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Thursday, March 26, 2009

De quoi la Palestine est-elle le nom ?

107 commentaires
lundi 23 mars 2009, par Alain Gresh

La guerre israélienne contre Gaza de l’hiver 2008-2009 a soulevé une immense émotion et de puissantes mobilisations à travers le monde. Elle a provoqué de vifs débats autour de la légitimité de cette offensive, des crimes commis, de l’avenir – et même de la possibilité – de la paix entre Palestiniens et Israéliens. Une question a aussi ressurgi : pourquoi la Palestine ? Pourquoi suscite-t-elle tant d’émoi, tant d’invectives, tant de manifestations ? Après tout, la planète connaît des guerres plus meurtrières, que ce soit au Darfour ou au Congo ; des oppressions au moins aussi dévastatrices, que ce soit au Tibet, en Tchétchénie ou en Birmanie ; des dénis aussi scandaleux du droit à la liberté, qui concernent le sort des intouchables en Inde, celui des Nubiens au Kenya ou des Indiens dans divers pays d’Amérique latine.

Que se cache-t-il donc derrière cette focalisation sur la Palestine ? Pour certains, la réponse ne fait aucun doute : c’est la présence des juifs, la haine contre eux qui est le moteur de cet intérêt malsain. La critique de l’Etat d’Israël et de sa politique servirait de feuille de vigne à l’antisémitisme éternel.

Même sans partager ce point de vue réducteur, la question « Pourquoi la Palestine ? » est légitime. Elle offre même un intérêt dans la mesure où elle permet de réfléchir à la place centrale que ce conflit occupe aujourd’hui sur la scène mondiale, au même titre que ceux du Vietnam dans les années 1960-1970 et de l’Afrique du Sud dans les années 1970-1980 (lire ci-dessous « Du Vietnam à l’Afrique du Sud »).

La Palestine a désormais pris le relais. Pourquoi ? Parce que, en ce début de XXIe siècle, elle cristallise un moment de l’histoire des relations internationales : dernier « fait » colonial né du partage des empires, elle symbolise la persistance de la relation inégale entre le Nord et le Sud – comme le conflit du Vietnam ou celui de l’Afrique du Sud –, mais aussi la volonté de sa remise en cause. Elle est le paradigme d’une injustice jamais réparée. L’implication des États-Unis, principale puissance mondiale, et d’Israël, principale puissance régionale, conforte son enjeu mondial.

L’arrière-plan

L’intérêt stratégique de la Palestine (et du Proche-Orient) – qui explique la longévité peu ordinaire des rivalités dont elle a été l’objet –, et le caractère « saint » de cette Terre forment le terreau de l’affrontement, même s’ils ne sont pas la cause première de l’importance qu’il a acquis aujourd’hui.

Situé au carrefour de trois continents, le Levant est le lieu de passage d’une grande part du commerce mondial. Dès le XIXe siècle, son contrôle devient essentiel pour Londres, qui veut protéger, à travers le canal de Suez, la route des Indes, joyau de son empire. De plus, la région est devenue, au XXe siècle, le plus riche réservoir de pétrole de la planète.

L’affrontement autour de la Palestine s’est engagé avant même l’effondrement des deux empires ottoman et tsariste ; il s’est poursuivi durant la marche vers la seconde guerre mondiale, s’est intensifié avec la guerre froide, a résisté au « nouvel ordre international » né de l’effondrement de l’Union soviétique et se prolonge encore sans que personne puisse apercevoir une lueur au bout du tunnel. Henri Queuille, ministre de la IIIe République, prétendait qu’aucun problème ne résistait à l’absence de solution ; la Palestine en offre un contre-exemple tragique.

Depuis 1967, des guerres, dont certaines ont failli dégénérer en affrontements entre les deux blocs, ont installé le Proche-Orient à l’avant-scène de l’actualité : guerre de juin 1967 ; guerre d’usure entre l’Égypte et Israël (1968-1970) ; guerre d’octobre, dite de Ramadan ou de Kippour (1973) ; guerre civile libanaise en 1975 avec participation des Palestiniens et occupation israélienne du Sud ; invasion israélienne du Liban (1982) ; première Intifada (1987-1993) ; seconde Intifada, à partir de septembre 2000, avec sa vague d’attentats-suicides ; guerre contre le Hezbollah (2006) ; offensive israélienne contre Gaza (2008-2009) – sans même parler des différentes conflagrations dans le Golfe… Aucun autre conflit n’a occupé aussi longtemps une telle place dans les bulletins d’information.

Autre dimension des affrontements, le caractère « sacré » de la Palestine. Durant des siècles, les noms de Jérusalem, de Bethléem, de Hébron ont résonné dans la mémoire des fidèles des trois grandes religions monothéistes. Même si elles servirent de couverture à d’autres ambitions, les Croisades ont embrigadé pendant plusieurs centaines d’années des hommes et des femmes des deux bords de la Méditerranée. Et les juifs religieux allaient en Palestine pour y mourir et y être enterrés. Quand, à partir du XIIe siècle, ces terres revinrent durablement sous contrôle de puissances musulmanes, d’importantes communautés chrétiennes (et même juives) y vivaient, et la Palestine demeura un lieu de pèlerinage aussi bien pour les juifs que pour les chrétiens. Les voyages, à l’époque, n’étaient soumis à aucun visa, à aucun papier d’identité, mais aux aléas de la sécurité, les longs déplacements par mer ou par terre étant souvent hasardeux.

Aux XVIIIe et XIXe siècles, les collines de Jérusalem et les oliviers de Palestine attirèrent romanciers et peintres français ou britanniques. Chaque nom, chaque pierre évoquait la naissance des religions, les Livres saints, la traversée du Sinaï par Moïse, le sermon de Jésus sur la montagne, même pour des voyageurs que n’exaltait plus une foi conquérante. Durant de longues périodes, la Méditerranée fut une mer d’échanges, aussi bien humains que culturels, plutôt que de déchirements. Et l’esprit des Croisades ne soufflait pas toujours sur la « mer du milieu »…

A une exception près toutefois, passée largement inaperçue : l’existence de penseurs protestants qui, interprétant des passages de la Bible, et notamment de l’Apocalypse, voyaient dans le « retour » des juifs en Palestine, puis leur conversion, une étape nécessaire à la venue du Messie. Ce millénarisme a eu une influence substantielle sur la politique britannique, comme il en a une aujourd’hui aux États-Unis.

En revanche, alors que déclinait en partie l’attraction des religions, une nouvelle idéologie émergeait : le nationalisme. A la fin du XIXe siècle, l’Organisation sioniste mondiale était fondée, qui revendiquait un État juif en Palestine ; et, déjà, un mouvement de renaissance arabe (nahda) ambitionnait d’assurer l’indépendance des Arabes face à l’Empire ottoman, mais aussi face aux puissances européennes.

La « reconquête » de Jérusalem par les troupes alliées en 1918 ne pouvait manquer de soulever une vague de consternation dans le monde musulman. Elle entérinait l’effondrement du dernier grand empire musulman, l’Empire ottoman – dont on oublie trop souvent qu’il fut une des puissances européennes les plus avancées du continent aux XVe et XVIe siècles – ; l’abolition du califat, symbole de l’unité (en partie factice) de l’oumma, la communauté des croyants, mais aussi du « retard » dans lequel s’enfonçait le monde arabe, et plus généralement le monde non développé. Cette reconquête marquait l’apogée de la domination de l’Europe sur la planète.

Dictée par des ambitions purement « géopolitiques », la prise de Jérusalem pouvait être lue comme une revanche sur la défaite des Croisades. N’est-ce pas un général français qui, après avoir pris Damas en 1920, alla se recueillir sur la tombe de Saladin, le « libérateur » de Jérusalem pour les musulmans, et aurait déclaré : « Saladin, nous voilà de retour » ?

Le Royaume-Uni, qui avait obtenu en 1922 le mandat de la Société des Nations (SDN) sur la Palestine, se voyait aussi confier la mise en œuvre de la « promesse Balfour » (2 novembre 1917), un engagement pris par Londres de favoriser la création d’un « foyer national juif ». L’affrontement se déploya dans ses formes actuelles, mais la Palestine resta un aimant pour nombre de pèlerins : juifs, musulmans et chrétiens pouvaient s’y rendre et y accomplir leurs devoirs religieux. La dimension « sainte » de cette terre ne disparaîtra jamais, même quand l’affrontement prendra un caractère national – qu’on l’interprète comme la lutte du peuple juif pour retourner dans sa patrie (y compris en affrontant parfois l’empire britannique à partir du début des années 1940) ou comme une lutte anticoloniale des Palestiniens contre les Britanniques et l’immigration sioniste. Elle servira toujours, avec plus ou moins de force suivant les périodes, à alimenter l’imaginaire des uns et des autres, à conforter leur mobilisation. Ni le Vietnam, ni l’Afrique du Sud n’ont jamais mis en mouvement un tel héritage culturel et religieux dans l’inconscient collectif des mouvements et des personnes qui se sont mobilisées pour leur cause.

Le génocide des juifs

A la croisée du religieux, du politique et de l’histoire, la persécution des juifs et le génocide perpétré durant la seconde guerre mondiale marqueront l’histoire de la Palestine, mais de manière différenciée selon les époques. Jusqu’à la fin des années 1920, le mouvement d’émigration juive en Palestine reste limité, et le sionisme, très minoritaire parmi les juifs du monde, est un échec. Deux éléments vont inverser le cours de l’histoire : la fermeture des Etats-Unis (et en partie de l’Europe de l’Ouest) à l’immigration ; la marche des nazis vers le pouvoir et l’antisémitisme de plus en plus militant en Allemagne et en Europe orientale. Le nombre des juifs cherchant asile en Palestine s’accroît d’autant plus que tous les autres pays leur sont fermés.

La période 1936-1939 représente le grand tournant en Terre sainte : la révolte palestinienne est écrasée ; le mouvement sioniste, renforcé par un grand nombre d’émigrants européens, se dote de puissantes milices et achève la transformation du Yichouv (la communauté juive en Palestine) en quasi-Etat, avec ses institutions, son économie, ses partis, son armée, etc. C’est de ce moment que date la véritable naissance d’Israël et la transformation du « problème juif » : le judaïsme fut, au XIXe siècle, la négation du nationalisme européen ; le sionisme transforme, par la colonisation de la Palestine, les juifs du Yichouv en communauté nationale dans laquelle vont se reconnaître et s’identifier nombre d’Européens. Cette sympathie se manifeste déjà dans les années 1920 parmi des journalistes et des intellectuels, fascinés par la réussite d’un projet colonial (lire, par exemple, Joseph Kessel, Terre d’amour, 1927).

Le génocide perpétré durant la seconde guerre mondiale ne joue pas un rôle majeur dans l’adoption par l’Assemblée générale des Nations unies du plan de partage de la Palestine (29 novembre 1947). S’il alimente, bien évidemment, la sympathie dans les opinions publiques du Nord à l’égard du jeune Etat, il n’a pas encore conquis la place centrale qu’il occupera à partir de la fin des années 1960 : d’un côté, les dirigeants d’Israël veulent donner une image de juifs combattants à l’opposé de ceux qui se sont « laissé conduire à l’abattoir » ; de l’autre, les juifs sont considérés comme des victimes du nazisme au même titre que les déportés politiques ou les Tsiganes.

1962 et le procès Eichmann, 1967 et la guerre de juin, les années 1970 et la « découverte » de la collaboration en France et en Europe donneront une dimension nouvelle au génocide et influeront de manière importante sur la perception du conflit israélo-palestinien et, aussi, sur sa mondialisation.

Un cadre international bouleversé,
une place nouvelle de la Palestine

C’est sur cet arrière-fond historique, stratégique et religieux que la Palestine va s’imposer, à partir des années 1990, puis surtout après l’éclatement de la seconde Intifada (novembre 2000), sur la scène mondiale. Le conflit acquiert une place nouvelle, une dimension qu’il n’avait sûrement pas dans les années 1970 ou 1980 – où, au mieux, on le considérait comme une lutte parmi d’autres, au pire, comme une simple extension d’un mouvement nationaliste arabe peu fréquentable. La mobilisation de quelques groupes d’extrême gauche européens en faveur des Palestiniens après 1967 – limitée par le poids de la question juive et par la « découverte » par l’Europe de la spécificité du génocide et de la responsabilité des Etats européens dans son accomplissement (la traduction du livre de Robert Paxton La France de Vichy date de 1973) – s’inscrit plutôt dans la solidarité mondiale anti-impérialiste et dans le grand rêve de révolution mondiale. Pour Jean Genet, dans Un captif amoureux, la Palestine était au cœur « d’une révolution grandiose en forme de bouquet d’artifice, un incendie sautant de banque en banque, d’opéra en opéra, de prison en palais de justice ».

La situation a désormais changé. Comme avant elle le Vietnam ou l’Afrique du Sud, la Palestine dévoile la réalité des relations internationales. Celles-ci sont marquées par la domination occidentale sur le monde et sa contestation de plus en plus forte. Une période de deux siècles marquée par la conquête européenne du monde est en train de s’achever.

La scène internationale a été bouleversée par la disparition de l’URSS qui mit un terme à toute idée d’inscrire la lutte autour de la Palestine et d’Israël dans le champ de la guerre froide – de toute façon, même si, depuis 1967, le « camp socialiste » a appuyé les Arabes et les Etats-Unis Israël, le conflit a toujours été à l’étroit dans la grille Est-Ouest. La période de l’après-1990 fut aussi marquée par l’affirmation des Etats-Unis comme unique super-puissance. Francis Fukuyama parle même de la « fin de l’histoire » et la victoire sans retour du modèle libéral démocratique. Vingt ans plus tard, avec l’enlisement américain en Irak (et en Afghanistan) et la crise économique et financière, la dynamique mondiale est marquée par l’essoufflement de la domination occidentale. L’ancien ordre international est contesté tant par l’affirmation sur la scène mondiale de la Chine, du Brésil, de l’Inde et de nombreux pays naguère dominés qu’à travers les luttes altermondialistes et celles de nombre de mouvements contestataires. Cette « insurrection » contre l’ordre ancien ne concerne pas seulement le domaine de la politique ou de l’économie, mais aussi ceux de la culture, de l’histoire. C’est tout un récit de l’histoire du monde qui est remis en cause, un récit dans lequel l’Europe et les Etats-Unis occupaient jusque-là une place prépondérante tandis que les pays du tiers-monde étaient relégués dans une sorte d’antichambre. Parallèlement se renforce l’idée d’un « choc des civilisations », d’une « menace islamique ».

D’autre part, c’est le moment où les images du Proche-Orient submergent les écrans de télévision du monde. Nous en savons bien plus sur cet affrontement, aussi bien en Europe que dans le reste du monde, que sur n’importe quel autre. Même si chacun n’en maîtrise évidemment pas les tenants et les aboutissants, chacun a lu ou entendu mille et une analyses, vu mille et un reportages. La révolution technologique de la fin des années 1980, avec le numérique et les chaînes de télévision d’information en direct, permet aux téléspectateurs de vivre de plain-pied dans l’actualité. Le monopole de CNN durant la première guerre du Golfe (1990-1991) ayant été battu en brèche par les chaînes satellitaires arabes – et surtout par la plus célèbre d’entre elles, Al-Jazira –, et l’utilisation par des individus sur le terrain de portables et de caméras vidéos se généralisant, plusieurs récits s’entendent désormais sur la scène mondiale, pour la première fois depuis l’effondrement de l’URSS et la disparition du « camp socialiste ». Et le récit d’Al-Jazira et des autres chaînes du Sud a d’autant plus d’impact que ces médias répondent aux critères occidentaux de professionnalisme…

Enfin, la présence, aussi bien en Europe qu’en Amérique latine, et même aux Etats-Unis, d’importantes immigrations arabes et musulmanes, qui voient dans les Palestiniens la « métaphore » de leur propre situation, et le rôle des communautés juives – en majorité ralliées à Israël et à sa politique – à travers le monde contribuent à la mondialisation des polémiques.

La Palestine mêle évidemment nombre de dimensions. Trois d’entre elles expliquent sa place centrale : la redécouverte d’une histoire longtemps occultée de domination coloniale ; l’injustice maintenue et la violation permanente du droit international ; le « deux poids, deux mesures » appliqué par les gouvernements et par nombre d’intellectuels occidentaux dans leur lecture du conflit. Au croisement de l’Orient et de l’Occident, du Sud et du Nord, la Palestine symbolise à la fois le monde ancien et la gestation du monde nouveau.

Très longtemps, l’histoire dominante du choc proche-oriental se résuma au « miracle » que représentait la création d’un Etat juif en Palestine, le « retour » de ce peuple sur sa terre, dont il avait été chassé il y a deux mille ans, « un peuple sans terre pour une terre sans peuple », le désert transformé en verger, le socialisme des kibboutz. La guerre de 1948-1949 passa pour le combat héroïque de David contre Goliath : des soldats moins nombreux et moins bien équipés, dont certains étaient des rescapés du génocide des juifs en Europe, résistaient à l’assaut des armées arabes coalisées. Personne n’avait vu, au sens propre du terme, l’expulsion de centaines de milliers de Palestiniens (lire Comment Israël expulsa les Palestiniens (1947-1949), de Dominique Vidal).

Il fallut plusieurs décennies pour que, grâce notamment aux nouveaux historiens israéliens, le récit fait par les Palestiniens de la guerre de 1948-1949 – et de leur expulsion massive – devienne enfin audible au-delà du monde arabe. Ce retour du refoulé coïncidait avec un mouvement, perceptible dans tous les pays anciennement colonisés, pour réécrire une histoire jusque-là rédigée à travers des grilles d’interprétation occidentales. Ce qui se joue aussi en Palestine, c’est l’interprétation de l’histoire mondiale des XIXe et XXe siècles, de la politique coloniale et de ses conséquences sur le monde.

Deuxième dimension, la permanence d’une injustice politique qui, partout ailleurs sur la planète, a été, au moins en partie, réparée. L’immense majorité des peuples ayant accédé à l’indépendance, les derniers – Afrique portugaise, Afrique du Sud, Namibie, Timor – dans les années 1970-1990, la colonisation a disparu de la surface de la Terre. La Palestine rappelle que le colonialisme a marqué pour longtemps l’histoire contemporaine et que même sa fin politique ne signifie pas qu’il s’est simplement évanoui, ni que les injustices qu’il a provoquées se sont effacées. Il est une page que l’on ne peut pas purement et simplement tourner. Et, contrairement aux Indiens d’Amérique ou aux populations autochtones d’Australie ou de Nouvelle-Zélande, les Palestiniens maintiennent une présence forte et massive sur leur territoire national ou autour de lui, et exercent donc une pression par leur seule présence, qui n’est pas près de disparaître, quels que soient les aléas de leur lutte.

Enfin, troisième facteur, le « deux poids, deux mesures » appliqué par les Etats-Unis et l’Europe (non seulement par les gouvernements, mais aussi par nombre d’intellectuels). On entend souvent l’argument selon lequel l’analyse du heurt israélo-palestinien obéirait à des règles différentes, qu’Israël serait jugé selon des lois distinctes. Cela est en partie vrai, mais pas dans le sens que lui attribuent certains. Quel autre exemple d’occupation condamnée depuis plus de quarante ans par les Nations unies et qui perdure ? Quel autre exemple d’occupation où la puissance conquérante peut installer près de 500 000 colons dans les territoires occupés – ce qui, en droit, constitue un « crime de guerre » – sans que la communauté internationale prenne aucune sanction ? Quel autre exemple d’une puissance qui déclenche une agression comme celle de Gaza en décembre 2008, affirme ouvertement qu’elle a recours à des moyens « disproportionnés », qui commet des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité ? Imaginons un moment que la Serbie se déclare « Etat des Serbes » : que dirait la communauté internationale face à l’exclusion de toutes les minorités ethniques de cet Etat ? Or Israël se proclame « Etat juif » et met de facto à l’écart plus de 15 % (sans compter les Arabes de Jérusalem) de sa population – tout en leur accordant le droit de vote.

Une remarque importante à ce stade. Si d’autres conflits, même plus meurtriers, ne suscitent pas un tel intérêt – que ce soit la guerre au Congo et ses millions de morts ou le conflit du Sri Lanka –, c’est qu’ils ne se situent pas à ce « carrefour » des relations entre le Nord et le Sud qui est au cœur de l’histoire depuis le début du XIXe siècle.

Il est vrai que nombre d’Etats arabes (ou autres), qui défendent verbalement les Palestiniens, n’ont pas hésité à les massacrer, que leurs régimes sont autoritaires ou dictatoriaux et qu’ils manipulent la cause palestinienne pour détourner leurs opinions des nécessaires réformes internes. Ils ne sont pas les mieux qualifiés pour se présenter en champions de la cause palestinienne. Mais la justesse de celle-ci ne dépend pas de la « qualité » de ses défenseurs : l’apartheid était condamné par tous les gouvernements africains, dont certains étaient bien peu recommandables. Il n’en demeure pas moins que la Palestine est une injustice flagrante. Et c’est ce sentiment d’injustice qui anime les mouvements de solidarité à travers le monde.

En réalité, et sous couvert du génocide, l’Occident refuse d’appliquer à ce conflit les mêmes règles d’analyse que celles qu’il applique en général. Ailleurs, on se réclamera du droit international, des droits humains, du droit de la presse et des journalistes de couvrir les guerres, de la nécessaire proportionnalité des actions. Les exactions serbes contre les Kosovars, souvent réelles, parfois inventées, peuvent servir à justifier une intervention militaire de l’OTAN contre la Serbie. Le comportement de la Russie contre les Tchétchènes est à juste titre condamné, et aucune action terroriste menée par les rebelles à Moscou ou ailleurs ne dédouane l’ex-Armée rouge. Mais que « la quatrième (ou troisième) armée du monde » s’attaque au territoire minuscule de Gaza sur lequel s’entassent plus de 1,5 million de personnes, qu’elle bombarde des écoles, tue des centaines de civils, détruise les infrastructures, et alors les gouvernements occidentaux et certains intellectuels trouvent des excuses et des justifications à ce qui relève de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité.

Choc de civilisation ou enjeu politique ?

Cette lecture politique s’oppose à une autre, qui verrait la Palestine au cœur d’un affrontement entre le monde judéo-chrétien et l’islam ou un simple prétexte à l’éternel antisémitisme. La vision d’une « guerre de civilisation », des protagonistes des deux côtés la partagent, un type de déformation qui n’est pas nouveau : au temps de la guerre froide, la guerre du Vietnam et même la lutte en Afrique du Sud étaient vues, par certains, comme un avatar du choc entre l’Est et l’Occident. M. Nelson Mandela, aujourd’hui porté aux nues, passait pour un terroriste, et même Amnesty International refusait de l’adopter comme « prisonnier de conscience » car il prônait la lutte armée. La crainte du communisme agissait alors comme un frein à la solidarité, mais de manière moins puissante que celle de l’islamisme politique.

Désormais on agite deux épouvantails, la peur d’un « retour » de l’islam et la résurgence de l’antisémitisme.

La place occupée par le Hamas (et aussi par le Hezbollah) dans la résistance paralyse bien des bonnes volontés en Occident. Il peut sembler, après coup, qu’il était plus facile d’être solidaire du Vietnam – malgré le rôle central des communistes – que de Palestiniens, dont un nombre important se reconnaissent dans un mouvement islamiste. On peut rétorquer que, dans l’histoire, la religion a inspiré nombre de mouvements anticoloniaux. C’est au nom de l’islam que le Mahdi, incontestablement un « réactionnaire », mena la révolte au Soudan contre la présence britannique à la fin du XIXe siècle. Fallait-il, parce que le Royaume-Uni était un pays démocratique et se réclamait des Lumières, dénoncer cette révolte « réactionnaire » ? Sans revenir sur la complexité et la diversité des formations islamistes, croit-on vraiment que, s’ils gagnent, ils imposeront des régimes plus répressifs que ceux de l’Algérie, de l’Irak ou de la Syrie « laïques », ou encore de l’Egypte ? Le droit à la résistance contre l’oppression étrangère est un droit universel reconnu à tous les peuples : l’Occident n’a aucun droit à l’accepter pour les uns et à le refuser pour les autres. Et si la « religion » n’était que l’habit emprunté actuellement par le mouvement de résistance à l’injustice ?

Cela n’empêche pas de rester attentif à l’avenir, à ne pas se bander les yeux et à appuyer tous ceux qui veulent construire demain une société palestinienne plus démocratique, plus juste. La seule volonté de mettre un terme à l’injustice ne garantit pas, l’histoire l’a prouvé, la construction d’une société démocratique.

Le poids de la Shoah est, en Occident, énorme. Certains, notamment dans l’aire musulmane, estiment que ce génocide est purement et simplement instrumentalisé, manipulé, voire qu’il n’a pas eu lieu – ou n’a pas eu la dimension que l’historiographie lui accorde. Pour nombre de forces au Nord, au contraire, il est un événement marquant de l’histoire européenne, et toute tentative de le minimiser est condamnable. Peut-on dépasser ces divergences ?

L’historien israélien Tom Segev résume les deux leçons contradictoires que la société israélienne peut tirer du génocide des juifs : 1) personne n’a le droit de « rappeler aux Israéliens des impératifs moraux tels que le respect des droits de l’homme », car les juifs ont trop souffert et les gouvernements étrangers ont été incapables de leur venir en aide ; 2) on peut, au contraire, penser que le génocide « somme chacun de préserver la démocratie, de combattre le racisme, de défendre les droits de l’homme ». Et donc de défendre aujourd’hui les Palestiniens… Pourtant, la sensibilité au Nord et au Sud ne sera jamais la même, que ce soit sur les formes de lutte, le terrorisme, la légitimité d’Israël, le contenu d’une solution politique, etc.

Dans ce combat, la lutte contre l’antisémitisme est importante. Elle est rendue plus difficile par l’identification à laquelle on assiste, des deux côtés, entre Israël et les juifs. Quand Richard Prasquier, président du Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF), déclare, à propos de l’offensive israélienne contre Gaza : « Je peux vous affirmer que 95 % de la communauté juive de France est en accord avec la politique d’Israël et avec ce qu’entreprend son armée », le journaliste Jean-François Kahn a raison de dire que cette phrase devrait valoir à son auteur une poursuite devant les tribunaux pour antisémitisme. Quand des prêcheurs musulmans dénoncent les juifs et leur mainmise sur le monde, en se référant aux Protocoles des sages de Sion, ils relèvent d’une démarche similaire. Lutter contre ces amalgames, contre toutes les formes de racisme, à l’encontre des juifs ou des Arabes, contre toute idée de « choc des civilisations », est l’un des enjeux des années à venir.

Certains affirment que la seule solution reste la création d’un État palestinien aux côtés de l’état d’Israël. D’autres assurent que la colonisation massive de la Cisjordanie et de Jérusalem rend ce dénouement illusoire et prônent un État binational où les deux nationalités, arabe-palestinienne et juive-israélienne, jouiraient de droits équivalents. D’autres encore évoquent le modèle sud-africain, un État de tous ses citoyens : un homme, une femme, une voix. Quoi qu’il en soit, il est difficile d’imaginer une solution sans adhésion d’une majorité de la population présente aujourd’hui sur le territoire de la Palestine historique. Il faut rappeler que la fin de l’apartheid n’a été possible que parce que le Congrès national africain (ANC) a été capable de formuler un projet pour tous les citoyens de l’Afrique du Sud et de les unir, Noirs, métis et Blancs dans le combat.

Du Vietnam à l’Afrique du Sud Retour à la table des matières

Durant la période qui a suivi la seconde guerre mondiale, le Vietnam et l’Afrique du Sud ont conquis une place à part dans les relations internationales, transcendant les frontières pour symboliser le combat d’une génération. A partir des années 1960, la guerre du Vietnam a été à l’intersection de deux mouvements : les insurrections nationales, qui allaient emporter les empires édifiés notamment par le Royaume-Uni et par la France ; l’aspiration au socialisme et à des transformations sociales profondes. Cette guerre allait représenter la « lutte héroïque » d’une petite nation contre la principale puissance mondiale, les États-Unis, qui cherchaient à imposer leur hégémonie à l’échelle internationale. Le petit peuple vietnamien symbolisait le soulèvement des damnés de la Terre, et le choix des armes pour résister était considéré par les opinions publiques, y compris au Nord, comme légitime, et non comme du terrorisme.

La solidarité contre le régime d’apartheid en Afrique du Sud s’intensifia dans les années 1980. Deux éléments de ce régime furent particulièrement honnis : son racisme institutionnel et son caractère colonial. La dimension d’affrontement Est-Ouest restait présente, car l’URSS ne ménageait pas son aide au Congrès national africain (ANC), tandis que nombre de pays occidentaux, dont les États-Unis, la France, le Royaume-Uni et Israël, collaboraient, malgré des condamnations de principe, avec le régime d’apartheid. Le combat de l’ANC et de M. Nelson Mandela, dénoncé comme « terroriste » par Ronald Reagan et Mme Margaret Thatcher, incarnait l’aspiration à l’égalité humaine et à une société de justice « arc-en-ciel ».

Dès 1975, avec la victoire du peuple vietnamien, commença un reflux des mouvements politiques de solidarité. On assista à leur dépolitisation : les médecins sans frontières remplacèrent les Brigades internationales, les victimes succédèrent aux résistants – l’humanitaire se substituait au politique et la lutte armée était dénoncée comme du terrorisme. Cette évolution s’appuyait, bien sûr, sur les désillusions qu’avaient engendrées le combat anticolonial et les indépendances : toute lutte ne débouchait pas sur la justice ; l’usage de la lutte armée n’était pas en lui-même libérateur, il pouvait même aboutir à des formes d’organisation autoritaires et antidémocratiques ; les combattants de la liberté pouvaient se muer en dictateurs tyranniques. L’Afrique du Sud montra toutefois que la volonté de changement révolutionnaire n’était pas forcément synonyme de « goulag ».

107 commentaires sur « De quoi la Palestine est-elle le nom ? »

    0 | 100

  • permalien Yvan :
    23 mars @19h34 »

    « Pour certains, la réponse ne fait aucun doute : c’est la présence des juifs, la haine contre eux qui est le moteur de cet intérêt malsain. »

    présence ? un peu plus peut-être ?

    Je pense que ce serait des stroumpfs, le problème de la création artificielle d’un état, l’importation d’une population et l’expropriation d’une autre serait le même.

    Surtout que d’après les nouveaux historiens les Palestiniens seraient les "régionaux" de l’étape.

    Le problème est plus l’illusion d’un état Israélien que la présence de Palestiniens.

    L’attention est dûe la la durée de l’opération "Israël" (60 ans quand même), son caractère totalement utopique et l’absence totale de perspective, parce que l’après Istraël n’a jamais été rêvé par personne.

    Les Palestiniens eux, ils attendent...

  • permalien Orangerouge :
    23 mars @19h50 « »

    Je me souviens, au moment où les mouvements polonais dont Solidarnosc menaçaient le pouvoir communiste en Pologne, de la réaction d’intellectuels proches du PC français : "Ils se font manipuler par l’Eglise, ensuite ce sera l’Eglise qui aura le pouvoir en Pologne."

    Le catholicisme polonais a probablement joué un rôle fédérateur et beaucoup aidé au renversement du régime communiste en Pologne. Et ce rôle de la religion est toujours bien présent dans la société polonaise. Pour autant, l’Eglise n’a pas "pris le pouvoir", et les Polonais sont désormais en démocratie et pas en théocratie.

    Le rôle de l’islam en Palestine est-il si différent du rôle de la religion catholique en Pologne ?

    Que la religion soit fédératrice dans certains mouvements de lutte, doit on le lui reprocher ? Chacun fait avec sa culture et son corpus de structures morales, et la religion en fait partie.

    En France un militantisme laïcard mal compris amène à refuser de voir que la religion a, dans une vision historique de l’évolution des sociétés humaines, un rôle de structuration sociale (genèse de règles et administration des conflits) nécessaire avant que d’autres formes de structurations n’émergent.

    C’est une athée qui signe ce post…

  • permalien
    23 mars @20h16 « »

    Article magistral.

    Une ou deux questions :

    L’alliance objective entre les dirigeants occidentaux (dont Israel) et la plupart des dirigeants arabes, ne relativise-t-elle pas l’opposition Nord-Sud aujourd’hui ?

    Vous dites, « Il faut rappeler que la fin de l’apartheid n’a été possible que parce que le Congrès national africain (ANC) a été capable de formuler un projet pour tous les citoyens de l’Afrique du Sud et de les unir, Noirs, métis et Blancs dans le combat. » Est-ce à dire que les Palestiniens devraient en être capables eux aussi ?

    Le Congrès national africain bénéficiait d’un support international officiel beaucoup plus important.

  • permalien Gisor :
    23 mars @20h33 « »
    La Palestine est le nom du ressentiment arabo-musulman et Greshien contre l’occident judéo-chrétien

    croit-on vraiment que, s’ils [les islamistes] gagnent, ils imposeront des régimes plus répressifs que ceux de l’Algérie, de l’Irak ou de la Syrie « laïques », ou encore de l’Egypte ?

    Vous avez des questions M. Gresh qui laissent songeur. En plus de la privation des libertés politiques actuellement imposée aux populations des pays arabo-musulmans que vous citez, les islamistes iraient fourrer leur grosse barbe dans la vie privée des gens pour vérifier si leurs actions, leurs comportements, leurs tenues vestimentaires, leurs amours, etc. sont conformes à la loi islamique et les punir en cas d’infractions : lapidations, amputations, pendaisons, etc. Mais peu vous importe, M. Gresh, que ces populations souffrent encore davantage, pourvu que ceux qui les oppriment soient à la pointe du combat contre Israël. Le ressentiment et la haine vous font écrire les pires bêtises. Tant mieux !

  • permalien fb :
    23 mars @20h36 « »

    Bonsoir,

    C’est une mise au point efficace qui contredit ceux qui pensent qu’on accorde trop d’importance à ce conflit ...

    Il y a un point qui me laisse septique :

    "L’ancien ordre international est contesté tant par l’affirmation sur la scène mondiale de la Chine, du Brésil, de l’Inde et de nombreux pays naguère dominés qu’à travers les luttes altermondialistes et celles de nombre de mouvements contestataires."

    En mesure t on réellement les effets ? Peut on parlé de contestation ?

    Est ce que les EU domine encore haut la main la scene internationale d’un point de vu militaire et économique ? L’armée americaine reste la plus puissante et de loin, sa force reste incontestée, il suffit de comparer les forces militaires en presence ...

  • permalien Orangerouge :
    23 mars @20h54 « »
    De quoi Israël est-il le nom ?

    Quand les crimes de guerre succèdent aux crimes de guerre et quand les soldats israéliens utilisent un enfant de onze ans :

    http://tempsreel.nouvelobs.com/depe...

  • permalien Emy Nona :
    23 mars @20h58 « »

    Je me demande combien de temps on va mettre ici pour que quelqu’un signale à M. Gresh une grossière erreur dans son texte.

    Ca rappelle le quatre fois réitéré "des états présents". Les deux intéressés me comprendront.

    Trop d’intervenants parlent du sujet, ici et ailleurs, dans des forums (ou fori) sans en maîtriser la connaissance basique élémentaire

    Et pendant ce temps les patriotes palestiniens meurent, agonisent, se retrouvent en prison, dépriment gravement et durablement, etc. Avec/malgré quelques généreuses visites de consolation d’"internationaux" qui parfois y perdent la vie, comme Rachel Corie.

  • permalien K. :
    23 mars @21h05 « »

    Concernant l’épouvantail islamiste, il faut rappeller que le gouvernement Erdogan en Turquie est composé d’anciens islamistes (de l’ex parti Refah). Ils ont même de bons rapports avec Israel.

    D’autre part comme le dit Olivier Roy,

    C’est la démocratisation elle-même qui importe : le fait que ces mouvements intègrent la scène politique en faisant des alliances, en s’engageant à accepter les résultats des élections, et en cherchant à viser au delà de leur collège électoral. Il est intéressant ici de noter que qu’Erdoğan et ses collègues, quand ils sont quitté le parti Refah, ont considéré que le nombre maximum de voix qu’un parti islamique idéologique pourrait réunir à long terme en Turquie est autour de 20%. Ce fut aussi le score réalisé par Ahmadinejad au premier tour de l’élection présidentielle d’Iran en juin 2005. Dans la plupart des cas, 20% représente le soutien potentiel maximum d’un tel parti.

    Ainsi, pour réaliser plus de 20% un parti doit viser un public plus large. Les partisans supplémentaires ne votent pas pour l’Islam mais pour une bonne gouvernance, y compris la lutte contre la corruption. C’est vrai aussi du Hamas, que les Palestiniens ont élu parce qu’ils ont considéré, à tort ou à raison, que le Hamas ferait un meilleur gouvernement que le Fatah. Il est clair que c’est maintenant le modèle général. »

    La bonne gouvernance dans les pays arabes, c’est ça le cauchemar pour certains, et non pas l’islamisme.

  • permalien Yvan :
    23 mars @21h19 « »

    A propos d’épouvantail :

    Israël : le Shass signe l’accord de coalition avec le Likoud

  • permalien Lou :
    23 mars @21h40 « »

    En effet, article magistral, merci Alain Gresh.

    Très longtemps, l’histoire dominante du choc proche-oriental se résuma au « miracle » que représentait la création d’un Etat juif en Palestine, le « retour » de ce peuple sur sa terre dont il avait été chassé il y a deux mille ans, « un peuple sans terre pour une terre sans peuple », le désert transformé en verger, le socialisme des kibboutz.

    Ces mensonges, cette propagande martelés pendant des décennies par les gouvernants israéliens, par beaucoup de politiques, d’intellectuels, de media ont amené une immense loupe sur ce petit territoire et suscité des recherches qui se poursuivront et déterreront encore bien des secrets de l’histoire du XXème siècle.

  • permalien
    23 mars @22h18 « »
    Les Juifs des USA et le sionisme
  • permalien K. :
    23 mars @22h21 « »

    ..le « deux poids, deux mesures » appliqué par les gouvernements et par nombre d’intellectuels occidentaux dans leur lecture du conflit.

    Sans compter, par pur opportunisme (le sionisme ça rapporte gros), un certain nombre “d’intellectuels” arabes.

    Il y a aussi tous ceux qui préfèrent se taire, sous risque de perdre leur emploi, comme l’explique dans une interview retranscrite ici par Philip Weiss, la journaliste juive US Michelle Goldberg.

    Le même Philip Weiss, antisioniste forcené, qui a vu Google lui retirer ses encarts publicitaires parce que son site « pose un "risque significatif" de pertes financières aux publicitaires. »

  • permalien Sophie :
    23 mars @22h26 « »
    Horreur ou errreur ?

    M. Gresh écrit : « ….. et prônent un Etat binational où les deux nationalités, arabe-palestinienne et juive-israélienne jouiraient de droits équivalents ».

    La formulation est -volontairement ? - ambiguë et c’est dommage didactiquement . Si « Arabe » n’est pas au sens juridique strict une nationalité, puisse « palestinienne » le devenir au plus vite. « Juive » s’avère artificiellement dans le cas une nationalité, mais « israélienne » n’est qu’une citoyenneté.

    Déjà évoqué ici : Chalit n’a pas la double nationalité ; il n’a, « artificiellement », que la nationalité française, sans avoir jamais mis les pieds en France, sauf erreur. Et il a donc la citoyenneté israélienne et la nationalité juive.

    Mais peut-il prouver que ses ascendantes de l’époque d’Hérode était juives puisqu’il est censé avoir défendu "la terre de ses aïeux .... et aïeules " ?

  • permalien ahmad :
    23 mars @22h29 « »

    salam

    selon un rapport de la cia,israel n’existe plus dans 20 ans

  • permalien Tête d’épingle :
    23 mars @22h41 « »

    On en a entendu parler, Ahmad. Et pour être franc, j’avais donné 15 ans personellement.

    Avec cette connerie Occidentale qu’est le "laissez-faire", voire pire, un appui total qui devient plus Européen qu’Américain, je doute qu’Israël soit capable de supporter cette tendance qui le pousse vers les extrêmes.

    Alors, on peut considérer trois solutions : 1) Israël se lance dans une autre "opération de défense", qui finira par provoquer un echec cinglant et l’effondrement du pays d’une manière ou d’une autre... 2) Israël disparait pour laisser place à l’Etat Unique. 3) Comme le souhaite tant Vvolodia/Guilt/Anastasie/Anonyme, Israël disparaitra, avec une escorte d’honneur.

    Inutile de dire à quel point les fins 1 et 3 sont liées. Quoique la seule que je qualifierais de vraiment réaliste est la 2. Le reste tient plus du millénarisme et du désir d’en découdre, et je ne pense pas que les Arabes et les Juifs de la région désirent en arriver jusque-là.

  • permalien Olivier G :
    23 mars @23h21 « »

    Voici une solution simple au conflit. Que tous les palestiniens se convertissent une demie-heure (ou à peine plus) au judaïsme... auprès d’un rabbin libéral par exemple (par sms, comme le disent les orthodoxes), qu’ils réclament ensuite la possibilité de vivre en Israël et d’y faire leur Aliyah. Une fois citoyens israéliens, ils peuvent récupérer leur biens dont ils ont été injustement expropriés (en 1948, en 1967 ou après), élire les députés et voter les lois et en abroger de nombreuses, et puis, comme Israël est un état laïc, se reconvertir dans la religion de leur choix. Et voilà, le tour est joué... avec un peu d’opportunisme, la terre de Palestine devient enfin une communauté égalitaire, respectueuse des droits, multiculturelle et multiconfessionnelle...

    Quoi ? Ai-je dit une bêtise ? (...) Dommage ! Ah, si seulement les religions étaient moins collantes...

  • permalien K. :
    23 mars @23h23 « »

    Concernant une lecture des conflits comme “affrontement entre le monde judéo-chrétien et l’islam”, il faut dire qu’elle est essentiellement promue par les siocons du coté occidental.

    Ainsi la campagne “Save Darfur”, qui ressort de la même motivation selon Mahmood Mamdani, a pour principaux instigateurs les siocons :

    J’ai appris que ce groupe politique (..), dont le niveau d’organisation est phénoménal, dépense son budget annuel de 15 millions de dollars non pas sur l’assistance aux victimes, mais sur la diffusion du message.

    Ce groupe souhaite renforcer la racialisation du conflit et la diabolisation des Arabes.

    Il existe peu de sources qui analysent vraiment “Save Darfur”, la meilleure que j’ai trouvé est un article de Gal Beckerman dans le Jerusalem Post ("US Jews leading Darfur rally planning," April 27, 2006). Les faits y parlent pour eux-mêmes.

  • permalien DM :
    23 mars @23h53 « »

    Tout arrive, une fois n’est pas coutume, je suis d’accord avec un certain nombre de vos constatations historiques. Evidemment, c’est pour mieux dénier le droit des Juifs à s’autodéterminer, mais tout de même, ne boudons pas notre plaisir ...

    Maintenant, si l’on ajoute à vos arguments ...

    a) que la détestation des Juifs existait avant l’opération de Gaza ( et même avant Israel ....) b) que l’ on passe par pertes et profits le fait que les Arabes ont expulsé un bon million de "leurs" Juifs c) que les Palestiniens ont été il n’y a pas si longtemps massacrés par centaines au Liban à Nahr el Bared (sans que l’"on" s’en émeuve outre mesure)

    ...vous me permettrez d’en tirer toutefois des conclusions bien différentes :

    1) Ce conflit fait l’objet d’une instrumentalisation à de multiples niveaux : dans les pays Arabes, il sert de dénominateur minimal, à la fois à usage interne et externe , pour des pays instables qui se haïssent cordialement (que serait la Syrie sans le mythe du Golan ?, quel point commun entre l’Arabie Saoudite et l’Iran ?) -sans compter que pour la presse, c’est du pain béni (oups, désolé)

    2) Il résonne dans nos consciences occidentales comme la mauvaise conscience de nos crimes coloniaux, et d’aucuns (par exemple au Diplo ?) sont tentés de corseter toute cette histoire pour la lire uniquement à travers la grille de lecture post-coloniale, ce qui fait évidemment l’impasse sur bon nombre d’aspects du problème, comme par exemple le lien particulier des Juifs -ou des autres- avec ce lopin de terre.( Ca me rappelle un peu ces gens qui veulent expliquer l’autisme par la psychanalyse ...)

    3) Vous en conviendrez, l’expression de l’influence du "Lobby Juif" -assez présente dans vos colonnes- n’est qu’un N plus unième avatar de la vision conspirationiste de l’Histoire (comme il existe une vision de type lutte des classes), avec le rôle caché des Francs Maçons, des Illuminati, de l’Opus Dei , du Mossad, de la CIA et tutti quanti. Parmi les récents convertis, on trouve un certain Thierry M.

    4) L’antisionisme d’aujourd’hui n’est que la forme moderne de l’antisémitisme. On dénie aujourd’hui le droit à Israel d’avoir un état, comme auparavant on déniait aux Juifs le droit d’être citoyens (quand on les laissait vivre)

    5) Il est illusoire de vouloir faire vivre ensemble deux peuples qui existent dans deux espace-temps différents. Une seule solution, la séparation, et vite. Si les Palestiniens ne le réalisent pas vite fait (le Fatah commence, semble-t-il) je ne donne pas bien cher de leur rêve de Nation .

    6) Il est dans ce contexte miné bien difficile de dire que CE gouvernement israélien est un ramassis d’incapables, qui porte la lourde responsabilité d’avoir mené au moins deux guerres où les morts n’auront servi à rien.

    NB : Je n’aime pas Badiou, et le titre auquel vous faites référence est très largement nauséabond.

  • permalien Ghada El Yafi :
    24 mars @00h14 « »

    A M. Gresh Point de vue d’une citoyenne arabe : Article : "Ou va donc ce monde"

    Où va donc ce monde ?

    Le 12 janvier 2009

    Il ne s’agit pas d’Israël, il ne s’agit pas des Etats-Unis d’Amérique, il ne s’agit pas de l’Europe ou du monde qui se dit « moderne », « civilisé », « démocratique ». Il s’agit aujourd’hui de la connivence de ceux qui gouvernent tous ces pays, tous ces peuples au nom de la démocratie, des Droits de l’Homme, de la modernité, autant d’alibis pour masquer leurs buts véritables.

    Ne voyons-nous pas que pour réussir aux élections, ils tuent, font des guerres ; pour être élus, ils mentent, font de la propagande, ils paient à des sociétés de publicité des millions pour améliorer leur image, ainsi, un criminel de guerre devient-il « l’homme de la paix ». D’autres inventent des mensonges pour envahir des pays et devenir maîtres de leurs richesses. D’autres préparent des scénarii de terreur qu’ils exécutent ou non mais qu’ils attribuent ou tentent d’attribuer à leurs ennemis.

    Pour cela, ils savent utiliser la presse, dont certains membres, au lieu de rester professionnels et se contenter d’informer, se rendent complices dans la désinformation ou dans une vérité partielle et donc inadéquate qui n’a d’autre but que d’orienter l’esprit du public sans lui laisser un choix.

    La création de l’Etat d’Israël en Palestine n’avait pas pour but de rendre service à la population juive. Celle-ci y vivait tranquillement tout comme elle vivait dans les autres pays arabes, sans problèmes d’origine ethnique ou confessionnelle. Le problème juif n’existait alors, qu’en Europe.

    L’implantation d’Israël au milieu des pays arabes, après les découpages de Sykes-Picot, n’avait d’autre but que de planter un corps étranger dans ce milieu pour empêcher l’unité arabe, unité et complémentarité. Tout comme, au préalable, l’idée de la création du petit Liban, pour soi-disant protéger les minorités maronites, (alors que la France avait déjà adopté la laïcité depuis 1905 !) pas plus menacées d’ailleurs que d’autres groupes dans un contexte peu démocratique dans toute la région ; en réalité c’était une tentative pour attirer les chrétiens du monde arabe, et à travers eux, faire échouer l’hypothèse d’une unité arabe en les distinguant de leur environnement, suggérant surtout que les musulmans ne tolèrent pas parmi eux d’autres religions, incitant ainsi à leur faire oublier 1430 années d’histoire. Le découpage du petit Liban, tel que prévu initialement, n’étant pas viable a donc été remplacé par le grand Liban, dans l’espoir qu’avec le temps, tous les chrétiens du Moyen-Orient s’y concentreraient et progressivement élimineraient les musulmans qui y sont encore. A suivre

  • permalien Ghada El Yafi :
    24 mars @00h18 « »

    Ou va donc ce monde : suite

    La guerre de 1975-1989 soigneusement préparée pas Kissinger, n’avait d’autre but que celui d’en faire un foyer chrétien qui justifierait la création d’un foyer juif, lequel aurait un rôle de suprématie dans la région, et serait un outil pour dominer et gérer les richesses de tout le Moyen-Orient. Ce projet n’a pas fonctionné au Liban : Ni la guerre, ni les efforts pour naturaliser le plus grand nombre de chrétiens possibles n’ont abouti au résultat escompté ; l’évolution démographique s’est chargée de faire échouer ce plan ainsi que le sentiment d’appartenance arabe d’une grande partie des chrétiens. Comme déjà signalée plus haut, l’implantation d’Israël en Palestine n’avait pas d’autre but : installer un corps étranger au milieu des pays arabes afin de combattre l’idée même de son unité laquelle, si elle avait lieu, pourrait en faire une grande puissance, grâce à sa complémentarité et sa suffisance économique. L’occident n’aurait plus pu disposer des richesses du Moyen-Orient comme bon lui semble ; Les Etats-Unis, par exemple, n’auraient pu faire baisser le prix du baril de pétrole de 140$ à moins de 40$ en quelques jours dans le but de faire supporter aux arabes les conséquences de la faillite de leur économie causée par leur appétit de gain illimité. L’idée d’implanter Israël en Palestine était largement facilitée par le sort que les européens avaient fait subir aux juifs pendant la seconde guerre mondiale. Pour expier leurs péchés ils ont aidé à la création d’Israël et la France, pour mieux faire, leur a transmis secrètement la technologie nucléaire. L’Occident s’efforce aujourd’hui de le faire accepter comme un pays exclusivement juif, améliorant ainsi ses performances.

    On comprend mieux pourquoi cette connivence de l’Occident ou du monde dit « démocratique » ou « moderne » avec l’Etat d’Israël, pourquoi la politique des deux poids , deux mesures, pourquoi les vetos américain contre toute condamnation d’Israël, pourquoi l’Occident ferme les yeux sur la colonisation rampante dans les terres palestiniennes et le nettoyage ethnique, qu’Israël n’a cessé de perpétrer depuis sa création et dont le dernier en date et qui ne laisse aucun doute aux yeux du monde entier, est cette dernière guerre terriblement meurtrière sur Gaza…N’importe quel pays qui aurait agi comme Israël dans des circonstances identiques, aurait soulevé des protestations internationales, crié au scandale, remué ciel et terre jusqu’à la sanction méritée !

  • permalien FAOUZI ELMIR :
    24 mars @00h26 « »

    Etant un lecteur assidu du monde diplo, car il ne reste en france que ce mensuel pour nourrir nos esprits ankylosés par la propagande politique, je considère Alain Gresh comme le meilleur analyste et fin connaisseur du Moyen Orient. je publie moi-même des articles sur des blogs et des sites amis, mais pas encore dans le monde diplo, et le retour aux analyses de Gresh s’avère une nécessité et un impératif méthologique pour tous ceux qui veulent nourrir leurs réflexions sur le conflit du Moyen Orient. Grand Merci à Gresh et surtout au monde diplomatique.

  • permalien Grasanbreu :
    24 mars @01h14 « »

    On peut essayer possibilités infinites pour trouver une solution juste pour ce probleme mais aucune solution peut eliminer la raison de ce conflit : Israel est un pouvoir occidental geographicament installé dans un territoire oriental ou la puissance israelienne est consideré offensive, et meme la cause d’une envie violente. Apres tellement d’annees en reflechissant sur ce probleme je trouve que la seule solution est pour Israel s’installé dans les monde auquel il appartient : L’Amerique du Nord.

  • permalien L.B :
    24 mars @04h17 « »

    @ Alain Gresh

    "Durant des siecles,les noms de Jerusalem,bethleem,Hebron ont resonne dans la memoire des fideles des 3 grandes religions momotheistes"

    www.danielpipes.org. un article interessant sur la revendication des Musulmans sur Jerusalem.

    Et d’autres articles qui pourraient vous aider a mieux vous documenter sur le conflit au Moyen-Orient. Bonne lecture !

  • permalien M. R. :
    24 mars @06h38 « »

    « guerre contre le Hezbollah » ? ou invasion du Liban ?

  • permalien hnk :
    24 mars @07h44 « »

    @ "L.B."

    Daniel Pipes est un activiste d’extrême droite.

  • permalien Laurent :
    24 mars @08h00 « »

    Un immense merci à Alain Gresh de clarifier ainsi la situation d’Israël et de la Palestine. Laurent

  • permalien Ph. Arnaud :
    24 mars @08h19 « »

    @ DM

    L’assimilation de la critique d’Israël à l’antisémitisme est un argument spécieux : ce ne sont pas des juifs qui se sont installés entre Méditerranée et Jourdain dans la première moitié du XXe siècle mais des Européens de religion juive, nuance…

    Le conflit actuel a bien une structure coloniale : une population venue d’ailleurs, au niveau de vie supérieur à celui des indigènes, disposant de droits civils et civiques supérieurs auxdits indigènes, exerçant sur ceux-ci une domination économique, et dont l’essentiel des liens économiques, culturels, politiques et militaires se fait non avec les voisins mais avec des pays lointains…

  • permalien une bille :
    24 mars @08h39 « »

    Une question qui ne manque pas de piquant. Tout le monde sait que lorsqu’une tique saute sur un chien, vu de la tique, le parasite c’est le chien.

    La réponse d’un grand humaniste : Résoudre le « problème palestinien » par Daniel Pipes

  • permalien Nathan :
    24 mars @09h30 « »

    Il est intéressant de constater une fois de plus que la publication d’un article de M. Gresh, lequel résume assez fidèlement la situation au M-O, est immédiatement "islamo-gauchi" par le petit groupe de commentateurs attitrés.

    Orangerouge vante la valeur émancipatrice de la religion (musulmane) et la compare à la contribution du catholicisme dans la libération de la Pologne du joug communiste. Qu’elle cite un seul gouvernement islamiste n’ayant pas pris le pouvoir par la force ou qui l’ait abandonné démocratiquement.

    K. donne également son aval aux partis islamistes ou islamisants car ils auraient pour mérite de lutter contre la corruption et d’instaurer ce qu’il appelle une "bonne gouvernance". L’islamisme serait paraît-il juste un "épouvantail", un fantasme créé de toutes pièces par l’Occident. Bref, c’est le paradis avec ou sans vierges comme on peut le constater en Iran, dans l’Afghanistan ou le Pakistan des Talibans, au Soudan, en Somalie etc

    Paul trouve encore M. Gresh "trop sioniste" et accuse Ben Gourion de n’avoir pas fait assez pour sauver les juifs européens pendant la guerre en oubliant au passage que les nazis occupaient l’Europe et qu’il n’y avait que 400.000 juifs en Palestine. Il est vrai qu’un zeste de diabolisation ne fait jamais de tort.

    Ahmad et Tête d’épingle prédisent non sans gourmandise la disparition de l’Etat d’Israël dans 15 ou 20 ans. Il y a un petit débat entre eux sur la date exacte.

    Grasanbreu conseille aux juifs Israéliens de faire leurs valises et de s’installer aux Etats-Unis.

    Ph. Arnaud, qui défend le principe d’une "terre musulmane", ne voit dans le sionisme que son aspect colonisateur.

    Bref, une journée comme les autres sur ce blog...

  • permalien PS :
    24 mars @09h52 « »

    Tiens tiens. Subitement, un des arguments massue des criminels de guerre israéliens ne semble plus faire recette. Ca avait pourtant l’air si pratique pour justifier le carnage et le génocide de la population palestinienne. Après tout, le hamas utilisait des civils comme bouclier humain, non ?

  • permalien Ph. Arnaud :
    24 mars @10h21 « »

    A Nathan

    L’attitude des contempteurs de la Palestine me rappelle celle des antidreyfusards au début du siècle dernier. Au moins de quatre façons :

    D’abord, la volonté de passer la victime par pertes et profits : que le capitaine Dreyfus eût ou non été innocent (et même s’il l’était) importait peu eu égard au salut de la France, incarné par l’armée. Alfred Dreyfus n’était pas la première (ni la dernière victime) de l’histoire. Avec le temps, ses proches s’y feraient. Ici, c’est la même chose : les Palestiniens sont peut-être victimes, mais ils ne sont pas les premiers (ni les derniers). La conquête est la dure loi des hommes, mais c’est comme ça, avec le temps, ils s’y feront…

    De même qu’au temps de l’Affaire Dreyfus, il ne fallait pas toucher à l’Armée, car c’est elle qui « nous » protégeait d’un retour offensif du Boche (ennemi n° 1). Aujourd’hui, il ne faut pas toucher à Israël car c’est le pays en première ligne du combat contre l’islamisme et le terrorisme (ennemi n° 1). Israël et son armée « nous » défendent contre les Barbares, comme l’Armée française « nous » défendait contre l’Allemand barbare.

    Puis la tentative de diaboliser la victime, de la faire complice de l’ennemi. Dreyfus est un Alsacien (presque un Boche), c’est un juif (donc il n’a pas de patrie), il a vraiment transmis des renseignements sur le canon de 75 et a été payé par Schwarzkoppen, etc. Ici, les Palestiniens sont des squatters de la Terre d’Israël, ils n’ont pas de patrie, ils ont été incapables de mettre le pays en culture, juste d’y pousser leurs troupeaux de moutons étiques alors que « les-juifs-en-soixante-ans-ont-transformé-le-désert-en-jardin ». Dans l’un comme l’autre cas, le nomade est opposé au sédentaire (au début du siècle, le juif apatride et cosmopolite contre le Français – de Barrès, de Déroulède - enraciné dans la terre nourricière).

    Puis l’essai de transformer les soutiens de la victime en traîtres, en destructeurs de la cohésion et des valeurs. Au début du siècle, c’étaient tous les intellectuels, journalistes et politiques qui s’en prenaient à l’Armée, à l’Eglise, à la Justice, à la Tradition pour mieux préparer le terrain à la subversion (et susciter une déliquescence qui faciliterait la percée allemande). Aujourd’hui, ce sont tous les complices des islamistes, les gauchistes, les altermondialistes, les communistes, les Cinquièmes colonnes, qui préparent l’invasion de la France, sa dhimmitude, la fin de la laïcité et la soumission à l’islamisme.

  • permalien FAOUZI ELMIR :
    24 mars @10h33 « »

    REPONSE A PS

    S’il y avait une vraie justice internationale, il y aurait eu depuis bien longtemps un tribunal pénal international pour juger les crimes de l’Etat sioniste depuis sa création par les puissances ocidentales depuis 60 ans. Car il est bien connu, les criminels et les assassins reviennent sans cesse sur leur de crime et d’assassinat. conclusion logique : si les armes de destruction massive ont tué des gazaouis et des libanais, c’est parce que la justice internationale est à géométrie variable. je publie aujourd’hui même sur mes blogs "DE LA JUSTICE INTERNATIONALE, Parlons-en"

  • permalien Wamseru :
    24 mars @10h35 « »

    Je crois que les évènements survenus en Europe au XXè siècle, ont donné à l’occident un complexe de culpabilisé tel, qu’il se sent anesthésié dès qu’il s’agit d’Israël. Tant que les israëliens se sentiront appuyés par l’occident, ils continueront à défier l’opinion internationale. Aussi,la politique de deux poids deux mesures de l’occident ne peut qu’exacerber le peuple palestinien et le pousser à des violences désespérées. Aujourd’hui, c’est la droite israëlienne, celle là même qui dénie aux palestiniens un état qui a le pouvoir. Pourquoi l’ocident ne refuserait pas tout contact avec ce gouvernement comme il refuse de nègocier avec le hamas qui est pourtant l’émanation du peuple palestinien ? Israël a refusé toutes les résolutions des nations unies qui n’allaient pas dans le sens de ses intérêts nationaux. Il n’y a jamais eu d’embargo ni de sanctions contre lui.

    L’occident devrait comprendre:pour qu’il soit cédible, il faut qu’il cesse d’être à la fois juge et partie.Israël devrait aussi comprendre qu’une Palestine démocratique ne pourrait être que son alliée dans cet environement de rois et princes dont l’objectif principal a toujours été et demeure le bâillonnement de leurs peuples.

  • permalien Nathan :
    24 mars @10h40 « »

    @ Ph. Arnaud

    Vous extrapolez. Je n’ai jamais parlé de la France livrée aux barbares ou que sais-je... En revanche, je me demande ce qu’est devenue la gauche laïque, représentée ici par Alain Gresh. Pourquoi est-elle prise en otage par des gens qui ne sont pas laïques du tout ? Pourquoi se soumet-elle à des gens qui ne partagent pas ses valeurs, je le rappelle, conquises de haute lutte depuis la révolution française ? Pourquoi, au nom de la lutte anti-colonialiste et anti-impérialiste, se rend-t-elle complice, fut-ce par son silence, avec des régimes dictatoriaux ? Comment en vient-on sur un site de gauche à parler de "terre musulmane" comme le ferait un islamiste sans que cela ne suscite la moindre objection ? Que la gauche critique la politique israélienne et qu’elle soutienne la cause du peuple palestinien, je le comprends parfaitement. Mais faut-il pour autant trouver je ne sais quels charmes à Assad, Ahmadinejad, Saddam, Boutef, j’en passe et des pires ? Voilà ma question.

  • permalien Yvan :
    24 mars @11h25 « »
    De quoi la Palestine est-elle le nom ?
    La marche israélienne, autorisée jeudi dernier par la police, devait être conduite par trois figures de l’extrême droite : Baruch Marzel, Itamar ben Gvir et le député Michael Ben Ari. Ils entendaient exercer leur droit "démocratique" de manifester n’importe où en territoire israélien, alors que les Arabes israéliens sont accusés par l’extrême droite israélienne d’être des "traîtres" qui soutiennent les Palestiniens contre l’Etat dont ils sont citoyens.
    Israël : des manifestants s’opposent à une marche de l’extrême droite à Oum el-Fahem
  • permalien Tête d’épingle :
    24 mars @11h54 « »

    Nathan. L’Etat d’Israël est l’Etat le plus artificiel qui soit. Il n’a pas même pas d’histoire, ou plutôt, son histoire se trouve partout sauf en Israël. Prédire la fin d’une aberration pareille n’a rien de scandaleux, Israël et les juifs font deux.

    Je ne suis pas homme à me laisser emporter par la gourmandise. Si je l’étais, je supporterais la solution des Deux Etats, espérerait la fin de ces rapports hostiles aux M-O, et attendrait un "nouvel Israël" qui vivrait en harmonie avec ses pays voisins, un pays réellement oriental qui aurait une bonne influence sur la zone.

    Mais ce genre d’optimiste niais n’est pas très utile.

  • permalien Yann :
    24 mars @12h16 « »

    @ M. Gresh,

    J’aimerais savoir pourquoi le texte de Gilad Atzmon (War On Terror Within : The End of Jewish History) a été censuré.

    Merci beaucoup.

    @ Emy Nona

    29 novembre 1947 : plan de partage de la Palestine

    Vous êtes vraiment forte ! Quelle culture !

  • permalien Orangerouge :
    24 mars @12h27 « »
    Complexe de culpabilité vraiment ?

    à Wamseru

    Je pense que le complexe de culpabilité européen ou occidental envers les juifs a bon dos pour expliquer qu’Israël ait tous les droits et puisse massacrer en toute impunité.

    Pourquoi l’Europe et l’occident n’ont-ils pas de complexe de culpabilité envers les gitans, si mal considérés chez nous, et qui furent des victimes des nazis ?

    Personnellement j’ai la conviction que le statut si privilégié d’Israël tient à des raisons économiques et, même si je n’en ai pas de preuves tangibles, à de la corruption (dont les formes, on le sait,peuvent être diverses)

  • permalien PS :
    24 mars @12h29 « »

    Après les soldats (ou accessoirement les tanks) israéliens qui utilisent des enfants palestiniens comme boucliers humains, la confirmation officielle que les ambulances (ou n’importe quel autre type de secours) constituent une cible légitime pour l’armée de "la seule démocratie du Moyen-Orient". Ne seront étonnés que ceux qui avaient choisis les média traditionnels pour s’informer.

  • permalien Mehmet Alparslan SAYGIN :
    24 mars @13h00 « »
    Pour parfaire le symbole des trois religions monothéistes

    Monsieur Gresh,

    Merci pour cet article circonstancié et de qualité.

    Un petit ajout néanmoins, afin de parfaire le symbole que vous mettez en avant de la présence des trois religions monothéistes sur les terres de Palestine : il y a aussi le voyage initiatique entrepris par le Prophète Muhammad durant la nuit de Miraj (de La Mecque à Jérusalem), "voyage nocturne" qui est commémoré chaque année par la communauté musulmane.

    Bien à vous.

  • permalien Ph. Arnaud :
    24 mars @16h05 « »

    @ Nathan

    Je ne m’adressais pas spécialement à vous. Cet état d’esprit est fréquent sur nombre de sites français non seulement pro Israël, mais carrément pro Likoud, voire pro Lieberman. J’ajoute que ces sites (ou les auteurs qui y écrivent) ne sont souvent pas juifs. Par exemple Guy Millière ou Michel Garroté, parmi les plus fanatiques…

    La gauche française (laquelle ?) n’est pas prise en otage par les islamistes ! Elle ne fait que constater ce qui est : les Occidentaux, pour contrer les nationalismes arabes comme l’influence de l’URSS et des communistes, ont systématiquement appuyé les régimes musulmans les plus réactionnaires et les religieux les plus rétrogrades. Ils ont fini par gagner : il n’y a plus de « danger communiste » et presque tous les régimes musulmans, autoritaires ou dictatoriaux, mangent dans la main des Occidentaux. Il ne reste plus, pour incarner la résistance, que ceux que ces Occidentaux avaient instrumentalisés sans vergogne…

    Les Israéliens ont systématiquement détruit l’autorité d’Arafat et de l’OLP, ont tout fait pour le marginaliser, l’humilier et l’abaisser et on s’étonne que le Hamas ait percé ?

    Vous mélangez tout, les islamistes et le reste : autant que je sache, les régimes égyptien, tunisien, marocain ou algérien (ou le défunt régime de Saddam Hussein) ne sont pas amis des islamistes. Ils les ont même combattus férocement, en frappant n’importe qui et n’importe comment, avec la bénédiction des Occidentaux, pour qui tout est bon contre ce « danger ». Y compris d’endurer, en Algérie, une atroce guerre civile et 200 000 morts…

    Quant à la notion de terre musulmane, elle a été entérinée par les Occidentaux eux-mêmes par leur politique. Elle l’a été dès le début des croisades lorsque, quelques décennies après la prise de Jérusalem, ils ont témoigné de moins en moins d’entrain à se battre pour un territoire qui, pour eux, ne présentait aucun intérêt vital. Et, si la reconquête de l’Espagne a encore duré près de deux siècles, mais ne s’est pas prolongée au-delà du détroit de Gibraltar, nul ne s’est mobilisé pour empêcher la chute de l’empire byzantin. Et si, en 1918, l’empire ottoman s’est écroulé, les alliés n’ont pas non plus aidé la Grèce à conserver les territoires qu’elle avait arrachés à la Turquie et que Mustapha Kemal lui a repris. Par ailleurs, Français aussi bien qu’Espagnols, Italiens ou Britanniques se sont retirés des territoires qu’ils occupaient dans le nord de l’Afrique.

  • permalien
    24 mars @16h19 « »

    No, tout le monde, meme les ISRAILIENNES doivent etre rappeles les impératifs moraux quand ils les ouvlient. Et avec plus d’raison ca ne va pas bien qu’ils les oublient parce ils dissent de les avoir souffri. (pardon, mon francaise).

  • permalien
    24 mars @16h21 « »

    Oum el Fahm : l’épuration ethnique qui reprend,aujourd’hui, pour faire pression sur les Palestiniens restés dans la Palestine Historique afin qu’ils partent vers les territoires occupés : le programme de l’exême droite fasciste est en cours....

  • permalien Anid :
    24 mars @17h17 « »

    Pourquoi la palestine est-elle le nom ?

    Ce n’est pas parce qu’elle est au coeur du Monde Arabe. Ce n’est pas parce que l’histoire a un rapport avec la religion ou les religions. Ce n’est pas parce qu’il y a un conflit qui dure depuis longtemps. La palestine est le nom parce qu’elle condense toutes les formes de l’injustice dans le monde : Vol organisé des terres, occupation des teritoires par des forces armées ou surarmées de l’Etat d’Israel, soutenu par la plus grande puissance planétaire, à savoir les usa. De surcroit, cet Etat mis en place en 1948 est le produit de la plus grande escroquerie politique et diplomatique dans l’histoire d’après 1945. Le pire est que cet Etat est abonné à des injustices sans se faire des soucis ou du moindre reflexe sur les fondements de son existence : Une idéologie en pleine crise, le sionisme, une institution monstrueuse, l’armée et le pseudo modèle du développement, le kiboutz. Pour faire plus mal dans la région et aux israeliens anciens et nouveaux qui arrivent pour coloniser et recoloniser, cet Etat a développé un état psychologique qui n’existe nul part ailleurs : La peur de ne pas avoir peur. Son problème réside dans son horizon fermé agravé par un mur qui l’encercle. C’est un modèle d’enfermement psychologique et sociologique.

  • permalien Charles Martel :
    24 mars @18h01 « »

    Tiens, je viens d’être censuré en moins de 30mn, record battu !

  • permalien aldo :
    24 mars @18h26 « »

    à Nathan : courage, courage...

  • permalien
    24 mars @19h07 « »

    Le Guardian publie, lundi 23 mars, sur son site Internet une longue enquête sur les actions de l’armée israélienne lors du conflit de vingt-trois jours qui l’a opposée au Hamas en début d’année. Selon le journal britannique, Tsahal se serait rendue coupable de plusieurs crimes de guerre. Les deux journalistes ont enquêté pendant un mois dans la bande de Gaza. Ils ont notamment tourné plusieurs vidéos qui sont publiées en complément de leur article.

    L’article sur le site "lemonde.fr"

  • permalien Ariel :
    24 mars @19h07 « »
    Faut-il vraiment cohabiter ?

    Vous évoquez en conclusion de votre article trois solutions : Partage séparatiste (2 états, 2 territoires, 2 peuples) Cohabitation (2 états, un territoire, 2 peuples) Mélange (un état, un territoire, un peuple).

    Vos deux dernières solutions semblent très généreuses, mais elles sont extraordinairement irrespectueuses du droit des peuples à l’autodétermination.

    Nombreux sont ceux qui ont évoqué, dans des termes plus ou moins nauséabonds, le caractère "musulman" des terres comprises entre la Turquie et le Maroc. Cette position, contient un ferment de racisme inouïe.

    Il n’y a pas de différence entre une terre "occidentale", ou "musulmane". Il n’y a que des différences de culture, et de gestion du pouvoir. Les pays sous influence musulmane ont une relation avec la démocratie très conflictuelle, et en sont restés à une notion théocratique du pouvoir.

    Certaines théocraties ont adopté une gestion du pouvoir respectueuse des minorités et des dissidences. D’autres en sont restés à un médiévalisme terrorisant. D’autres encore alternent le populisme et le despotisme. Mais aucun de ces régimes ne mérite encore l’adjectif "démocratique".

    En revanche, côté Occident, même si nous avons encore des progrès à faire, la civilisation s’est orientée depuis des millénaires vers un partage du pouvoir par le plus grand nombre. Que l’on soit en face d’une monarchie constitutionnelle comme la Grande Bretagne, d’une République comme la France, ... ces pays portent dans leur gènes l’idée de démocratie. Les rois, les régimes, sont tombés au seul profit du "peuple", dans son seul intérêt.

    L’Occident Chrétien, héritier de la République Romaine, née des Citées grecques, bref cet héritage politique a toujours recherché le bien commun. IL y a eu des épisodes d’ostracisme, de tyrannie, de despotisme, mais ces épisodes sont des accidents de l’Histoire.

    Le sens de l’Histoire, au nord de la Méditerrannée, est toujours allé vers la recherche de la Liberté. Le djihad de l’occident, c’est la Liberté.

    Au nom de cette liberté, il faut reconnaître à Israël le droit d’exister. Et d’exister indépendanmment de ses voisins. Nonobstant leur inimitié.

    Réciproquement, il faut reconnaître au peuple Palestinien, fraîchement fabriqué, d’exister également.

    Que chacun soit libre d’exister dans les limites que l’Histoire accepte de lui attribuer. N’obligeons pas les Palestiniens et les Israéliens à partager le même terrain. C’est le meilleur moyen de perpétuer le contentieux.

    Au contraire, que chacun se développe librement. Que la compétition, de militaire, devienne économique. Que des équipes se créent, et que les affrontements sanglants cèdent le pas à des affrontements olympiques, économiques, politiques, scientifiques, culturels...

    Du développement économique jaillira une paix durable entre deux peuples qui n’ont rien en commun bien qu’ils ne soient pas si différents.

  • permalien Yann :
    24 mars @19h15 « »

    @ Ariel,

    Que d’âneries en si peu de lignes !

    Médaille d’or assurée...

  • permalien JW :
    24 mars @19h29 « »
    Une sécurité que nous chérissons

    Ce qui me fait bien marrer avec tous les "objecteurs de conscience" de ce forum, ceux qui ne trouvent pas de mots assez dures pour condamner "la plus cruelle des injustices", c’est qu’une fois leur ordi éteint et leur belle raison humaniste bien lubrifiée à travers l’acte d’indignation, ils peuvent de nouveau glisser sans accroc dans un système où "participer" est aussi "accepter", voire "collaborer", sans se rebiffer le moindrement. Pour eux, le "rebiffement" est un petit plaisir à entretenir en feuilletant les pages du "diplo". C’est de la pure complaisance. Rien de moins qu’un prétexte pour s’aimer plus en s’auto-contemplant dans notre héroïsme moral de salon. La Palestine ne demeurera toujours pour ceux-ci qu’une série de lettes noires sur fond blanc, jamais un sol à fouller, puisque pour ça il faut se salir, quitter le petit nid douillet auquel on tient tant, quitter la sécurité ontologique que leur procurer LE système, CE système, NOTRE système. À défaut d’écrire l’Histoire, ils préfèrent la lire. D’ailleurs leurs poils s’hérissent dès que vient le temps d’agir. L’action ne demeure ainsi qu’un sujet de conversation de plus, à partager après une bonne lecture du "diplo", en attendant le numéro suivant.

  • permalien Tête d’épingle :
    24 mars @19h40 « »

    Heureusement que nous autres, êtres civilisés, sommes là pour éclairer l’Humanité de notre "démocratie"... Les obscurantistes-théocratiques-islamistes ont le sadisme profondément incorporé en eux, ils ont peut-être fait un pacte avec le fantôme d’Hitler si ça se trouve...

    Puis pour notre grande démocratie, on se rappellera de l’affaire Bruno Guigue, limogé parce qu’il n’a fait que rappeler quelques comportements prouvés depuis belle lurette de l’armée israélienne. De l’autre côté, on a l’affaire Redeker... courageux philosophe dont la définition de la beauté lui est dictée par ses parties génitales...

    Je suis un profond démocrate, et c’est pour ça que votre philosophie "démocratique" me donne envie de gerber. Quel plus grand défenseur de la Liberté que celui qui n’autorise pas les opinions "portant atteinte à cette valeur" ? On se croirait revenu sur les études des institutions des "démocraties populaires". Ce mot semble être maudit. Cocasse.

  • permalien Tête d’épingle :
    24 mars @19h42 « »

    JW, avant que le mirador du coin ne vous censure, dites-nous ce que vous proposez.

    Vous soulevez un problème interessant.

  • permalien oum mériem :
    24 mars @20h21 « »

    Permettez -moi de répondre à ce titre et vous dire que la Palestine est le nom d’un peuple qui lutte pour sa terre,la palestine est le nom du crime commis par les états occidentaux à l’encontre des juifs et par le quel ils cherchent à se faire pardonner.La palestine, pour les occidentaux est le rachat de leur conscience,de leur crime. Mais que feront-ils pour se faire pardonner des massacres faits par les juifs et bennis, voir encouragés par les états européens, usa et mêmes des chefs d’états arabes. Heureusement qu’il existe des esprits libres pour faire éclater la vérité, et empêcher que l’histoire ne soit pas volée comme la terre. Merci Mr pour votre article.

  • permalien Eddy :
    24 mars @20h55 « »

    La Palestine est le nom d’une terre qui était légitimement majoritairement occupée par des gens de culture arabe en 1947 qui ne pratiquaient pas une des versions du judaïsme.

    Eux seuls, par un référendum, selon les règles internationales auraient eu le droit d’offrir une partie de leur terre à des étrangers qui avaient probablement moins de sang « juif » qu’eux dans les veines.

    Pour autant qu’il a lieu de penser que les Palestiniens sont essentiellement des descendants de Juifs et autres qui ont été plus ou moins contraints de se convertir à l’Islam initial avant ses scissions au VII° siècle. Sans oublier des enfants de croisés et autres « Poulains ».

    Mais qui sait ici ce que sont les « Poulains » ?

    Il est impossible à un sioniste suffisamment cultivés de fournir et développer honnêtement un seul argument justifiant la création de l’entité sioniste. D’autant plus que les propres écrits de Ben Gourion et quelques autres sionistes lui donneront tort

    En fait, résolution 181 ou pas, Ben Gourion aurait créé son entité ; les sionistes dans leur ensemble ont largement continuer de démontrer depuis qu’ils n’ont aucune morale et que leur signature n’a pas de valeur comme ils le démontrèrent à l’occasion de la résolution 273 qui va bientôt avoir 60 ans.

    @ Emy. Tout de même un qui a trouvé cette grossière erreur de M. Gresh qui ne m’avait pas échappé non plus si ça peut vous consoler !!!

    @ Anastasie : vous êtes plus rapide pour censurer que pour corriger le texte du patron. ;-(

    @ Yann : une autre énigme. Il y a bizarrement une aussi énorme erreur dans la première page chaque fois réécrite pourtant des quatre éditions du "Partage avorté". Laquelle ?

  • permalien Chamil :
    24 mars @21h05 « »

    C’est une mauvaise équivalence de prendre le Vietnam comme précédent d’une lutte-symbole, à l’instar de ce que serait aujourd’hui la Palestine.

    Rappelons que les communistes vietnamiens ont fait régner la terreur et instauré une dictature sanguinaire, là où le Hamas a gagné des élections - comme l’OLP avant- et que la société palestinienne est certainement la plus démocratique du monde arabe, Liban exclu.

    D’autre part, une partie non négligeable des vietnamiens étaient anti-communistes : la taille de la diaspora vietnamienne et les boat people n’auront jamais d’équivalent, même avec les traîtres du Fatah qui "fuient" vers les bantoustants cisjordaniens qu’ils cogèrent avec Tsahal.

    Indéniablement, la lutte palestinienne est symbolique. Elle montre l’hypocrisie d’un Occident qui défend la "civilisation" et les "lumières" tout en soutenant les dictateurs du monde arabe contre la volonté des peuples de la région. Elle souligne l’hypocrisie mémorielle d’une Europe responsable d’un génocide dont les palestiniens ne sont pas responsables, et d’un Etat israélien qui utilise la Shoah jusqu’à justifier un gouvernement d’extrême droite raciste.

  • permalien Yann :
    24 mars @21h23 « »

    @ Eddy,

    Allez-y. Je donne ma langue au chat. Etalez donc ici votre culture. Ajoutez aussi l’explication de "Poulains". Je mourrai moins idiot.

    Cordialement,

  • permalien Nathan :
    24 mars @21h30 « »

    Pour Tête d’épingle 19h40, qui a peut-être oublié quelques-unes des conquêtes démocratiques acquises de haute lutte depuis la révolution française jusqu’à nos jours...

    - Egalité en droit de tous les citoyens, quels que soient leur origine, ethnie, religion, sexe etc
    - Egalité de l’homme et de la femme
    - Liberté d’expression et d’association
    - Liberté de culte
    - Elections libres et démocratiques : un homme, une voix
    - Respect des minorités politiques, communautaires, sexuelles
    - Droit de grève
    - Justice pour tous
    - Education pour tous
    - Séparation de l’Eglise et de l’Etat
    - Principe de neutralité laïque
    - Séparation des pouvoirs
    - Droit des femmes à disposer de leur corps
    - Distinction entre vérité expérimentale et vérité révélée

    Et dire qu’il faut rappeler ça sur un site de gauche... Incroyable mais hélas, vrai !

  • permalien dik :
    24 mars @21h45 « »

    Merci M. Gresh pour cet article, en fait pour vos articles. C’est tellement rare, de nos jours, de lire des journalistes soucieux de la vérité historique, au risque de déplaire aux "puissants" ; la rareté ici n’est pas de journalistes, mais de courage. Longue vie à vous et au Monde diplomatique !

  • permalien Tête d’épingle :
    24 mars @21h47 « »

    Vous n’avez rien compris à mon message, il me semble, Nathan. Ce que je dénonce, c’est ceux qui exploitent l’attachement des gens à la démocratie pour imposer leurs idées personelles, un peu comme Brille-Babil expliquait aux autres animaux qu’ils devaient être d’accord, sinon quoi cela signifierait que ces derniers désireraient retourner au temps de Jones... L’hypocrisie est une des deux seules qualités humaines qui me dégoûte, et l’interêt que je porte à la démocratie rend le tout encore plus indigeste.

    Mais si vous préférez vous imaginer que je n’aime pas la démocratie et que je rêve d’une arrivée des talibans en France, ça me va. Au fond, je n’aime pas me fatiguer pour mener quelque chose dont l’utilité ne m’est pas apparente...

  • permalien
    24 mars @21h57 « »

    @ Nathan,

    Les conquêtes "démocratiques" conquises de haute lutte, c’était aussi :

    - Le Code de l’Indigénat

    - Le 1er et le 2ème collège pour les élections, c-ad : français = une voix, mais pas de voix pour les autochtones,

    - Le statut de citoyen pour les "pieds noirs" et le statut de "sujet" de la République pour les Autres, les autochtones.

    - les lois d’exception et les impôts"arabes"

    - La confusion des pouvoirs : l’administrateur civil représentait l’excécutif, le législatif et le judiciaire.

    - La main mise sur l’ Islam, contrôle des mosquées et nomination et contrôle des imams" ;

    Et la liste est longue...C’était la grande Démocratie Française appliquée dans des départements " français" d’Algérie...Israel fait pire.

    Il est normal de le rappeler sur un site de gauche, non ?

  • permalien Nathan :
    24 mars @22h31 « »

    @ Anonyme 21h57

    Il n’en reste pas moins que la France a renoncé à toutes ces lois discriminantes alors que les pays arabes/musulmans (et aussi Israël, je le reconnais volontiers) ne l’ont pas encore fait. Comme le disait bien Alain Finkielkraut, l’Occident a créé l’esclavage (dans sa version atlantique) mais il a aussi aboli l’esclavage, certains de ses penseurs estimant qu’il contrevenait au principe d’égalité et de dignité des êtres humains. Moi, j’accepte sans problème qu’on critique la politique israélienne au nom de notre conception des valeurs démocratiques mais pas au nom d’une conception religieuse (l’islam politique), qui dans bien des domaines, est opposée à ces valeurs. Si c’est pour remplacer un extrémisme national-religieux par un autre extrémisme national-religieux, le jeu n’en vaut pas la chandelle.

  • permalien Lou :
    24 mars @22h56 « »

    "L’eau, source de conflit entre Israël et les Palestiniens"

    Radio-Orient

    Un entretien de Maria Lafitte avec Georges Mutin, géographe, spécialiste du monde arabe et du problème de l’eau.

    Un entretien qui vaut pour ce qu’on y apprend (sauf pour ceux qui connaissent déjà tout sur cette question) , mais aussi pour le contraste des voix, la candeur du ton de celle de Maria Lafitte qui relance la robustesse de celle de Georges Mutin et le côté fausse ingénue de M.L. auquel répond le savoir spontané et plantureux de G.M.

  • permalien Murmure :
    25 mars @07h45 « »

    Lutter contre ces amalgames, contre toutes les formes de racisme, à l’encontre des juifs ou des Arabes, contre toute idée de « choc des civilisations », est l’un des enjeux des années à venir.

    Bien utopique et fantasmagorique, d’un côté des crimes abominables commis envers la dignité des vivants, intensifiés par les corps sans vies d’enfants inoffensifs .

    Et de l’autre des Arabes munis d’une arme bien dérisoire : Leur foi.

    Ils se défendent en mettant un terme à une vie sans demain.

    Quelle solution ? Israël et l’Égypte ont « consommé » 30 ans de paix, bien illusoire ! les deux peuples se méprisent, toujours, tout autant qu’en 67.

    La Turquie amie d’Israël l’a vilipendé à souhait.

    Pourquoi, j’ai cette impression que l’arabe et le musulman est prêt à pardonner à tout moment, à la condition qu’on lui reconnaisse le droit simplement de vivre en paix et libre de tout dictat.

    L’autre camp n’envisage aucune concession.

    Les israéliens ont voté en masse pour un gouvernement xénophobe et pugnace.

    La souffrance, vous fait plier, la puissance et l’impunité rendent la persécution plus douce et juste. Et occulte le pardon.

  • permalien une colombe :
    25 mars @08h00 « »

    Moi aussi je suis censuré ,motif j’ai demandé que l’on lise la CHARTE DU HAMAS (sur internet CHARTE DU HAMAS ) et que Monsieur Gresh la commente dans le monde ou le monde diplomatique.

  • permalien
    25 mars @08h19 « »
    Merci Lou

    .... pour cette référence

    Le problème de l’eau est effectivement une des raisons de parler systématiquement d’une "Palestine écologiquement et économiquement viable", car sans l’aspect écologique la Palestine historique n’est pas viable pour l’ensemble des Palestiniens

    Une réaction comme la vôtre réduit la stérilité moyenne des interventions et rentabilise le temps qu’on passe à suivre, "malgré tout" ce forum de plus en plus censuré.

  • permalien Alain Gresh :
    25 mars @09h13 « »

    Sur la censure et le Hamas

    Décidément, j’ai parfois l’impression de gérer le forum le plus censuré de France. Je renvoie à ce que j’ai écrit sur ce blog « sur la modération des forums ». Quant à la charte du Hamas, je renvoie aussi à l’article que j’ai publié sur cette organisation (« Qu’est-ce que le Hamas ? ») avec un lien direct au texte intégral de la Charte. Je rappelle aussi que, pendant 20 ans, Israël et les Etats-Unis ont refusé de dialoguer avec l’OLP à cause de sa Charte. A l’époque, la France avait refusé ce diktat et compris que l’on ne pouvait faire la paix sans parler aux protagonistes. C’est en 1974 que Giscard d’Estaing acceptait l’ouverture d’un bureau de l’OLP à Paris.

  • permalien Tête d’épingle :
    25 mars @10h27 « »

    Il semble en tout cas que Lieberman soit devenu une bénédiction pour les inconditionnels du "droit à la défense". A présent qu’Israël a obtenu son grand méchant d’extreme droite, tous les autres ont été blanchis d’un coup. Lieberman est devenu l’arbre qui cache la forêt, bien que comme d’habitude, les défenseurs de la toute fraiche thèse soient grossiers dans leurs explications.

    A croire que pour certains, la politique c’est comme les films américains. Tous les Méchants ne servent qu’à une chose : réveiller le démon de l’antisémitisme. Je ne nierais jamais qu’une telle chose existe, mais d’après ce que j’ai vu, ce sont les Gentils qui l’ont créé et qui le nourrissent.

  • permalien Zineddine :
    25 mars @10h37 « »

    Merci Monsieur Gresh pour votre article. Je vous considère comme un des meilleurs analystes de la question palestinienne. Pour revenir à votre article, je dirais tout simplememt que la seule solution à ce conflit est de rendre justice au plus vite au peulple palestinien "errant" : création d’un état dans le frontières de 1967. Et c’est dans l’intérêt de la peuple israélien que cela se fasse. Car le peulple palestinien n’a plus rien à perdre, puisqu’il a tout perdu !

  • permalien Orangerouge :
    25 mars @11h21 « »
    Quelle est la vraie nature des dirigeants des partis socialistes dans le monde ?

    L’Internationale socialiste est une organisation politique internationale qui regroupe la majeure partie des socialistes, sociaux-démocrates et travaillistes du monde. Elle est l’héritière directe de l’Internationale ouvrière socialiste. (Source : Wikipedia)

    L’Internationale socialiste comprend le Parti Travailliste israélien, dont Ehud Barak est le chef : Ehud Barak le grand organisateur des crimes de guerre qui viennent de se produire à Gaza.

    C’est quoi être socialiste ? Je pense que les militants de base sont des gens parfaitement sincères, respectables et utiles. Par contre les cadres dirigeants des Partis Socialistes qui acceptent parmi eux des criminels, sont pour moi des imposteurs et des escrocs.

  • permalien Charles Martel :
    25 mars @11h22 « »

    Sur la censure et le Hamas

    Décidément, j’ai parfois l’impression de gérer le forum le plus censuré de France. Je renvoie à ce que j’ai écrit sur ce blog « sur la modération des forums ». Quant à la charte du Hamas, je renvoie aussi à l’article que j’ai publié sur cette organisation (« Qu’est-ce que le Hamas ? ») avec un lien direct au texte intégral de la Charte. Je rappelle aussi que, pendant 20 ans, Israël et les Etats-Unis ont refusé de dialoguer avec l’OLP à cause de sa Charte. A l’époque, la France avait refusé ce diktat et compris que l’on ne pouvait faire la paix sans parler aux protagonistes. C’est en 1974 que Giscard d’Estaing acceptait l’ouverture d’un bureau de l’OLP à Paris.

    Et lorsque l’on vous parle de la corruption des régimes arabes, vous ne renvoyez à rien, vous ne faites que censurer.

  • permalien Georges :
    25 mars @12h01 « »
    Le bilan des victimes à Gaza (suite)

    IDF : 600 Hamas men, 309 civilians died in Gaza offensive

    By Amos Harel

    http://www.haaretz.com/hasen/spages...

    More than 600 of the Palestinians killed during Operation Cast Lead in Gaza have been identified as militants, while another 309 were innocent civilians, according to an updated list of Palestinian losses issued by the Israel Defense Forces.

    The list, prepared by the IDF’s Coordination and Liaison Authority for the Gaza Strip, is significantly different from the one the Palestinians use.

    The Israeli document lists 1,370 fatalities, whereas different Palestinian lists range from 1,324 to 1,434. The IDF claims to have identified 1,249 of those on its list.

    According to the IDF, more than 600 of the dead have been identified as members of a militant organization. This includes the police officers who were killed in an attack on their academy’s graduation parade on December 27, the first day of the operation.

    A total of 309 are described as "uninvolved," meaning they have been confirmed as innocent civilians. Another 320 are described as "unaffiliated," which means the IDF has not yet determined whether they have any affiliation with a militant group. Finally, 14 fatalities were members of Fatah whom Hamas executed during the fighting.

    Of the 309 innocent civilians killed, 189 were children under the age of 15. Palestinians describe anyone under 18 as a child.

    This group also includes 91 women, 21 elderly men who were not involved in the fighting, six UNRWA workers and two medical workers.

    Efforts to identify the remaining dead are continuing.

    The fatality list presented by the Palestinian Health Ministry in Gaza has numerous inaccuracies and contradictions, the IDF says. For example, Tawfiq Ja’abari, the commander of the Hamas police, and Mohammed Shakshak, a personal assistant to the head of Hamas’ military wing, Ahmed Ja’abari, are both described as dead children on the Palestinian list.

  • permalien koui :
    25 mars @12h27 « »
    le noeud de l’histoire

    Je suis toujours étonné par l’extraordinaire sensibilité des gens vis à vis du probléme israelo-palestinien. On a l’impression que toute personne qui entre de ce débat abandonne sa rationalité, sa croyance dans les régles communes (droit international), l’universalisme et l’esprit de tolérance. C’est trés curieux, surtout lorsque cela se manifeste chez des gens qui ne croient pas en dieu et qui n’ont aucune racine ethnique au proche orient. Il me semble que cette polarisation vient en partie de l’importance excessive qui est donnée à la place historique du génocide des juifs d’europe. Ce matin, j’entendai un historien à la radio, il disait que la Shoah était l’Evenement du xxe siecle (pourquoi pas la bombe atomique, la conquete spatiale ou les engrais azotés synthétiques ?). D’autre, disent même que c’est l’Evenement central de l’histoire humaine. Je ne crois pas que l’on puisse ramener la question palestinienne à son importance réelle (une injustice grave et persistante mais moindre que d’autres expl armeniens) si on ne remet pas la Shoah à sa juste place (un des pires massacres de l’histoire mais pas le pivot de l’histoire).

  • permalien Sami :
    25 mars @12h36 « »

    Bonjour, Je voudrais seulement dire qu’un historien turc a trouvé dans les archives ottomanes une information selon laquelle le sultan Abdulhamid avait négocié avec Hertz pour donner aux Juifs un "foyer" dans le nord de l’Iraq. Mais après avoir profité de Hertz pour éponger ses dettes, le Sultan l’a chassé. en turc : http://www.haberturk.com/HTYazi.asp... http://www.haberturk.com/HTYazi.asp... http://www.haberturk.com/HTYazi.asp...

  • permalien K. :
    25 mars @13h26 « »

    “More than 600 of the Palestinians killed during Operation Cast Lead in Gaza have been identified as militants, while another 309 were innocent civilians, according to an updated list of Palestinian losses issued by the Israel Defense Forces [IDF].”

    “The list, prepared by the IDF’s Coordination and Liaison Authority”

    “According to the IDF, more than 600 of the dead have been identified as members of a militant organization..” “ The fatality list presented by the Palestinian Health Ministry in Gaza has numerous inaccuracies and contradictions, the IDF says.”

    “IDF” et “accuracy” ou l’antonymie dans toute sa splendeur.

    Uzi Benziman, journaliste du Ha’aretz, en 2006 :

    « Les autorités de l’Etat, y compris l’établissement de la défense et ses filiales, ont acquis une réputation douteuse quand il s’agit de leur crédibilité. Ne soyez pas surpris, donc, lorsque non seulement la communauté internationale, mais aussi les citoyens d’Israël ne croient pas à leurs versions - jusqu’à preuve du contraire. »

    B. Michael, journaliste du Yediot Ahronot, en 2005 :

    « Le "coeur de la structure du pouvoir" - la police, l’armée, le renseignement- a été infecté par une "culture du mensonge". »

  • permalien une bille :
    25 mars @13h52 « »
    La minute d’humour :
  • permalien Fleurdelyse :
    25 mars @14h39 « »

    Pourquoi s’émouvoir particulièrement pour la Palestine ? À cause du NOM d’Israël. Israël réfère à juif et juif réfère à Holocauste. Longtemps, nous avons vu Israël comme le lieu de renaissance d’un peuple spolié depuis toujours. Mais plus on le regardait moins il ressemblait aux agneaux qu’on nous avait présentés. Nous découvrions que nous avions devant nous des loups. Alors, on surfe sur le Wef pour en savoir plus sur l’histoire juive. On se rend finalement compte qu’il y a juifs et sionistes et que les deux ne sont pas synonymes. On comprend que les sionistes se sont fait les pasteurs d’un troupeau, les juifs. Les sionistes ont dressé le drapeau de leur drame, l’Holocauste, sur le sommet d’un iceberg dont la base est faite de tous les autres holocaustes subis au cours de ce millénaire et se sont abrités derrière lui pour asseoir leur pouvoir. Depuis 1937, ils commettent impunément massacre sur massacre contre les autochtones de la Palestine ; depuis 1937, ils tuent, exproprient, chassent ceux qui survivent. Ils brûlent leur vignes, détruisent leurs maisons. Ils sont des OCCUPANTS en Israël. On ne le mentionne jamais sur nos bulletins d’information locaux. Et la communauté internationale laisse faire. Et un jour, ils diront, comme après la dernière guerre mondiale : si nous avions su. Et pourtant, nous savons. Mais un réveil se fait au niveau du peuple et ce dernier juge sévèrement les instances politiques qui assistent Israël dans leur "mission". Et bientôt, il ne fera pas bon de se dire Israélien. Un NOM qui sera honni de tous.

  • permalien Ph. Arnaud :
    25 mars @14h40 « »

    @ Nathan (votre message d’hier à 22 h 31).

    « Comme le disait bien Alain Finkielkraut, l’Occident a créé l’esclavage (dans sa version atlantique) mais il a aussi aboli l’esclavage, certains de ses penseurs estimant qu’il contrevenait au principe d’égalité et de dignité des êtres humains ».

    Cet argument est un des plus spécieux qui soient (la preuve, c’est que Guy Millière le reprend à jet continu…). Il est spécieux à tous les égards.

    1. Les premiers esclaves ont débarqué en Amérique du Nord vers 1620 (peu après le Mayflower) et l’esclavage n’a été aboli qu’en 1865, soit près de deux siècles et demi plus tard. Mais je conçois que, pour les esclavagistes, ce temps n’a pas dû paraître trop long. Ni trop pénible…

    2. Contrairement à ce que laissent entendre les histoires saint-sulpiciennes, la guerre de Sé-cession n’a pas été entreprise pour libérer les esclaves. Lincoln lui-même avouait froidement : « Si je pouvais sauver l’Union sans libérer aucun esclave, je le ferais ; si je pouvais la sauver en les libérant tous, je le ferais ; si je le pouvais en en libérant certains mais en laissant les autres là où ils sont, je le ferais aussi. »

    3. Et cela n’a pas empêché ces mêmes Noirs d’être victimes de ségrégations jusqu’en 1954, ni près de 4800 d’entre eux d’être lynchés sommairement entre 1880 et 1960, ni de fournir (avec 12 % de la population) l’énorme majorité des prisonniers et des condamnés à mort. [Et cela n’a pas empêché le Brésil d’attendre encore près de 25 ans – en 1888 – pour abolir l’esclavage à son tour…].

    4. Le principe d’égalité et de dignité dont se gargarise Finkielkraut n’a pas empêché de réclamer à Haïti 90 millions de francs-or pour dédommager les esclavagistes (que l’île n’acheva de payer qu’à la fin du XIXe siècle !), non plus que d’indemniser grassement les Békés des Antilles pour la « perte » de leurs esclaves (comme si on indemnisait un proxénète de la « perte » de ses prostituées…).

    5. La France n’a aboli le travail forcé (autre nom de l’esclavage) qu’en 1946 et les principes d’égalité et de dignité n’ont pas empêché cette même France d’exhiber les indigènes de ses colonies dans les enclos des Expositions coloniales, à côté des éléphants et des singes…

    6. Les principes d’égalité et de dignité n’ont pas empêché les Occidentaux de massacrer allègrement les Herreros, et encore plus allègrement les indigènes du Congo belge (par centaines de milliers, voire par millions) et tous les Occidentaux de garder bien au chaud le régime d’apartheid jusqu’en 1991, ne le lâchant que lorsqu’il était impossible de faire autrement…

    Ceux qui parlent avec hauteur des droits de l’homme dans les pays musulmans seraient bien inspirés de baisser le ton. Car, côté occidental, je peux encore charger la mule…

  • permalien Nathan :
    25 mars @15h25 « »

    Personne n’a jamais dit le contraire, Ph. Arnaud. J’habite un pays où l’un des rois (vénéré dans les manuels scolaires) a fait massacrer ou crever de faim des centaines de milliers d’Africains dans le petit royaume privé qu’il possédait là-bas (un épisode qui a inspiré à Joseph Conrad l’un des plus grands romans sur le mal "Au coeur des ténèbres").

    Il n’en reste pas moins que les Occidentaux ont fini par abolir l’esclavage, ont décolonisé, ont accordé le droit de vote aux femmes, ont séparé l’Etat et l’Eglise etc alors que d’autres voudraient nous voir revenir sur certains acquis (comme on peut le constater aux amendements qu’ils tentent d’apporter à la Déclaration universelle des droits de l’homme et de la femme).

  • permalien Karim B., Montréal :
    25 mars @15h42 « »

    Bonjour.

    Merci et félécitations à Mr Gresh, qui encore une fois, signe un article de très grande qualité en traitant d’un sujet en manque d’éclaircissement.

    Dommage de constater que tant de gens, encore une fois, n’ont pas pris la peine de le lire avec une tête froide et un esprit clair.

    Ce que les critiques sur le site reprochent à Mr Gresh c’est essentiellement de ne pas suffisament mettre en relief les tares et menaces constitués par les Arabes et les Musulmans, d’une manière ou d’une autre.

    Ils leur paraît tout simplement innacceptable de souligner la responsabilité première d’Israel et du sionisme dans ce conflit colonial et comment il s’insère dans le développement historique de "l’Occident"

    Ils leur est insupportable de d’entendre parler du conflit si on ne prend pas la peine de mentionner comment les Arabos-musulmans, pour des raisons religieuses, politiques et/ou culturelles sont inférieurs et minimalement tout aussi coupables de la pérénnité de ce conflit qu’Israel.

    Ils reprochent à Mr Gresh et les gauchistes amis de l’islamisme et ennemis de la démocratie de ne pas mettre Noirs et Blancs sur un pied d’égalité dans l’Afrique du Sud Apartheid, de ne pas mettre sur un pied d’égalité les Indiens et la cavalerie ou les Vietcongs et les G.I.

    Ce procédé par lequel on concède qu’Israel prend des mauvaises décisions mais que peu importe ses fautes, elles ne seront jamais aussi grandes que celles de ses adversaires est tout simplement intellectuellement malhonnête.

    Il vide de sens toute critique et surtout toute possibilité de sortie de conflit parce qu’elle finie par justifier par la bande les exactions israéliennes et faire oublier l’essentielle : la responsabilité morale première du plus fort.

    L’argument implicite de tous ceux qui ne peuvent sympathiser avec les Palestiniens sans insulter leur identité arabe et musulmane par l’agitation d’épouvantails islamistes ou rappeller l’état pitoyable des régimes politiques arabes, est que si Israel seul État démocratique de la région concède aux Palestiniens leurs droits, ça sera l’ouverture des écluses, la déferlante barbare et le retour des Juifs soient à la diaspora soit à la dhimmitude.

    Le dispositif se termine avec l’idée qu’il faut donc attendre l’impossible : que les Palestiniens se civilisent pour négocier avec eux parce que tous ce qu’ils présentent est innacceptables parce que trop barbare et insuffisamment civilisé.

    En attendant on continue à coloniser et les pacifistes sionistes s’inclinent devant l’argument selon lequel Israel doit se protéger et punir ceux qui les attaquent. Seraient-ce les indigènes emprisonnés, tués, dépossédés, humiliés, exploités et assassinés parce qu’ils veulent vivre sur la terre de leurs ancêtres, cela ne change rien.

    Israel ne saurait être premièrement responsable parce que les Palestiniens sont ... arabes et musulmans, donc forcément coupables.

  • permalien aldo :
    25 mars @18h08 « »

    J’ai relu la Genèse, un magnifique texte, qui n’est pas un document historique. Mais il y a tellement de petits détails qui en disent long sur la vérité du texte qui touche aux faits de cette région depuis l’Iran jusqu’en Egypte sur une longue période. C’est impossible de négliger ce texte en rapport à l’évolution dont on parle ici. La notion du peuple juif s’est affirmée après le retour de Babylone à Jérusalem, ordonné par Cyrus. Il y a toujours eu des Juifs dans cette région mélangés aux autres populations. Il faut réfuter la théorie selon laquelle « il n’y avait que des arabes » Pour en revenir au texte de l’article : Le chiffre de centaines de milliers de palestiniens expulsés (v. D.Vidal) semble très exagéré. Nous étions en 1987 au dessus de Tel Aviv avec un guide qui nous disait - ici, il y a 40 ans, il n’y avait rien - Je l’ai cru, L’article ne mentionne pas assez ces refus à répétition de l’OLP (Arafat aurait pu signer un accord de paix et au dernier moment, niet ! ) et du Hamas. Leur charte dit qu’il faut détruire Israël donc, comme base de création d’un état palestinien c’est raté ! L’article ne mentionne pas assez que la géopolitique a complètement changé depuis que l’islam radical et conquérant s’étale partout et par tous les moyens, selon les projets des Frères Musulmans (v. Sylvain Besson, La conquête de l’Occident, Le Seuil ) et de Ben Laden. (v. l’Atlas de l’Islam radical, CNRS Éditions) c’est l’horreur ! Vue que le Hamas est subventionné par l’Iran et les saoudiens, il se doit d’islamiser son peuple, ce qui isole encore plus le Hamas du Fatah, parce qu’heureusement, la majorité des palestiniens ne veut rien savoir de la charria. Complications, complications…

  • permalien YM :
    25 mars @18h28 « »

    Merci pour cet excellent article. Je me suis couché moins bête hier soir.

    Seul hic : quand vous parlez de "l’épouvantail islamique", votre analyse semble se limiter au conflit israélo-palestinien.

    Or ceux qui s’inquiètent de la montée de l’islamisme, ceux qui voient en elle l’annonce d’un choc des civilisations, regardent tout à la fois : -le Hamas, -le Hezb’allah, -Al Queda, -les Talibans, -les Ayatollahs iraniens, -les services secrets pakistanais, -les cours de justice malaisiennes, -les terroristes indonésiens, -les séparatistes musulmans thaïs, -les milices islamique du Darfour, -les Wahabistes saoudiens, -l’AKP en Turquie, -les moudjahidines dans les Balkans, -les politiques de la Ligues des Pays Arabes, -Kadhafi, -les Frères musulmans, -Tariq Ramadan, -le CAIR et autres groupes de pressions pro-charia en occident, -les réseaux de finance islamique, -le support moral et financier au jihad exprimé jusque chez les jeunes Musulmans anglais et français, -le rejet des valeurs libérales et démocratiques chez ces mêmes Musulmans européens, -l’apparition de crimes d’honneur en Europe, -1300 ans de Jihad, de conquêtes et de persécutions des minorités religieuses en terre d’Islam, -et j’en passe, et j’en passe...

    Si on s’arrête sur chaque cas, on trouve certainement toujours des circonstances sociologiques démontrant que le sentiment religieux n’est qu’un des éléments qui entrent en ligne de compte. -Ici, la pauvreté explique le ressentiment, ici l’insécurité, là ce sont des traditions tribales, là encore le sentiment d’aliénation d’immigrants de 2è génération... Et parfois rien de tout ça, autre que la conviction d’être persécuté par les Juifs et l’Occident : conviction renforcée à chaque visite à la madrassa ou à la mosquée.

    Mais un fait demeure : l’idéologie islamique oriente toutes ces actions. C’est lorsque l’on regarde une carte du monde et que l’on se met à colorer en rouge chaque conflit et chaque atrocité reliés à l’Islam que l’on commence à s’interroger sur la nature de l’idéologie qui fédère tous ces combattants, et qu’on en vient à craindre l’ordre mondial nouveau qu’elle vise à instaurer.

    Êtes-vous donc certain qu’il soit si erroné de parler d’un choc des civilisations, à tout le moins d’un profond choc des valeurs, entre les démocraties libérales dont l’idéal trouve sa source dans les valeurs des Lumières (toutes imparfaites soient nos politiques) et cette partie du monde qui rêve et se bat pour la théocratie islamique ? Êtes-vous donc si certain qu’on se leurre en craignant la montée de l’islamisme ?

  • permalien Tanios :
    25 mars @18h40 « »

    J’avoue ne pas comprendre lorsque je lis ou j’entends que la situation en Palestine est compliquee, inextricable, etc. La solution est pourtant simple et sous nos yeux ! Il suffit de reprendre les differentes resolutions de l’ONU, sans oublier celles qui ne sont pas passees a cause du veto des USA, pour avoir un plan clair de solution.

    D’ailleurs, la proposition saoudienne de 2002 approuvee par la ligue arabe et les palestiniens d’une normalisation complete des pays arabes avec Israel contre un retour aux frontieres du 4 juin 1967 a ete refusee par Israel. La seule chose qui bloque, c’est Israel enivre par sa superiorite militaire qui refuse tout compromis et continue la colonisation et l’expulsion des palestiniens autant qu’il le peut.

    Lire : http://www.monde-diplomatique.fr/20...

    A ce sujet, je pense qu’Israel se trouve dans une situation d’equilibre instable appele etat "juif et democratique". Il lui faudra choisir, a moins de changer l’acceptation actuelle de "etat juif".

    Jusque-la, les presupposes de l’acceptation actuelle d’etat juif ont eu comme consequences :
    - les revendications territoriales avec la bible comme acte de propriete,
    - la loi du retour pour les juifs seulement,
    - les lois d’exceptions pour deposseder les palestiniens de leurs biens et continuer la colonisation,
    - les discriminations entre les differentes nationalites des citoyens israeliens,
    - une solidarite automatique et contre-productive des sionistes du monde entier qui minent les efforts pour mettre la pression sur Israel et obtenir qu’il fasse des concessions,
    - des guerres barbares ou la vie non juive n’a aucune importance aux yeux de Tsahal,
    - la suspicion envers la minorite palestinienne citoyenne israelienne et les appels a les expulser d’Israel,
    - etc.

    Vivement qu’Israel cesse de se voir comme un pays occidental entoure d’arabes, envoye special dans la region pour mater ces barbares de voisins. Ca ira beaucoup mieux lorsqu’il sera enfin un pays oriental democratique, celui des juifs comme des non juifs, respectueux de ses voisins et cooperant avec eux pour le bien de tous.

  • permalien Lou :
    25 mars @20h17 « »

    Accord secret de Netanyahu sur la colonisation en Cisjordanie

    (...)De même source, cet accord secret prévoit la construction de 3.000 unités, en majorité des logements, mais aussi bureaux et hôtels, dans une zone dite "secteur E1" (bien E1), qui relierait la colonie de Maalé Adoumim (33.000 habitants) à Jérusalem-est, annexé par Israël après sa conquête en juin 1967.

    Les Palestiniens dénoncent vivement ce projet de construction dans le secteur E1 parce qu’il coupe pratiquement en deux la Cisjordanie, rendant problématique la constitution d’un Etat palestinien indépendant.

    Aussi bien le Likoud que le parti Israël Beiteinou se sont refusés à tout commentaire. Mais le maire de Maalé Adoumim, Benny Kashriel, a indiqué à la radio avoir reçu l’assurance de la part de M. Lieberman "que son parti ferait le nécessaire pour que les logements soient construits".

    Le Premier ministre de transition Ehud Olmert avait indiqué en 2005 qu’Israël s’était engagé auprès des Etats-Unis à geler ce vaste projet de construction.(...)

  • permalien Nathan :
    25 mars @20h29 « »

    Tanios, vous dites : "Ca ira beaucoup mieux lorsqu’il sera enfin un pays oriental democratique, celui des juifs comme des non juifs, respectueux de ses voisins et cooperant avec eux pour le bien de tous."

    Si ce pays voit le jour, ça sera bien le premier pays oriental démocratique, respectueux de ses minorités et de ses voisins car pour l’instant je n’en vois pas un à l’horizon. Vous parlez de ce futur pays comme si la région toute entière baignait dans la paix, la démocratie et la fraternité et qu’on n’attendait plus que celui-là évolue dans le bon sens pour que le bonheur soit complet.

    A ce propos, je signale que la minuscule communauté juive orthodoxe yéménite est en danger. Il reste à peine un millier de juifs dans ce pays dans lequel ils résident depuis la nuit des temps, ils sont totalement inoffensifs et on les emmerde encore.

  • permalien Karim B., Montréal :
    25 mars @20h58 « »

    Oui et pour l’instant, nous en avons en Israel un château-fort, un État-garnison conquérant, dominateur, discriminateur et négationniste qui croit nécessaire de violenter les indigènes pour assurer sa survie et son bien-être.

    Le tout justifié par les souffrances des anciens et les tares qu’ont reprochent aux locaux, une des branche de l’ennemi mondiale de la race humaine et du monde civilisé : le monde musulman.

    Herzl continue de vivre tant chez les sionistes "modérés" comme Nathan que chez les plus extrémistes tels les colons de Cisjordanie et leurs défenseurs présents sur ce site.

    Vos affabulations confirment de manière caricaturale tout ce que dit Alain Gresh et toute les critiques de l’idéologie sioniste.

    Les sionistes ne peuvent avouer leurs responsabilités premières comme Buffalo Bill ne pouvaient avouer ses crimes contre les Améridiens ou Eichmann contre les Juifs.

    Le crime des Palestiniens est d’habiter la palestine depuis toujours.

    Continuer à blâmer la population indigène pour l’impasse malgré qu’elle accepte avec la majorité de la planète la solution des deux États est la preuve claire et nette que le sionisme et l’État d’Israel sont incapables de vouloir partager équitablement la terre entre la Mediterranée et le Jourdain avec sa population autochtone après l’avoir prise par la force et la ruse.

    C’est plus commode de monter des conspirations islamistes, comme hier les conspirations juives, que de regarder la réalité coloniale et apartheid d’Israel-Palestine en face : c’est moins difficile pour l’ego individuel et collectif.

  • permalien Gisor :
    25 mars @21h26 « »
    Les juifs du Yémen : des sionistes sanguinaires !

    @ Nathan,

    On attend un billet de M. Gresh célébrant l’hospitalité du peuple yéménite et la bienveillance du gouvernement de ce pays à l’égard de son ancestrale communauté juive. J’anticipe un peu ses propos (il me le pardonnera certainement en faisant disparaître impitoyablement mon post) en affirmant, qu’aujourd’hui, les juifs qui souffrent de persécution au Yémen sont les affreux provocateurs sionistes qui osent prononcer lors de la prière de la Pâque juive la phrase "l’an prochain à Jérusalem". Il se peut même qu’il nous dégotte un article attestant l’existence d’une coopération active entre les juifs yéménites et feu le régime d’Apartheid Sud-Africain. ;-) Ouuarrfff !!

    A ce propos M. Gresh, un article intéressant dans la dernière livraison du mensuel du judaïsme français, l’Arche, concernant la manipulation de l’information à laquelle vous procédez dans votre article du 4 février 2009, célébrant les positions prises par l’Afrique du Sud sur « la guerre israélienne contre Gaza ». Heureusement qu’on n’attend ni de votre part ni de celle de votre mensuel une information objective et complète. Faut pas nous prendre pour des demeurés... quand même... !

  • permalien Gisor :
    25 mars @21h44 « »

    @ Karim B.,

    Je vous ferais remarqué qu’une partie de la population de cette lointaine province de l’empire Ottoman appelé Palestine était constituée de Juifs autochtones. Quand à votre couplet qui tend à faire passer les arabo-musulmans pour des éternelles victimes de l’histoire, je le classe dans la catégorie de « la formidable mythologisation des arabes par eux-mêmes » ( Cornelius Castoriadis, Entre le vide occidental et le mythe arabe, les carrefours du labyrinthe IV)

  • permalien
    25 mars @21h59 « »

    @ Gisor,

    Lisez donc votre historien Benny Morris : en 1881 : 400.000 Palestiniens musulmans vivaient sur la Terre de Palestine, 15.000 à 20.000 juifs et 40.000 chrétiens../Arrêtez de falsifier l’histoire.

  • permalien Lou :
    25 mars @22h40 « »

    22 mars, Journée Mondiale de l’Eau… mais Israël a transformé la Palestine en « pays de la soif » Par Mohamed Larbi Bouguerra

    article publié dans l’hebdo tunisien "Ettariq Al Jadid" (22 mars 2009)

    (...)

    L’eau, instrument de punition collective

    Israël veut être le maître de l’eau et poursuit depuis longtemps une politique systématique qui consiste à en priver les Palestiniens. Dans Le Monde du 24 avril 2001, Sharon déclarait on ne peut plus clairement : "Ce n’est pas par hasard que les colonies se trouvent là où elles sont. Il faut conserver la zone de sécurité ouest en Cisjordanie, la zone de sécurité est, les routes qui relient Jérusalem et, bien entendu, la nappe phréatique d’où vient le tiers de notre eau."

    En 1974 déjà, Eric Rouleau, reporter au journal Le Monde (et ancien ambassadeur de France dans notre pays) mentionnait déjà le fait qu’Israël déversait des pesticides dans les canalisations d’eau et bouchait les puits des villages palestiniens. Lors de la guerre des Six Jours, en 1967, Israël n’a pas hésité à bombarder le barrage du Yarmouk édifié, au pied du Golan, par la Syrie et la Jordanie sur cet affluent du Jourdain. Or, le bombardement de tels ouvrages est interdit par les Conventions de Genève.

    En 2002, Israël a menacé le Liban afin qu’il cesse d’alimenter des villages palestiniens avec l’eau du Hasbani (affluent du Jourdain) et du Litani.

    Auparavant, Avigdor Lieberman, ex-videur de boîte de nuit né en Moldavie, conseiller de Sharon lors de la première Intifada de 1987, a menacé l’Egypte de bombarder le barrage d’Assouan si elle prêtait main forte aux lanceurs de pierre et aux résistants palestiniens. On imagine les terribles conséquences d’un tel acte qui libérerait des milliards de mètres cubes d’eau dans la vallée du Nil ! On peut craindre le pire maintenant que cet extrémiste enragé va redevenir membre du gouvernement de Netanyahou.

    (...)

    Face à leur déni flagrant des droits vitaux des Palestiniens, les Israéliens et leurs soutiens aux Etats Unis, dans l’Union Européenne et ailleurs, seraient bien inspirés d’entendre la voix du regretté Mahmoud Darwich quand il déclamait :

    « Enregistre en première page :

    Je ne déteste pas les gens

    Ni n’empiète personne

    Mais quand on m’affame

    Je mange la chair de mes spoliateurs

    Prenez garde

    Prenez garde

    A ma faim et à ma colère »

    Mohamed Larbi BOUGUERRA

  • permalien Ph. Arnaud :
    25 mars @23h15 « »

    @ Nathan

    « Il n’en reste pas moins que les Occidentaux ont fini par abolir l’esclavage, ont décolonisé, ont accordé le droit de vote aux femmes, ont séparé l’Etat et l’Eglise etc. »

    Oui, comme le violeur finit par s’arrêter de violer, le meurtrier s’arrêter de tuer, le voleur s’arrêter de voler… C’est facile de passer aussi vite l’éponge, comme si la cessation du forfait absolvait le forfait ! Comme si les relations inégalitaires ne s’étaient pas poursuivies après l’abolition de la colonisation et de l’esclavage ! Si vous êtes sincère, que ne demandez-vous la rétrocession à Haïti de sa rançon de l’esclavage ou la rétrocession, par les békés, de leur indemnisation de l’esclavage ? Vous vous contentez de peu, de vraiment très peu…

    Sur la séparation de l’Eglise et de l’Etat, trois observations :

    D’abord, elle n’est parfaitement réalisée qu’en France. Partout ailleurs, l’Etat continue - plus ou moins - à être englué dans l’Eglise. Seule la France, qui aune solide passé antireligieux, a pu mener cette opération jusqu’au bout.

    En dépit de cela, l’Eglise, notamment catholique, n’a pas renoncé à remettre le grappin sur la société, en s’exprimant à tort et à travers sur n’importe quoi. Et elle est secondée en cela, en France et en Italie, par des affidés politiques du plus haut niveau qui ne cachent même plus leur volonté de remettre d’accord le sabre et le goupillon…

    Enfin, même si la laïcité de l’Etat correspond à mes vœux, je suis plus que méfiant à partir du moment où cette valeur est une valeur occidentale, portée par des Occidentaux. Jadis, les valeurs, c’était de célébrer « le vrai Dieu », de ne pas s’exhiber nu, de ne pas forniquer en public, de ne pas être anthropophage... Moyennant quoi, pour civiliser les sauvages, on les évangélisa à l’arquebuse et au canon, et on les envoya crever dans les plantations et dans les mines…

    Aujourd’hui, la société s’est laïcisée, on ne croit plus au bon Dieu. Les nouvelles idoles s’appellent droits de l’homme (et, plus encore, de la femme…), démocratie, transparence, Etat de droit, économie de marché, etc., etc., etc. Et pour les indigènes durs à la comprenette, un petit passage de B-52 vaut toutes les pédagogies du monde…

  • permalien Karim B., Montréal :
    26 mars @06h57 « »
    Gisor

    "Quand à votre couplet qui tend à faire passer les arabo-musulmans pour des éternelles victimes de l’histoire, je le classe dans la catégorie de « la formidable mythologisation des arabes par eux-mêmes "

    Vous classez du vent mon ami. Je n’ai jamais même ne serait-ce que sous-entendu une telle chose.

    Votre procédé argumentaire est malhonnête et vous sert uniquement à éluder la question et le problème de fond qui est le refus israélien de voir un Palestinien viable et indépendant s’érigé entre la Méditerranée et le Jourdain à côté d’Israel malgré que toutes les parties palestiniennes, soutenues en cela par l’écrasante majorité des nations du globe, acceptent de construire un État sur seulement 22% de la Palestine historique.

    Que les Palestiniens soient aujourd’hui les victimes du sionisme comme hier les Noirs Sud-Africains de l’Apartheid ne fait pas des Arabes les éternelles victimes de l’histoire.

    Dites-moi d’ailleurs : à quelle page de son ouvrage est-ce que le Pr Castoriadis affirme que les Arabes ont une telle mythologie ?

    Je vois dans votre argument une projection inconsciente du discours de nombreux sionistes juifs et non-juifs qui fait de la figure du Juif, l’éternelle victime de l’histoire.

    Quand bien même cela put-il avoir été vraie (ce qui est une opinion discutable), cela ne justifie en rien le projet sioniste de s’approprier violement la terre de Palestine en vue d’un usage exclusif et de nier les autochtones de Palestine comme hier les colons européens niaient les autochtones d’Amérique.

    Vous avez décidément une peur bleue d’avouer ce qui est évident vis-à-vis tous les critères de moralité universellement reconnues : l’attitude condamnable des leaders du régime sioniste de Tel-Aviv vis-à-vis les Autochtones de Palestine.

    Ses crimes ne refletent sur vous que dans la mesure ou vous vous y associez.

    Le fait que les Palestiniens soient des Arabes à majorité musulmane crée entre moi et eux un attachement affectif particulier mais jamais au point de laisser les liens du sang ou de la religion outrepasser la morale universelle.

    Je suis plus familier avec les Palestiniens mais je suis tout aussi opposé au mauvais traitement des Tibétains par les Chinois comme hier les Vietnamiens par les Américains.

    La défense des droits des Palestiniens n’est pas l’affaire de chauvins arabos-islamistes et d’anti-sémites chrétiens.

    Elle est une question de justice fondamentale et vous ne digérez pas à cause de votre égo le fait qu’Israel se comporte envers les Autochtones locaux comme le faisait la France en Algérie ou les Blancs dans le régime d’Apartheid.

    Sur ce, je vous souhaite bonne journée.

  • permalien Nathan :
    26 mars @11h42 « »

    @ Ph. Arnaud

    Libre à vous de croire que le "droit de la femme" est une idole occidentale... Je vous laisse la responsabilité de vos propos. Dans votre interprétation unilatérale des méfaits de l’Occident, vous semblez oublier une chose. Ces progrès (appelons ça ainsi) que représentent le droit de vote, le droit de grève, le droit d’avorter, le droit pour les homosexuels de se marier ou de se pacser etc, ne sont pas tombés du ciel comme une poire blette tombe de l’arbre. Pour que ces droits deviennent des acquis, il a fallu que des gens se battent pour eux : des penseurs, des citoyens ordinaires, des militants... Tout à votre votre passion pour les victimes de la colonisation, vous semblez oublier que tous ces droits n’ont jamais été accordés comme ça. Il a fallu se battre pour les faire reconnaître. C’est sur cette lutte que vous semblez faire l’impasse. Seule la lutte des peuples pour se libérer du joug de l’occident semble vous préoccuper.

  • permalien Ph. Arnaud :
    26 mars @13h40 « »

    @ Nathan

    Sur les droits occidentaux, vous prêchez un convaincu : pour les droits économiques et so-ciaux, je les défends, à fond, contre les ultralibéraux. Pour les droits sociétaux (mœurs, sexualité), je les soutiens, tout aussi à fond, contre les pouvoirs religieux (ou, plutôt, contre les pouvoirs religieux conservateurs, tel que celui du pape).

    Mais la question n’est pas là : ces « droits » sont invoqués hypocritement, et à mauvais es-cient, par les Occidentaux, pour justifier leurs prédations dans le tiers monde, notamment dans le monde musulman. Il ne faut pas inverser l’ordre des causalités : si les musulmans sont si opposés à « nos » valeurs, c’est que celles-ci sont brandies comme des défis à leurs modes de vie et à leurs modes de pensée, et livrées empaquetées dans des missiles à fragmentation…

  • permalien Sébastien :
    26 mars @13h55 « »

    • Arnaud « 2. Contrairement à ce que laissent entendre les histoires saint-sulpiciennes, la guerre de Sécession n’a pas été entreprise pour libérer les esclaves. Lincoln lui-même avouait froidement : « Si je pouvais sauver l’Union sans libérer aucun esclave, je le ferais ; si je pouvais la sauver en les libérant tous, je le ferais ; si je le pouvais en en libérant certains mais en laissant les autres là où ils sont, je le ferais aussi. » »

    Et pourquoi la sécession a eut lieu ? Pour que le sud puisse garder l’esclavage !

    Conséquence de la défaite du sud ? Mort de Lincoln et abolition de l’esclavage !

    Le résultat est la !

    Aprés la haine de l’occident est une chose, mais ce n’est pas à nous de l’allimenter, quand elle est pathologique, comme le font les djiadistes ne fait qu’alimenter le choc des civilisations.

  • permalien Sébastien :
    26 mars @14h20 « »

    Monsieur Gresh le génocide juif a eut un rôle certainement capital dans la fondation de l’Etat d’Israël, même s’il n’est pas la cause unique, et qu’avant le génocide les bases pour l’Etat juif existaient. Mais les britanniques s’étaient opposés clairement à la fondation d’un Etat juif avec le Livre Blanc de 1939, refusé au demeurant par Husseini, (une très grosse faute politique). Mais le génocide va changer pas mal de données :

    - Une très forte et tragique immigration juive des rescapées du génocide rendant impossible la politique britannique d’interdire l’immigration juive : l’Exodus à marquer les enquêteurs de l’ONU en Palestine, et en France, même les syndicalistes communistes étaient solidaires des rescapés du génocide.

    - Une alliance dans le sang entre les juifs et les communistes née de la guerre, le PCF qui était antisioniste va opérer un revirement en 1947-48. A l’époque ce parti dominait la gauche française.

    - Le discrédit des dirigeants palestiniens tant au prêt des occidentaux que de l’URSS. Husseini n’avait pas la clairvoyance de Ghandi en Inde, ou de Bourguiba en Tunisie.

    - La radicalisation du mouvement sioniste qui était en grande partie favorable à un seul Etat binational avant le génocide va dorénavant réclamer un Etat juif. C’est le programme du Biltmore en 1942.

    - Le soutien quasi unanime de la diaspora juive et l’échec des alternatives au sionisme, comme le bundisme, la religion, ou l’assimilation qui n’avaient pu rien faire devant le nazisme. C’était un boulevard pour le sionisme. Pas mal de juifs communistes ont été ambigus vis-à-vis du sionisme.

  • permalien Anonyme13 :
    26 mars @14h52 « »
    Et vous dîtes ne pas être islamo-gauchiste...

    si les musulmans sont si opposés à « nos » valeurs, c’est que celles-ci sont brandies comme des défis à leurs modes de vie et à leurs modes de pensée, et livrées empaquetées dans des missiles à fragmentation…

    En somme, vous dîtes à peu près ce que dit le poète et idéologue islamiste Sayyid Qutb :

    Sayyid Qutb (arabe : سيد قطب) né le 8 octobre 1906 et mort le 29 août 1966 était un poète, essayiste, et critique littéraire égyptien et militant musulman membre des Frères musulmans.

    Principal théoricien de l’islamisme moderne, Qutb estime que la société musulmane doit être nettoyée de l’influence occidentale et que les États musulmans actuels, souvent issus de la colonisation sont des États impies, car ils appliquent des lois créées par les hommes et non la Charia qui est la loi créée par Dieu. Sa pensée a inspiré les cadres d’al-Qaida notamment Ayman al-Zawahiri.

  • permalien Ph. Arnaud :
    26 mars @14h54 « »

    @ Sébastien (n° 1)

    - Les esclaves n’ont pas été libérés pour leurs beaux yeux, mais pour grossir la masse exploitable des usines du Nord, où le mépris, l’exploitation et le racisme n’ont pas été moindres que dans le Sud…

    - La haine de l’Occident n’est pas le fait de fanatiques jaloux et incapables, qui envient la « réussite » de cet Occident. Elle est plus que justifiée par toutes les prédations que cet Occident exerce depuis la fin du XVe siècle, qu’il a encore accentuées aux XIXe et XXe siècles, et qui continuent toujours de nos jours. Si vous manquez d’éléments, je peux vous en fournir…

  • permalien Ph. Arnaud :
    26 mars @15h00 « »

    @ Sébastien (n° 2)

    - La persécution des juifs en Europe ne justifie absolument rien ! Les Etats-Unis ont été peuplés de persécutés de tous les pays, souvent aussi exploités jusqu’au trognon, et qui, à leur tour, ont fait d’excellents persécuteurs, exploiteurs, tortionnaires et exterminateurs des Peaux-Rouges, Noirs, Sud-Américains et peuples du monde entier…

    - Les gens qui sont venus s’établir entre la Méditerranée et le Jourdain ne sont pas, au premier chef, des juifs, mais des Européens de religion juive. Nuance ! Relisez Shlomo Sand…

  • permalien OSD :
    26 mars @15h05 « »

    Peuple du monde, pourquoi ne pas simplement croire et ouevrer ardamment pour que dans un avenir très proche l’Etat Palestinien surgisse pour vivre en parfaite harmonie avec son voisin Israélien car, en réalité, les rancoeurs, les velléités, les haines ne disparaîtront pas de l’esprit humain du moment que l’être humain est conçu pour voir défiler aussi des idées noires. Quitte à tout un chacun de les ignorer, les censurer, les refouler,... bref, être humain et accepter l’autre dans sa différence !

  • permalien Ph. Arnaud :
    26 mars @15h13 « »

    A anonyme 13

    Islamo-gauchiste, ça ne veut rien dire, pas plus qu’islamo-fasciste ou nazislamiste. Cette notion est aussi biscornue que « glace chaude » ou « choucroute au chocolat » : elle ne sert qu’à conforter dans leurs phobies droitières les inconsolables d’un Occident chrétien, capitaliste, dominateur et propre sur lui, repu de bonne conscience et de cholestérol…

    Apparemment, nombre de choses vous sont demeurées inconnues, par exemple les quelque 875 000 morts de la « conquête » de l’Algérie – qui a duré jusqu’en 1872 – la répression de Sétif ou les bombardements aux phosphore de l’aviation britannique en Irak dans les années 1920. Et pourtant, je ne crois pas me souvenir qu’à cette époque les tribus bédouines de Mésopotamie aient menacé la glorieuse Albion…

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