappelons que la grippe saisonnière habituelle (A/H3N2) tue de 250 000 à 500 000 personnes par an sur toute la planète, en particulier dans les pays de l’hémisphère sud, les premiers touchés.

Au 27 septembre, l’OMS recensait 340 000 cas vérifiés et 4 100 décès imputables au A/H1N1 dans le monde entier (www.who.int). (C’est le Brésil qui déplore le plus grand nombre de décès dans un même pays, et les Amériques comptent pour 3 000 des décès mondiaux.)

Cette carte de l'OMS montre la répartition des décès, qui concerne surtout les pays en développement, tandis que les pays développés (Amérique du Nord, Europe) avaient déjà de nombreux cas de A (H1N1) avant l’été. La gravité de la grippe étant nettement en fonction de l’état de santé des populations, il est habituel que les décès soient plus nombreux dans les pays en développement. C’est le cas, mais à un degré bien moindre que pour les épidémies de grippe saisonnière.

Les observations cliniques montrent aussi que la grippe A (H1N1) est plus contagieuse que la grippe saisonnière, mais également plus bénigne puisque dans les groupes d’enfants ou d’adultes atteints, en particulier aux États-Unis ou en France, la durée des symptômes semble plus courte (3 jours au lieu d’une semaine).

Le bilan actuel de la pandémie A (H1N1), si dramatique qu’il soit sur le plan individuel, n’est donc pas la catastrophe annoncée, loin de là.


Est-ce que ça remet en cause la vaccination?

S’il est légitime de protéger les personnes fragiles du virus saisonnier A/H3N2, alors il est également légitime de protéger ces mêmes personnes du A (H1N1). Pour ces populations - enfants en très bas âge, femmes enceintes, populations fragilisées (autochtones, personnes sans abri, malades souffrant d’une affection chronique respiratoire, cardiaque ou métabolique) - la vaccination est donc logique.

En revanche, une vaccination généralisée à toute la population ne l’est pas. En effet, pour qu’une vaccination de toute la population soit justifiée, il faut que ses avantages l’emportent sur ses inconvénients. Or, s’agissant d’un vaccin nouveau et qui a été testé à la va-vite, on peut s’interroger. Pour les personnes fragiles, le risque de la vaccination est faible par rapport au risque d’attraper la grippe. Pour les personnes en bonne santé et sans facteur de risque, ce n’est pas sûr.

De plus, de nombreux chercheurs indépendants viennent de démontrer :

- qu’une seule dose de vaccin suffit à immuniser (tandis que les industriels et leurs « conseillers médicaux » affirmaient qu’il en faudrait deux);

- que de nombreuses personnes de tous les âges sont porteuses d’anticorps protecteurs (tandis qu’il était dit que seules les personnes âgées de plus de 50 ans semblaient protégées);

- que le scénario « catastrophe » d’une pandémie touchant plus de 50 % de la population et provoquant des millions de victimes, invoqué au début de la pandémie, n’est ni le plus probable (les faits viennent de confirmer que ce scénario est faux), ni le plus approprié.
En revanche, ce scénario catastrophe sert parfaitement les intérêts des fabricants de vaccins.


Est-il irresponsable de ne pas se vacciner?

Non. La grippe est une maladie bénigne. Si personne dans votre famille n’est malade, personne n’a absolument besoin de se faire vacciner. Si vous craignez d’être immobilisé par la grippe, vous pouvez choisir de le faire. Mais rien ne dit que vous serez effectivement atteint par la grippe : les prévisions d’amplitude de la pandémie, qui prévoyaient qu’elle toucherait une grande partie de la population terrestre, ont été revues largement à la baisse depuis qu’on a observé ce qui s’est passé (et ce qui ne s’est pas passé) dans l’hémisphère sud.

On sait, en particulier, que beaucoup de personnes exposées à des patients n’ont pas été contaminées et qu’il existe, chez des personnes de tous les âges, des anticorps neutralisants actifs contre ce virus. Enfin, il existe (cela a été démontré) des personnes qui contractent le virus, mais qui n’ont aucun symptôme (patients asymptomatiques).


Est-il contraire à l’éthique de ne pas se faire vacciner pour protéger les autres?

À mon humble avis de chercheur en éthique, je pense que non, car il n’est pas loyal de faire peser la responsabilité éthique d’une vaccination sur un individu isolé, quel qu’il soit. Une vaccination est une démarche de santé collective décidée par un gouvernement sur des éléments de probabilité (mais aussi sous la pression de discours scientifiques qui, on le sait, peuvent très bien être pervertis). Une fois cela posé, la vaccination reste une décision individuelle.

Qu’un soignant exposé à la grippe par son métier se fasse vacciner pour ne pas contaminer ses patients (et ne pas être en incapacité), c’est une démarche de bon sens; mais qu’une personne n’ayant pas de responsabilité de soin ne se fasse pas vacciner, ça n’a rien de contraire à l’éthique : d’abord, parce qu’elle est libre de choisir ou non de se faire vacciner; ensuite parce que le fait qu’elle ne se fasse pas vacciner n’empêche personne qui le désire de recevoir le vaccin; enfin parce que rien ne permet d’affirmer qu’elle aura la grippe et qu'elle contaminera les autres.

Ce qui est « contraire à l’éthique » c’est, se sachant malade, de sortir et d’aller contaminer les autres. Mais la vaccination n’est nullement, à titre individuel, une démarche indispensable pour être « éthique ». La nature « éthique » d’une décision ne peut pas être décrétée unilatéralement par certains pour tous les autres. Choisir de se faire vacciner ou non doit relever d’un choix éclairé. Or, à l’heure actuelle, les gouvernements font peu de choses pour éclairer les citoyens...

J’ajouterai que si les pays développés voulaient avoir une démarche « éthique » par rapport à la vaccination, ils protégeraient leurs populations les plus exposées et celles des pays en développement avant d’inciter les gens en bonne santé à se faire vacciner, par la peur ou la culpabilisation. Or, je n’ai pas entendu parler, par exemple, de campagne de vaccination prioritaire des personnes démunies et sans-abri (homeless). Pourtant, il s’agit de personnes fragiles, dont l’hygiène est mauvaise, et qui sont au contact de grand flux de population, dans la rue ou dans les couloirs des transports publics...


Mais est-ce qu’il ne faudrait pas que je me fasse vacciner pour protéger ma famille?

C’est exactement ce type de question culpabilisante qui a incité les gouvernements à commander un nombre faramineux (et inutile) de doses de vaccins (4,7 milliards de doses). Les gouvernements ne veulent pas se retrouver avec des centaines de milliers de personnes alitées en même temps (ce serait catastrophique pour l’économie déjà profondément ébranlée); ils ne veulent pas être accusés de n’avoir rien fait (c’est pas bon pour les élections).

Mais sur le plan individuel, il n’est pas nécessaire de se faire vacciner pour protéger sa famille. Si personne autour de vous n’est fragile, vous n’avez personne à « protéger ». Si quelqu’un (un conjoint, un enfant, un parent) souffre de maladie chronique, c’est lui qu’il faut vacciner, pas vous!


Si la pandémie n’est pas si grave que ça, pourquoi le gouvernement tient-il à vacciner un maximum d’individus?

Pour beaucoup de raisons, mais en particulier :

- d’abord parce que les discours inquiétants (« le virus pourrait muter », « le virus tue des personnes jeunes », etc.) persistent et que les politiques préfèrent ouvrir leur parapluie pour éviter toute critique;

- ensuite parce qu’il est très difficile de faire marche arrière en disant : « Ah, mais finalement, c’est moins grave qu’on ne pensait. » Ce qui inciterait la population à discuter la fiabilité des « experts » consultés par les gouvernements pour prendre des décisions de santé publique;

- enfin, parce que ces millions de doses, il faut bien justifier leur achat en les utilisant; si on ne le fait pas, ces commandes auront été passées en pure perte et le coût pour l’économie sera difficilement justifiable.

En Europe, dans plusieurs pays, dont l’Espagne et l’Angleterre, les professionnels de santé rassurent la population et remettent en question les discours inquiétants des gouvernants.
Il serait bon qu’au Canada, la communauté médicale fasse, elle aussi, son autocritique, documents en mains. Il n’est en effet pas éthique de fonder une campagne de santé publique sur des arguments inquiétants sans la réexaminer à la lueur des faits.

Pour en savoir plus :
www.martinwinckler.com

Dr Marc Zaffran (Martin Winckler)


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