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Le Mensonge peut courir un an, la vérité le rattrape en un jour, dit le sage Haoussa .

Tant que les lions n’auront pas leurs propres historiens, les histoires de chasse continueront de glorifier le chasseur.










Friday, March 26, 2010

Le franc CFA, un outil de contrôle politique et économique sur les pays africains de la zone franc



Regardez l’interview vidéo du Professeur Nicolas AGBOHOU sur http://mampouya.over-blog.com/
La zone franc et le franc CFA, un système hérité de la colonisation

Par Survie 22 mars 2010
La zone franc et sa monnaie le franc CFA constituent le seul système monétaire colonial au monde à avoir survécu à la décolonisation. La mise en place progressive de ce système est le résultat de choix stratégiques de la France mettant l’entreprise de colonisation au service des intérêts économiques français. Les monnaies africaines sont supprimées et des banques privées appartenant aux colons mais contrôlées par la France sont créées.
La puissance coloniale exploite les matières premières des colonies pour alimenter l’industrie française et utilise les colonies comme débouchés pour les produits français.
Suite à la crise de 1929, la France accentue son repli sur l’empire colonial pour protéger son économie et son commerce extérieur. La création de la zone franc en 1939 offre le moyen de pérenniser cette stratégie : les échanges avec des pays extérieurs à la zone franc sont interdits, ce qui cimente les liens économiques et commerciaux entre la France et son empire.
La monnaie franc CFA (Colonies Françaises d’Afrique) est quant à elle créée en 1945 afin que la dévaluation du franc français au sortir de la guerre n’affecte pas les marchés des possessions africaines de la France. Celle-ci conserve ainsi le leadership dans le commerce extérieur des colonies et réaffirme sa suprématie sur son empire.
Au moment des indépendances, la quasi-totalité des anciennes colonies françaises d’Afrique subsaharienne décide de rester dans le giron de la France en signant des accords de coopération monétaire et en adhérant de ce fait à la zone franc. Le franc CFA est d’ailleurs renommé franc de la Communauté Française d’Afrique en 1958.
Mais la Guinée refuse cet assujettissement monétaire et sort de la zone franc dans un coup d’éclat. Le président Sékou Touré veut une réelle indépendance politique et économique pour la Guinée, et pour ce faire crée le franc guinéen et quitte la zone en 1960.
Au Togo, ancienne colonie allemande membre de la zone franc depuis 1949, des voix s’élèvent également contre le franc CFA en la personne du président Sylvanus Olympio. La sortie de la zone est prévue pour 1963 mais Sylvanus Olympio est assassiné juste avant que l’indépendance monétaire du pays ne soit acquise.
Ce n’est que dix ans plus tard, en 1973, que la zone connaît de nouvelles modifications avec la sortie de la Mauritanie et de Madagascar.
C’est également à la période des indépendances que des banques centrales dont seulement la moitié des administrateurs sont des représentants africains sont créées pour émettre le franc CFA. Les présidents de ces institutions sont néanmoins français et restent maîtres de toute décision.
Pendant les années 1970 la zone franc connaît des ajustements à la fois techniques et symboliques : révision des accords de coopération monétaire, déménagement des sièges des banques centrales de Paris à Dakar et Yaoundé, diminution du nombre de représentants français au sein des Conseils d’Administration.
D’autre part deux nouveaux pays signent des accords de coopération avec la France et adoptent le franc CFA : la Guinée Équatoriale en 1985 et la Guinée-Bissau en 1997.
Malgré ces changements, la France garde la mainmise sur la politique monétaire de la zone franc dont les pays subissent des choix économiques et monétaires dictés par les intérêts français. La France va même jusqu’à décider unilatéralement de la dévaluation du franc CFA en 1994.
La zone franc : une gestion et des principes au service des intérêts français
La zone franc englobe donc aujourd’hui quinze pays : huit pays d’Afrique de l’Ouest (Bénin, Burkina-Faso, Côte d’Ivoire, Guinée-Bissau, Mali, Niger, Sénégal, Togo), six pays d’Afrique centrale (Cameroun, République Centrafricaine, Congo-Brazzaville, Gabon, Guinée Equatoriale, Tchad) et les Comores.
C’est une organisation financière, monétaire et économique, dont le cœur est la France et l’instrument principal le franc CFA. Cette organisation, gérée par la France, s’appuie sur des institutions africaines : la Banque Centrale des Etats d’Afrique de l’Ouest (BCEAO), la Banque des Etats d’Afrique Centrale (BEAC), la Banque Centrale des Comores (BCC).
Le système franc CFA est basé sur quatre grands principes : la centralisation des réserves de change au Trésor public français, la fixité de la parité franc CFA/euro, la libre convertibilité du franc CFA à l’euro, et la libre circulation des capitaux entre la France et les pays africains de la zone franc.
A ces principes s’ajoutent la participation française aux instances de direction des banques centrales africaines, pièce maîtresse du système CFA puisqu’elle garantit l’application sans faille des quatre principes précédemment cités.
La centralisation des réserves de changes : un principe qui bloque l’économie des pays de la zone franc
Chaque banque centrale de la zone franc possède un compte d’opérations au Trésor public français et doit y déposer une partie de ses réserves de monnaie. Depuis 2005, 50% des réserves de change doivent être stockées sur le compte d’opérations en France (jusqu’en 2005 ce pourcentage était de 65).
Il y a donc actuellement environ 8000 milliards de francs CFA venant de la BCEAO et la BEAC stockés au Trésor public, soit plus de 12 milliards d’euros.
C’est autant d’argent qui est amputé du budget des États de la zone franc. La France rémunère les banques centrales africaines en intérêts, tout en se servant au passage grâce à des placements privés (des sommes dégagées au profit de la France qui se comptent en centaines de millions d’euros).
Pire, la part d’intérêts versée aux banques centrales est comptabilisée dans l’Aide Publique au Développement ! Dépouillés de la moitié de leurs recettes, les pays africains de la zone franc se retrouvent ainsi dans une situation économique et sociale très difficile, d’autant plus que la France leur impose une rigueur budgétaire (c’est-à-dire une baisse des dépenses publiques) pour que l’approvisionnement du compte d’opérations soit garanti.La parité fixe franc CFA-euro : une entrave à la compétitivité des économies africaines dans le monde
Hier lié au franc français, le franc CFA est aujourd’hui arrimé à l’euro, c’est-à-dire que la valeur du franc CFA sur les marchés mondiaux dépend de celle de l’euro. Autrement dit, les pays africains de la zone franc n’ont pas le contrôle de leur politique de change et subissent les fluctuations du cours de la monnaie unique européenne.
Les recettes de leurs exportations doivent être converties en euro avant de l’être en franc CFA, ce qui signifie que si la conversion entre l’euro et les monnaies étrangères fluctue, les recettes des pays africains de la zone franc fluctuent également.
Actuellement la valeur de l’euro se renforce par rapport aux monnaies étrangères. Par conséquent, la compétitivité des pays de la zone euro, et donc de la zone franc, diminue par rapport au reste du monde.
Une baisse de la compétitivité signifiant une plus grande difficulté à vendre ses produits sur le marché mondial, les conséquences pour les pays africains de la zone franc d’un arrimage à une monnaie forte comme l’euro sont considérables : les économies restent faibles, et les population se paupérisent car les matières premières qu’elles produisent ne peuvent ni être exportées ni être transformées.La libre convertibilité franc CFA/ euro et la libre circulation des capitaux ou comment légaliser la fuite des capitaux
La libre convertibilité s’applique des pays africains de la zone franc à la France et inversement, mais ne concerne pas les échanges entre les trois zones du système CFA. Ce principe facilite les investissements français en Afrique, le rapatriement des capitaux, et l’importation par la France de matières premières, mais bloque les échanges inter-africains.
Les principes de libre convertibilité et libre circulation des capitaux favorisent également la fuite des capitaux de l’Afrique vers la France. Les entreprises françaises installées dans les pays africains de la zone franc peuvent rapatrier librement leurs liquidités vers la France et les transferts d’argent entre la France et l’Afrique s’opèrent sans entraves au profit des élites françafricaines.
La participation française à la gestion des banques centrales africaines
Dans les trois banques centrales de la zone franc, des administrateurs français siègent aux Conseils d’Administration (CA). Dans les faits, la présence d’administrateurs français garantie par les statuts des banques centrales confère à la France un droit de veto lors de la prise de décision.
Au CA de la BCC, 4 administrateurs sur 8 sont français alors que les décisions doivent être votées à la majorité. A la BCEAO seuls 2 administrateurs sur 16 sont français, mais l’unanimité est requise pour toute décision majeure (et notamment la modification des statuts).
La situation est la même à la BEAC avec 3 administrateurs français sur 13. Le pouvoir de la France dans ces institutions est donc considérable et la présence de représentants français garantit la mise en œuvre de tous les principes centraux du système CFA.
Un système monétaire qui constitue une entrave à la souveraineté des États africains de la zone franc
Le franc CFA est un liant qui cimente les relations économiques entre la France et les pays africains de la zone franc. Ces pays ne sont pas libres de la gestion de leur politique économique et monétaire, domaine pourtant constitutif de la souveraineté d’un État. Preuve en est la dévaluation de 1994 décidée unilatéralement par la France.
Malgré le passage à l’euro, la France garde la mainmise sur la zone franc, alors même qu’elle n’est plus émettrice de la monnaie d’arrimage. L’adoption de l’euro aurait pu se traduire par une disparition du pouvoir tutélaire de la France sur ses anciennes colonies, or la France a obtenu que les accords de coopération monétaire de la zone franc ne soient pas affectés par l’intégration européenne.
Cinquante ans après les indépendances, la politique monétaire de la zone franc reste donc décidée par la France en fonction de ses intérêts propres.
Cinquante ans pendant lesquels cette politique a été complètement déconnectée des vrais enjeux du développement africain tout en permettant à la France de contrôler économiquement et politiquement ses anciennes colonies au profit de son économie nationale, et au préjudice du développement des relations entre pays africains.
Le modèle imposé par le système franc CFA induit une verticalité des échanges (Nord-Sud) au détriment d’une coopération horizontale (Sud-Sud). Un tel système financier, au service des intérêts économiques et politiques de la France, ne peut pas être le vecteur de l’autonomie monétaire et du développement.
Il perpétue les relations asymétriques et néocoloniales entre la France et les pays de la zone CFA.

Nous Sommes le Congo !
C
essons d'Avoir Peur !
P
our un Etat de Droit au Congo !

"Chaque génération a le choix entre trahir ou accomplir sa mission"

Celui qui lutte peut gagner ! Celui qui ne lutte pas a déjà tout perdu !

http://patrickericmampouya.com/

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Thursday, March 25, 2010

Coup de froid entre les Etats-Unis et Israël


mercredi 24 mars 2010

Coup de froid entre les Etats-Unis et Israël

« C’est merveilleux de revenir parmi vous et de retrouver tant d’amis. » Ainsi s’exprima la secrétaire d’Etat américaine Hillary Clinton lors de son discours devant le congrès de l’American Israel Public Affairs Committee (Aipac), le 22 mars. Même si Mme Clinton compte au nombre des amis les plus fidèles du gouvernement israélien au sein de l’administration de Barack Obama, les rapports se tendent néanmoins entre Tel-Aviv et Washington. Il n’est en effet pas courant que les Etats-Unis utilisent les termes « condamner », « affront », « insulte », pour qualifier une décision de leur allié (en l’occurrence l’annonce, lors de la visite en Israël du vice-président Joseph Biden, de la construction de 1 600 habitations dans la partie arabe de Jérusalem). Et le caractère glacial de la rencontre à la Maison Blanche entre M. Benyamin Nétanyahou et le président Obama conforte l’idée que les deux dirigeants s’insupportent, le premier ministre israélien étant l’enfant chéri de la droite républicaine et de Fox News (alors que la très grande majorité des juifs américains a voté pour M. Obama en 2008). Entre les dirigeants français et israéliens, tout va très bien en revanche (lire l’article d’Alain Gresh dans Le Monde diplomatique d’avril, en kiosques le 31 mars).
Les Etats-Unis n’entendent assurément pas remettre en cause l’aide militaire annuelle qu’ils versent à Israël – Mme Clinton a même indiqué que son montant (3 milliards de dollars), qui avait augmenté en 2010, augmenterait à nouveau en 2011. Mais quand ils évoquent le « partenariat stratégique global entre Israël et les Etats-Unis » (Mme Clinton vient encore de le faire devant l’Aipac), il arrive désormais aux dirigeants américains de suggérer, voire de dire carrément, que les provocations répétées du gouvernement de M. Nétanyahou nuisent à cette stratégie globale. Et fragilisent par conséquent le partenariat. La secrétaire d’Etat américaine ne peut pas ignorer qu’elle aura du mal à être prise au sérieux par nombre de pays quand, ovationnée par une association, l’Aipac, qui a appuyé la répression souvent meurtrière des manifestants palestiniens, elle fustige le fait qu’en juin dernier « des Iraniens qui protestaient en silence ont été matraqués ». « Dans le monde entier, ajoute-t-elle, les gens ont été horrifiés par la vidéo d’une jeune femme tuée en pleine rue. »
Plus fondamentalement, l’analyse régionale des Etats-Unis ne coïncide pas avec la politique actuelle de la droite et de l’extrême droite israéliennes. « Il est vrai, a indiqué Mme Clinton, que les mesures de sécurité [israéliennes] ont réduit le nombre d’attentats suicide. […] Au point que certains imaginent que le statu quo peut être perpétué. Mais les dynamiques de la démographie, de l’idéologie et de la technologie rendent cela impossible. D’abord, nul ne peut ignorer les tendances à long terme de la démographie, nées de l’occupation israélienne. Ainsi que le ministre de la défense Barak et d’autres l’ont signalé, l’heure se rapproche où les Israéliens devront choisir entre la préservation de leur démocratie et leur fidélité au rêve initial d’un foyer juif. Compte tenu de cette réalité, la solution impliquant deux Etats constitue le seul chemin viable permettant à Israël de demeurer à la fois une démocratie et un Etat juif. […] Enfin, nous devons admettre que l’évolution des technologies militaires va compliquer la sécurité d’Israël. Pendant six décennies, les Israéliens ont défendu leurs frontières avec vigilance. Mais les progrès technologiques accomplis en matière de roquettes signifient que les familles israéliennes sont dorénavant menacées à l’intérieur même de ces frontières. »

Le Pentagone donne à son tour
des signes d’exaspération

Autant dire que, selon Washington, la politique des faits accomplis de Tel-Aviv radicalise une opposition arabe qui demain disposera des moyens militaires de ses ambitions. Par conséquent, cette « politique de sécurité » nuit … à la sécurité d’Israël. Et, autre paradoxe, les Etats-Unis doivent, pour conserver dans la région un crédit dont profite ensuite l’Etat hébreu, prendre leurs distances avec lui. « Les nouvelles constructions à Jérusalem ou en Cisjordanie, a répété Mme Clinton dans son discours devant l’Aipac, portent atteinte au climat de confiance nécessaire et à la perspective de négociations auxquelles les deux parties [Israël et Palestine] se proclament attachées. Et ces constructions ont pour conséquence de rendre visible le désaccord entre les Etats-Unis et Israël, que d’autres parties dans la région espèrent exploiter. Cela entame la capacité unique dont disposent les Etats-Unis, celle de jouer un rôle essentiel dans le processus de paix. Notre crédit dépend en effet dans une certaine mesure de notre capacité à pouvoir saluer les deux parties lorsqu’elles font montre de courage. Et, quand nous ne sommes pas d’accord, à le faire savoir sans hésiter. »
Le compliment – empoisonné… – à M. Nétanyahou suit : « Nous félicitons le premier ministre Nétanyahou d’avoir repris à son compte la vision d’une solution comportant deux Etats, d’avoir décidé la levée de barrages et de faciliter les déplacements en Cisjordanie. Et nous continuons d’attendre qu’Israël prenne des mesures concrètes pour transformer cette vision en réalité, afin de créer une dynamique qui ira dans le sens d’une paix globale en respectant les aspirations légitimes des Palestiniens, en arrêtant toute colonisation et en se souciant de la crise humanitaire à Gaza. »
On comprend qu’une phrase de Mme Clinton ait été diversement accueillie par les militants de l’Aipac : « Si vous doutez de la détermination du président Obama, regardez ce que nous venons de réaliser en faisant passer un texte offrant à chacun une couverture médicale financièrement accessible et de qualité. » La « détermination » du président américain ne peut en effet que le conduire à prendre davantage de distances avec les projets de la droite israélienne et du lobby américain qui la soutient.
Pour eux, la situation devient d’autant plus sérieuse que le Pentagone donne à son tour des signes d’exaspération. Le 16 mars,témoignant (PDF) devant la commission des affaires armées du Sénat, le général David Petraeus, commandant des forces américaines dans une région qui va de l’Egypte au Pakistan (et qui couvre donc à la fois l’Irak et l’Afghanistan), a eu ce propos qui n’est pas passé inaperçu : « La poursuite des hostilités entre Israël et quelques-uns de ses voisins met en cause notre capacité à défendre nos intérêts. […] Le conflit [au Proche-Orient] alimente un sentiment antiaméricain lié à une perception de favoritisme des Etats-Unis envers Israël. La colère arabe née de la question palestinienne limite la puissance et la profondeur du partenariat américain avec les gouvernements et les peuples de la région, en même temps qu’elle affaiblit la légitimité des régimes arabes modérés. Al-Qaida et les groupes militants tirent parti de cette colère afin de mobiliser de nouveaux appuis. Le conflit au Proche-Orient favorise l’influence de l’Iran dans le monde arabe à travers ses clients le Hezbollah libanais et le Hamas. »
Au moment où M. Nétanyahou voudrait que Washington durcisse le ton contre Téhéran, la déclaration de M. Petraeus est redoutable pour Tel-Aviv. Elle suggère en effet que l’allié stratégique des Etats-Unis, Israël, complique dorénavant la tâche des militaires américains. Il sera d’autant plus difficile au parti républicain, inconditionnel de M. Nétanyahou, de négliger un tel avertissement qu’il y a quelques mois il pressait M. Obama de suivre sans hésiter les recommandations afghanes du général Petraeus. Ce que fit le président des Etats-Unis en déployant des milliers de nouveaux soldats dans ce pays. Le général Petraeus vient de suggérer que leur mission était mise en péril par les politiques du gouvernement israélien. Ce n’est pas rien…

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Serge Halimi


Tuesday, March 23, 2010

President Obama signs landmark health bill into law



By Scott Wilson, Lori Montgomery and William Branigin
Washington Post Staff Writers
Tuesday, March 23, 2010; 3:54 PM 


President Obama signed a landmark health-care bill into law Tuesday, enacting a sweeping overhaul of the nation's $2.5 trillion health system after a year-long effort that he said shows the United States "faces its challenges and accepts its responsibilities."
"The bill I'm signing will set in motion reforms that generations of Americans have fought for and marched for and hungered to see," Obama said before putting his signature on the legislation. While he said it would take four years to fully implement some of the law's provisions, he highlighted measures thattake effect this year.
In a ceremony in the East Room of the White House, Obama signed the massive bill after addressing a congratulatory audience that included lawmakers who supported the measure. No Republicans voted for the bill in the House or Senate, and Democrats who opposed it were not invited, White House officials said. They said those Democrats would not have wanted to attend anyway.
Republicans bitterly denounced the legislation Tuesday, and more than a dozen GOP state attorneys general promptly filed lawsuits challenging it as unconstitutional.
"Most Americans out there aren't celebrating today," Senate Minority Leader Mitch McConnell (R-Ky.) said later in a floor speech. "They're dumbfounded by the fact that Congress just passed this 2,685-page monstrosity against their wishes."
Before Obama spoke, Vice President Biden offered effusive praise for the president in an introduction that hailed him as a historic leader for pushing his signature domestic initiative despite long odds.
"Mr. President, you're the guy that made it happen," Biden told Obama to applause from the gathering. As Obama stepped to the lectern, Biden embraced him and was captured on the microphone telling him, "This is a big [expletive] deal."
Obama told the audience, "Today I'm signing this reform bill into law on behalf of my mother, who argued with insurance companies even as she battled cancer in her final days." He also dedicated the bill to a list of other Americans who have contacted him about their health-care problems, some of whom were in attendance.
He said it has been easy at times to succumb to cynicism and to doubt America's ability to overhaul its health-care system.
"But today we are affirming that essential truth . . . that we are not a nation that scales back its aspirations. We are not a nation that falls prey to doubt or mistrust," Obama said. "We are a nation that faces its challenges and accepts its responsibilities."
He concluded: "Here in this country we shape our own destiny. . . . That is what makes us the United States of America. And we have now enshrined . . . the core principle that everybody should have some basic security when it comes to their health care."
Before he signed the overhaul of the health-care system, a Republican attempt to torpedo the final piece of the package failed.
After meeting Monday with representatives of both parties, the Senate parliamentarian, Alan Frumin, determined that the final element of the health package could advance under fast-track budget rules, known as reconciliation, that protect it from a Republican filibuster.
The Senate moved to take up the reconciliation bill Tuesday afternoon.
Together, the two pieces of legislation would cost $940 billion over the next decade and extend health-insurance coverage to an estimated 32 million Americans who are currently uninsured. The package is aimed at stemming the soaring growth in the cost of health-care and reducing the federal deficit by more than $1.3 trillion over the next 20 years.
Referring to the reconciliation bill, Obama said the Senate "still has a last round of improvements to make" to the legislation, and he expressed confidence that the Senate would make them "swiftly." The remark drew cheers from the House members in the audience, who narrowly passed the Senate bill and the House fixes Sunday night in separate votes.
The White House later issued a statement expressing strong support for the reconciliation bill, which it said includes provisions to "eliminate wasteful subsidies for student loan lenders."
Obama said the legislation was a testament to "the historic leadership and uncommon courage" of the lawmakers, "who have taken their lumps during this historic debate." That elicited more cheers, as well as laughter when one legislator interjected, "Yes, we did."
After the signing ceremony, Obama headed to the Interior Department for a longer speech to a larger audience including interest groups and others who could not fit into the East Room event.
"After a century of striving, after a year of debate, after a historic vote, health care reform is no longer an unmet promise," Obama said. "It is the law of the land."
Addressing opponents who he said are still "fighting change" and "still making a lot of noise about what this reform means," Obama sought to dispel what he described as "misinformation" about the legislation. He told senior citizens, "These reforms will not cut your guaranteed benefits." And he said a health insurance exchange scheduled to be established in 2014 was "originally a Republican idea."
Obama said, "I'm confident that you will like what you see: a common-sense approach that maintains the private insurance system but makes it work for everybody."
While many challenges to the nation remain, "we can take our next steps with new confidence, with a new wind at our backs," he said. "Because we know it's still possible to do big things in America. Because we know it's still possible to rise above the skepticism, to rise above the cynicism, to rise above the fear."
Bringing the audience to its feet, Obama continued: "There will be difficult days ahead. . . . But let us always remember the lesson of this day and the lesson of history: that we as a people do not shrink from a challenge; we overcome it. . . . We don't fear the future; we shape the future. That's what we do. That's who we are."
White House advisers have made clear that Obama is more gratified by the passage of the landmark health-care legislation than by actually winning the presidency.
Now a president who has been criticized for being long on ambition and short on accomplishment has achieved something that eluded predecessors as far back as Theodore Roosevelt, who called for health-care reform a century ago.
But, history aside, what does it mean for Obama and his party this November?
The question annoys White House officials, even as they prepare to showcase the legislation's most immediate effects and its historic significance during events such as a trip to Iowa later this week.
"I assume the president will talk about health care for a long time," White House Press Secretary Robert Gibbs told reporters Monday. "I have no doubt that we'll be on the road extensively in the fall as it relates to health-care reform and as it relates to helping those that supported health care last night and supporting Democrats, even some that didn't."
White House officials have said since Obama took office that, if the president achieved his agenda, political success would naturally follow. But Obama is going to have to help it along, as it turns out, given the splits that have opened up within his own party during the long fight for health-care reform.
With some success, Republicans have called the legislation a "government takeover" of one-sixth of the economy, even though, to the left's chagrin, it does not include a government-run insurance option. Obama's East Room signing ceremony marked a renewed effort to counter the Republican argument.
It included Americans who will benefit from the legislation's most immediate impact, some of them characters who have appeared in his speeches over the past year.
Some of those benefits that kick in this year include a provision barring insurance companies from excluding children with preexisting conditions and another that allows children to remain on their parents' health-insurance policy until the children are 26 years old.
A few of the less popular provisions will be phased in over several years, including the requirement that all Americans buy health insurance. Some states prepared legal challenges to that element of the legislation. Gibbs said he expects those suits to fail in court.
Minutes after Obama signed the bill, attorneys general from at least 13 states sued the federal government, alleging that the new law is unconstitutional.
In Virginia, a Democratic state lawmaker launched a campaign Tuesday to try to stop Attorney General Ken Cuccinelli II from challenging the health-care legislation in a separate lawsuit. Cuccinelli, a conservative Republican, fulfilled his pledge to file suit "as soon as the ink is dry" on Obama's signature. Del. David Englin called the effort "an egregious waste" of Virginians' taxpayer dollars.
In the latest political wrangling, Republicans, led by Sen. Judd Gregg (R-N.H.), had argued that the reconciliation bill being taken up by the Senate should be stripped of fast-track protection -- a move that would essentially kill it -- because provisions related to a new tax on high-cost health insurance policies would impermissibly impact the Social Security trust fund. Reconciliation bills are prohibited from making "recommendations" that impact the trust fund.
For days, Senate Democrats have said they were confident they could beat back the parliamentary challenge, the first of many expected this week as the Senate drives toward final passage by Friday. Although the new tax on high-cost insurance policies might affect the sums collected through the Social Security payroll tax, that effect is indirect, they said, noting that nothing in the measure would explicitly impact Social Security. Democrats also noted that numerous reconciliation bills have successfully included policies with a tangential effect on Social Security, including the 2001 tax cuts sought by then-President George W. Bush.
Late Monday, Frumin sent an e-mail to budget aides from both parties, confirming that the challenge "is not well taken," according to a copy of the missive obtained by The Washington Post.
Senate Budget Committee Chairman Kent Conrad (D-N.D.) was cheered by the news: "We believe the parliamentarian is clearly correct based on the precedents," he said in a statement. Republicans did not immediately respond to requests for comment.
The ruling laid to rest a dispute that had been brewing since last week, when Gregg first announced his intent to raise the challenge while the House was still in the final throes of approving the two-part health package.
The House on Sunday approved the health bill passed by the Senate on Christmas Eve -- a tough vote for many House Democrats who disliked the Senate bill -- then passed a package of revisions to remove the most objectionable provisions. Obama opted to sign the main health-care bill into law before the Senate took up the package of revisions.

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Friday, March 12, 2010

David Ben Gourion mérite-t-il une esplanade à Paris ?



Investig'Action   
David Ben Gourion
Ce 13 avril, en compagnie du président Israélien Shimon Pérès, le maire de Paris devrait inaugurer une esplanade "Ben Gourion" sur les Quais de Seine. Après une promenade déjà dédiée au premier Premier ministre israélien (de 1948 à 1963) et un parc portant le nom d'Yitzhak Rabin, l'Etat d'Israël s'installe encore un peu plus dans le cœur de la ville lumière. Yasser Arafat, qui avait partagé le Nobel de la Paix avec Rabin, et la Palestine dans son ensemble, attendent toujours de Paris pareils gestes de reconnaissance. De plus, ce n'est pas un prix Nobel de la Paix que Monsieur Delanoë s'apprête à célébrer le mois prochain. Loin  de là : David Ben Gourion est l'un des plus importants leaders du mouvement sioniste israélien. Si vous ne le connaissez pas, ces quelques citations vous éclaireront un peu plus sur cet illustre personnage. 
Investig'Action - michelcollon.info



 
"Si j'étais un leader Arabe, je ne signerais jamais un accord avec Israël. C'est normal ; nous avons pris leur pays. Il est vrai que Dieu nous l'a promise, mais comment cela pourrait-il les concerner ? Notre dieu n'est pas le leur.
Il y a eu l'antisémitisme, les Nazis, Hitler, Auschwitz, mais était ce leur faute ? Ils ne voient qu'une seule chose : nous sommes venus et nous avons volé leurs terres. Pourquoi devraient t-ils accepter cela ?"
Cité par Nahum Goldmann dans "le Paradoxe Juif", page 121



"Ne nous cachons pas la vérité…. Politiquement nous sommes les agresseurs et ils se défendent. Ce pays est le leur, parce qu’ils y habitent, alors que nous venons nous y installer et de leur point de vue nous voulons les chasser de leur propre pays. Derrière le terrorisme (des Arabes) il y a un mouvement qui bien que primitif n'est pas dénué d'idéalisme et d'auto-sacrifice."
Cité page 91 du Triangle Fatidique de Chomsky qui est paru le livre de Simha Flapan "Le Sionisme et les Palestiniens" – page 141-2, citant un discours de 1938.



"Nous devons tout faire pour nous assurer qu'ils (les Palestiniens) ne reviendront jamais."
David Ben-Gourion, dans son journal, 18 Juillet 1948, cité dans le livre de Michael Bar Zohar : "Ben-Gourion : le Prophète Armé", Prentice-Hall, 1967, p. 157.



"Nous devrions nous préparer à lancer l’offensive. Notre but est d’écraser le Liban, la Transjordanie (Jordanie) et la Syrie. Le point faible c’est le Liban, car le régime musulman y est artificiel et il nous sera facile de le miner.
Nous y établirons un Etat chrétien, puis nous écraserons la Légion Arabe, nous éliminerons la Transjordanie (Jordanie); la Syrie tombera entre nos mains. Nous bombardons alors et avancerons pour prendre Port-Saïd, Alexandrie et le Sinaï."
Mai 1948, au Chef d'Etat-Major. De Ben-Gourion, une biographie, par Michael Ben-Zohar, Delacorte, New York 1978.



"Si je savais qu'il était possible de sauver tous les enfants d'Allemagne en les emmenant en Angleterre, et seulement la moitié en les transférant sur la terre d'Israel, je choisirais la dernière solution parce que, devant nous, il n'y a pas que le nombre de ces enfants mais la calcul historique du peuple d'Israel."
Cité pages 855-56 de la biographie de Ben-Gourion réalisée par Shabtai Teveth 



"Chaque écolier sait qu'il n'y a pas de chose de ce genre dans l'histoire en tant qu'arrangement final : pas en ce qui concerne le régime, pas en ce qui concerne des frontières, et pas en ce qui concerne des accords internationaux."
Journal de guerre, 12/03/1947 suite à l'acceptation par Israel du Plan de partition des Nations-Unies du 29 novembre 1947 (Simha Flapan, "Naissance d'Israel," p.13)



"L'acceptation de la partition ne nous engage pas à renoncer à la Cisjordanie. On ne demande pas à quelqu'un de renoncer à sa vision. Nous accepterons un état dans les frontières fixées aujourd'hui -- mais les frontières des aspirations Sionistes sont les affaires des Juifs et aucun facteur externe ne pourra les limiter."
La Naissance d'Israel, 1987, Simha Flapan



"La guerre nous donnera la terre. Les concepts de "nôtre" et de "pas à nous" sont des concepts de paix, seulement, et en temps de guerre, ils perdent leur signification entière "
Journal intime de Guerre, Vol. 1, date d'entrée le 6 février 1948. p.211



"Nous ne pourrons pas gagner la guerre si, pendant la guerre, nous ne peuplons pas le pays de bas en haut, l'est et l'ouest de la Galilee, le Neguev et le secteur de Jérusalem....Je crois que la guerre apportera également dans son sillage un grand changement dans la répartition de la population arabe."
Behilahem Yisrael, Tel Aviv, Mapai Press, 1952, pp. 86-87
 
 

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Tuesday, March 09, 2010

Un rapport communautariste sur le communautarisme par Claude Ribbe




 



 


 
J’ai appris, grâce à des « fuites » bien organisées sur Europe 1, qu’un rapport sur le racisme et le communautarisme était remis au ministre de l’Intérieur par MM. Wieviorka et Lozès. L’un est sociologue, promoteur de l’idée creuse et dangereuse de « diversité », défenseur de l’introduction de « statistiques ethniques ». Il est proche de Valérie Pécresse, à laquelle il a déjà remis un autre rapport. Parmi les rapporteurs de ce premier rapport Wierworka pour Pécresse... Patrick Lozès. Tout la leçon quelle en a tiré a été de mettre sur sa liste aux régionales Patrick Karam, l’homme qui semble confondre les Français originaires d’Afrique avec des sans-papiers polygames pratiquant l’excision, le braque interministériel qui fait des procès aux « noirs » avec l’argent de l’État. L’autre rapporteur, Patrick Lozès, furieux d'avoir été éliminé de la liste Pécresse, est pharmacien, proche du Nouveau centre. Son existence publique, uniquement cathodique, est organisée par un réseau de journalistes, avec le soutien du CRIF et notamment d'Yves Kamani, proche de Karam, chargé des « noirs » au sein de cette organisation. Le soutien plus discret aussi de Patrick Karam, qui fait semblant de l'attaquer, pour brouiller les pistes, alors qu'ils font le même métier : entrepreneurs en zizanie. Lozès se dit représentant des « noirs » de France et président d’une association, le CRAN, bien qu’une décision de justice vienne d’annuler cette présidence. J’ai dit ce que j’en pensais dans un livre, Les nègres de la République. Patrick Lozès a publié, de son côté, le 27 janvier 2007, un ouvrage intitulé Nous les noirs de France. Malgré la promotion permanente que les médias du réseau CRIF-Lozès-Karam on pu faire de cet ouvrage, il en a vendu très exactement 881 exemplaires (selon les chiffres publiés par le site www.edistat.com). Ce qui montre ou bien que les 3 millions de « noirs » de France que Lozès prétend représenter ne lisent pas ou bien qu’ils ne lisent pas Lozès. Voilà pour la représentativité. Tout cela, le gouvernement le sait parfaitement, mais si c’est à Lozès et à Wierworka que le ministre de l’Intérieur demande un rapport sur le racisme et le communautarisme, il doit bien y avoir une raison. Outre que le président litigieux du CRAN, association communautaire s’il en est, et le promoteur de statistiques racistes, me semblent a priori mal placés pour lutter contre le racisme et le communautarisme, le rapport ne contient que des mesures propres à assurer un emploi aux deux rapporteurs. Il préconise en effet la mise en place d’un «observatoire» du racisme. S’il s’agit d’observer le racisme et non pas de le combattre, les outils de mesure sont déjà là, merci. Chaque année, au mois de mars, la CNCDH (commission nationale consultative des droits de l’homme) publie un rapport accompagné d’un sondage extrêmement détaillé sur le racisme. C’est un outil largement suffisant. Mais, on l’aura compris, le rapport de MM. Lozès et Wieviorka préconise l’utilisation, pour mieux « observer » le racisme, des fameuses « statistiques ethniques», l’huile qu’on jetterait sur le feu du haut de l’observatoire pour brûler les mauvais «noirs» et les mauvais «arabes». Forts de ces statistiques ethniques, MM. Lozès et Wierworka imposeraient aux partis politiques un quota de 10 % de «noirs» et d «arabes» (ceux qui n'auraient pas brûlé à ce nouveau Bal des Ardents). La liste de ces bons «noirs» et de ces bons «arabes» est sûrement secrètement annexée au rapport. Ils veulent aussi un ministre de la Diversité. Je suppose que la répartition des rôles est déjà faite : Lozès ministre de la Diversité, Wieviorka, président de l’observatoire du racisme. J’attends avec impatience l’article de Laetitia Van Eeckout, journaliste au Monde, qui vantera les deux rapporteurs. Observez bien comment les médias vont faire la promotion de Lozès, qui va l’inviter, avec qui (Karam?). C’est très édifiant.


Claude Ribbe,

écrivain,

Président de l'association des Amis du général Dumas

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