BIENVENUE SUR MON BLOGUE-WELCOME TO MY BLOG

THIS BLOG's GOAL IS TO OBJECTIVELY INFORM.EVERYONE IS WELCOME TO COMMENT

CE BLOGUE A POUR BUT D'INFORMER DE MANIÈRE OBJECTIVE

E. do REGO

IL EXISTE MILLE MANIERES DE MENTIR, MAIS UNE SEULE DE DIRE LA VERITE.

Le Mensonge peut courir un an, la vérité le rattrape en un jour, dit le sage Haoussa .

Tant que les lions n’auront pas leurs propres historiens, les histoires de chasse continueront de glorifier le chasseur.










Saturday, October 02, 2010

L’Uranium du Niger : 20 milliards de dollars perdus en 50 ans

par A. W.

Cinquante ans après l’indépendance, le Niger qui fournit à la France de l’uranium en abondance est l’un des pays les plus pauvres de la planète.  A l’heure où s’écrivent ces lignes, un programme alimentaire d’urgence est en cours d’exécution. Paradoxes.

L’uranium nigérien est d’abord une exclusivité signée par la France,  le 24 avril 1961,  sous forme d’un accord de défense entre la métropole, la Côte d’Ivoire, le Bénin et le Niger. Les annexes de cet accord sont sans équivoques, mélangeant intérêts mutuels en matière de défense et fourniture de matières premières. Par cet accord, la France qui venait d’accorder  leurs  indépendances à ces trois pays s’arrogeait le droit de poursuivre l’œuvre coloniale, à savoir l’exploitation des ressources minières à un prix arbitraire. Qu’y gagnaient donc les nouveaux dirigeants de ces pays ?
En échange de cet accord, la France soutient tacitement les régimes sans toutefois  s’engager à intervenir en cas d’agression extérieure. Pendant ce temps le commerce de l’uranium prospère. Le petit Niger qui ne dispose que de cette matière comme ressource émet de timides protestations emmenant à une première révision des accords « secrets ». Ainsi, dès 1969, la France propose d’enlever l’uranium au prix fixe au titre d’une aide au développement d’un milliard de F CFA.  Le premier président nigérien Hamani Diori qui avait émis le vœu de rediscuter les termes de l’accord sera renversé en 1974 en plein pourparlers autour des prix de l’uranium. Ce coup d’état était-il  fomenté par la France ?  Dans quelle mesure la  brutalité du changement de régime a-t-il contribué à figer les cours ?  Il faudra  attendre  2007 avec l’arrivée des chinois et la montée spectaculaire du cours de l’uranium pour voir le gouvernement nigérien de Mamadou Tandia (renversé en 2010) exiger la révision des prix quasiment figés depuis 1960. 

Le Niger a perdu entre 14,5 et 21 milliards d’euros depuis 1960 

Entre temps et selon nos  estimations, le Niger   a  produit entre 100 000 et 150 000 tonnes  depuis 1960 au prix moyen de 27 300 F CFA le kilo (soit 42 euros) . Nettement en dessous du cours mondial  moyen qui était  de 122 000 F CFA le kilo (187 euros) sur la période . Sur la base de ces prix moyens et d’une production oscillant entre 100 000 et 150 000 tonnes, l’on peut dire que la vente de l’uranium du  Niger est chiffrée entre   4,2 milliards et 6,3 milliards d’euros. Si le prix international avait été appliqué, les actionnaires  (Etat et partenaires) se seraient partagés entre 18,7 milliards et 28 milliards. C’est dire que depuis l’indépendance, et sur la base de ce calcul simple ne tenant pas compte de la différence de cours entre le marché spot et celui des contrats, les actionnaires de l’uranium du  Niger ont  perdu entre 14, 5 milliards d’euros et 21 milliards de dollars. Enorme pour un pays qui compte à peine 2 milliards de dollars de  PIB et dont le modeste budget est «généreusement » alimenté par l’aide publique au développement pour plus de la moitié.

A qui profite cette sous valorisation  de l’uranium  nigérien? Aux actionnaires non nigériens qui enlèvent pour leur propre compte des quantités non contrôlées par l’Etat, sur la base de leurs propres appréciations. Il est clair que de cette manière, l’uranium ne profitera jamais au Niger. 

Les choses bougent quand même depuis 2007 puisque un nouvel accord obtenu à l’arraché permet de doubler le prix, qui atteint 40 000 F CFA, ce qui en réalité ne représente même pas 50% du cours international. La libéralisation de l’Uranium  promise à hue et à dia changera-t-il la donne ? 

Depuis 2007, beaucoup de permis (entre 70 et 100) ont été accordés, relançant du coup les activités d’une rébellion touarègue dont les liens avec les uns et autres ne sont pas totalement élucidés.


 Articles de A. W. publiés par Mondialisation

Wikio

Friday, October 01, 2010

Les armes de destruction massive de l’Occident.



Pascal SACRE
« L’Iran voudrait se doter de l’arme nucléaire. Et nous devons tout faire pour l’en empêcher. »
Effectivement, la majorité des médias et gouvernements occidentaux nous pousse à craindre cette menace qui ne ferait aucun doute. Ils sont très sûrs d’eux, péremptoires, catégoriques.
Pourtant, ces médias et gouvernements, toujours les mêmes, au Royaume Uni, et aux Etats-Unis en tête, nous ont déjà menti, de façon flagrante, ou ont substitué la propagande à l’information [1-2].
Par rapport au passé, la France a rejoint le groupe des gouvernements soumis au complexe militaro-industriel et au système financier anglo-saxons [3].
Ce complexe militaro-industriel et ce système financier veulent conquérir des marchés, détourner pour eux-mêmes des ressources énergétiques, dominer des populations, y compris les leurs, et surtout, justifier leur existence et préserver leur place, tout en haut de la chaîne alimentaire mondiale.
Dans la version psychologique de cette guerre contre la vérité, composante très importante de la guerre mondiale lancée par le tandem Bush-Cheney en septembre 2001, l’Iran est devenu une cible de choix, et subit des attaques de tous côtés.
Pour envahir la Yougoslavie, la faire éclater, et la soumettre au diktat occidental : diabolisation de la Serbie et de Slobodan Milosevic. Pour envahir l’Afghanistan, en faire une colonie anglo-saxonne et pouvoir voler ses précieuses ressources : diabolisation des Talibans, pourtant récemment connus comme très bons amis de l’administration US, jusqu’en août 2001.
Pour envahir l’Irak : diabolisation de Saddam Hussein, lui aussi un très bon ami des néoconservateurs US.
Pour ces deux derniers exemples, la créature mythique Ben Laden, sorte de Kraken moderne, et son club, Al-Qaida, sortis opportunément de leur boîte par l’Empire anglo-saxon, ont servi de mèche d’allumage… Maintenant, l’Iran.
Le gouvernement iranien aurait truqué le résultat des élections de juin 2009 [4].
Le président sortant, Mahmoud Ahmadinejad, aurait volé la victoire à son opposant, le favori des Occidentaux, Hossein Mousavi. Pour l’électeur occidental, tellement mieux loti, lui qui a la chance d’avoir des présidents comme Barack Obama, Nicolas Sarkozy ou des Premiers Ministres sincères, dévoués, et désintéressés, il est tout bonnement impensable de choisir le « terrible dictateur religieux antisémite » Mahmoud Ahmadinejad ! Comment est-ce possible ? Seul un bidouillage de l’élection peut l’expliquer.
Pourtant, de ce que nous savons grâce au travail de véritables journalistes et auteurs non inféodés aux puissances occidentales dominantes, il semble bien que la majorité du peuple iranien, 24,5 millions de voix (63,3% des suffrages), ait effectivement choisi de reconduire Ahmadinejad à leur tête [5].
Bien sûr, si cela est incompréhensible pour les Occidentaux, c’est tout à fait logique pour un grand nombre d’Iraniens.
Selon l’Organisation Mondiale de la Santé, le système iranien d’accès aux soins de santé a permis de réduire de 70% la mortalité infantile dans ce pays, l’Iran islamiste, en 30 ans [6]. Contrairement aux Etats-Unis où malgré les dizaines de millions de dollars injectés par le gouvernement fédéral, les soins médicaux primaires dans beaucoup de régions sinistrées et pauvres sont restés très peu performants, avec une mortalité infantile énorme dans certaines régions (comme le delta du Mississipi) et où l’espérance de vie reste trop faible pour un pays soi-disant si évolué.
C’est au point que des pédiatres étatsuniens s’intéressent au système des maisons de santé iranien et voudraient l’importer dans les régions du Sud des Etats-Unis, les plus frappées par la misère et les maladies [7].
De cela, les médias et gouvernements occidentaux, acharnés à répandre le bobard de l’élection truquée en Iran, ne nous disent rien.
Ahmadinejad est beaucoup plus proche, dans son programme électoral, des millions d’Iraniens habitant dans les provinces, dans les villes, petites et moyennes, et dans les villages, que Mousavi, le champion des classes moyennes et aisées minoritaires et qui voudraient imposer à tout le pays le système à l’occidentale, le meilleur (pour elles) et cela ne se discute pas [8].
L’ouragan d’austérité qui se prépare à fondre sur l’Europe, pulvérisant tous les garde-fous sociaux durement acquis et terrassant les plus faibles, les plus démunis, témoigne du contraire.
« Un sondage d’opinion publique effectué à l’échelle de tout l’Iran et de manière scientifiquement rigoureuse par deux experts états-uniens, trois semaines seulement avant le vote, […] montrait qu’Ahmadinejad avait une avance telle qu’il pouvait remporter plus du double des voix de son adversaire, c’est-à-dire une marge encore plus importante que celle de sa victoire électorale, le 12 juin.
Ce sondage montrait que chez les électeurs d’origine azérie [l’ethnie de Mousavi], Ahmadinejad bénéficiait de deux fois plus de voix que Mousavi, ce qui démontrait à quel point les intérêts de classe incarnés par un candidat sont capables d’occulter l’identité ethnique de l’autre » [9]
Mahmoud Ahmadinejad est le président légitime de la République d’Iran.
C’est lui que la majorité des Iraniens a choisi. Pas tous les Iraniens, mais la majorité. Les électeurs de Ségolène Royal, en France, en 2007, ont-ils violemment manifesté dans la rue, par millions, quand le résultat du scrutin fut connu ? Par Twitter, Facebook et des millions de sms, ont-ils alerté le monde entier du vol de leurs élections, chose forcément évidente puisque leur candidat n’avait pas gagné ?
Pour ceux qui diraient qu’un trucage électoral ne risque jamais d’arriver en Occident, le paradis des cures d’austérité, des patrons et des ministres intègres, le film « Hacking Democracy » [10] (« La Démocratie Piratée ») nous démontre toutes les zones d’ombre qui entachent les élections US de 2000, celles qui ont mené au pouvoir Georges W. Bush. En France, lors de la dernière élection présidentielle de 2007, près de 1,7 millions de Français ont voté à l’aide de machines électroniques [11], des machines à frauder selon l’association à but non-lucratif BlackBoxVoting.org.
Les médias français et anglo-saxons nous dépeignent un Iran totalitaire et répressif. Les manifestations des partisans de Mousavi auraient été réprimées dans le sang. Les minorités juives seraient durement opprimées. Ahmadinejad nierait l’holocauste et voudrait détruire Israel. Les femmes sont traitées de façon inhumaine et les condamnés à mort le sont par les moyens les plus barbares comme la lapidation.
L’enjeu n’est pas de faire de l’Iran un pays champion des droits de l’homme, d’ignorer la souffrance d’un certain nombre de femmes iraniennes, de nier que des mises à mort inhumaines y sont pratiquées…
Ceci dit, connaissez-vous une mise à mort…humaine ?
Le concept de « balle à blanc » [12], pratiqué aux Etats-Unis, rend-il la mort plus « humaine » à nos yeux ?
L’enjeu est de rétablir le gris et toutes ses nuances, là où les médias ne voudraient nous montrer que du « blanc » (le système à l’occidentale), ou que du « noir » (le système iranien d’Ahmadinejad à renverser absolument).
Les pays défenseurs du système à l’occidentale, ou présentés comme « blancs », irréprochables parles médias, n’ont aucune leçon à recevoir de l’Iran en matière de répression violente de manifestations de populations civiles, même pacifiques. Ainsi les Israéliens sont coutumiers de répression dans le sang de Palestiniens osant défier, même pacifiquement, leurs oppresseurs [13].
Un Palestinien, sa vie, sa dignité, valent-elles moins que celles d’un Tibétain ou celle d’un Juif ?
La réponse à cette question est fondamentale car si c’était le cas, les gouvernements et les philosophes occidentaux ne sont alors vraiment pas les preux chevaliers qui voudraient sauver les femmes iraniennes, ou les condamnés à mort de la lapidation, mais seulement des démagogues hypocrites pour qui la vie de certains humains, dans un certain contexte, est plus importante que celle d’autres humains.
A chaque réunion du G20, les manifestations sont réprimées en Occident avec une violence inouïe, sans distinguer hommes, femmes, enfants ou vieillards, par des forces de l’ordre de plus en plus équipées.
Les policiers sont désormais encadrés par des paramilitaires, équipés de Hummers avec canons à ultra-sons et toutes sortes d’armes sophistiquées, non létales mais pouvant infliger de terribles souffrances [14].
Si la Birmanie [15] et l’Arabie Saoudite ne menacent pas ouvertement Israel et ne veulent pas devenir nucléaires, ce sont des dictatures de type militaire, intolérantes à toute forme d’opposition, écrasant toute manifestation, traitant la femme comme un objet et mettant à mort leurs condamnés (parfois pour des broutilles) de la façon la plus barbare qui soit, par exemple en les décapitant avant de les crucifier, comme en témoigne certains rapports d’Amnesty International : « En Arabie saoudite, les peines de mort sont invariablement prononcées et appliquées à l’issue de procès iniques et secrets. » [16].
Pour terminer, la dernière propagande en date lancée à propos de l’Iran, par le « défenseur des opprimés », sauf ceux de Guantanamo, le « philosophe » Bernard-Henry Levy [17], serait la condamnation à mort par lapidation de Sakineh Mohammadi-Ashtiani, pour adultère [18].
Cela fait penser à l’histoire des couveuses du Koweït, renversées sans ménagements, selon les médias de l’époque, par les soldats irakiens de Saddam, avant la première guerre du Golfe, en 1991, une véritable intoxication médiatique qui avait néanmoins réussi à emporter l’adhésion des peuples occidentaux à une effroyable guerre asymétrique de plus [19].
Cela fait aussi penser aux charniers de Timisoara [20], aux armes de destruction massives bactériologiques de Saddam Hussein, à tous les mensonges sur le 11 septembre 2001, à toutes les morts soi-disant causées par la grippe H1N1 lorsque les médias furent pris de fièvre hystérique en 2009, pour le plus grand bonheur des multinationales pharmaceutiques.
Comme pour le bobard de l’élection truquée, il semble qu’on ne nous dise pas tout. Toujours grâce au travail de véritables journalistes et d’auteurs non inféodés aux puissances occidentales dominantes, nous savons que Sakineh ne sera pas lapidée [21] et que sa condamnation à mort n’est pas pour adultère, mais pour meurtre [22]. Cela ne justifie pas de mettre à mort cette dame.
Rien ne justifie, nulle part, la mise à mort d’un être humain, hormis la légitime défense peut-être.
Le débat devrait donc se situer à ce niveau : êtes-vous pour ou contre la peine de mort ? Dans ce cas, nous pouvons nous intéresser à la Birmanie, à l’Arabie Saoudite, aux Etats-Unis, dont le système juridique inique et cynique est reconnu par certains acteurs de ce système lui-même, comme étant l’un des plus injustes au monde [23].
Dans ce cas, nous pouvons nous opposer, ainsi que tous les gouvernements occidentaux, Nicolas Sarkozy, Bernard-Henry Levy, à la condamnation à mort aux Etats-Unis de Teresa Lewis, une autre pauvre femme, déficiente mentale, dont la vie sera bientôt effacée de la surface de la Terre, dans l’indifférence générale…(Cette mise à mort a eu lieu, ce 23 septembre 2010)[24].
Finalement, peu importe, si, grâce à ce tapage, une vie, en Iran, peut-être sauvée. En fait, cela importe.
Ce n’est pas un point de détail, un hasard sans conséquences, si cette empathie soudaine des médias occidentaux pour une femme, une meurtrière, concerne l’Iran. Cette femme-là, cette condamnation-là, dans ce pays-là. A ce moment-là. Il n’y a rien de fortuit.
Rien de sincère. Vos émotions en sont l’enjeu.
Si aucun référendum populaire ne précédera la mise à feu des missiles vers l’Iran, cela paraît clair, il ne faut toutefois pas sous-estimer la réaction des populations, une fois l’ampleur des pertes civiles connues, bien que les médias, CNN, BBC, TF1, fassent tout pour en camoufler la portée. Comptez sur les journalistes « intègres » qui nous désinforment à longueur de journée, pour cela.
C’est le mouvement anti-guerre, aux Etats-Unis, qui a fait cesser la geurre au Vietnam et a fait reculer Nixon [25].
Ce n’est pas le manque de balles ou d’idées dans l’esprit des stratèges US. La réaction populaire occidentale, sa force, sa vitesse d’apparition, dans le cas d’une guerre finalement déclarée contre l’Iran, seront conditionnées par l’image que tous auront de l’Iran d’Ahmadinejad à ce moment.
Ahmadinejad et son gouvernement, démocratiquement élus, ne veulent pas détruire tous les juifs et effacer Israel de la surface de la Terre.
Par contre ils veulent, comme une majorité d’Iraniens qui ont voté pour eux, faire cesser les guerres impériales menées par les Etats-Unis et Israel, dans la région.
Ils veulent que le génocide pratiqué à l’égard des Palestiniens, leur déportation, leur emprisonnement dans d’énormes enclos à ciel ouvert, sans infrastructures civiles que n’importe quel état mérite, cesse !
Le principal obstacle entre ce souhait et la réalité, c’est Israel. Ce n’est pas le Hamas. Ce n’est pas Ben Laden. Ce n’est pas Ahmadinejad.
Le dernier massacre, celui de Gaza, à coup de plomb durci et d’uranium appauvri, a ravivé la tension entre les deux pays, et l’a mené à son paroxysme.
Dans la région, l’Iran et ce gouvernement-là sont les défenseurs les moins hypocrites et les plus intransigeants des Palestiniens de Cisjordanie et de Gaza qui subissent, parce qu’ils sont dans le chemin des visées hégémoniques d’Israel, et non à cause de leurs roquettes artisanales, un véritable enfer.
Par ailleurs, plus de vingt-mille juifs vivent en Iran, sans subir la moindre humiliation de la part du régime dominant [26], même si, comme partout, en Iran moins que dans certains endroits du monde, des extrémistes se déchaînent parfois sur eux verbalement. Ces extrémistes, comme les médias en France ou aux Etats-Unis voudraient pourtant nous le faire croire, ne sont pas le régime au pouvoir.
Sur ce plan, si l’empathie occidentale pour Sakineh était vraiment sincère et non un coup de poker politique, les leaders européens et nord-américains devraient se joindre à l’Iran et faire cesser l’intolérable calvaire palestinien.
Un Iran nucléaire ne serait-il pas le meilleur antidote à la folie d’Israel (du gouvernement israélien actuel au pouvoir), une folie aujourd’hui insensible à tous les appels à la raison.
Israel est le véritable état religieux extrémiste de la région qui utilise des prétextes religieux pour justifier ses actes, son armement nucléaire clandestin et son attitude inhumaine vis-à-vis de minorités.
Ce n’est pas l’Iran.
Quant à ce désir d’armes nucléaires dont on accuse l’Iran, refusant de les croire quand ils disent vouloir disposer d’installations à visée civile [27], comme pour les armes de destruction massive irakiennes en son temps, ce projet militaire n’est pas prouvé aujourd’hui, ni par Israel, ni par les Etats-Unis, ni par l’AIEA, l’Agence Internationale de l’Energie Atomique.
Déjà en 1998, à l’époque, les inspecteurs des Nations Unies pour le désarmement en Irak avaient eu beau nier l’existence de cet arsenal fantasmé par les anglo-saxons, rien n’y a fait. La guerre était programmée de toute façon [28].
Petit voyage au paradis, les armes de destructions massives de l’Occident
Quittons l’Iran et visitons le fabuleux Occident, donneur de leçons et gardien de la morale mondiale.
La cure d’austérité préconisée par le FMI
Le Fonds Monétaire International, pas plus que la Banque Mondiale, n’ont rien d’International, ni de Mondiale.
Menés aujourd’hui par le « socialiste » Dominique Strauss-Kahn et par Robert Zoellick, deux « philanthropes » accomplis, le FMI et la Banque Mondiale sont toutes deux des organisations sous contrôle des Etats-Unis, et des Occidentaux [29].
Appelons un chat un chat. Ce sont le Fonds Monétaire Occidental et la Banque d’Occident. Tels sont les termes corrects, que tous les journaux honnêtes devraient utiliser. Ces organismes appliquent des mesures injustes et malhonnêtes à tout le monde (en ce sens, ils sont international, mondial) mais travaillent pour les riches, les 400 milliardaires étatsuniens et du reste du monde, un club transnational plus puissant que les gouvernements [30].
Pour que le monde comporte 400 supers milliardaires, comprenez-vous qu’il faut absolument des milliards de pauvres, et même très pauvres sur la Terre ?
Le FMI est un des nombreux moyens d’y arriver.
Après s’être occupé de nombreux pays, dont la Grèce récemment, il s’est jeté, tel un vautour affamé, sur le Pakistan déjà durement touché par des inondations [31].
Toute l’Europe se trouve à présent dans son collimateur.
Les médias occidentaux utilisent , pudiquement, le terme de « réformer » [32]. Entendez par là « baisser les prestations sociales, privatiser les services publics, démanteler le droit du travail. »
‘Réformer’ est en fait ‘piller’, ‘saigner’, ‘dévaliser’.
« Depuis la fin des accords de Bretton Woods, cette institution [le FMI] pilotée par les Etats-Unis (majoritaires en voix) a systématiquement prôné la privatisation et la suppression des politiques sociales (fin des remboursements des frais de santé, fin des services publics etc.). Il n’a jamais présenté un éventail de remèdes disponibles à chaque pays selon sa situation propre…
Les populations sont toujours ressorties appauvries de ces cures d’austérité, et cela a parfois été jusqu’à les priver de ressources vitales.
Ainsi au Ghana au début des années 2000, la privatisation de la compagnie nationale de distribution de l’eau, suite à un ajustement structurel, a contraint de nombreux villageois à devoir choisir entre boire de l’eau potable et manger.
L’entreprise nouvellement en charge de la distribution avait doublé les prix, voire triplé ou quadruplé selon les villes.
Systématiquement, l’élite locale s’est enrichie tandis que le peuple s’est appauvri. Cette politique est criminelle lorsqu’elle prive des citoyens de soins, d’eau potable, de nourriture, ou d’éducation. »
Le transfert de richesses s’opère des pauvres vers les riches.
L’argent prêté par le FMI doit être utilisé suivant les conditions fixées par l’organisme ‘international’ : constructions de centrales électriques, de routes, de barrages », par des entreprises occidentales, états-uniennes [33].
La guerre économique et la corruption des élites nationales suffisent souvent à l’empire anglo-saxon, qui sert les intérêts du complexe militaro-industriel et du système financier occidental, pour arriver à ses fins.
Si le FMI et les « assassins économiques » échouent, alors vient le temps des bombes et des assassinats, après une habile manipulation de l’opinion des masses populaires.
« Ce que l’on nomme ‘mondialisation’, à ce titre, n’est pas autre chose que l’expansion de l’Empire, le FMI étant une arme parmi d’autres ».
Les plans moralisateurs et culpabilisants du FMI, les discours des « experts » chargés de lui préparer le terrain, ne doivent pas faire oublier que c’est la recherche effrénée de profits, sans limites, avec la complicité de certains ministres, qui a mené des banques à la banqueroute, et qu’au lieu de sanctionner les irresponsables, juger les escrocs, responsabiliser les institutions fautives et les impliquer durement dans leur remise à niveau, c’est par un transfert de richesses publiques, appartenant à toute la population, que le sauvetage des banques et des gros actionnaires a eu lieu.
Le FMI, toujours aidé par les complices du premier vol, restés en place, parfois récompensés et promus, voudrait nous piller une deuxième fois.
« Par ailleurs, alors que le Fonds impose des gels -voire des baisses- de salaire un peu partout, celui de son directeur général, le socialiste français Dominique Strauss-Kahn, a connu une hausse supérieure à 7% lors de son arrivée, pour se stabiliser à un demi-million de dollars par an. » [34].
JPEG - 41.7 ko
Saviez-vous qu’en Ukraine, parce que le gouvernement de Viktor Iouchtchenko avait voulu augmenter de 20% le salaire minimum misérable de sa population, fin octobre 2009, le FMI avait de suite suspendu son programme de « sauvetage » ?
La Roumanie, l’Islande sont des exemples flagrants, récents, de prédation du FMI.
Pour obtenir l’argent du FMI, que celui-ci possède déjà par transfert des richesses des pays pauvres vers les pays riches, il faut augmenter ses impôts, tailler dans les dépenses publiques, diminuer les salaires des fonctionnaires et fermer des dizaines d’écoles et d’hôpitaux [35].
Le FMI est bien le meilleur ami des 400 milliardaires du monde entier et un des pires prédateurs de l’humanité.
Corexit et globules rouges, BP, une multinationale qui vous respecte
BP, tristement célèbre avec la catastrophe pétrolière dans le Golfe du Mexique, est le symbole de toutes ces multinationales qui détruisent le monde avec arrogance, BP, et ses partenaires, Halliburton, Anadarko, Transocean [36].
BP est le symbole de ces multinationales plus puissantes que les gouvernements, dictant leur conduite à des institutions fédérales normalement au service des populations, payées par leurs impôts, faisant de l’administration Obama, de la NOAA (National Oceanic and Atmospheric Administration), de l’EPA (Environmental Protection Agency), de la Garde Côtière US, des pantins dans les mains de BP.
Le Corexit est un dispersant de surface pour marées noires.
Le Corexit 9500 décompose le pétrole brut en petites boulettes d’hydrocarbure et une bouillie de pétrole aqueux qui s’infiltre sous les barrages mis en place pour protéger les nurseries de poissons, les parcs à huîtres…Le propylène glycol, un composant majeur du Corexit 9500, est mesuré dans les eaux du Golfe à 150 fois la concentration létale [37].
Le Corexit est un pesticide neurotoxique, interdit dans d’autres pays.
BP est impliqué avec la société qui fabrique le Corexit [38] utilisé sous sa version interdite en Angleterre notamment, du moins près du littoral.
La doctoresse en toxicologie Susan Shaw, fondatrice et directrice de l’Institut de recherche environnementale marine dans le Golfe du Mexique a étudié les effets du produit utilisé par BP [39].
Le Corexit fait éclater les globules rouges, entraîne des hémorragies internes et des lésions hépatiques et rénales, dont souffrent des milliers de Louisianais aujourd’hui. C’est en se combinant au pétrole que le Corexit atteint sa toxicité maximale, passant directement à travers la peau.
Les solvants du dispersant font rentrer le pétrole à travers la peau et le font pénétrer dans les cellules, les organes.
Le docteur en biologie et toxicologie marine Chris Pincetich affirme que le Corexit disloque les membranes cellulaires [40].
Selon tous ces spécialistes, le remède utilisé est plus toxique que le problème à résoudre.
L’EPA, quant à elle, a basé ses conclusions sur la toxicité du Corexit de BP en étudiant les effets sur les poissons après seulement 96 heures d’exposition. Comme les poissons ne sont morts, tous, qu’après deux semaines, elle a conclu à l’innocuité du produit [41] !
Chez BP, comme chez toutes ses consœurs, le profit passe avant tout.
Comme le décrivait le Washington Post, sur base de documents internes provenant du pétrolier, BP « a bafoué la sécurité en négligeant l’équipement âgé, a fait pression sur ses employés afin qu’ils ne signalent pas les problèmes et a écourté voire retardé les inspections afin de réduire les coûts de production. » [42]
« Selon l’agence de santé de l’Etat de Louisiane, les ouvriers de BP deviennent de plus en plus malades après avoir respiré les vapeurs produites par les ‘dispersants’ toxiques et par le pétrole. Les émissions des deux produits combinés étant encore plus dangereuses pour la santé. En conséquence, BP a ordonné à ses employés de ne pas se présenter aux centres médicaux de l’Etat, mais à ceux de l’entreprise. Dans le même temps, la direction de BP interdisait à ces mêmes salariés, sous peine de devoir prendre la porte, de porter des appareils respiratoires pour se protéger des émanations, avec toujours le même souci, celui de l’image. »
« La plupart de ces ouvriers de nettoyage…ne peuvent pas non plus compter sur le soutien d’Obama. En dépit d’une pétition qui a recueilli les signatures de centaines d’associations et de dizaines d’hommes politiques, la Maison Blanche a refusé d’exiger de BP que ses ouvriers soient munis de respirateurs. » [43].
Quand l’EPA a essayé d’interdire à BP l’utilisation du Corexit, l’agence s’est fait remonter les bretelles et a dû baisser d’un ton et de toute façon, malgré ses recommandations revues à la baisse, les gardes-côtes fédéraux ont accordé à BP pas moins de 44 dérogations. [44]
Parce que le produit est fabriqué par une entreprise de laquelle BP est proche, la multinationale préfère l’utiliser, alors que d’autres dispersants seraient beaucoup moins toxiques et dans certains cas deux fois plus efficaces [45].
BP a fait utiliser des dispersants toxiques pour diminuer la masse visible de pétrole afin de diminuer les amendes dont la compagnie fait l’objet, et utilisé le Corexit en particulier, le plus toxique de tous, et un des moins efficaces, parce qu’il était produit par un de ses firmes associées.
Alors qui dirige vraiment les Etats-Unis ? Obama ? Ou BP ?
L’impact de cette catastrophe provoquée par les négligences d’une firme privée sans foi ni lois ne se limitera pas au Golfe du Mexique mais s’étendra au monde entier.
Ainsi,
« L’ensemble de la ‘rivière d’eau chaude’ qui s’étend des Caraïbes jusque sur les bords de l’Europe de l’Ouest se meurt à cause du Corexit que l’Administration Obama a permis à BP d’utiliser pour cacher l’ampleur de la catastrophe pétrolière du Deepwater Horizon de BP.
Les quelque deux millions de gallons du Corexit, ainsi que plusieurs millions de gallons d’autres dispersants, ont fait que la majeure partie des deux cents millions de gallons de pétrole brut, qui ont jailli depuis des mois de la tête du puits BP et des autres sites avoisinants, de surtout couler au fond de l’océan.
Cela a contribué à dissimuler une grande partie du pétrole, avec l’espoir que BP pourrait sérieusement réduire les amendes fédérales du désastre pétrolier.
Cependant, il n’existe actuellement aucune façon efficace de nettoyer le fond du Golfe du Mexique, dont environ la moitié est couverte de pétrole brut.
En outre, le pétrole s’est écoulé le long de la Côte Est de l’Amérique et jusque dans l’Atlantique Nord, et il n’y a aucun moyen de nettoyer efficacement ce pétrole des fonds marins.
Cette énorme quantité de pétrole brut recouvrant une zone aussi immense a sérieusement affecté les systèmes actuels du courant Loop, du Gulf Stream et de l’Atlantique Nord, en brisant les limites des couches du jet d’eau chaude. » [46]
Tout ce système est un des principaux processus de thermorégulation mondiale qui régularise les températures de la planète.
« Nous pourrions être en train d’entrer dans une toute nouvelle ère glaciaire complète…
L’utilisation du Corexit et des autres dispersants par BP, avec la pleine coopération de l’Administration Obama, a créé le danger le plus important dans toute l’histoire de cette planète. C’est ce qui arrive quand une grande nation glisse pour devenir un type de nation du Tiers-Monde, où l’argent seul est la force motrice essentielle dans toutes les actions du gouvernement. » [47].
Radiations, le cadeau de l’Empire occidental au monde entier
Pour terminer ce panorama non exhaustif de l’Occident et de ses ADM, parlons de l’uranium appauvri, le cadeau des armées occidentales au monde entier.
L’uranium appauvri permet d’augmenter la puissance de perforation des obus contre des cibles blindées ou des bâtiments.
Soyons certains que l’Iran aura sa ration d’uranium appauvri, si la « diplomatie » échoue.
Depuis le déferlement « libérateur » des hélicoptères et des tanks anglo-saxons, après la pluie de bombes offertes par les multinationales étatsuniennes de la même famille que BP, les habitants de Fallujah, une entité de 300 000 habitants de l’Irak dévasté, ont 4,22 fois plus de risques de développer un cancer que les Egyptiens ou les Jordaniens. Cette « probabilité est 12,6 fois plus grande chez les enfants de moins de 14 ans. Le risque de leucémie chez les personnes de 0 à 34 ans est 38,5 fois plus élevé. La mortalité infantile atteint des taux record : 80/1000, soit 4 fois les taux égyptien et jordanien. À partir de 2009, ce taux passe même à 136/1000 !! Le « sexe ratio » (le taux comparé d’hommes et de femmes au sein d’une population) est totalement anormal dans la tranche des 0-4 ans vivant à Fallujah où l’on enregistre un déficit de naissances de garçons de 18% ! D’une manière générale, le nombre de naissances a chuté, sans que l’on sache encore si cela est dû à une baisse de la fertilité ou à un nombre plus élevé de fausses couches... Ou aux deux. »
« Les radiations provoquent en effet des changements au niveau de l’ADN dont les effets se font en général sentir sur les descendants. C’est ainsi que des malformations génétiques sont observées sur les enfants des enfants des survivants d’Hiroshima. » [48]
À Fallujah, l’Iran doit sembler bien moins menaçant, même nucléaire, que l’Empire du Bien commandé par les 400 milliardaires de la planète.
Iran ou Occident ?
De qui avez-vous le plus peur aujourd’hui ?
Des armes de destruction massives de l’Occident, bien réelles, que l’Empire anglo-saxon utilise tous les jours devant vos yeux, certaines sur les habitants de pays lointains, d’autres sur leurs propres populations ?
Du FMI, du Corexit, de l’uranium appauvri ?
De BP, d’Halliburton, de Monsanto, d’Exxon, les véritables gouvernements de l’Occident, semeurs de guerres et de produits toxiques ?
Ou d’Ahmadinejad ?
Pascal Sacré
Sources :
[4] Iran : le bobard de l’ « élection volée », http://www.mondialisation.ca/index....
[5] Op.cit.
[7] Op.cit.
[8] Iran : le bobard de l’ « élection volée », op.cit.
[9] Op.cit.
[13] Répression israélienne sauvage contre les manifestations palestiniennes pacifiques : http://ism-france.org/news/article....
[15] Birmanie : répression contre les opposants, Rangoun est le théâtre de violents affrontements :http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3216,36-959911,0.html
[16] En Arabie saoudite un condamné a été décapité et crucifié : http://www.amnesty.org/fr/news-and-...
[17] Pour masquer les activités secrètes des médecins de Guantánamo, la Navy a organisé des voyages de presse à l’attention de journalistes complaisants. Ainsi, l’essayiste français Bernard Henry Lévy a-t-il volontiers joué le témoin de moralité en visitant ce qu’on a bien voulu lui montrer. Dans son livre American Vertigo, il assure que cette prison ne diffère pas des autres pénitenciers états-uniens et que les témoignages de sévices qu’on y pratiquerait « ont été plutôt gonflés » (sic) [American vertigo, par Bernard-Henry Lévy, Grasset & Fasquelle 2006.]
Le secret de Guantánamo : http://www.voltairenet.org/article1...
[18] Le scandale Sakineh : http://www.voltairenet.org/article1...
[19] 17 janvier 1991, Opération Tempête du désert, Piège et désinformation, paragraphe 5 :http://www.herodote.net/histoire/ev...
[20] Le charnier de 1989, une falsification célèbre.
Article détaillé : Affaire des charniers de Timişoara.
On rapporta qu’il y aurait eu 1 104 tués et 3 352 blessés pendant l’insurrection contre le chiffre réel de 93 morts à la fin. Les images de cadavres dont l’origine véritable avait été cachée furent abondamment diffusées dans le monde entier. Ce n’est qu’en février 1990 qu’il fut officiellement enfin établi qu’il s’agissait là d’une intoxication. Le nom de Timişoara est dès lors resté associé aux manipulations dont les médias sont toujours susceptibles d’être à la fois les dupes et les relais3. Surtout les relais, car dès la première diffusion des images au public de télévision il était parfaitement visible, pour un observateur un tant soit peu attentif et les journalistes se devraient de l’être professionnellement, que les corps déterrés portaient de nombreuses cicatrices, qui plus est de plaies soigneusement recousues trahissant des interventions chirurgicales. http://fr.wikipedia.org/wiki/Timi%C...
[21] Les autorités iraniennes n’ont pas l’intention de lapider Sakineh (communiqué) : http://www.aps.sn/aps.php?page=arti...
[22] Le scandale Sakineh , op.cit.
[23] The Triumph of Evil : http://www.globalresearch.ca/index....
[24] Teresa Lewis risque d’être exécutée dans 48h aux Etats-Unis dans l’indifférence médiatique générale :http://www.futurquantique.org/?p=11560
[25] Richard Nixon, the memoirs of Richard Nixon, New York, Grosset and Dunlap, 1978. “Bien que j’aie publiquement persisté à ignorer la controverse anti-guerre, […] je savais que, après toute cette contestation et après le Moratoire [les manifestations nationales d’octobre 1969], l’opinion publique américaine serait profondément divisée à propos de toute escalade militaire. »
La loi et la justice, Law and Justice, © Howard Zinn, 1990.
[26] Nucléaire iranien, Yves Bonnet, Editions Michel Lafon, 2008, pp. 354-355
[27] Absence de l’élément clé : la preuve, dans les estimations alarmistes sur le programme nucléaire iranien :http://www.mondialisation.ca/index....
[28] Guerre à l’Irak, ce que l’équipe Bush ne dit pas, William River Pitt, entretien avec Scott Ritter, ancien inspecteur des Nations Unies.
[29] Le FMI veut saigner un Pakistan déjà ravagé par les inondations : http://www.wsws.org/francais/News/2...
[30] Bill Gates, Warren Buffett et les 400 milliardaires : http://www.mondialisation.ca/index....
[31] Le FMI veut saigner un Pakistan déjà ravagé par les inondations, op.cit.
[32] Le FMI attaque l’Europe : http://www.internationalnews.fr/art...
[33] Op.cit.
[34] Ouragan d’austérité sur l’Europe : http://www.cadtm.org/spip.php?page=...
[35] Révolte contre l’UE et le FMI : la Grèce, l’Islande et la Lettonie pourraient montrer la voie :http://www.oxygene.re/exportation/p...
[36] The Gulf oil disaster truth, By Wayne Madsen : http://onlinejournal.com/artman/pub...
[37] Op.cit.
[38] Ce que les grands médias ne disent pas sur le nettoyage de la marée noire, Paul Fassa
[39] Le Dr Susan Shaw expose les dangers du Corexit : http://www.youtube.com/watch?v=Oeea...
[40] Le Dr Chris Pincetich donne son point de vue : http://www.youtube.com/watch?v=1Fxf...
[41] Toxicologists : Corexit “Ruptures Red Blood Cells, Causes Internal Bleeding”, "Allows Crude Oil To Penetrate “Into The Cells” and “Every Organ System" http://www.washingtonsblog.com/2010...
[42] BP, entreprise sado-mazout !
[43] Op.cit.
[44] Exceptions swallow the rule : "Rare cases" turn into daily approvals for dispersant use :http://blogs.edf.org/nanotechnology...
[45] Marée noire : les dispersants utilisés par BP sont-ils toxiques pour l’environnement ?http://www.20minutes.fr/article/405...
[46] Le Gulf Stream et le courant de l’Atlantique Nord à l’agonie : http://pleinsfeux.com/gulf-stream-c...
[47] Op.cit.
[48] L’héritage cancérigène de l’armée américaine en Irak : http://www.bastamag.net/article1165.html
URL de cet article
http://www.legrandsoir.info/Les-armes-de-destruction-massive-de-l-Occident.html

Wikio

L’impôt visa rapporte 1 milliard d’euros par an à l’U.E.


1 commentaire 
U.E., France et immigration ou tourisme arabo-africain


« Le demandeur de visa est appelé à comparaître en personne » : c’est ainsi que les sites visafrance.org citent à « comparaître » la personne étrangère demandeuse de visa, comme un suspect devant un tribunal consulaire. Le choix du terme n’est pas fortuit, il ne s’agit pas non plus d’un lapsus involontaire. On retrouve explicitement cette expression « comparution personnelle » dans tous les documents officiels traitant des problèmes de visa. [voir :https://dz.visasfrance.org/help.php...]
La politique d’immigration de la France - « pays des Droits de l’Homme » - s’aligne sur celle de l’U.E.. Vous remarquerez d’ailleurs que la fin de l’adresse-internet du site de visasfrance est en anglais, langue officielle de l’U.E. : un maghrébin doit-il maîtriser l’anglais (« l’européen ») pour venir en France ? Historiquement et culturellement est-ce logique ?
En fait la réglementation européenne sur les visas utilise d’abord un langage judiciaire, policier et militaire à outrance. La France, comme l’Europe, est-elle alors une terre « d’asile » ou « de vacances » paisible ? Quand on lit le « Programme européen 2007-2013 de contrôle des frontières », on est sidéré : l’absurdité de la systématisation technologique du contrôle des voyageurs virent à la caricature.
On y trouve pêle-mêle technologie d’authentification biométrique, passeports sécurisés à lecture optique, titres de séjour et vignettes électroniques, capteurs d’empreintes mono et multi doigts, comparateur d’encre spécifique, détection de documents falsifiés, liaisons haut débit des réseaux consulaires, base de données alphanumériques VISABIO interfacée avec le VIS, détecteurs spécifiques de présence humaine, maillage de surveillance et d’identification, veille littorale permanente par la chaîne sémaphorique, patrouilleurs de haute mer, radars haute fréquence, drones aériens et de surface, surveillance satellite quotidienne,…
Tout citoyen du monde n’a-t-il pas le droit de circuler librement ? « Tous les hommes naissent et demeurent libres et égaux… » et Art. 5 de la DDH française : « Tout homme a le droit de se fixer en tout lieu et de se déplacer librement ». Peut-il, cet homme, éprouver le besoin de quitter momentanément son pays, bouger, changer d’air, faire du tourisme… ? Pourquoi ériger des obstacles à ce désir de voyage de certaines catégories de citoyens du monde et pas à d’autres ? Qui vise le visa ? Qui impose, empêtre et finalement empêche le visa ?
Remarquons ensemble et rappelons que l’Article 5 de la Déclaration des droits de l’homme de 1946, répétition de la Déclaration de 1789, et sur lesquelles s’appuie notre Constitution républicaine française actuelle, affirme : « Tout homme a le droit de se fixer en tout lieu et de se déplacer librement. ». De plus la République Française s’engage à garantir ce droit (universel) à « tous les hommes et toutes les femmes vivant dans l’Union française (de l’époque) ». L’Union française de 1946 n’est-elle pas assimilable à l’Union francophone actuelle ? Un peu comme l’Angleterre gère ses rapports avec ses membres du Commonwealth - en particulier pour ses visas et immigrations avec des peuples hors U.E.- ? Les membres de l’U.E. (parlant l’anglais) cherchent-ils à être plus anglais que les anglais eux-mêmes… ?
Des millions d’européens visitent la plupart des pays arabo-africains sans visa, sans frais, sans tracasserie administrative, sans perte de temps et sans même dire « Salam Aleikoum ». Il serait peut-être temps que les gouvernements du Sud se dressent énergiquement contre ces dérives unilatérales, insultantes et inhumaines de confinement des citoyens afro-arabes par l’obstacle insurmontable du visa Schengen. Mais le peuvent-ils réellement et comment ? Jusqu’à quand les gouvernements du Nord, les gouvernement de l’U.E., bénéficieront-ils du soutien de leurs propres citoyens pour mener une politique si discriminante et contraire aux Droits de l’Homme ?

Racisme institutionnel et islamophobie de l’Union Européenne

Deux chercheurs européens ont disséqué dans une excellente étude, la politique discriminatoire de l’U.E. sur les visas. « Le visa n’est pas un instrument technique, ni une stratégie de gestion des frontières. Il est d’ordre politique. C’est à travers le visa qu’on tient à distance les étrangers indésirables. C’est à travers lui qu’on définit pour l’espace Schengen une liste de pays ennemis dont on tient à se protéger. » [Elspeth Guild et Didier Bigo, « Le visa : instrument de mise à distance des indésirables », Cultures & Conflits]
Tout citoyen soumis à l’obligation du visa est considéré comme un suspect d’immigration clandestine, voire comme un terroriste ! Son désir de voyager est interprété comme un désir d’émigrer ou de commettre un crime… Il est perçu comme un risque surtout s’il est jeune, étudiant, chômeur, pauvre ou démuni de ressources stables et prouvées.
Pour définir sa cartographie du visa, l’U.E. prend en considération trois catégories de critères :
- immigration illégale : maîtrise des flux migratoires, séjours irréguliers, refus d’entrée sur le territoire, mesures d’éloignement, blocage des filières d’immigration clandestine et de travail clandestin, sécurité des documents de voyage, accords de réadmission…
- ordre public : coopération policière, typologie de criminalité, menaces à l’ordre public, sécurité intérieure, lutte contre le terrorisme…
- relations internationales : choix du régime de visas, qualité des relations de l’U.E. avec des groupes particulier de pays, cohérence régionale, position particulière d’un Etat membre, solidarité des Etats membres, critère de réciprocité…
Et finalement on ne sait plus si le visa est un instrument de relations internationales ou s’il sanctionne l’individu en particulier ? L’octroi du visa pour un voyageur dépend-il de l’appréciation de son pays comme une menace ? Ou bien un pays devient-il menaçant parce que ces ressortissants veulent le fuir ? On entre là, semble-t-il, dans une dialectique complexe entre le risque idéologique d’un pays et le risque migratoire de ses concitoyens.
C’est notamment le cas très paradoxal du citoyen honnête et paisible d’un pays « à risque » qui se retrouve soumis à un visa draconien quelles que soient ses qualités personnelles (palestinien, libanais, algérien, afghan, irakien,…) Le fait de vivre dans un pays où existent des minorités dangereuses est considéré comme un délit potentiel ! Il en va de même des pays à fort taux migratoire. On empêche des individus de faire du tourisme ou de rendre visite naturellement à leurs familles ou à leurs amis, parce qu’ils sont tous soupçonnés d’être volontaires potentiels à l’immigration clandestine.
Le visa Schengen
La cartographie du visa Schengen fixe une limite entre les amis et les ennemis -comme on le ferait entre les bons et les méchants !- Les critères effectifs de choix des pays ennemis relèvent purement de « racisme institutionnel et d’islamophobie ». La carte des 44 « pays amis » de l’U.E., exemptés de visas, est celle du « peuplement blanc », et réputé chrétien. En revanche, la carte des 133 pays dont les ressortissants sont soumis à un visa recouvre clairement l’Afrique, le Moyen-Orient, excepté Israël ( !) et une large partie de l’Asie.
Il est donc clair que les critères de danger migratoire concernent les peuplements arabes, noirs ou asiatiques, surtout s’ils ne sont pas réputés chrétiens mais musulmans… Les critères consulaires qui mêlent immigration, criminalité, terrorisme, idéologie ou religions ne sont pas cohérents. Ils relèvent de la peur de déstabilisation des « identités nationales » européennes blanches, et réputées chrétiennes… par un « islam conquérant », une « négritude envahissante » ou un « péril économique asiatique ».
Doit-on ici rappeler l’Article 13 de la Déclaration des droits de l’homme sur laquelle s’appuie la Constitution de notre République Française : « Nul ne peut être inquiété en raison de ses origines, ses opinions ou croyances en matière religieuse, philosophique ou politique. » Cet article poursuit en garantissant « neutralité » et « laïcité » de l’Etat… Les Consulats français ne sont-ils pas sensés servir notre République Française ?
L’idéologie du visa Schengen (idéologie supranationale servant une union principalement économique dans un cadre capitaliste-libéral) est une idéologie de guerre. Elle constitue un nouveau syndrome des fléaux et crimes contre l’humanité, dont historiquement est coutumière l’Europe comme l’inquisition ou autres guerres de religions, l’esclavagisme transatlantique, le colonialisme, l’impérialisme, les guerres mondiales, les pogroms, les déportations…
La politique ségrégationniste européenne provoque des milliers de victimes afro-arabes qui se noient en mer en voulant atteindre les rivages (mirages…) européens, ou sont « parqués comme des bêtes » dans des Centres de rétention avant leur déportation/expulsion vers leurs pays d’origine. Espérons que cet article rende hommage à ces victimes, et contribue à en éviter de nouvelles…

La scandaleuse traçabilité des demandeurs de visa

L’Union Européenne a créé en 2004 un Système d’Information sur les Visas (V.I.S., sigle en anglais) permettant l’échange et l’accès des données entre les gouvernements des Etats membres et leurs autorités de sécurité intérieure. La mise en œuvre du V.I.S. a débuté pour les « zones à risques migratoire et sécuritaire » en Afrique du Nord et du Proche-Orient. [Voir le rapport d’information de l’Assemblée nationale française sur la politique européenne des visas (n°3764 du 21/02/2007)].
Le VIS repose sur une architecture centralisée et comprend le « système central d’information sur visas » (CS-VIS, sigles en anglais) en réseau avec une interface nationale (NI-VIS, sigles en anglais) dans chaque Etat membre. Selon les estimations, le VIS peut traiter les données de 20 millions de demandes de visa par an, y compris les empreintes digitales, et les stocker pour une période théorique de 5 ans. Il est prévu à terme le stockage de tous les éléments d’identification biométriques et alphanumériques dans les vignettes de visa et les titres de séjour sur une puce électronique, directement lisible par un terminal informatique policier.
Le VIS avait pour objectif initial et affiché de lutter contre la fraude documentaire et le « visa shopping » (dépôt de demandes multiples auprès de plusieurs Etats membres). Mais son but véritable est maintenant de renforcer la sécurité intérieure en fichant les demandeurs de visa, ainsi que les personnes et organismes qui les invitent. Les renseignements enregistrés dans le VIS sont les données alphanumériques du demandeur, les visas demandés, délivrés, refusés, annulés, retirés ou prorogés ; ainsi que ses photographies et empreintes digitales ; les renseignements des personnes ou organismes adressant l’invitation ou prenant en charge les frais de subsistance durant le séjour.
Ainsi le VIS est devenu un outil international de « renseignements Généraux » permettant aux Etats membres de l’U.E., grâce aux visas demandés, qu’ils soient accordés ou non, (permettant) de constituer toutes sortes de fichiers politique, économique, patronal, syndical, associatif, scientifique, culturel, sportif, médiatique, etc… Sans avoir besoin d’être « resserré » ( !), par définition le VIS renforce la traçabilité des déplacements des porteurs de visas biométriques, qui peuvent pour différentes raisons attirer l’attention de services intéressés.
Passeport, VISABIO et VIS
Face aux réticences parlementaires à exempter les enfants de moins de 6 ans - candidats potentiels à l’immigration - de la prise d’empreintes digitales, le Gouvernement français a souligné la nécessité de prendre les empreintes des enfants le plus tôt possible, en prétextant la lutte contre les trafics d’enfants. Même les titulaires de passeports diplomatiques, ou de services spéciaux sont concernés par le fichage VIS. Les exemption doivent rester exceptionnelles et ne concerner que les chefs d’Etat ou de Gouvernement… sur lesquels les fichiers de renseignements sont déjà bien fournis…
Quand on sait quelles sont les types de personnes les plus aptes à se procurer facilement les visas, on en conclut vite que toutes les élites des « nomenklaturas », ceux économiquement privilégiés, l’ « intelligentsia », leurs progénitures, leurs protégés, leurs contacts, leurs relations, mais aussi leurs déplacements seront fichés et repérés, voire au besoin encore plus facilités.
De plus grâce à l’efficacité qu’offre le VIS, l’U.E. pense maintenant à la création de Consulats européens communs, sous forme de « centres communs de traitement des demandes de visa ». Ne voyant pas d’intérêt à juxtaposer de façon coûteuse des Consulats multiples pour délivrer un document identique dans des conditions similaires, les autorités européennes préparent des réformes juridiques, en particulier concernant la Convention de Vienne, qui ne prévoit pas (pour le moment ?) le cas de représentation diplomatique commune à plusieurs Etats membres.
D’autres part, l’U.E. envisage le recours à des prestataires extérieurs, sous forme d’externalisation pour la réception du public et l’enregistrement des demandes, comme cela se pratique déjà pour certains pays (Russie, Chine…). Le coût de cette externalisation sera à la charge du demandeur de visa, biensûr, et viendra s’ajouter à l’impôt visa de 60 euros, une somme déjà très importante pour une personne « non-privilégiée » arabo-africaine.
Cela fait déjà plusieurs années que les Etats-Unis (E.U.) et l’Union Européenne (U.E.) se concertent dans la stratégie discriminante de stigmatisation, confinement, flicage des citoyens du Sud, pour des objectifs non avoués. Ne laisser passer que ceux, « sans risque », qui amènent de l’argent et souvent beaucoup d’argent. Ils ne se gênent même plus à monter des mises en scène de « tentatives d’attentats » pour justifier, sous l’émotion, « l’application immédiate » de mesures drastiques déjà élaborées.
Ce fut le cas au Royaume-Uni, en 2006, pour aboutir à l’interdiction de toutes sortes de liquides dans les salles d’embarquement et à bord des avions. Beaucoup savent par expérience, la stupidité de la petite bouteille d’eau qui ne peut pas franchir le contrôle de douane précédent la salle d’embarquement !
Depuis décembre 2009, le transport aérien est placé sous le coup d’une nouvelle « psychose », suite à une supposée tentative d’attentat par un nigérian sur un vol reliant Amsterdam (UE) à Detroit (EU). Au point qu’un autre africain, constipé, a provoqué une alerte générale du FBI et de l’US Air Force, parce qu’il avait trop tardé dans les toilettes de l’avion… Et ne parlons pas des excès des plans « vigi-pirates » de la France…
La France veut exiger immédiatement, comme les USA (ou EU), la fourniture par une liste de « pays à risques », dont l’Algérie, de nouvelles informations personnelles sur les voyageurs dès leur réservation de billet d’avion (identité, moyen de paiement, adresse, téléphone, e-mail, agence de voyage…).
Très sérieusement, si on suit la logique de ces trains de mesure, les citoyens de pays « à risque » ne tarderont pas à tous devoir voyager en caleçons et menottés à leurs sièges.
L’exagération et l’absurdité de cette tension permanente, en ce qui concerne les voyages et les migrations, est mise en évidence par un directeur de recherche du CNRS : « A chaque fois qu’il y a un accident de la route ou une fraude fiscale, personne n’en conclut qu’il faut modifier complètement le code de la route ou la législation fiscale. C’est pourtant ce qui se produit en matière de politique d’immigration. » [voir le Rapport de la Commission Sénatoriale d’enquête sur l’immigration clandestine n°300 du 06/04/2006]
Le Pacte Européen sur l’Immigration et l’Asile prévoit la généralisation du système des visas biométriques à compter du 1er janvier 2012. Le VIS constitue une véritable humiliation de l’U.E. contre les Etats listés en les considérant incapables de contrôler et d’assurer la sécurité de leurs propres citoyens. C’est aussi une humiliation et une discrimination pour les citoyens de ces Etats. Pourtant la délivrance d’un passeport est déjà en soi un acte de procédure policière dont sont exclus les criminels. La sortie du territoire national est également soumise à une vérification systématique sur le terminal policier de la PAF (Police Aux Frontières). Pour les Etats du Sud comme pour les autres ; on a tendance à l’oublier en U.E. ; comme on a trop souvent tendance à dangereusement oublier les Droits de l’homme, en France-même…
La constitution de fichiers de police et la prise d’empreintes digitales sont du ressort du pouvoir régalien et judiciaire d’un Etat (national par définition). Laisser d’autres Etats procéder à ces pratiques policières sur son propre sol relève d’un abandon de souveraineté nationale, donc d’une atteinte à la démocratie et à la dignité nationale, ainsi que pour un Etat quel qu’il soit d’une atteinte aussi, à la protection de la vie privée de ses ressortissants. Combien de pays du Sud et de citoyens de ces pays sont-ils ainsi humiliés par l’U.E. ? Sans être « nationaliste-chauvin », les Etats membres -et leurs citoyens- ne sont-ils pas eux aussi humiliés par cette U.E. ?
Contingentement des visas
Le visa constitue en fait et pour le moment, une exception pour entrer sur le territoire de l’U.E., contrairement à ce que l’on pourrait penser. Selon les statistiques de l’Organisation Mondiale du Tourisme, 480 millions de touristes visitent l’U.E. chaque année, dont seulement 10 millions (mais précisément quels 10 millions d’être humains sont-ils ainsi visés ?) sont soumis à l’obligation du visa, soit 2% !
La France, première destination touristique mondiale avec 80 millions de visiteurs par an, ne délivre en réalité que 2 millions de visas chaque année, soit seulement 2,5% des touristes qu’elle reçoit. L’Allemagne, elle, « modèle » en quelque sorte de l’U.E., délivre un peu moins de 2 millions de visas pour une réception de 25 millions de touristes, soit en fait 8% des visiteurs. Depuis quelques années, les pays de l’U.E. limite la délivrance des visas à une politique de quotas annuels, comme les Etats-Unis d’ailleurs… L’UE veut-elle d’ailleurs ressembler aux EU ? La diminution des quotas de visas pour certains pays, comme l’Algérie, est sensée compenser l’augmentation pour d’autres pays, comme la Russie, la Chine, la Turquie… S’agit-il de « l’immigration choisie » ? De plus quels sont réellement les critères de choix, pas seulement la provenance, mais l’ « utilité économico- professionnelle » ?
Ce durcissement migratoire européen, outre la politique monétaire de l’euro fort, a dégoûté beaucoup de commerçants maghrébins et africains, les poussant finalement à aller jusqu’au Moyen-Orient ou en Asie pour faire leurs achats. Les cadres qui veulent s’expatrier se détourne de l’Europe, et optent surtout pour l’Amérique du Nord. Cela a influé aussi sur une recrudescence de demandes d’asile venant de pays pourtant stables (ou stabilisés depuis plusieurs années) comme la Russie, la Chine, le Pakistan…
On assiste aussi et surtout à une explosion des mariages mixtes pour très souvent contourner l’obstacle consulaire, et obtenir plus facilement un visa en qualité de conjoint d’européen, ou carrément obtenir la double nationalité. Rien qu’en France, les mariages mixtes ont doublé depuis 1996. La hausse est particulièrement visible concernant le Maghreb : +487%, ou la Turquie : +656%
Ankara, capitale turque, candidate à l’adhésion à l’U.E., ne cesse de réclamer la suppression de l’exigences du visa européen pour elle-même et ses ressortissants. La dernière levée des restrictions à la libre circulation aux citoyens et aux marchandises dans la zone Schengen, accordée le 19 décembre dernier aux Serbes, aux Macédoniens et aux Monténégrins, a profondément irrité la Turquie : « Il est inacceptable que certains pays des Balkans qui en sont à l’étape initiale du processus d’adhésion et n’ont pas entamé leurs négociations, se voient accorder le privilège Schengen et pas la Turquie », a réagi le ministre turc des affaires étrangères. Les acteurs économiques turcs déplorent la ségrégation européenne dont ils sont victimes et qui permet de laisser circuler librement leurs marchandises, alors que, eux, doivent passer par la demande (et le paiement) de visa pour leurs voyages d’affaires, même si ce visa est rarement refusé dans ce cas.
L’injustice du visa est encore plus criante pour les maghrébins (anciennement « français » et toujours francophones), voisins immédiats de l’Europe, et confrontés aux pires tracasseries alors que la « dette coloniale » est loin d’être soldée. Le sénateur socialiste français, Louis Mermaz, rappelle que la France a des « devoirs historiques particuliers », vis-à-vis du monde de la francophonie. Il raconte cette anecdote du président Boumédiene qui recevant, en voyage officiel en 1974, le président français Valéry Giscard d’Estaing, lui avait tenu ce propos : « Vous avez voulu faire la France de Dunkerque à Tamanrasset, dont comprenez que mes compatriotes veuillent circuler librement. » [voir Rapport de la Commission sénatoriale d’enquête sur l’immigration clandestine n°300 du 06/04/2006]. En fait, historiquement la France est allé beaucoup plus au Sud que Tamanrasset, et l’étendue du monde francophone actuel donne l’idée de l’étendue réelle de l’ « Union française » décrite par le Déclaration des droits de l’homme et du citoyen sur laquelle s’appuie la République française.
Doit-on rappeler que nombre de maghrébins et d’africains ont participé aux deux guerres mondiales avec l’Armée Coloniale d’Afrique pour libérer la France occupée ? Doit-on rappeler qu’ils ont ensuite massivement contribué à la reconstruction par une immigration de travail, célibataire et masculine, qui se retrouvait seule dans des foyers, et renvoyait l’essentiel de sa rémunération « au pays » pour la subsistance de leurs familles, ne gardant pratiquement rien pour vivre ni pour des loisirs ? Combien de morts et de souffrances pour la France ? Cette émigration aurait pu permettre peut-être une réussite économique (relative), comme pour les émigrés portugais qui ont contribué à la modernisation du Portugal. Ou comme les émigrés espagnols, qui grâce à leur mouvements financiers, ont participé au décollage économique (tout relatif) de l’Espagne. Mais n’oublions pas que pour la France, l’immigration portugaise ou espagnole est une immigration blanche, réputée chrétienne - alors qu’Espagne et Portugal sont maintenant membres de l’U.E. Ensuite l’Europe, et en particulier la France, en persistant à soutenir des dictatures africaines et arabes, a contribué à entraver en partie toutes les amorces de développement économique de ces pays d’émigration.
En fait ce qui a intéressé la France et son patronat depuis plus d’un demi-siècle : c’est une main d’œuvre bon marché et corvéable à merci. Celle-ci a été fournie - pour la France et son patronat - jusqu’aux années 80-début 90 par une immigration arabo-africaine. Aujourd’hui une immigration blanche, réputée souvent chrétienne, venant d’ex-Europe de l’Est, et souvent maintenant intérieure à l’U.E., fournit une main d’œuvre meilleur marché et donc « économiquement » plus intéressante ; surtout qu’elle permet aussi -malgré elle- la remise en cause d’acquis sociaux et salariaux en faveur des travailleurs nationaux et immigrés par la France, mais aussi par les gouvernements d’Etats membres dans le cadre de la construction d’une U.E. capitaliste.
De plus, l’Europe vieillissante peine à assurer le renouvellement de ses générations. Le problème de ses pensions de retraite se pose. Ses pays perdront, dans les vingt à trente ans à venir, des millions d’habitants et donc, des millions de bras. Selon le World Population Forum, l’Europe devrait accueillir en moyenne 800 000 immigrés légaux par an au moins jusqu’en 2050. En vertu de quoi, les maghrébins et les africains seraient-ils écartés - les migrations internes à l’U.E., venant des ex-pays de l’Est, sera biensûr insuffisante -, de ces gros besoins d’immigration en Europe, au profit de pays lointains par une politique restrictive de visas ?… Parce qu’ils sont musulmans ou noirs ? Le refus de régulariser des travailleurs « sans papiers » arabo-africains, pourtant reconnus et déclarés par leurs employeurs, est en soi une réponse cinglante du cynisme européen. Et « choisit »-on en fait une immigration en fonction de sa qualification ou « utilité économico-professionnelle » ?
Un consul général de France en Afrique a parfaitement résumé le sentiment du continent noir : « dans le contexte africain, le visa pour la France est encore perçu comme un droit moral dont chacun disposerait en raison de l’histoire… les refus sont souvent ressentis comme la violation d’un droit historique ». [voir le Rapport de la Commission sénatoriale d’enquête sur l’immigration clandestine n°300 du 06/04/2006]

Le coût exorbitant de l’impôt visa Schengen

Au 1er janvier 2007, les seuls frais de dossiers pour instruction des visas Schengen sont passés de 35 à 60 euros. Pour le Royaume-Uni ils sont de 63 livres (93 euros), et pour les Etats-Unis (USA) ils sont de 100 dollars (73 euros). A ces frais de dossier, s’ajoutent des « frais de service » de 20 euros.
Le calcul est vite fait. L’espace Schengen accorde 10 millions de visa par an, auxquels il faut ajouter 15 à 20 % de visas refusés, mais pour lesquels les frais ne sont pas remboursés. Cela fait 11,5 à 12 millions de demandes de visa par an, qui coûtent 80 euros chacune. Le montant total de l’impôt visa s’élève donc à presque 1 milliard d’euros par an depuis 2007. Cet impôt, payé par des particuliers des pays demandeurs est versé directement au budget des Etats européens. Une partie seulement de cette manne financière est reversée au fonctionnement des Consulats.
A titre d’exemple, en France, « le budget du ministère des affaires étrangères ne bénéficie que de 50% du produit de la recette des frais de dossiers de demandes de visas, ce qui constitue un progrès par rapport à une période récente où les services des visas ne bénéficiaient pas d’un droit de retour automatique sur les frais de visas. » [voir le Rapport d’information de l’Assemblée nationale française sur la politique européenne des visas n°3764 du 21/02/2007]
Ce montant fiduciaire n’est pourtant que la partie visible du coût exorbitant de la procédure supporté par les ressortissants des pays demandeurs d’un visa Schengen. Sans même faire un calcul économique, s’il est vrai que le temps c’est de l’argent, on imagine l’énorme gâchis de temps perdu -et son coût- à réunir tous les documents exigés, mais aussi la gymnastique financière pour se procurer des devises très souvent au marché noir, pour prouver ses moyens de subsistance, les frais de déplacement pour « comparaître personnellement » auprès des Consulats, la mobilisation solidaire -et parfois payante- autour du demandeur de visa, l’absentéisme sur les lieux de travail, etc…
L’injustice est d’autant plus grande que les touristes européens qui se rendent par millions dans la plupart des pays arabo-africains ne sont pas soumis à cette obligation du visa. Le voyageur européen peut réserver son billet et son séjour depuis chez lui, par téléphone ou Internet, et se rendre directement à l’aéroport, sans perdre une seule seconde à « demander une autorisation de voyager ». C’est le cas pour voyager vers des pays réceptifs comme la Turquie 25 millions de touristes par an, l’Egypte 10 millions, le Maroc 7 millions, la Tunisie 7 millions, et qui n’imposent pas de visa aux européens.
Ces pays, fortement dépendants de l’activité touristique, n’ont apparemment jamais pensé à « récupérer » d’une façon ou d’une autre (obligation d’un visa par exemple, ou des taxes de rentrée sur le territoire…) auprès de ces voyageurs, l’impôt-visa Schengen payé par leurs propres citoyens. La moindre des décences devrait inciter l’Europe à exempter des frais de visa les ressortissants de ces pays paisibles, hospitaliers et coopératifs. L’U.E. devrait aussi penser à restituer cet impôt-visa aux Etats pauvres -en premier lieu pour des raisons historiques vers ceux qui sont francophones…
Ces millions de touristes européens confirme bien l’effet « cocotte-minute » existant dans tous les pays du monde, et le besoin irrésistible de transhumance de tout être humain, pour sortir de sa routine quotidienne, aller respirer ailleurs, se ressourcer, prendre du recul pour un nouveau départ.
Tous les malheurs de l’émigration clandestine vers l’U.E. -et la France en particulier-, les décès par noyades en Méditerranée, des drames personnels et familiaux, les humiliations devant les Consulats n’existeraient pas si les individus pouvaient circuler sans visa, en toute légalité, contrôlés par le passeport, tout simplement, aller, revenir, repartir de leurs pays librement et sans contrainte, à condition qu’ils respectent la loi.
La France aurait intérêt de justice à mener une politique d’immigration, qui nationalement lui serait propre, éloignée de celle de l’U.E. (un peu comme l’Angleterre et le Commonwealth) et plus conforme à ses Droits de l’homme et à sa généreuse laïcité. Elle devrait semble-t-il redéfinir l’ « Union française » mentionnée dans le préambule de sa Constitution, sans racisme exclusif, et adopter un traitement différent pour les ressortissants des pays du monde francophone : la France -sans « repentance » inutile, ce qui est très différent du « devoir de mémoire » nécessaire- commencerait enfin à assumer sa lourde responsabilité historique postcoloniale.
D’après un texte originel de Saad LOUNES (Algérien francophone)
http://www.saadlounes.com
Rapporté du Maroc, et adapté par Esteban MIGUEL (Français depuis 3 générations).
URL de cet article
http://www.legrandsoir.info/L-impot-visa-rapporte-1-milliard-d-euros-par-an-a-l-U-E.html

Wikio

Friday, September 24, 2010

L’ « Etat membre » le plus coûteux de l’Union


Partenaire privilégié de l’UE, l’Etat hébreu prend régulièrement pour cible des équipements financés par l’Union lors de ses attaques contre des installations palestiniennes. Et Bruxelles peine à obtenir des compensations pour les dégâts ainsi causés.

De l'orphelinat Al Karameh à Gaza, il ne reste que quelques ruines. L'établissement, qui accueillait 50 enfants palestiniens, a été détruit par l'aviation israélienne lors de l'opération "Plomb durci" en janvier 2009. Il avait coûté près de deux millions d'euros, dont la moitié avaient été payés par l'Agence espagnole de coopération internationale (AECID) et la Fondation Olof Palme.
Cet orphelinat n'est que l'un des 78 projets financés par des fonds européens qui ont été détruits par les attaques de l'armée israélienne en Palestine au cours des dix dernières années. D'après un rapport de la Commission européenne, leur valeur était supérieure à 79,5 millions d'euros (selon les plus basses estimations). Au moins huit avaient été payés intégralement par l'Espagne et avaient coûté plus de 33 millions d'euros.

Partenariat juteux

En même temps que son armée détruisait systématiquement ces projets européens, Israël parvenait avec l'UE à un accord très profitable à l'Etat hébreu. "Cet accord d'association donne à Israël beaucoup d'avantages dans sa relation avec l'Union européenne, aussi bien au niveau politique qu'au niveau économique", s'est félicité le ministre israélien des Affaires étrangères.
L'Europe est le principal marché d'exportation pour les produits agricoles israéliens et a versé 637 millions d'euros à Israël depuis 1981 par l'intermédiaire de la Banque européenne d'investissement. L'année dernière, 25 millions d'euros ont été accordés à l'Etat hébreu pour la construction d'une usine de désalinisation à Hadera, au nord de Tel Haviv, en plus des 120 millions déjà versés en 2007.
D’autre part, depuis le début de la deuxième Intifada en 2000, le gouvernement israélien a entamé une campagne de destruction des installations palestiniennes. L'aéroport, les routes, les ponts, les centrales électriques, les stations de traitement des eaux, les hôpitaux, les serres et les granges ont subi la punition collective infligée par l'armée d'Israël.

Passivité critiquée

L'UE n'a pas encore osé réclamer une compensation à Israël pour les dégâts causés à ses constructions en Palestine. "Les projets financés par l'UE appartiennent légalement à l'Autorité palestinienne, et nous n'avons pas connaissance d'une demande de dédommagement de sa part à l'Etat hébreu", avait répondu en mars 2009 Benita Ferrero-Waldner, alors commissaire européenne pour les Relations extérieures, aux questions des députés européens sur le sujet. "Il serait juste de demander une compensation à Israël pour les dépenses engagées par l'Europe", estime l'eurodéputé autrichien Johannes Swoboda.
La passivité de l'UE est critiquée par beaucoup d'ONG internationales. "Le problème est que l'UE ne veut plus être celle qui paie dans le processus de paix, et que le rôle de médiateur a été pris par les Etats-Unis, explique Brigitte Herremans, spécialiste du Proche-Orient à l'ONG belge Broederlijk Denle.Et l'UE ne veut pas faire pression sur Israël et perdre toute son influence."
Le projet le plus coûteux avait été l'aéroport de Rafah, au sud de la Bande de Gaza. Les nombreux bombardements d'Israël et l'action de ses bulldozers sur son unique piste l'ont complètement rasé. Il ne reste plus que les squelettes du terminal et d'un bâtiment annexe. La tour de contrôle a disparu et la piste est devenue une carrière où les Palestiniens récupèrent les morceaux d'asphalte pour s'en servir comme matériau de construction.

Wikio

FAITES UN DON SI VOUS AIMEZ LE CONTENU DE CE BLOGUE