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E. do REGO

IL EXISTE MILLE MANIERES DE MENTIR, MAIS UNE SEULE DE DIRE LA VERITE.

Le Mensonge peut courir un an, la vérité le rattrape en un jour, dit le sage Haoussa .

Tant que les lions n’auront pas leurs propres historiens, les histoires de chasse continueront de glorifier le chasseur.










Wednesday, March 11, 2009

Poursuites contre Elie Domota - La solidarité antillaise est au rendez-vous

Outre les réactions du principal intéressé, voici trois déclarations de solidarité suite aux poursuites engagées par l’Etat français contre Elie Domota, porte-parole du LKP, suite à ces propos à l’encontre des békés.


Pour Elie DOMOTA

S’agissant de l’incitation à la haine raciale :

La décision de l’Etat français, mise à exécution par le procureur Jean Michel PRETRE, d’ouvrir une enquête pour incitation à la haine raciale à l’encontre de l’ethno-classe békée, n’est qu’une nouvelle manoeuvre pour discréditer et salir le mouvement qui s’est construit et développé depuis deux mois.

Car que dit ce mouvement ?

Que la Guadeloupe s’est construite sur des rapports de race et de classe qui perdurent aujourd’hui : au sommet de l’échelle sociale, les blancs (européens et békés) ; au bas de l’échelle les Guadeloupéens noirs et d’origine indienne ! C’est cela qu’ils entendent nier !

S’agissant de l’extorsion de signature :

Le préfet, le procureur et l’Etat n’ignorent pas la situation : il y a et il y aura grève dans toutes les entreprises refusant d’appliquer l’accord Jacques BINO ! Les salariés de ces entreprises se mobilisent et continueront à le faire car ils refusent à juste titre d’admettre que les petites entreprises de Guadeloupe aient accepté de payer l’augmentation de salaire ; quand des grands groupes ayant les moyens de le faire s’y refusent !

Et que constate t-on ?

Que ce sont toujours les mêmes que l’on retrouve face aux travailleurs !

Nous appelons donc les travailleurs à la grève dans toutes ces entreprises ; et nous appelons les guadeloupéens à boycotter celles qui resteraient ouvertes !


Interviewé le dimanche soir au JT de France 2 par Benoit DUQUESNE, Elie Domota, porte parole du Liyannaj Kont Pwofitasyon (LKP) est revenu sur les propos qui ont servi de prétexte à l’Etat français pour tenter de l’intimider et de discréditer le mouvement ayant cours en guadeloupe :

« Ces propos, il ne faut pas les retirer de leur contexte, premièrement.

Deuxièmement, ce ne sont pas du tout des propos racistes, mais des propos qui reflètent la réalité sociale, économique, culturelle, historique et sociologique de la Guadeloupe. Nier cet état de fait, aujourd’hui, je crois que c’est faire preuve de racisme à notre égard, nous les Guadeloupéens d’origine africaine et indienne.

Je crois qu’il ne faut pas nier que les rapports en Guadeloupe sont construits sur des rapports de classes et de race depuis 400 ans ; et ces rapports persistent.

Alors aujourd’hui, s’il faut aller les expliquer devant un tribunal, nous sommes sereins, nos avocats sont saisis de cette affaire là et nous sommes prêts. »


Pour Patrice TACITA, [Membre du collectif d’avocats et membre du LKP au titre du mouvman kiltirel AKIYO] :

C’est une provocation ! Le terme béké est un terme qui existe et ceux qui sont désignés par ce terme se complaisent de façon majoritaire à vivre entre eux, à procréer entre eux et à partager entre eux le capital.

Les racistes en Guadeloupe sont ceux qui n’utilisent pas l’autorité qui est la leur dans des situations de ségrégation raciale manifeste.

On veut entraîner le combat de LKP sur un terrain racial alors que toute la stratégie de fond et de forme du LKP a été de rassembler l’ensemble des Guadeloupéens, quelque soit leur origine, pour mener pacifiquement un combat contre l’injustice sociale et pour l’émancipation culturelle.

Ce type de procédure est une opération de contre-feu pour attirer une partie de l’opinion publique sur le terrain racial ; terrain sur lequel à aucun moment, ni le LKP ni le peuple guadeloupéen n’a voulu se placer.


L’ ATPC apporte son soutien à Elie DOMOTA

A PROPOS DES ATTAQUES CONTRE ELIE DOMOTA, Porte Parole du LKP

Dans un APPEL AU MOUVEMENT OUVRIER ET DEMOCATIQUE INTERNATIONAL du 27 janvier dernier le collectif Liannaj Kont Pwofitasyon, LKP, écrivait : « Le pouvoir colonial français s’apprête à réprimer les travailleurs, la jeunesse, le peuple de Guadeloupe avec leurs organisations… »

Cela n’a pas tardé.

Quelques jours après avoir imposé à l’Etat, au patronat, aux Collectités, la signature d’un Protocole d’Accord, après 44 jours de grève générale, avec après avoir déjoué les provocations des 2000 gendarmes mobiles dépêchés en Guadeloupe par l’Etat français, la justice française vient d’ouvrir une enquête contre Elie Domota pour soit disant « provocation à la discrimination, à la haine et à la violence contre des personnes ou des catégories de personnes en raison de leur origine ou en raison de leur appartenance ou de leur non appartenance à une ethnie… , visant notamment et spécifiquement es personnes désignés par le vocable Béké et les entreprises que ces personnes dirigent »

A travers cette attaque contre Elie Domota, cette répression, c’est son syndicat , UGTG, qui est visé, ce sont les organisations syndicales, fer de lance de la grève générale, qui sont visés, c’est le LKP qui est visé.

L’Etat français, avec sa justice aux ordres, poursuit ce qu’il a toujours fait depuis 400 ans, apporter son soutien, en toutes circonstances, à la caste Béké qui détient les rênes de l’économie le Guadeloupe.

L’Association des Travailleurs et des Peuples de la Caraïbe, ATPC, dénonce avec force cette nouvelle agression contre les dirigeants syndicaux, cette tentative de faire reculer le mouvement initié le 20 janvier09 à travers la grève générale.

Les esprits rétrogrades, le patronat, l’Etat et les élus qui prennent sa défense, sentent le sol se dérober sous leurs pieds. Et cela ils ne l’acceptent pas.

Qu’ils le veuillent ou non plus rien ne sera comme avant, c’est qu’affirme le peuple de Guadeloupe.

L’ATPC, demande aux syndicalistes, à tous ceux qui se réclament du monde ouvrier, aux démocrates, de dénoncer ces attaques contre Elie Domota, porte parole du LKP, et de lui apporter votre soutien.

ATPC,
Guadeloupe le 9 mars 2009


SOYONS SOLIDAIRES DES PROPOS D’ELIE DOMOTA

NOUS NE LAISSERONS PAS LES BEKES RETABLIR L’ESCLAVAGE

Le jeudi 5 mars 2009, le leader du LKP Elie DOMOTA tenait les propos suivants : "Soit ils appliqueront l’accord, soit ils quitteront la Guadeloupe … "Nous sommes très fermes sur cette question là. Nous ne laisserons pas une bande de békés rétablir l’esclavage" ... à l’adresse des patrons de l’île réfractaires à l’accord prévoyant une augmentation salariale mensuelle de 200 euros.

Aussitôt le procureur de la république française en Guadeloupe a indiqué qu’il ouvrait une enquête judiciaire contre Elie DOMOTA pour " provocation à la discrimination, à la haine et à la violence contre des personnes ou des catégories de personnes en raison de leur origine ou en raison de leur appartenance ou de leur non appartenance à une ethnie, une nation, une race ou une religion, visant notamment et spécifiquement les personnes désignées par le vocable Béké et les entreprises que ces personnes dirigent » ajoutant que cette enquête viserait également le délit de "provocation à l’extorsion de signature par contrainte s’agissant des accords dits Jacques Bino »

Les propos du procureur de la république en poste en Guadeloupe ne sont que la traduction du mépris et de l’arrogance viscérale des représentants de l’Etat français envers nos peuples tout comme l’a été le récent comportement des békés en Martinique.

En effet, ce vendredi 6 mars 2009 4 membres bien connus de cette caste béké Frédéric DE REYNAL, Bernard DE GENTIL, Roger DE JAHAM et Jean François HAYOT, avec la complicité de l’Etat français, viennent de faire ostensiblement la démonstration de leurs méthodes esclavagistes en organisant avec l’autorisation du préfet ancien locataire déchu du sieur Alain HUGUES DESPOINTES bien connu pour ses propos racistes à l’encontre des nègres, une contre manifestation dans le but d’intimider les travailleurs martiniquais et de les contraindre à reprendre le travail.

Dès lors, l’annonce de représailles par les magistrats représentant la justice française en Guadeloupe à l’encontre d’un militant qui a su incarner les valeurs et revendications du peuple guadeloupéen face à la « pwofitasyon » des gros patrons au premier rang desquels se trouvent les békés alliés séculaires de l’Etat français, n’a donc rien de surprenant.

En conséquence Le MODEMAS se solidarise avec le leader du LKP.

Son Président :

- reprend à son compte les propos du représentant du LKP qui se justifient dans le contexte actuel et qui sont en adéquation avec le comportement constant de la caste béké vis-à-vis de nos peuples dont l’exploitation pluriséculaire lui a permis d’ériger des richesses grâce auxquelles certains de ses membres se retrouvent aujourd’hui à la tête d’un empire financier.

- met en garde l’Etat français contre toute velléité de répression de style colonial à l’encontre de ceux qui se battent pour la dignité et le respect dus à ces peuples meurtris et en lutte pour leur existence au monde et qui viennent de signifier aux békés que le temps de l’esclavage est terminé et que leur réveil marque l’avènement du temps de la réparation.

Le samedi 7mars 2009
G. MALSA
Président du MODEMAS - Mouvement des Démocrates et des Ecologistes pour une Martinique Souveraine

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