BIENVENUE SUR MON BLOGUE-WELCOME TO MY BLOG

THIS BLOG's GOAL IS TO OBJECTIVELY INFORM.EVERYONE IS WELCOME TO COMMENT

CE BLOGUE A POUR BUT D'INFORMER DE MANIÈRE OBJECTIVE

E. do REGO

IL EXISTE MILLE MANIERES DE MENTIR, MAIS UNE SEULE DE DIRE LA VERITE.

Le Mensonge peut courir un an, la vérité le rattrape en un jour, dit le sage Haoussa .

Tant que les lions n’auront pas leurs propres historiens, les histoires de chasse continueront de glorifier le chasseur.










Monday, January 17, 2011

ANCIENNES AMOURS - Leur ami Ben Ali - Big Browser - Blog LeMonde.fr



17 janvier 2011
ANCIENNES AMOURS - Leur ami Ben Ali
Alors que la Tunisie s’embrasait, avec des manifestations qui furent le prélude au départ du président Ben Ali, la ministre des affaires étrangères françaises, Michèle Alliot-Marie, proposait à la Tunisie “le savoir-faire, reconnu dans le monde entier, des forces de sécurité [françaises], afin de permettre de régler des situations sécuritaires de ce type”. “C’est la raison pour laquelle nous proposons effectivement aux deux pays [l’Algérie et la Tunisie] de permettre dans le cadre de nos coopérations d’agir pour que le droit de manifester puisse se faire en même temps que l’assurance de la sécurité.“
Mme Alliot-Marie a été vertement critiquée pour ces propos, sur les réseaux sociaux d’une part, mais aussi par l’opposition. Pourtant, nombreux sont ceux qui, de droite comme de gauche, ont vanté, par le passé, les qualités du président déchu. Un groupe Facebook a été créé pour recenser photos, vidéos et déclarations dans ce sens … que leurs auteurs préfèreraient sans doute oublier à l’heure de la “révolution du jasmin”.
Florilège de ces déclarations ; certaines ont été glanées sur le “Ben Ali Wall of Shame” (le mur de la honte de Ben Ali).
  • Sarkozy, citoyen d’honneur de la ville de Tunis
En avril 2008, Nicolas Sarkozy effectuait une visite d’Etat en Tunisie, accueilli en grande pompe par le président Ben Ali. Alors qu’il recevait symboliquement les clés de la ville de Tunis, le président de la République française se disait très honoré par la distinction qu’il reçoit des mains du maire de la capitale tunisienne. M. Sarkozy axe une partie de son discours sur l’islam en Tunisie, tolérant et ouvert, “qu’on aimerait voir dans tant d’autres pays”. “Il m’arrive de penser que certains des observateurs sont bien sévères avec la Tunisie, qui développe sur tant de points l’ouverture et la tolérance. Qu’il y ait des progrès à faire, mon Dieu, j’en suis conscient pour la France… et certainement aussi pour la Tunisie”, conclut le chef de l’Etat, avant de vanter le dynamisme de l’économie tunisienne.

  • DSK et le modèle à suivre
Le directeur du Fonds monétaire international était en déplacement en 2008 en Tunisie. M. Strauss-Kahn vante les mérites de l’économie tunisienne, qui se porte bien malgré la crise. Cette relative prospérité est due à une “politique économique (…) saine, [qui] constitue le meilleur modèle à suivre pour de nombreux pays émergents”.


  • Eric Raoult se réjouit de la réélection de Ben Ali
Membre du groupe d’amitié franco-tunisienne à l’Assemblée nationale, le député UMP du Raincy, Eric Raoult, est interrogé par Berbère TV sur la réélection de Ben Ali à la tête de la Tunisie en octobre 2009 avec près de 90 % des suffrages.“Incontestablement, en Tunisie, beaucoup de gens aiment le président Ben Ali”, tient-il à dire à ceux qui s’étonnent “en persiflant” du score de celui qui est président depuis 1987.
“Quand un certain nombre d’observateurs français font de la provocation à l’égard du président Ben Ali, il savent que quand ils arrivent à Tunis ils sont remis dans l’avion”,note le parlementaire, allusion à peine masquée à Florence Beaugé, journaliste auMonde, expulsée du pays. “On ne peut pas écrire dans son journal que la femme du président est une…, que le président est un…”, estime M. Raoult, qui propose un label “ami de la France” auquel aurait droit la Tunisie.
Enfin, le journaliste de Berbère TV demande à M. Raoult s’il est choqué par les entorses à la liberté d’expression en Tunisie : “Il y a une expression démocratique au Parlement français ou britannique qui sont de vieilles nations. La Tunisie a accédé à l’indépendance il y a cinquante ans. On ne crée pas une démocratie en quelques dizaines d’années.”

  • Frédéric Mitterrand ne veut pas donner de leçons
“Dire que la Tunisie est une dictature univoque me paraît tout à fait exagéré“,estimait le 9 janvier 2011 le ministre de la culture sur Canal+, vantant notamment la condition de la femme en Tunisie.

  • Pour Rachida Dati, Ben Ali a protégé l’Europe de l’intégrisme
Alors que Ben Ali quittait la Tunisie, la députée européenne estimait, sur BFM TV, que l’on “ne pouvait pas se réjouir de la situation” en Tunisie. Pour Mme Dati, “Ben Ali a joué un grand rôle dans la coopération et la lutte contre le terrorisme. C’était aussi pour protéger les Européens”.

  • Chirac et le modèle tunisien
En 2003, le président de la République, Jacques Chirac, arrivait à Tunis accueilli par le président Ben Ali, à qui il donne une chaleureuse accolade. “Le premier des droits de l’homme est de manger, d’être soigné et de recevoir une éducation. De ce point de vue, il faut bien reconnaître que la Tunisie est très en avance”, déclarait M. Chirac.
Partagez cet article
  • Envoyez cette page à un ami par courriel!
  • Facebook
  • TwitThis
  • Google
  • Tumblr
  • del.icio.us
  • Yahoo! Buzz

Commentaires

  1. […] ANCIENNES AMOURS - Leur ami Ben Ali - Big Browser - Blog LeMonde.fr bigbrowser.blog.lemonde.fr/2011/01/17/anciennes-amours-leur-ami-ben-ali/#xtor=RSS-32280322?utm_so… – view page – cached Alors que la Tunisie s’embrasait, avec des manifestations qui furent le prélude au départ du président Ben Ali, la ministre des affaires étrangères françaises, Michèle Alliot-Marie, proposait à la Tunisie “le savoir-faire, reconnu dans le monde entier, des forces de sécurité [françaises], afin de permettre de régler des situations sécuritaires de ce type”. “C’est la raison… Read moreAlors que la Tunisie s’embrasait, avec des manifestations qui furent le prélude au départ du président Ben Ali, la ministre des affaires étrangères françaises, Michèle Alliot-Marie, proposait à la Tunisie “le savoir-faire, reconnu dans le monde entier, des forces de sécurité [françaises], afin de permettre de régler des situations sécuritaires de ce type”. “C’est la raison pour laquelle nous proposons effectivement aux deux pays [l’Algérie et la Tunisie] de permettre dans le cadre de nos coopérations d’agir pour que le droit de manifester puisse se faire en même temps que l’assurance de la sécurité.“ View page […]
  2. Un excellent papier de Didier Lestrade sur ce thème
  3. DEHORS DEHORS DEHORS !
    On les savait compromis par realpolitik ou par intérêt, mais maintenant, on peut y ajouter la dissimulation et l’hypocrisie… Bande de faux-culs qui faites l’apologie de l’autoritarisme et de la misère humaine par cynisme et qui osez vous servir de la démocratie pour parvenir à vos fins ! À vomir de honte !
  4. […] La classe politique française observe la situation tunisienne avec un silence gêné. Et pour cause, ils étaient nombreux en France, de droite comme de gauche, à vanter les mérites du régime de Ben Ali. Le Monde.fr : à la Une […]
  5. faut-il couper toutes relations avec les pays non démocratiques? bien sur que non. la déclaration de N.Sarkozy me parait équilibrée: on ne va pas dans un pays pour le critiquer mais cela n’empêche pas les remarques “diplomatiques”: elles y sont.
  6. A dire que nous somment gouverné par des gens pareil, berkkk, celà fait peur ! Et ils prêche tous la démocracie et la justice, qu’ils se garde les leçons qu’ils nous donne tout les jours à la télé pour eux mêmes ! Ils en ont grand besoin ! Juste une bande de profiteur malsains voilà ce qu’ils sont !
  7. Je suis tunisien naturalisé français depuis quelques années. Avant j’avais la haine du régime tunisien qui me faisait honte. Aujourd’hui j’ai honte de ce gouvernement français.
    Est ce vraiment cela les droits de l’homme à la française aujourd’hui ? Pauvre France de moi….
  8. On critique içi des politiques français, pour leur absece de critiques sur le régime de Ben Ali. C’est de bonne guerre, mais tous les pouvoirs en place ont considéré alors qu’un régime économiquement efficace, même s’il avait développé des comportements mafieux, pouvait être temporairement une solution passable.
    Quant à la mémoire courte de certains politiques et certains journalistes, QUI a dénoncé les crimes de Staline? Et je vois encore la manchette du Monde d’avril 75 “Les Kmers Rouges ont enfin pris Pnom-Penh’. Alors soyons sérieux: le peuple a pu se débarrasser de Ben Ali parce que certaines conditions économiques et politiques étaient réunies, et c’est très bien comme ça!
  9. […] Source : Ben Ali et ses amis de la classe politique française | Le Monde.fr : à la Une Lire la suite de l’article sur Le Monde Publié dans Le Monde […]
  10. […] ANCIENNES AMOURS - Leur ami Ben Ali - Big Browser - Blog LeMonde.fr bigbrowser.blog.lemonde.fr/2011/01/17/anciennes-amours-leur-ami-ben-ali/#xtor=RSS-3208?utm_source… – view page – cached Alors que la Tunisie s’embrasait, avec des manifestations qui furent le prélude au départ du président Ben Ali, la ministre des affaires étrangères françaises, Michèle Alliot-Marie, proposait à la Tunisie “le savoir-faire, reconnu dans le monde entier, des forces de sécurité [françaises], afin de permettre de régler des situations sécuritaires de ce type”. “C’est la raison… Read moreAlors que la Tunisie s’embrasait, avec des manifestations qui furent le prélude au départ du président Ben Ali, la ministre des affaires étrangères françaises, Michèle Alliot-Marie, proposait à la Tunisie “le savoir-faire, reconnu dans le monde entier, des forces de sécurité [françaises], afin de permettre de régler des situations sécuritaires de ce type”. “C’est la raison pour laquelle nous proposons effectivement aux deux pays [l’Algérie et la Tunisie] de permettre dans le cadre de nos coopérations d’agir pour que le droit de manifester puisse se faire en même temps que l’assurance de la sécurité.“ View page […]
  11. […] ANCIENNES AMOURS - Leur ami Ben Ali - Big Browser - Blog LeMonde.fr bigbrowser.blog.lemonde.fr/2011/01/17/anciennes-amours-leur-ami-ben-ali/#xtor=RSS-3208 – view page – cached Alors que la Tunisie s’embrasait, avec des manifestations qui furent le prélude au départ du président Ben Ali, la ministre des affaires étrangères françaises, Michèle Alliot-Marie, proposait à la Tunisie “le savoir-faire, reconnu dans le monde entier, des forces de sécurité [françaises], afin de permettre de régler des situations sécuritaires de ce type”. “C’est la raison… Read moreAlors que la Tunisie s’embrasait, avec des manifestations qui furent le prélude au départ du président Ben Ali, la ministre des affaires étrangères françaises, Michèle Alliot-Marie, proposait à la Tunisie “le savoir-faire, reconnu dans le monde entier, des forces de sécurité [françaises], afin de permettre de régler des situations sécuritaires de ce type”. “C’est la raison pour laquelle nous proposons effectivement aux deux pays [l’Algérie et la Tunisie] de permettre dans le cadre de nos coopérations d’agir pour que le droit de manifester puisse se faire en même temps que l’assurance de la sécurité.“ View page […]
  12. Moutanabbi, tu a honte de la France, tu est fier de ton pays d’origine, la Tunisie … Et bien retourne la bas !
  13. Un sacré tour de table d’analyses fumeuses, notamment autour du prétexte du danger islamiste, surtout quand on lit ceci : “L’ancien conseiller décrit des acteurs de plus en plus fébriles au fur et à mesure que le mouvement de révolte prend de l’ampleur dans le pays. Le 29 décembre, au lendemain du premier discours du président, il assiste à une réunion de crise. “Abdallah a dit : ‘Il faut que tout ça soit manipulé par un groupe affilié à Al-Qaida au Maghreb islamique. Pour nos amis français, c’est la seule solution.’ Ce à quoi a répondu Ben Ali, très cynique: ‘AQMI en Tunisie, c’est la mort du tourisme, on va se suicider’.””
    Tunisie sous Ben Ali = mélange de Cuba (pour certains droits, ici ceux des femmes), de RDA (pour la police politique) et de Chine (pour le “développement” économique).
  14. […] ANCIENNES AMOURS - Leur ami Ben Ali - Big Browser - Blog LeMonde.fr bigbrowser.blog.lemonde.fr/2011/01/17/anciennes-amours-leur-ami-ben-ali/ – view page – cached Alors que la Tunisie s’embrasait, avec des manifestations qui furent le prélude au départ du président Ben Ali, la ministre des affaires étrangères françaises, Michèle Alliot-Marie, proposait à la Tunisie “le savoir-faire, reconnu dans le monde entier, des forces de sécurité [françaises], afin de permettre de régler des situations sécuritaires de ce type”. “C’est la raison… Read moreAlors que la Tunisie s’embrasait, avec des manifestations qui furent le prélude au départ du président Ben Ali, la ministre des affaires étrangères françaises, Michèle Alliot-Marie, proposait à la Tunisie “le savoir-faire, reconnu dans le monde entier, des forces de sécurité [françaises], afin de permettre de régler des situations sécuritaires de ce type”. “C’est la raison pour laquelle nous proposons effectivement aux deux pays [l’Algérie et la Tunisie] de permettre dans le cadre de nos coopérations d’agir pour que le droit de manifester puisse se faire en même temps que l’assurance de la sécurité.“ View page […]
  15. VIVE LA TUNISIE LIBRE !!!!!!!!!!!! :D
  16. hm
  17. les francais veulent nous faire parvenir que c grace a eux que ce criminel est parti ce n´est pas vrais ne vous laissez pas duper c le peuple tunisien entier qui a forcée ben ali a partir, et rien que le peuple,ni les americains ni les francais, au contraire ils voulaient nous aider et le supporter en envoyant des crs de la france ,mais la pression du peuple était trés forte et ils avaient compris que si un peuple voudras un jour la libertée,le destin doit s´y mettre.
    l´europe et us vont essayer de nous montrer que c grace a eux qu´on est libre .
    non pas de service, alhamdu lillah, ils faut rester vigilant et participer a dementeler le RCD,le parti doit etre dementelée,autrement notre libertée n´est pas complete.
    Les jeunes doivent acceder au pouvoir autrement la libertée n´est pas complete.
    Un peuple unis ne seras jamais vaincu.
  18. et les autorites a l’universite de Toulouse qui ont fabrique la PhD de Mme Leila?
  19. […] Lire la suite au source […]
  20. DSK : Cette relative prospérité est due à une “politique économique (…) saine, [qui] constitue le meilleur modèle à suivre pour de nombreux pays émergents”.
    Si c’est le modèle dont il s’inspirera au cas où il serait président en France, il faut qu’il le dise !
    ERIC RAOULT : c’est qui ?
    FREDERIC MITTERRAND : Plus il se tait, meilleur il est.
    RACHIDA DATI : no comment.
    CHIRAC : “Le premier des droits de l’homme est de manger, d’être soigné et de recevoir une éducation. De ce point de vue, il faut bien reconnaître que la Tunisie est très en avance”.
    Il va être temps, en France, de descendre dans la rue car les “premiers droits de l’homme”, manger, se soigner, recevoir une éducation, y sont gravement en péril.
  21. Je suis scandalisé par certains commentaires
    Facile de critiquer aujourd’hui les positions de la France vis à vis de l’ancien régime Tunisien.Avant les évenements on en a pas entendu beaucoup et pour terminer quand on a honte d’un pays qui vous a adopté on le quitte
  22. […] En savoir plus: Ben Ali et ses amis de la classe politique française […]
  23. Laisser le temps au temps: aujourd’hui tout Ben Ali est à jeter, mais je suppose qu’avec du temps les commentaires reviendront à un peu de sérénité: bien sûr que les libertés n’étaient pas la première valeur du régime, que les gouvernants se sont enrichis, mais l’économie est sensiblement en meilleur état que dans d’autres pays dont ni les régimes, ni les dirigeants ne sont meilleurs et le statut de la femme est bien supérieur à celui de beaucoup de pays de cette région…Une démocratie telle que prônée par nos intelligentsia sera-t-elle à même de relever ce défi ? C’est bien un problème de fonctionnement de l’économie (plus malheureux qu’avant se juge en relatif par rapport à soi-même et pas par rapport à ses voisins moins bien lotis au départ, le fort pourcentage de diplômés qui a contribué à la chute du régime est, paradoxalement, à mettre au crédit de ce régime mais pas le fait qu’ils soient chômeurs) qui a déclenché tout. Alors les commentaires passés de nos politiques de tout bord ne sont bien souvent que la focalisation sur un aspect, et quand on rend visite à quelqu’un, en général, on cherche en quoi lui faire des compliments, et certains étaient possibles et objectivement fondés.
  24. Honte à la France pour son attitude face aux (heureux) événements tunisiens.
    Honte à Alliot Marie.
    D’un côté des tunisiens qui donnent leur vie pour sauver leurs fréres et soeurs du joug d’une tyrannie policiére insupportable.
    De l’autre une pitoyable ministre proposant à la police tunisienne l’aide de la police française et de son savoir faire (sic) ……que dire de plus si ce n’est que ,déjà, ça a du faire beaucoup rire la police tunisienne….
    il y a une semaine j’étais déjà écoeuré par cette phrase mais aujourd’hui que penser?
    La diplomatie de mon pays a été humilié en quelques minuptes par cette femme mais en plus elle est toujours à son poste comme si de rien n’était.
    Quelle image renvoyée de la france à travers le monde?
    Je sui vraiment en colére, je fais partie de la gauche “Gambetta” (chevenementiste/rocardienne/dsk..), donc de la gauche patriote et loin des gauchistes de bas étage (Hamon, Besancenot, mamere..)ou des anti sarkozystes primates.
    Heh bien à ce jour je rejoins officiellement les rangs des anti sarkozystes.
    Je ne suis rien , je ne suis qu’une personne mais je voulais le dire, ça me fait du bien.
    Aux tunisiens je voudrai témoigner mon admiration et mon respect,ils ont commencé à changer leur pays avec leur seul courage et leur sang.
    Vive la Tunisie!
    Vive les tunisiens!
    a ba s Ben Alli et tous ceux qui soutiennent les dictateurs
    un dernier message pour Alliot Marie : ta place est à Djeddah en arabie saoudite!
  25. Ca se passe de commentaires… les complicites etaient evidentes ; comment pourraient-ils justifier leur attitude aux tunisens qui seront aux affaires demain? A voir les realisations de Sarko, E. raoult, Frederic Mitterand, MAM ou Rachida Dati… dans leur mifonctions respectives, on n’ a pas a s’etonner.
    On aimerait les voir reconnaitre leurs egarements et dire comment le gouvernement francais actuel pense aider la Tunisie a se sortir de cette situation et surtout comment la francais sooperera avec la Tunisie nouvelle et democratique.
  26. Il n’est pas besoin d’avoir été adopté par un Pays pour en avoir honte, de plus, on peut très bien être fier d’un pays un temps donné, en avoir honte un autre, et en redevenir fier à nouveau. Que l’on aie honte ou que l’on soit fier de ce Pays, si l’on y vit, que l’on y travaille, on participe à sa vie et à sa richesse, on n’est pas tenu de le quitter. Combien d’employés haïssent leur patron, sans que celui-ci n’aie envie de s’en séparer, car ils sont bénéfiques à l’entreprise ??? Un pays est une vaste entreprise, et ne peut plaire à tous ses acteurs, mais, dès l’instant ou l’échange est équitable, tant économique que dans le comportement et le respect des lois …
  27. Je ne suis jamais allé en Espagne, avec ” franco ”
    après j’ai eu moins de moyens, c’est la vie
    Je ne suis jamais allé en Tunisie, régime dictatorial…
    supporté par les politiques français, vous avez les preuves…
    Je vais prendre” ou ” mes ” espaces ” changement de pays (ben, oui, je suis retraité…) ?
    Pour un prix correct, qui fait une paie incorrecte,
    mais nécessaire à la vie de l’ autochtone…
    Je vais, de ce pas en ” Charente Poitou ”
    future zone libre et autonome…
    ou quelque(s) concussion(s) que ce soi(en)t est/sont
    totalement impossible
    La démocratie, y est totalement limpide…
    (en pays de loire aussi, mais je veux me changer d’air)
  28. Comme dirait l’écrivain Andreï, Makine dans une citation du vieux camarade Léon, Trotski, qui disait ceci :
    “Les censeurs, les idéologues, les inquisiteurs de la pensée libre travestissent la réalité, la badigeonnent de leurs mensonges, traînent en justice ceux qui osent égratigner les façades peinturlurées. Et puis, un jour, on entend un bruit de plus en plus proche, un fracas puissant qu’on ne parvient plus à étouffer : Géante, irrésistible, “LA BOTTE SOUVERAINE DE LA REALITE” vient, s’impose. Le contreplaqué de mensonges s’écroule, le glapissement des folliculaires stipendiés s’étrangle, les mots prostitués retrouvent leur sens. La réalité se dresse devant nous, irréfutable.”
    Bravo au peuple Tunisien qui élève son âme et sa liberté contre un pouvoir clanique outrageant.
    En tant que Français, je suis écoeuré par certains membres du Gouvernement Français et certaines vedettes, stars françaises qui n’ont jamais dénoncé l’insupportable déviance.
    le profit, la cupidité, le vol, l’asservissement; voilà ce que je ressens de ces donneurs et donneuses de leçons de chez nous.
  29. a JMF
    français de souche j’ai honte de mon pays, je fais quoi?
  30. Serait-il possible de confirmer ou d’informer ce câcble de wikileaks dans lequel l’ambassade US en Tunisie fait état de rumeurs selon lesquelles un ambassadeur français se serait fait offrir une villa à Tunis : un bon moyen de se ménager l’amitié du Quai d’Orsay et des officiels français…
  31. #
    MARC POMAREL MARC POMAREL 16/01/11 - 18h56
    C’était le 18 novembre 2008 à Carthage en Tunisie. Ben Ali décorait DSK des insignes de grand officier de l’ordre de la République.Empreint de perspicacité, le directeur du FMI encensait une “politique économique saine” et un “bon exemple à suivre“. “En Tunisie, Les choses continueront de fonctionner correctement.”, déclarait-il publiquement.http://jacquoulecroquant.blog.lemonde.fr/2010/12/16/gauche-classes-populaires-mots-inconnus-pour-dsk/
    Ceci était ma réaction hier 16/01/2011…elle a été publié et c’ est à l’ honneur du Monde car Mr DSK est INTOUCHABLE sur quasiment TOUS les médias…que peut-on attendre des sociaux-démocrates couchés devant le veau d’ or…?
  32. Ce qui me laisse profondément perplexe dans toute cette lamentable ( pour nous, pas pour les Tunesiens) histoire c’est de prendre la mesure du degré de désinformation dont nous avons été victimes . Pour le français lambda la Tunsie c’était quoi? Un petit pays Méditérannéen o% tout semblait se passer pas trop mal et où se rendaient des millions de touristes. Point. Or cette image d’Epinal vient de s’effondrer et nous découvrons….Henri Guaino, manifestement mal dans ses bottes, vient de déclarer “que l’on ne pouvait pas prévoir”… L’on ne pouvait( ou voulait…) peut être pas prévoir mais l’on savait !! Les cables de Wikileaks l’attestent.C’est précisément cette connaissance qui rend le cynisme des hérauts du “Benalisme” complice d’assasinat.Lors de l’eulogie de Chirac il faudra résumer sa carrière par sa vision des droits de l’homme sous le Benalisme.Quant aux autres….des courtisans !Ne tombons pas dans piège de la division gauche/droite :le silence de la gauche fait encore plus mal!
  33. Les Français ne peuvent pas dire qu’ils ne savaient pas ! Lire ci-dessous l’article de Florence Beaugé, dans Le Monde du vendredi 2 décembre 2005.
    Baisser de rideau sur la Tunisie. L’éclairage projeté sur le pays du jasmin, à l’occasion du Sommet mondial sur la société de l’information (SMSI) du 16 au 18 novembre, s’est éteint. La vie a repris “comme avant” dans ce pays de 10 millions d’habitants. L’opposition tunisienne et les mouvements de défense des libertés ont beau parler de “victoire”, ils n’ont guère de raisons de se réjouir. Le président Ben Ali est sorti renforcé de ce sommet. La communauté internationale, elle, n’en est pas sortie grandie.
    A l’exception de Samuel Schmid, président de la Confédération helvétique, aucun dirigeant n’a rappelé à l’ordre le président tunisien. Aucune délégation n’a claqué la porte pendant les trois jours de travaux. Aucune des ONG présentes non plus. Jamais les libertés n’ont pourtant été autant confisquées qu’avant, pendant, et depuis ce sommet.
    TOTALE IMPUNITÉ
    Fort du soutien des capitales européennes, qui imaginent voir en lui un rempart contre l’islamisme, le président Ben Ali bénéficie d’une totale impunité. Pourtant, les brimades de la vie quotidienne ne cessent de se multiplier. La Ligue tunisienne de défense des droits de l’homme (LTDH) est particulièrement visée. Tous les défenseurs des libertés ont leurs lignes téléphoniques coupées avec l’étranger, de même que leurs liaisons Internet. Certains sont même assiégés à leur domicile. Ali Ben Salem (75 ans), responsable de la LTDH à Bizerte, vit reclus dans son appartement, interdit de visite de ses compatriotes, y compris de ses enfants. Le 25 novembre, il a échappé à un curieux accident : un automobiliste a tenté de l’écraser alors qu’il marchait sur un trottoir.
    A quoi bon signaler tous ces “incidents” ? Qui s’en indigne ? Aucune des chancelleries à Tunis n’ignore ces faits. Le “système Ben Ali” est parfaitement connu de tous, et de longue date. Il a fallu qu’un journaliste français, Christophe Boltanski, soit agressé à Tunis, le 11 novembre, pour qu’enfin Paris sorte de son indifférence. A en croire l’ambassade de France, on peut compter sur “les résultats de l’enquête en cours, diligentée par les Tunisiens”. Imagine-t-on sérieusement le régime de M. Ben Ali reconnaître un jour sa responsabilité dans cette affaire ? Christophe Boltanski, rédacteur à Libération, était filé par des agents en civil au moment de son agression, comme le sont tous les journalistes français en reportage en Tunisie. Pourquoi, dans ce cas, ses “anges gardiens” ne se sont-ils pas portés à son secours ? Pourquoi les agresseurs — s’ils étaient des voleurs comme l’affirment les responsables tunisiens —, ne se sont-ils pas enfuis, juste après s’être emparés de sa sacoche ? Pourquoi ont-ils attendu, pour mettre fin à leur raclée, que l’un d’eux crie à ses trois acolytes “ça suffit !” ?
    Selon toute vraisemblance, l’agression dont a été victime M. Boltanski est une bavure. Des agents zélés ont cru bon de “faire plaisir au patron”, en donnant une correction à un journaliste qui se permettait d’écrire des articles trop critiques. Cet incident rappelle étrangement celui dont a été victime, le 23 mai 2000, dans la banlieue de Tunis, Riad Ben Fadhel. Trois jours après avoir signé dans les colonnes du Monde un point de vue nuancé, mais peu amène pour M. Ben Ali, ce journaliste reconverti dans la communication recevait deux balles, et échappait à la mort de justesse.
    Si le palais de Carthage n’a sans doute pas commandité ces deux “punitions”, il a bel et bien enfanté ce système. Ceux qui créent l’insécurité sont ceux qui sont censés assurer la sécurité. Les agents de la police politique — toujours en civil, ne déclinant jamais leur identité, circulant parfois à bord de véhicules banalisés sans plaque d’immatriculation — ont tous les pouvoirs. Leur mission : assurer la pérennité du parti-Etat, le Rassemblement constitutionnel et démocratique (RCD), qui contrôle et asservit la société par le biais du clientélisme.
    Les Tunisiens qui refusent de se laisser acheter, et, de renoncer à leur citoyenneté, s’exposent à des représailles : coupure du téléphone, suppression de la bourse d’études pour les enfants ou du carnet de santé, mutation à l’autre bout du pays, procès monté de toutes pièces, etc. Tous ne sont pas exposés de la même façon au régime. Certains s’en sortent bien. Ce n’est pas un hasard si la grève de la faim que huit intellectuels viennent d’observer pendant un mois à Tunis rassemblait des avocats, des magistrats et un journaliste. Ceux-là ne peuvent pas exercer leur profession sans se frotter au pouvoir.
    SMIC DÉMOCRATIQUE
    Qu’ont obtenu ces grévistes, au terme de leurs 32 jours de jeûne ? Le “smic démocratique” qu’ils réclamaient — liberté d’association, liberté de la presse et des sites Internet, élargissement des prisonniers politiques — leur a été refusé. Bien sûr, ils peuvent se targuer d’avoir attiré l’attention de la communauté internationale sur le pouvoir tunisien. Mais celle-ci avait-elle réellement besoin qu’on lui ouvre les yeux ? Ne vient-elle pas de démontrer qu’elle était, en réalité, complice de ce pouvoir qui les opprime ?
    Le régime de M. Ben Ali a les mains libres. Tôt ou tard, le président de la LTDH, l’avocat Mokhtar Trifi, sera, une fois encore, roué de coups en plein Tunis. Sa vice-présidente, la journaliste Souhayr Belhassen, également. Il n’y aura personne pour évoquer le pillage du pays par le clan au pouvoir ; personne pour parler des grèves de la faim à répétition des détenus islamistes ou des internautes de Zarzis (sud de la Tunisie), ces jeunes condamnés pour utilisation d’Internet ; personne pour attirer l’attention sur le fait que la population tunisienne se tourne de plus en plus vers la religion, comme un refuge.
    Robert Meynard, le secrétaire général de Reporters sans frontières, n’avait pas tort de qualifier la France et les Nations unies de “faux-culs”, après avoir été refoulé de Tunisie, le 17 novembre. “La France tient un double langage. Elle fait de grandes déclarations à Paris, mais elle veille à ne jamais se fâcher avec le président Ben Ali”, soulignait-il, amer. En barrant toute sa “une” du titre “Magnifique couronnement”, au lendemain du SMSI, le très officiel journal tunisien La Presse disait, pour une fois, l’exacte vérité.
    Les Tunisiens ne sont pas dupes. Leur frustration grandit jusque dans les coins les plus reculés. Il se trouve toujours quelqu’un — un instituteur par exemple — pour s’étonner du soutien apporté par Jacques Chirac à M. Ben Ali. Sourde, aveugle et cynique, la France poursuit sa politique du court terme, et contribue à ce qu’elle croit combattre : la montée de l’islamisme.
    FLORENCE BEAUGÉ
    Article paru dans l’édition du 03.12.05
    tunisie source http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3232,36-716689,0.html
  34. […] Le soutien de certaines diasporas africaines à Laurent GBAGBO au moment où le peuple Tunisien vient d’administrer une leçon de maturité politique à tous les obscurantistes de tous bords (officiels français, et assimilés…), amène à s’interroger sur la capacité d’une certaine jeunesse et intelligentsia noire africaine (camerounaise notamment) à s’élever des contingences existentielles et de la culture totalitaire des Hommes forts (au nom du panafricanisme)…pour s’affranchir des dictatures et des tripatouillages constitutionnels. […]
  35. coucou
  36. Dans les bas-fonds, on ne rêve plus vraiment des fonds du FMI.
    Mais au fond, on s’approche toujours plus du RMI.
  37. Le Monde a oublié cette organisation Française de défenseurs des Journalistes emprisonnés dans le Monde (Reporters sans Frontière de Ménard ?)qui avait réussi semble-t-il à venir en aide à ce malheureux journaliste Tunisien ; à sa libération, devant les caméras, il a osé dénoncer CHIRAC (un Monstre de la Françafrique comme chacun le sait !) Eh bien le malheureux Journaliste Tunisien s’était fait vertement engueuler par le petit Chef de cette organisation (était-ce Ménard ?), lui reprochant de ne pas être reconnaissant et méprisant envers le Président d’un pays qui le sauve !
    Et pendant que les Tunisiens osent, les malheureux Malgaches voient revenir(quand il se déplace(des dizaines d’aller-retour à 150.000€) .. en Jet privé, c’est nous, les contribuables français qui payons !), de sa Résidence dorée de Neuilly-sur seine( ce n’est pas l’Arabie Saoudite), leur ancien Bourreau, un assassin, un voleur avec toute sa famille, un dynamiteur des ponts (qu’il a appris de ses maîtres colonialistes vichyssois) de ce pays misérable, un psychopathe qui a terrorisé les Malgaches durant 20, 30 ans, choisi et mis en place par la France au début des Années 70 pour canaliser le révolte des Malgaches et prolonger la domination du PADESM Françafrique que la France Néocolonialiste, comme dans toutes ses anciennes Colonies,imposa depuis la Fin de la 2ième Guerre mondiale !
    Et que dire des Socialistes qui se disent scandalisés ? Strauss-Kahn-Moscovici, Mitterrand, hier le sinistre Marius Moutet !
    C’est un Jugement global du malheur que la Politique colonialiste de la France avec entre autres, les séquelles du Racisme et de la misère, qu’il faut enfin considérer !
  38. oui honte honte honte a alliot marie cést vrais ta place est a djeddahen arabie saoudite démision demision
  39. Et à quand le même droit de fouille pour Cuba et sa clique castriste ? Le dernier en date à embrasser sur les ondes le système politique cubain : le fumeux Mélenchon qui y voit autre chose qu’une très ordinaire et sanguinaire dictature. Cf. “Castro, castrateur de Cuba” surhttp://pamphletaire.blogspot.com/
  40. […] Visit link: Ben Ali et ses amis de la classe politique française […]
  41. Bonjour,
    Je vois beaucoup de critiques à la limite du racisme. Premièrement, certains parlent du gouvernement français et pas de la France, ce sont deux choses différentes. On peut aimer La France et déplorer la médiocrité de son gouvernement…
    Le déclaration de notre ministre des affaires étrangères est l’exemple de cette médiocrité.
    Pour DSK, il parle de l’économie tunisien et seulement de ça.
    La diplomatie américaine s’est montrée bien plus intelligente sur le coup, mieux vaut précipiter le départ de ce dictateur que de laisser dégénérer la situation, laissant ainsi la place à l’islamisme intégriste.
  42. et c’est quand qu’on se révolte en France ? on est en train d’accepter des choses qui ne sont pas acceptables… Bravo aux Tunisiens, quel courage il leur a fallu.
    http://lafeepourquoipas.blog.free.fr/
  43. Après Ben Ali, il faudra chers amis de Tunisie nous aider à nous débarrasser de la clique à Sarko …zy. Merci d’avance.
  44. Ah ! que c’était beau ce cri du coeur de Michelle ! M’est avis que Ben Ali n’envoyait pas que des roses aux partis politiques français .
    C’est quand même touchant tout ces dictateurs africains qui soutiennent la démocratie française .
  45. c’est à désespérer de la politique
  46. regarder le video de laccusation de zine elabidin benali icic maintenat exclusive
  47. C’est facile de tirer sur l’ambulance de celui qui a perdu. Beaucoup de gens ont felicite Ben Ali et ont eu tort. Mais avant tout, enormement de gens n’en avaient rien a faire qu’il martyrise son peuple. S’il y avait un peu plus de monde pour se preoccuper des pays comme la Tunisie ou l’Egypte (au lieu de s’exciter sur le Venezuela par exemple) peut-etre que le pouvoir francais n’aurait pas le choix que de les condamner. Je ne vois pas pourquoi Sarko s’emeuvrait de la situation des droits de l’homme en Tunisie puisqu’il les fait reculer en France.
  48. .Pauvre France quelle représentation politique et image tu donnes au monde face à la situation tunisienne une politique opportuniste d’intérêt .Il est temps de nettoyer les écuries d’augias tant nos politiques puent la honte
  49. Et, maintenant, vous comptez mettre en place des tribunaux révolutionnaires, avec guillotine sur la place de la Concorde, pour faire payer ces “cochons” de politiques qui étaient “amis” de Benali?
    Au secours!
    La Terreur ça vous dit quelque chose?
    Nan, pour la plupart des commentateurs ici, la révolution française, ça n’a été que la chute de la Bastille et deux têtes (roi+reine) guillotinées, rien de bien méchant, peace & love!
    A tous ceux qui réclament une nouvelle révolution en France pour faire partir Sarko et sa bande, en appelant notamment l’aide des Tunisiens, vous avez pas l’impression d’être un chouïa à côté de vos pompes? Les Tunisiens se sont NOTAMMENT soulevés pour que soit rapidement mis en place un systême d’élections pluralistes véritablement démocratique. En France, les élections générales sont régulièrement organisées suivant des délais courts (5, 6 voire 7 ans jusqu’en 2002), et vu le nombre de partis politiques en lice, on ne peut pas dire que notre système n’est pas pluraliste.
    Après si vous trouvez que le peuple ne vote pas bien, cad comme vous le souhaitez, c’est qu’au fond, vous voulez la mise en place d’une dictature, plutôt que la véritable démocratie…
    Arrêtez d’essayer de manier des concepts que vous ne maitrisez pas, vous les salissez.
  50. Serait-il possible que les complaisances politiques de certains hommes et femmes politiques à l’endroit de dictateurs, ne soient motivés qu’en raison d’une grande facilité à obtenir auprès de ces derniers; des fonds de financement pour leur partis politiques?
    Est-il vraiment raisonnable de se poser la question?
  51. demain , ils seront au meme bbq , apres demain reunis dans un rhiad , dans 1 mois avec une caisse de dom perignon . ils vont nous baiser toute notre existence , faite du fric maintenant et vite , car eux, ils vont tout faire pour vous tuer a petit feu.
    sarko , ben machin ,pasqua,ali baba, pontificus,
    weort alifrick ,
  52. L’indiference à l’égard du régime politique n’a pas été l’eexclusive du monde politique français.
    Comme avocat, j’ai plaidé devant un Tribunal administratif composé de jeunes magistrats émuolus de l’ENA.J’ai pourtant bien lu le numéro laudateur du Monde sur cette “grande Ecole”.Je suis sans dout tombé sur de malheureuses exception.
    Je défendais un Tunisien don t l’hotel sur les Iles de K.
    avait été spolié par le belle famille de Ben ali et qui avait été en outre condamné par coutumace par un tribunal tunisien por atteinta à la sureté de l”Etat”
    L’expulsion ordonnée par le prefet de..;a été confirmée par le tribunal administratif et sa Cour d’Apppel
    Aujourd’ui, qui est le plus blamable des juges français ou tunisien,du prefet français…ou du pauvre avocat qui a échoué lamentablement
    F.Avocat en Savoie
  53. ministres francais votre travail n;est pas de donner des conseils aux tunisiens mais de les aider du mieux possible et recuperez leur or
  54. Quand ces gens là (ils n’y sont pas tous) comprendront-il qu’on ne veut plus, qu’on ne PEUT plus les voir?
  55. Tous des pourris, de haut en bas et de droite à gauche. Comment en est-on arrivé là? Et on laisse faire en regardant… comme un troupeau d’agneaux qu’on mène à l’abattoir. Pauvre France, pauvre Europe!
  56. Et que dire de la femme fatale de Tunisie, Leila Ben Ali Trabelsi, la Imelda Marcos arabe ?
  57. Nos hommes politiques ont été minables
    ils ont été nuls et archi nuls
    il ont tjrs avancé l’argument islamiste, paranoïa mais, personne n’est dupe!
    Comme pour la chute du mur de Berlin, ils n’ont rien vu venir, ils n’ont toujours rien compris ces énarques, on n’a pas de mal à comprendre combien ils sont nuls!! bcp devraient “DEGAGER”…
  58. Par pitié que la police française garde sa police Tsarkosienne !
  59. pour repondre a Jicehel la france ce pays qui ma adopter maintient toujours la dictature dans mon pays d origine
    Si tu veus que je la quitte il faudrait que la france arrete de tirrer les ficelles pour que mon pays devienne democratique.
    a chaque fois que vous parler des islamistes ou de comunistes ou je ne sais quoi il i a toujours quelquechose qui vous jaine.salut l ami!
  60. Ces discours publics, ces déclarations, ces tapis rouges doivent être vus pour ce qu’ils sont: du cinéma pour la galerie.
    Les dirigeants déjà gavés de fric et bien plus payés que ce que leur travail mérite, veulent en plus se “faire voir”, se faire décorer, autour de repas hors de prix et de suites princières. Il en fut ainsi dans toutes les cours de tous les rois où on ne fiche finalement pas grand chose.
    Changer de dirigeants vraiment se constatera s’ils ne font plus ce cirque. Mais ce cirque n’existe que parce qu’il y a des télés, des revues, des spectateurs qui en redemandent!Alors ce sera difficile d’en sortir.
  61. ben ali donne beaucoup d’argent et finance beaucoup de compagnes de politiques français d’ou leur position favorable a l’ANCIEN president tunisien
  62. je crois tous les tunisiens qui sont en france peuvent apporter beaucoup pour contribuer à la démocratie dans leur pays d’origine notamment ceux qui on fait des études pour un progrès social et même les jeunes des citées on un avenir prometteur car il y a tout à faire le geste de patriotisme est aussi important en l’honneur pour tous ceux qui ont laissé leur vie,ne jamais oublié d’où on viens c’est un pays magnifique est maintenant faite…..
  63. bravo Alliot Marie, le venin qui sort de votre bouche contribue à faire monter l’indignation des secondaires et la colère des primaires
  64. Je pense que la reaction de nos dirigeants est la représentation exacte de l’hypocrisie exercée dans notre politique etrangère, notament en ce qui concerne les ex-colonies française. Je trouve ses déclarations mensongères et sournoises, reflètant quels seront les enjeux politiques proches ; nous devons trouver un équilibre geopolitique global, pour cela, il est indispensable que l’enssemble des gouvernements prennent des décisions radicales en ce qui concerne leurs modes de fonctionnement. Par ailleur, nous Citoyens, nous nous devons d’agir et de reagir concernant les enjeux futurs de nos sociétés.Il apparait certain que nous sommes dans une periode clé de l’histoire, les systèmes politiques “neoimpérialiste” montrent clairement leurs faiblesses. Les leçons du passé n’ont pas été retenues, les gouvernements ont été passifs, dans l’interêt financier général. Mais il ne nous faudra jamais oublier que depuis la nuit des temps, les peuples souffrent pendant qu’une minorités d’hommes profitent aisément de la corruption présente depuis toujours dans nos systèmes politiques. Il est donc temps de remettre en questions toutes les valeurs démocratiques que nous croyons défendre. Il y a bien longtemps que ce mot s’est écarté de ses racines… Les évenements actuels dans plusieurs pays arabes seront extremement importants pour l’avenir de ces pays. Si et seulement si la classe politique devient la représentation exacte du peuple défendant des valeurs humanistes, l’horison de jours meilleurs pourra être visible… pablo de la vega
  65. A quand le tour de la france?
    A quand une vraie démocratie?
    A quand une vraie justice?
  66. La position du Parti Socialiste fut bien tardive aussi.
    L’interview de B. Delanoë ce vendredi était effrayante.
    Il serait utile que le PS fasse l’apprentissage d’une vision politique avant les prochaines élections (françaises et non algériennes qui sont dans six mois) !
Wikio

Friday, January 14, 2011

Algérie : les raisons d’un soulèvement


En 2010, l’Algérie a connu entre 9 000 à 10 000 émeutes. Et l’année 2011 a commencé par une semaine de violentes manifestations d’ampleur nationale : des jeunes en colère ont pris pour cibles les édifices publics et les commerces privés des« protégés de l’Etat », comme les présente Kamel (1), un jeune de Bab el-Oued. Le 5 janvier, c’est justement de ce quartier de la banlieue d’Alger qu’est partie la révolte, à la suite, toujours d’après notre interlocuteur, de l’agression d’un marchand ambulant dont l’étalage a été renversé par des policiers en civil. Les jeunes de Bab el-Oued ont refusé cette énième provocation, eux qui ont cru vainement que leur sort allait s’améliorer quand les autorités locales leur avaient promis l’octroi d’emplacements légaux sur le marché de la ville. La répression a fait quatre morts et des centaines de blessés.

Loi financière catastrophique

La rapide propagation de ces manifestations à tout le pays a été interprétée comme la conséquence de la flambée des prix de l’huile et du sucre (2). En réalité, le coût de ces deux produits de première nécessité n’est pas le seul à avoir connu une hausse vertigineuse (plus de 20 % entre le 31 décembre 2010 et le 1er janvier 2011). Depuis le vote parlementaire de la Loi de finance complémentaire (LFC), le 21 juillet 2009, le portefeuille du citoyen algérien est soumis à un régime drastique (3). A cela s’ajoutent les multiples pénuries comme, ce dernier mois, celles du lait et de la farine.
La LFC 2009 prône le « patriotisme économique » et compte donner la chasse aux « fraudeurs ». L’Etat algérien entend ainsi occuper le terrain qu’il a abandonné depuis plus de vingt ans, ce qui a permis l’explosion du marché informel – qui représente, selon El Watan, 40 % de l’économie du pays. Mais il est passé en force, sans consulter aucun des acteurs économiques et sociaux, et n’a proposé aucune amélioration structurelle pour faciliter la réalisation de son projet. Rappelant qu’en Algérie « le monde du travail n’accapare pas plus de 20 % du PIB [alors que] le pouvoir et ses clientèles s’en attribuent 80 % sans créer de richesses »,M. Athmane Mazouz, chef du groupe parlementaire du Rassemblement pour la Culture et la Démocratie (RCD), a voté contre cette loi, car, selon lui, elle ne repose « sur aucune vision à même d’offrir une perspective de développement national ».
Les dirigeants algériens ont oublié que l’Etat avait encouragé le marché informel dans les années 1990 pour résister aux pressions du Fond monétaire international (FMI), ou, dans le cas du marché de l’alcool, pour résister aux islamistes. Le président Abdelaziz Bouteflika et son premier ministre Ahmed Ouyahia ont donc mis en place une batterie de lois pour assurer la traçabilité des transactions financières des importateurs et des commerçants algériens, afin de les imposer. Interrogé sur les effets de cette loi, un « négociant de café vert travaillant avec l’Algérie depuis 1996 »dénonce une « gestion des importations archaïque » assortie d’une« manne pour les banques »  ; pour lui, trop de documents et de garanties sont exigés, avec un coût supplémentaire allant de 500 à 1 000 dollars par dossier… A ses yeux, l’augmentation des prix que connaît actuellement l’Algérie n’est qu’un début, car de moins en moins d’exportateurs veulent travailler avec le pays, ce qui va provoquer une raréfaction des produits. « Il y a trop de risques financiers, le CREDOC (4) n’est plus utilisé nulle part ailleurs dans le monde, et la marchandise peut vous être renvoyée pour un simple problème d’étiquetage en arabe. »

Un petit pansement et on recommence

Face à la colère des Algériens, MM. Abdelaziz Bouteflika et Ahmed Ouyahia ne se sont pas encore exprimés publiquement. Cependant, une réunion interministérielle s’est tenue trois jours après le début des manifestations pour décider de l’annulation des taxes et des droits de douane sur les huiles et le sucre roux jusqu’au 31 août prochain (5). L’exécutif pose donc un pansement sur le front d’un corps social enfiévré… « On avait espéré que la rue soit écoutée, au lieu de cela 1200 jeunes ont déjà été arrêtés, déplore Mustapha Bouchachi. Beaucoup d’entre eux ont subi des violences policières et sont incarcérés. » Le président de la Ligue algérienne des droits humains (LADDH) craint que les manifestations de ce début d’année ne se reproduisent ; selon lui, le pouvoir doit lever l’état d’urgence instauré en 1992, dont le maintien « ne vise plus les intégristes mais la société civile ».
Au moment où les étudiants, les syndicats et les partis d’opposition s’organisent pour poursuivre le mouvement de manière pacifique, les autorités publiques sont accusées d’empêcher l’accès au réseau social Facebook. A une société assoiffée de liberté, l’Etat n’a que des verrous à offrir…
Ali Chibani
(1) Le prénom a été changé.
(2) Certains politiques, le ministre de l’intérieur Daho Ould Kablia en tête, ont accusé les « lobbies » industriels mécontentés par la Loi de finance complémentaire de 2009. D’autres sources politiques et syndicales nous ont aussi parlé de probables règlements de comptes entre les clans militaires composés de pro et d’anti-Bouteflika.
(3) Ainsi, la hausse des prix à la consommation entre octobre et novembre 2010 a atteint 0,8 % à Alger.
(4) Le Crédit documentaire est l’une des contraintes mises en place par la LFC 2009.
(5) Avec une réserve de change estimée à 155 milliards de dollars, l’Etat algérien estime pouvoir résoudre tous les conflits sociaux par de petites augmentations de salaire sectorielles ou par des décisions « exceptionnelles et limitées » comme les détaxations.


  • « Urbanisme, une autre bataille d’Alger »
    par Allan Popelard et Paul Vannier, décembre 2010.
    Comment comprendre une ville lorsqu’on y déambule ? Entre la Casbah abandonnée et les cités-dortoirs de la périphérie, le destin d’Alger la Blanche traduit le délitement du « pacte » national noué au moment de l’indépendance.
  • « Jours tranquilles en Algérie »
    par Jean-Pierre Séréni, février 2010.
    Dans le pays convalescent, la vie sociale renaît. A Tlemcen, ville distante de 500 kilomètres d’Alger, et ancienne capitale du Maghreb central, le boom de l’immobilier et les grands travaux côtoient le chômage et le marché noir.
  • « Luttes d’influence autour de la Sonatrach »
    par Ahmed Djezairi, La valise diplomatique, 19 janvier 2010.
    Le président-directeur général de la Sonatrach — la plus grande entreprise algérienne, un monopole public qui gère les hydrocarbures et le gaz dans le pays —, a été placé sous contrôle judiciaire le 18 janvier. « Simple » histoire de malversations financières ou affaire politique ?
  • « Le “non-Maghreb” coûte cher au Maghreb »
    par Francis Ghiles, janvier 2010.
    Le conflit du Sahara occidental représente toujours l’un des obstacles majeurs à une coopération entre le Maroc et l’Algérie, freinant les échanges régionaux qui pourraient se développer avec la Tunisie. Une collaboration politique et économique aiderait pourtant à résoudre bien des problèmes de la rive sud de la Méditerranée.
  • « Algérie : l’opposition étouffée avant les élections »
    par Ali Chibani, La valise diplomatique, 7 avril 2009.
    En avril 2009 se tenait une élection présidentielle gagnée avant d’avoir lieu par Abdelaziz Bouteflika. Le président sortant-rentrant était soutenu par une myriade de partis, d’associations et de syndicats officiels hantés par le spectre de l’abstention.
  • « L’Algérie ne croit plus aux promesses » (A. C.), février 2009.
    M. Bouteflika vient de réformer la Constitution pour supprimer la limitation des mandats présidentiels. Il compte se présenter pour la troisième fois en avril 2009, malgré l’aveu de l’« échec » de sa politique. Symptômes du climat de mécontentement, les émeutes se sont multipliées ces dernières années.
  • « Des footballeurs entre Paris et Alger »
    par Dominique Le Guilledoux, août 2008.
    Guerre d’Algérie, immigration, malaise des banlieues, psychose de l’après-11-Septembre : depuis cinquante ans, le football a reflété chaque étape d’une histoire toujours à vif.
  • « Sans valise ni cercueil, les pieds-noirs restés en Algérie »
    par Aurel et Pierre Daum, mai 2008.
    Depuis 45 ans, les rapatriés ont toujours soutenu l’idée qu’ils avaient été « obligés » de quitter l’Algérie au moment de l’indépendance, menacés physiquement par les « Arabes ». Pourtant, à la fin de la guerre, 200 000 ont décidé de demeurer dans le nouvel Etat. Témoignages.
  • « Les régimes arabes modernisent... l’autoritarisme »
    par Hicham Ben Abdallah El Alaoui, avril 2008.
    Depuis la première guerre du Golfe, les pays arabes ont connu une succession de bouleversements qui, partout ailleurs, auraient déstabilisé bien des pouvoirs. Pourtant, la plupart ont réussi à maintenir des structures archaïques que ni la seconde guerre mondiale ni la décolonisation n’avaient fait disparaître.

Toujours disponible

  •  « Le Maghreb colonial »,Manière de voir nº 86, avril-mai 2006.
    La longue histoire de la pénétration française en Afrique du Nord, de la conquête coloniale et des luttes pour l’indépendance.





President Obama: Together we thrive


Wikio

Monday, January 10, 2011

Pourquoi remettons-nous souvent les choses au lendemain ?

 | 07.01.11 | 17h48  •  Mis à jour le 09.01.11 | 09h25

Une image du jeu "Little big Planet".CC/Alex Tran
La procrastination est la tendance (plus cognitive que pathologique comme nous allons le voir) à remettre systématiquement les choses au lendemain. Mais, rappelle le journaliste David McRaney sur son blog, la procrastination correspond à une idée reçue qui affirme qu'on est paresseux et qu'on gère mal son temps, alors qu'à la vérité, elle est alimentée par notre faiblesse à gérer nos impulsions.

Si vous jettez un oeil à la file d'attente des films que vous projetez de voir (comme c'est le cas sur un service de VOD ou de prêt de DVD comme Netflix), vous constaterez qu'elle est constituée pour beaucoup de documentaires passionnants et de films d'auteurs, plus que des derniers blockbusters (qui demeurent toujours parmi les plus loués, comme le montre l'étonnante cartographie des locations de Netflix). Selon une étude menée en 1999 (.pdf) par Daniel Read, George Loewenstein et Shoban Kalyanaraman, portant justement sur notre capacité à choisir entre des films mémorables et exigeants ou amusants et oubliables, nous avons massivement tendance à choisir les seconds au détriment des premiers. Et des études plus récentes insistent aussi sur notre inconsistance en la matière.

On a tous tendance à dire qu'on préfère les fruits, mais lorsqu'une tranche de gâteau se présente à côté d'une pomme, c'est, statistiquement, vers le gâteau que va le plus facilement se diriger notre main. C'est pourquoi les files d'attente des films que l'on doit voir sont pleines de bons films.
Les psychologues parlent ainsi du "biais du présent" pour caractériser le fait que nous sommes bien souvent incapables de comprendre que ce que nous voulons à long terme et ce que nous voulons maintenant ne sont pas la même chose. Le biais du présent explique pourquoi vous achetez des légumes et des fruits et que vous oubliez de les manger…

Alors qu'on prend de bonnes résolutions, la procrastination nous conduit à agir autrement… C'est pourquoi on attend la dernière minute pour acheter les cadeaux de Noël, qu'on oublie de s'inscrire pour aller voter, qu'on préfère jouer encore un petit peu au jeu vidéo alors qu'on a un devoir à rendre demain matin, etc.

"Vous pouvez essayer de combattre ce penchant naturel. Acheter un agenda. Rédiger une liste de tâche… Vous pouvez lire tous les livres que vous voulez pour vous détacher de vos mauvaises habitudes… Vous pouvez devenir un drogué de la productivité entouré d'instruments (comme RescueTime) pour vous rendre la vie plus efficace, ces outils ne vous serviront à rien, parce que le problème ne repose pas sur la gestion du temps, mais sur le conflit qui se déroule dans notre cerveau."

LE SECRET DE LA MAÎTRISE DE SOI N'EST PAS DANS LA VOLONTÉ, MAIS DANS LA DISTRACTION

Dans les années 60, Walter Mischel a mené des expériences à l'université de Stanford sur les conflits de négociation des enfants. L'expérience est bien connue. Les enfants étaient assis devant une table avec des guimauves devant eux, ils pouvaient les manger tout de suite ou attendre que le chercheur revienne, auquel cas, il leur offrirait le double de bonbons.

Quand Walter Mischel a commencé à analyser les résultats, il a remarqué que les enfants qui avaient le plus vite saisi les bonbons étaient plus susceptibles d'avoir des problèmes de comportements, qu'ils ont obtenu de moins bons résultats scolaires que les autres… explique Jonah Lehrer dans l'excellent article qu'il consacra au New Yorker sur le "secret de la maîtrise de soi".

30 % des enfants ont réussi à attendre le retour du chercheur, 10 à 15 minutes plus tard. Bien qu'également soumis à la tentation, ils avaient eux trouvé une façon de résister…

Walter Mischel s'est rendu compte qu'il y avait un lien entre la performance scolaire des enfants et leur capacité à se contrôler. En 1981, il a recontacté 653 enfants qui avaient participé à l'expérience originelle, interrogeant leur capacité à planifier, à faire face à des problèmes à s'entendre avec leurs pairs. Et Mischel a remarqué que les enfants qui avaient cédé rapidement étaient plus susceptibles d'avoir des problèmes de comportement que les autres.

Pour Walter Mischel, l'intelligence tient en grande partie de la maîtrise de soi. Pour comprendre pourquoi certains enfants ne peuvent attendre et d'autres réussissent à se contrôler, il faut arriver à penser comme ils pensent. L'expérience de Mischel a montré que la maîtrise de soi dépend d'une compétence essentielle : la "répartition stratégique de l'attention". C'est-à-dire qu'au lieu d'être obsédés par la guimauve qu'ils avaient sous les yeux ("le stimulus chaud"), les enfants ont essayé de détourner leur attention en se couvrant les yeux, en jouant à cache-cache sous le bureau ou en chantant des chansons. "Leur désir n'a pas été vaincu, il a simplement été oublié." La clef est d'éviter de penser à la guimauve.

Chez les adultes, cette compétence est souvent désignée comme la "métacognition" ou la "réflexion sur la réflexion", permettant aux gens de déjouer leurs lacunes. Les enfants qui avaient une idée du fonctionnement de l'auto-contrôle ont été mieux à même de retarder la gratification. Mais certains enfants pensaient que la meilleure façon de résister était de fixer la guimauve, ce qui est une idée terriblement insoutenable même pour le dernier des gourmands.

Pour Mischel, le test de la guimauve est un test prédictif puissant. Si on est sensible aux émotions chaudes, alors il faudra faire de manière à mettre plus d'argent de côté pour sa retraite que les autres par exemple… Des travaux ultérieurs ont montré que les différences comportementales entre enfants étaient observables déjà chez des enfants de 19 mois. Alors que certains enfants éclataient en larme, s'accrochaient à la porte face au stress de l'expérience, d'autres surmontaient leur anxiété, se distrayant, jouant avec des jouets. Les enfants qui avaient pleuré étaient aussi ceux qui, vers 5 ans, avaient également du mal à résister à la tentation de la guimauve.

Pour Mischel, notre capacité à l'autocontrôle est autant génétique que sociale. Mais le test a montré que la capacité d'enfants à l'auto-contrôle issus de familles à faible revenu du Bronx était moindre que celle d'enfants de Palo Alto. "Quand vous grandissez pauvre, vous n'avez pas l'habitude de retarder votre rétribution. Et si vous ne pratiquez pas, vous ne saurez pas comment distraire votre attention, vous ne saurez pas élaborer les meilleures stratégies…" Les gens apprennent à utiliser leur esprit, comme ils apprennent à utiliser un ordinateur : par essais et erreurs.

Mais cela s'apprend très simplement et très vite. En donnant comme conseil aux enfants d'imaginer un cadre autour des bonbons, les résultats sont devenus très vite spectaculaires. "La seule façon de vaincre nos instincts c'est de les éviter, de prêter attention à autre chose. Nous disons que c'est de la volonté, mais cela n'a rien à voir avec la volonté", explique John Jonides, un neuroscientifique de l'université du Michigan.

Mischel prépare une étude à grande échelle impliquant des centaines d'écoliers pour voir si les compétences de maîtrise de soi peuvent être enseignées pour qu'elles persistent à long terme. En d'autres termes, il veut apprendre aux enfants que les trucs ne fonctionnent pas que pendant l'expérience, mais qu'ils puissent apprendre à les appliquer à la maison, au moment de décider entre les devoirs et télévision par exemple.

Pour Angela Lee Duckworth, professeur de psychologie à l'université de Pennsylvanie et responsable de ce programme, essayer d'enseigner l'algèbre à un adolescent qui n'a pas la maîtrise de soi est un exercice assez futile. Selon elle, la capacité à retarder une gratification serait un facteur prédictif de comportement plus efficace que le QI. Si l'intelligence est importante, elle l'est moins que la maîtrise de soi. Walter Mischel sait qu'il ne suffit pas d'enseigner aux enfants quelques tours, le véritable défi est de transformer ces trucs en habitudes, ce qui demande souvent des années de pratiques assidues. "C'est là que les parents sont importants", reconnaît Mischel. "Ont-ils mis en place des rituels qui vous apprennent à retarder vos envies sur une base quotidienne ? Vous encouragent-ils à attendre ? Font-ils de manière à ce que cette attente vaille la peine ?"

Pour Mischel, les plus banales routines de l'enfance (comme ne pas grignoter avant le diner, d'attendre le matin de Noël pour déballer les cadeaux…) sont des exercices d'entraînement cognitifs en catimini, pour nous apprendre à déjouer nos désirs.

NOUS NE SAVONS PAS COMPOSER AVEC LES DÉLAIS

Si on offre à quelqu'un 50 $ maintenant ou 100 $ à la fin de l'année, il va choisir de prendre les 50 $. Si on offre 50 $ dans 5 ans et 100 $ dans 6 ans, temporellement l'écart n'a pas changé, mais il semble pourtant plus naturel d'attendre un an de plus, du moment qu'on aura déjà attendu longtemps. Pourtant, si nous n'étions qu'un animal raisonnable, nous choisirions toujours le montant le plus élevé, or nous avons plutôt tendance à nous saisir de ce dont on peut profiter au plus vite, rappelle David McRaney. Ainsi, Twitter nous semble plus gratifiant que de faire des tâches plus difficiles (comme écrire un article) dont dépend pourtant notre salaire en fin de mois.

Quand on est forcé d'attendre, nous avons tendance à être plus rationnels. C'est ce qu'on appelle "l'actualisation hyperbolique". Traditionnellement, les économistes considèrent que les individus optimisent une fonction d'utilité intertemporelle en actualisant les gains futurs de manière linéaire ; c'est "l'actualisation exponentielle". En fait, la psychologie et l'économie comportementales indiquent que les individus (mais aussi les animaux) actualisent les gains futurs de manière plutôt hyperbolique. L'actualisation hyperbolique rend possible un phénomène intéressant : l'inversion des préférences qui signifie qu'à un moment t, A est préféré à B, mais qu'à un moment t+n, B devient préféré à A, explique sur son blog Cyril Hédoin, maître de conférences en sciences économiques à l'Université de Reims.

Le meilleur moyen pour déjouer la procrastination, estime David McRaney, est de composer avec les délais. Pourtant, là encore ce n'est pas si simple. Une étude de Klaus Wertenbroch et Dan Ariely réalisée en 2002 (.pdf) avait créé 3 classes d'étudiants devant rendre 3 devoirs chacune. La première devait rendre les 3 devoirs bout de 3 semaines. La seconde classe a déterminé 3 délais différents. La dernière classe devait rendre un devoir par semaine. Sans surprise, c'est la troisième classe qui a obtenu les meilleurs résultats alors que le premier groupe a eu les résultats d'ensemble les plus catastrophiques. Les étudiants sans lignes directrices ont tous tendance à remettre leurs devoirs au dernier moment…

Ces résultats suggèrent que si tout le monde a des problèmes avec la procrastination, ceux qui reconnaissent et admettent leur faiblesse, sont dans une meilleure position pour utiliser des outils disponibles capables de les aider à surmonter cette difficulté, explique Dan Ariely dans son livre (C'est (vraiment ?) moi qui décide). "La procrastination est une impulsion, comme d'acheter des bonbons à la caisse du magasin."

Pour combattre la procrastination, il faut devenir un adepte de la réflexion sur la réflexion, conclut David McRaney. "Il faut comprendre que c'est le vous qui lisez ce texte et que c'est le même vous quelque part dans le futur qui sera influencé par différents désirs et idées, un vous dans d'autres dispositions, utilisant d'autres palettes de fonctions cérébrales pour peindre la réalité". Il faut être capable de discerner les coûts des gratifications à chaque fois que vous êtes amené à choisir.

Voilà qui demeure plus facile à dire qu'à faire.

Hubert Guillaud


Wikio

Le réveil tunisien

Cinq mille personnes ont assisté aux funérailles, le 5 janvier, du jeune Tunisien qui s’était immolé par le feu le 17 décembre à Sidi Bouzid. L’effervescence persiste en Tunisie, notamment dans le centre-ouest (nous reviendrons sur cette situation dans notre édition de février). A l’appel du conseil de l’ordre, les avocats ont fait grève le 6 janvier pour protester contre les mauvais traitements dont ils sont l’objet de la part de la police. Ce mécontentement traduit les nombreux échecs du régime et met en lumière les défis auxquels il est confronté.
Le malaise social qui s’exprime ouvertement en Tunisie est indissociable de la crise économique. 2009 a marqué une rupture profonde : la croissance a réduit ses ambitions de moitié, les exportations industrielles ont fortement reculé, les touristes européens sont restés chez eux, les investisseurs étrangers également. La mauvaise récolte de 2010 n’a rien arrangé. Résultat, l’emploi a souffert : la croissance n’absorbe plus, bon an mal an, que la moitié d’une classe d’âge, contre près des deux tiers avant la crise.
Réélu il y a un an à l’issue d’un pseudo-scrutin présidentiel sans risque ni enjeu, le président Zine el-Abidine Ben Ali — au pouvoir depuis 1987 — doit faire face à quatre défis majeurs. Une dégradation rapide de la situation priverait à terme le régime de son principal produit d’appel vis-à-vis de l’étranger : la stabilité politique et sociale.
LA POLITIQUE. L’exécutif écrase le régime, le président étouffe le modeste jeu des institutions pourtant prévu par la Constitution, le Parlement n’est qu’une chambre d’enregistrement, et la justice est aux ordres. Les quelques mesures prises en 2010 l’ont été pour la galerie, comme, par exemple, les 20 % de sièges réservés à l’opposition, quel que soit son score, dans les conseils municipaux. L’ouverture s’impose d’urgence. Elle pourrait commencer au Parlement et au sein du parti. Les députés, même mal élus, plus au contact de la population et de la province que les hommes du président, doivent retrouver une influence dans la détermination des politiques publiques, avant que se tiennent rapidement des élections plus « propres » et sans exclusive.
Cela passe aussi par une réforme du parti dominant, le Rassemblement constitutionnel démocratique (RCD), héritier du Néo-Destour du père de l’indépendance Habib Bourguiba. Actuellement, le président de la République, qui est aussi président du parti, en nomme tous les responsables, du bureau politique aux secrétaires généraux, fédéraux ou de sections. Le rétablissement de l’élection comme mode de désignation de ses dirigeants lui redonnerait vie et offrirait un premier débouché au mécontentement.
L’INFORMATION. Internet, Facebook et les télévisions satellitaires arabes ont mis à mal le contrôle de l’information en place depuis une vingtaine d’années. Le blocage médiatique n’a servi à rien, sinon à exaspérer l’opinion. Le ministre de l’information — que l’on pourrait plutôt définir comme ministre de la propagande —, M. Oussama Romdhani, à la tête du secteur depuis 1996, l’a payé de son poste.
Depuis un an, le pouvoir, percevant l’usure d’une façon de faire totalement obsolète, a pris quelques initiatives étriquées. Ayant fait racheter par son gendre le groupe de presse privé Dar Assabah, en ayant confié la direction à un professionnel reconnu, M. Ben Ali a toléré quelques audaces et un ton nouveau. Avec, bien sûr, une ligne rouge à ne pas franchir – la mise en cause, même légère, du pouvoir. Le 7 juin 2010, le président a ordonné des « rencontres périodiques » télévisées où des ministres dialogueraient avec les « parties concernées ». On promettait des « débats francs et ouverts ». Mais sans journalistes. Depuis la rentrée, quelques ministres s’y sont collés. L’opinion n’a pas vu la différence avec les habituelles émissions de propagande. Il faut à l’évidence changer de cap, libérer la presse et enlever le couvercle. La population, urbaine à 60 % et mieux instruite, le revendique avec force.
LES INÉGALITÉS. Ce n’est pas un hasard si les dernières manifestations sont parties du gouvernorat de Sidi Bouzid, une région de l’intérieur enclavée et rurale. Le développement économique de ces vingt dernières années a profité d’abord aux zones côtières où se concentrent le tourisme, l’immobilier et les industries. La politique volontariste mise en place à partir des années 2000 n’a pas corrigé le mouvement, même si les efforts récents ont commencé ici ou là à porter leurs fruits, comme à Kairouan. L’intérieur, plus pauvre dans l’ensemble, continue à se sentir victime d’une discrimination sur le plan de l’emploi en faveur du Sahel et de la capitale, Tunis, dont sont issues les élites dans leur majorité.
A l’inégalité régionale s’ajoute l’inégalité sociale. Les 10 % les plus riches de la population perçoivent le tiers des revenus, les 30 % les plus pauvres doivent se contenter de moins de 10 % du PIB…
La fiscalité aggrave ces disparités au lieu de les corriger. Consommateurs et salariés supportent l’essentiel de l’impôt. Commerçants et entreprises y échappent largement. Le candidat Ben Ali avait promis dans son programme électoral de s’attaquer à l’un des abus criants de la fiscalité : l’impôt forfaitaire empêche d’imposer 350 000 contribuables qui contrôlent pourtant le tiers du PIB du pays. La loi de finances 2011, qui vient d’être adoptée, a oublié les promesses du candidat.
LA « FAMILLE ». M. Ben Ali est à la tête d’une famille envahissante, qui contrôle une bonne partie des conglomérats industrialo-financiers du pays. Ses filles ont épousé quatre des plus riches héritiers du pays. Sa deuxième épouse, Leïla, symbolise aux yeux de l’opinion la rapacité de la famille. Elle a fait fermer par le fisc une école privée, implantée de longue date, qui faisait de l‘ombre à celle qu’elle voulait ouvrir. Son frère, Belhacen Trabelsi, marié à la fille du patron des patrons tunisiens, a pris le contrôle d’une banque privée grâce à l’intervention en sa faveur du gouverneur de la Banque centrale — qui a laissé sa réputation dans l’affaire.
Faire disparaître Mme Ben Ali de la une des journaux, où chaque jour elle parade, ne suffira pas à faire disparaître la suspicion. Le retrait de la « famille » des affaires et de la politique est un préalable. Son hostilité à toute concession politique ou sociale, la mauvaise santé du président, âgé de 75 ans, font craindre qu’elle ne cherche à s’imposer dans la succession qui s’annonce.
Jean-Pierre Séréni


  • « Un propagandiste intéressé du régime tunisien », par Alain Gresh, Nouvelles d’Orient, 23 octobre 2009.
    Habitué des plateaux de télévision français, se présentant comme un démocrate, Antoine Sfeir, le directeur des Cahiers de l’Orient, affiche un soutien sans failles à la Tunisie. Selon lui, « le pays progresse régulièrement depuis l’arrivée au pouvoir de Ben Ali ».
  • « Tunisie : jugements iniques à Gafsa », par Karine Gantin, La valise diplomatique, 12 janvier 2009.
    Retour sur le procès des leaders du mouvement social majeur qui s’est déroulé en Tunisie, au premier semestre 2008, dans la région de Gafsa. Parmi les accusés, des syndicalistes enseignants, poursuivis pour constitution d’une entente criminelle et de participation à une rébellion…
  • « Révolte du “peuple des mines” », par Karine Gantin et Omeyya Seddik, juillet 2008.
    En arrêtant en juin 2008 plusieurs dirigeants du mouvement de protestation qui touche la ville de Redeyef, en conduisant des interrogatoires musclés, le pouvoir tunisien tente de mettre fin à une mobilisation qui a regroupé depuis le mois de janvier toute la population du bassin minier de Gafsa.
  • « La longue descente aux enfers de la Tunisie » par Kamel Labidi, mars 2006.
    La Tunisie a célébré en 2006 le cinquantième anniversaire de son indépendance, marquée par une dictature implacable. Eclairage sur un pays totalement vérouillé, gangréné par la corruption et placé sous la férule du président Zine El-Abidine Ben Ali depuis 1987.
  • « Mascarade électorale en Tunisie » (K. L.), octobre 2004.
    Candidat à sa propre succession aux élections de 2004, M. Ben Ali n’a pu se présenter pour un quatrième mandat que grâce une révision constitutionnelle largement contestée. Malgré un pluralisme de façade, la répression impose le silence à l’opposition dite « démocratique », que, par ailleurs, son éloignement de la société et sa désunion affaiblissent.

Wikio

FAITES UN DON SI VOUS AIMEZ LE CONTENU DE CE BLOGUE