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E. do REGO

IL EXISTE MILLE MANIERES DE MENTIR, MAIS UNE SEULE DE DIRE LA VERITE.

Le Mensonge peut courir un an, la vérité le rattrape en un jour, dit le sage Haoussa .

Tant que les lions n’auront pas leurs propres historiens, les histoires de chasse continueront de glorifier le chasseur.










NELSON MANDELA: A GREAT MAN

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Official Inaugural Gallery Slide Show

A NEW ERA HAS BEGUN

WE ARE THE ONES WE HAVE BEEN WAITING FOR CHANGE. CHANGE WE CAN BELIEVE IN "WE ARE THE CHANGE WE'VE BEEN WAITING FOR " Barack Obama''








President Barack Obama, right, is congratulated by daughter Sasha, lower left, as first lady Michelle Obama looks on after taking the oath of office at the U.S. Capitol in Washington, Tuesday, Jan. 20, 2009.

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President Obama signed executive orders Thursday directing the Central Intelligence Agency to shut what remains of its network of secret prisons and ordering the closing of the Guantánamo detention camp within a year

BACK TO HIS ROOTS IN KENYA :BARACK OBAMA ,THE AFRICAN

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HISTORICAL MOMENT:ONCE IN A LIFETIME

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Wednesday, November 11, 2009

LE PROCES DE NUREMBERG ET DE TOKYO



C’est à Nuremberg, la ville des immenses rassemblements nazis, que se tient, du 20 novembre 1945 au 1er octobre 1946, un grand procès mettant en accusation les hauts responsables du IIIe Reich. En avril 1946, un second procès débute à Tokyo.

Procès de Nuremberg, qui sont les accusés ?

Même si beaucoup de gardiens et d’officiers SS se sont enfuis à l’étranger, le procès de Nuremberg juge les principaux responsables du Reich encore en vie. Certes Hitler s’est suicidé, ainsi que Goebbels et Himmler ; Bormann, le confident du Führer, a disparu, mais vingt et un accusés sont présents. Qui sont-ils ? Ce sont les proches de Hitler : Goering, Rudolph Hess, Ribbentrop… mais aussi des hommes politiques tels que Frick, le ministre de l’Intérieur du Reich, ou encore Rosenberg, le théoricien du parti nazi. Sont aussi jugés des militaires, les généraux Keitel et Jodl, les amiraux Raeder et Dönitz ainsi que Speer, le ministre de l’armement.

Accusés de « crimes contre l’humanité »

Les crimes dont le tribunal les accuse sont regroupés en quatre catégories appelées les chefs d’accusation. En voici la liste : crimes contre la paix, préparation et incitation à des guerres d’agression, crimes de guerre avec mauvais traitements à l’égard des prisonniers, sévices contre les populations civiles et, surtout, crime contre l’humanité.

Cette dernière notion est nouvelle. Elle regroupe « l’assassinat, l’extermination, la réduction en esclavage, la déportation et tout acte inhumain contre les populations civiles avant ou pendant la guerre ou bien les persécutions pour ses motifs politiques, raciaux ou religieux. »

Nicht gültig ! Non coupables !

Témoignages poignants et débats se succèdent, les massacres perpétrés par les nazis éclatent au grand jour. La liste des crimes commis par le IIIe Reich s’allonge d’heure en heure : accords internationaux violés, pays agressés, occupés et pillés, exactions commises sur les populations civiles. Les accusés refusent de regarder la projection des films montrant ce qu’à été la réalité des camps. Se réfugiant derrière leur obéissance aveugle à Hitler et malgré les preuves fournies, les accusés plaident non coupables, en allemand, Nicht gültig.

Les vainqueurs jugent les vaincus

Huit juges, représentants les quatre pays vainqueurs, composent la cour, le président du tribunal est britannique, mais ce sont les Américains qui ont joué le rôle majeur dans la préparation du procès. Les pays neutres ne sont pas invités à siéger. S’il apparaît normal que les vainqueurs jugent les vaincus, certains s’interrogent sur le fait que les bombardements alliés sur les villes allemandes et les bombes atomiques larguées sur Hiroshima et Nagasaki, n’ont fait l’objet d’aucune mise en cause.

Le procès de Tokyo

Six mois après le début du procès de Nuremberg, le 3 mai 1946, s’ouvre le procès de Tokyo qui va juger les crimes commis en Extrême-Orient. Vingt-huit accusés font face au tribunal dont le président est australien. La plupart des hommes présents dans le box sont âgés, vêtus de costume civils, et leur petite taille les fait presque apparaître inoffensifs. Les onze juges appartiennent aux nations qui ont signé l’acte de capitulation du Japon, mais aussi à l’Inde et aux Philippines.

L’acte d’accusation reprend les grands chefs d’accusation de Nuremberg : crimes contre la paix, crimes de guerre et crimes contre l’humanité. Il fait apparaître aussi la notion de « complot » qui devient le maître mot du procès. Les Japonais sont accusés d’avoir voulu dominer le monde. Ils sont aussi accusés d’avoir terriblement maltraité les prisonniers et massacrés les populations civiles, en particulier en Chine et aux Philippines. Les accusés plaident non coupables, invoquant leur fidélité absolue à l’empereur Hiro Hito.

Le verdict

Le jugement est rendu le 12 novembre 1948, soit deux ans et demi après le début du procès. Après 818 séances, 48 500 pages de procès-verbaux et plus de 4 000 pièces à conviction, le verdict tombe. Tous les accusés sont déclarés coupables : sept sont condamnés à mort par pendaison, dix-huit autres sont emprisonnés. Les sentences sont exécutées le 23 novembre 1948. En 1958, les condamnés à la prison à vie seront libérés.

Pourquoi l’empereur du Japon n’est-il pas jugé ?

Bien que la guerre ait été menée en son nom, l’empereur Hiro Hito n’est pas poursuivi. Ayant abandonné son statut divin, l’empereur du Japon a appelé les militaires japonais à cesser le combat et s’est soumis au général Mac Arthur. Tojo, ministre de la Guerre, qui, en l’absence de l’empereur, porte l’entière responsabilité de la guerre, est condamné à la peine capitale par pendaison.

Le procès de Nuremberg en chiffres

1 an de débats
400 audiences
300 000 déclarations
1 600 pages de procès-verbaux
3 000 tonnes de documents
100 témoins

Atlas de la Seconde Guerre mondiale, Isabelle Bournier et Marc Pottier, Casterman, 2006


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LE GI ET LES AUTRES…

Tommy, pour les Anglais, GI, chez les Américains, le soldat constitue l’élément essentiel de l’énorme machine de guerre des Alliés lancée à la reconquête de l’Europe, de l’Afrique et du Pacifique.

Le soldat le mieux équipé de la guerre

Le GI, un sigle qui signifie Government Issue ou « Propriété du gouvernement », incarne à lui seul la supériorité militaire américaine. Soldat le mieux équipé de la Seconde Guerre mondiale, il apporte avec lui l’American way of life c’est-à-dire le mode de vie américain fait de confort et d’opulence. Tout est prévu dans le moindre détail afin qu’il ne manque de rein. Vêtu d’une tenue fonctionnelle de toile, il transporte son matériel dans un havresac composé de deux sacs. Le premier lui permet de stocker vivres, gamelle et nécessaire de toilette. Le second contient une demi-toile de tente, les piquets, le cordage et une couverture. Un ceinturon permettant d’accrocher bidon et cartouchière complète sa tenue.

Le GI au combat

Pour se battre, le GI dispose de grenades et d’une arme de poing : colt, revolver ou couteau ; mais l’arme individuelle du GI est par excellence le fusil automatique. Grâce à son chargeur éjectable automatiquement, la légèreté et sa rapidité de tir, cette arme lui donne un très large avantage sur ses adversaires. Lors du débarquement de Normandie, les GIs reçoivent un équipement complémentaire destiné à protéger les armes individuelles de l’eau de mer, mais aussi une ceinture de sauvetage en caoutchouc pour éviter la noyade au moment de l’assaut sur les plages ; enfin, un gilet d’assaut sans manches, muni de poches de toutes tailles, permet au soldat de transporter, sur lui, le contenu de son havresac.

Manger, se soigner, se distraire…

Pour se nourrir, le GI dispose de boîtes de rations portant l’inscription breakfast, dinner, supper. Viande, légumes, biscuits, café, conditionnés dans des boîtes de conserve peuvent être réchauffés sur un petit brûleur facilement transportable. Il existe même des boîtes de conserve auto-chauffantes ! Les rations sont complétées de pâtes de fruits, de café en poudre, de chocolat et non pas d’ersatz, de chewing-gum et de bonbons qui feront le bonheur des populations libérées. Dans le domaine de la santé, rien n’a été laissé au hasard. Le soldat bénéficie en permanence, comme les autres armées combattantes, d’un service médical qui suit les opérations militaires. Une pochette de pansements, fixée à son ceinturon ou placée à l’intérieur de son casque, ainsi que des ampoules de morphine pour lutter contre la douleur complètent son équipement. Des pastilles pour purifier l’eau font aussi partie de la panoplie du GI.

Si la rigueur militaire est bien sûr exigée pendant les combats, le soldat, lorsqu’il est au repos, profite pleinement du confort mis à sa disposition par l’armée américaine. Nécessaire de couture, de toilette, de correspondance, divers magazines à lire dont le célèbre Stars and Stripes qui lui donne des nouvelles du front.

Les Alliés et les Normands

Avant de lancer l’opération de débarquement, l’état-major allié avait accumulé une somme importante de renseignements sur l’état de santé et la mentalité des Normands. Voici quelques extraits d’un rapport américain : « La santé publique laisse à désirer même si, pour le moment, il n’y a aucune épidémie. Il faudra se méfier de l’eau : les indigènes consomment pour la boisson et la cuisine de l’eau non traitée alors que, dans le même temps, ils utilisent les excréments comme engrais ce qui naturellement entraîne une pollution du sol et des nappes. […] Même dans leur propre pays, les Normands sont considérés comme un peuple d’un accès difficile. […] Dans leur majorité, les Normands sont anti-allemands et anti-Vichy, mais cela ne signifie pas qu’ils seront automatiquement pro-américains ou pro-britanniques. […] En fait l’enthousiasme des Normands pour les forces anglo-américaines sera inversement proportionnel à la durée d’occupation de leur province. Après une courte période de prudence et de réserve suivant le débarquement, les Normands deviendront amicaux et coopératifs. »

Des chewing-gums plein les poches

L’image du soldat jetant de sa jeep bonbons, chewing-gums et cigarettes est restée gravée dans la mémoire des Français. Denrées disparue depuis quatre ans, réquisitionnées par l’occupant ou produits inconnus font la joie des enfants et des adultes au moment de la libération de leur ville ou de leur village. Le T-shirt, maillot de l’armée américaine, le jean, les lunettes de soleil Ray-Ban qui équipent les pilots de l’US Air Force et, bien sûr, le célèbre chewing-gum, le jazz, le livre format « poche » arrivent massivement en Europe avec les armées de la libération.

Atlas de la Seconde Guerre mondiale, Isabelle Bournier et Marc Pottier, Casterman, 2006


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Monday, November 09, 2009

De Jean Sarkozy à... la guerre de Gaza - Quand Internet stoppe la désinformation



Internet passe souvent pour le vecteur privilégié de la désinformation : il l’est de fait et c’est à chacun d’apprécier la crédibilité des innombrables sources. Mais à l’inverse, la Toile peut servir à dénoncer et corriger le traitement de l’information opéré par les grands médias traditionnels et, ainsi, les forcer à rétablir la vérité. Exemples, de Jean Sarkozy à... la guerre de Gaza.



De Jean Sarkozy à... la guerre de Gaza - Quand Internet stoppe la désinformation
L’affaire peut sembler anecdotique. Elle est ainsi résumée par le site Ozap : "Les détournements de vidéos institutionnelles, de films ou de programmes télévisés sont un genre en vogue chez les internautes. (...) Parmi ceux-là, un détournement d’un JT allemand où le présentateur sourit suite à une erreur de texte. Un internaute a détourné cette séquence en insérant une photo de Jean Sarkozy et en sous-titrant les propos du journaliste de façon erronée, faisant croire que le journaliste ne pouvait réprimer un rire en évoquant la probable élection du fils de Nicolas Sarkozy à la tête de l’Epad et son parcours scolaire. Mais plusieurs télévisions françaises ont pris pour argent comptant cette vidéo en la diffusant dans leur émission, révèle aujourd’hui lepost.fr. Ainsi, Dimanche + (Canal +) et Le 19.45 (M6) ont expliqué à leurs téléspectateurs que les Allemands ironisaient sur la situation française", les 18 et 22 octobre. Le trucage avait pourtant été démonté plusieurs jours avant : le 16, un posteur d’AgoraVox TV, Epsilon, publie l’article suivant : "Enorme : un journaliste allemand se moque de Jean Sarkozy !", dans lequel il révèle la supercherie : "Fou rire non réprimé de ce journaliste allemand qui annonce que le candidat la présidence de l’Epad, Jean Sarkozy, est en deuxième année de droit ! Bonjour la réputation des Français à l’étranger...(non, mais ne croyez pas ce que je viens de vous dire. ça serait trop beau. C’est un fake)". Conclusion de Sandiet, blogueur sur Le Post : "La vidéo originale est un extrait d’un journal de la chaine de télévision allemande ARD. Le présentateur sourit suite à une erreur de lecture de son texte. Il prononce "jeder zweite Kurde" (un Kurde sur deux) au lieu de "jeder zweite Kunde" (un client sur deux). Oubli ou indice laissé sciemment par l’auteur de la vidéo parodique, la date inscrite au-dessus de la photo de Jean Sarkozy est celle visible au même endroit sur la vidéo d’origine : 04.01.2002. Il n’est donc pas nécessaire d’être germanophone ou de vérifier l’info pour se rendre compte de la supercherie." C’est là que c’est proprement consternant : "Ce que des journalistes teprofessionnels n’ont pas su détecter, des posteurs anonymes l’ont fait en un instant, en un clin d’oeil", note Taïké Eilée dans un très long article sur AgoraVox, de son état... étudiante en journalisme, qui a bien raison de donner une bonne leçon à ses prestigieux futurs confrères : "Les médias, si prompts à dénoncer les rumeurs du Net, peinent à ne pas reproduire les mêmes dérives. Il était ici pourtant si simple de voir qu’il s’agissait d’un montage : il suffisait de prêter l’oreille (pour tenter de capter le nom de "Jean Sarkozy", en l’occurrence absent) et de savoir lire la date de ce journal, certes écrite en petit, mais lisible : le 04-01-2002. Autant dire qu’aucune vérification n’a été faite, et que l’on a suivi, dans les rédactions, le sens du buzz..." La palme à l’inénarrable Jean-Marc Morandini, qui a ensuite piteusement effacé, ni vu, ni connu, le post ci-dessous :

moran

Chez Morandini, non seulement on oublie d’écouter que le nom de Sarkozy n’est pas prononcé - ne parlons même pas de faire appel à un traducteur -, on ne lit pas les commentaires des internautes sous la vidéo, qui dénoncent le canular, on ne vérifie rien mais en plus, on invente : ce serait une "parodie de journal télévisé" jouée par "un comédien allemand". N’importe quoi !

Mais finalement, qu’un présentateur allemand ait ri ou pas de Jean Sarkozy est loin d’être une information capitale. Il en va différemment quand la manipulation concerne le conflit israélo-palestinien, aux enjeux bien plus cruciaux. Et que France 2 la propage en n’y voyant que de feu, comme nous en avons été le témoin privilégié. Quand la chaîne de service public se fait ainsi avoir par une intox, en pleine guerre de Gaza, en diffusant une vidéo trouvée sur le Net, c’est encore du Réseau que vient la prise en flagrant délit. La chaîne présentera ses excuses et l’affaire remontera jusqu’au CSA, sous la forme d’une réprimande officielle ! Une leçon à méditer pour les anti-Internet notoires comme Frédéric Lefebvre ou Nadine Morano : l’information en ligne sert aussi de garde-fou aux dérives des médias classiques. Mais c’est en fait ce qui les gêne. Ils préfèrent les journalistes à muselière.

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D’un côté, la grande chaîne de service public France 2. De l’autre, votre serviteur et son modeste blog d’actualité Plume de presse. Combat inégal ! Pourtant, surprise générale : David étend Goliath pour le compte. Nous vanterions-nous ? Certes un tantinet, mais c’est bien à la suite de notre modeste intervention que France 2 a présenté officiellement ses excuses aux télespectateurs. L’histoire n’est pas banale et mérite récit. Fortement impliqué dans la tragédie gazaouite, nous compulsons toutes sortes d’informations sur le sujet afin d’éclairer notre opinion avant de livrer notre point de vue dans la rubrique Proche-Orient du blog. C’est ainsi que nous tombons sur une vidéo titrée quelque chose comme Ce qu’ils ne veulent pas que vous voyiez : une scène terrible filmée à Gaza au téléphone portable, montrant des Palestiniens fauchés par dizaines à la suite d’un bombardement. Sans jeu de mot, ce document est une véritable bombe ! Mais voilà, même si ce n’est que pour son blog, que fait un journaliste ? Il vérifie. Nous commençons donc la recherche, de liens en liens, traversons des forums de discussion, des sites militants. Une seule question : comment authentifier ces images et savoir si, oui ou non, elles montrent ce qui est dit : "Cette vidéo a été filmée avec un téléphone portable après qu’une frappe aérienne terroriste menée par Israël a touché un marché où une nombreuse foule, des enfants, accompagnés de leurs parents, cherchaient de la nourriture dans l’un des marchés locaux, tôt dans la matinée du 03 janvier 2009, à Gaza". Si c’est vrai, il faut interpeller les médias : pourquoi ne diffusent-ils pas ce témoignage visuel de l’horreur de l’agression israélienne sur la population palestinienne ? Mais avant de s’emballer, il convient de savoir d’où viennent ces fichues images à la source. Elles commencent de fait à circuler, de commentaires postés à la suite d’articles sur toutes sortes de sites d’information en envois de listes de diffusion électronique, canal par lequel elles se retrouvent de fil en aiguille jusque dans votre propre boîte ! Le hic, c’est qu’en cherchant, on trouve : cette vidéo est un leurre. Elle n’a pas été filmée à Gaza en décembre suite à une frappe israélienne, mais en 2005, après l’explosion accidentelle d’un camion du Hamas transportant un chargement de roquettes. C’est ce que nous expliquons dans notre billet du lepost5 janvier, Gaza : la vidéo amateur qui accuse est une intox. Nous publions également l’article sur la page d’un groupe militant dont nous faisons partie, La Paix pour la Palestine, sur la plate-forme du Post (filiale du Monde Interactif) et, pour faire bonne mesure, sur notre page personnelle là-bas, Le sabre au clair d’Olivier B. C’est alors que le journaliste politique dudit Post nous contacte pour nous informer que l’article est remonté jusqu’à la Une du site. "Je me suis permis de rajouter des liens (un vers You Tube pour montrer que la vidéo buzze) et une capture d’écran du site Live Leak qui appuie votre démonstration", précise le confrère. Parfait ! Puisque notre but est de mettre en garde les défenseurs des Palestiniens de ne pas tomber dans le piège de la désinformation, ce qui dessert la cause, autant que la diffusion de l’avertissement soit la plus vaste possible. À 3h 42 exactement ce matin-là, notre révélation de l’imposture est donc en ligne. Mais voilà que le journal de 13h de France 2, quelques heures plus tard, diffuse un extrait de la vidéo en la donnant pour filmée lors d’un bombardement récent. La rédaction de la chaîne est tombée dans le panneau de cette manipulation. Les journalistes du Post font donc un nouvel article, dénonçant l’erreur (la faute !) de France 2, contactent sa rédaction, la forcent à réagir... Vous connaissez la fin : excuses présentées aux téléspectateurs et réprimande du CSA. Conclusion implacable : si Internet peut propager mensonges et rumeurs, il génère aussi son propre contre-poison et la vérité finit toujours par émerger. Y compris les vérités qui dérangent. Quand le gouvernement ment ou manipule - vous en trouvez dans nos pages des exemples presque quotidiens ! -, des dizaines de blogs démontent méthodiquement l’imposture, présentent faits et arguments objectifs, prennent le pouvoir au piège de sa propagande. Voilà bien pourquoi la clique sarkozyste jette l’anathème sur le Web dans son entier : leur rêve serait de réduire tous ces insolents au silence ! Pour notre part, vous l’aurez compris, nous ne sommes toujours pas décidé à nous taire.


Lundi 9 Novembre 2009
Olivier Bonnet



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Sarkozy à Berlin lors de la chute du mur : menteur !

Propagande médiatique, politique, idéologique





Sarkozy à Berlin lors de la chute du mur : menteur !
Ah il est fort, quand même notre président. "Souvenirs de la chute du Mur de Berlin, le 9 novembre 1989, peut-on lire sur sa page Facebook, le texte suivant illustrant la jolie photo ci-contre : J’étais alors secrétaire général adjoint du RPR. Le 9 novembre au matin, nous nous intéressons aux informations qui arrivent de Berlin, et semblent annoncer du changement dans la capitale divisée de l’Allemagne. Nous décidons de quitter Paris avec Alain Juppé pour participer à l’événement qui se profile. Arrivés à Berlin ouest, nous filons vers la porte de Brandebourg où une foule enthousiaste s’est déjà amassée à l’annonce de l’ouverture probable du mur." Le journaliste de Libération Alain Auffray se gausse sur son blog : "Marteau en main, il y était, Sarko, à Berlin. L’homme qui s’apprête à faire l’Histoire ne pouvait rater ce moment historique. Epatant !" Suit une réfutation en règle des propos présidentiels : "Le problème c’est que l’histoire qu’on nous raconte ne tient pas debout (...) Le matin du 9 novembre, personne à Paris - ni même à Berlin - ne pouvait soupçonner que le mur allait tomber. les radios et télévisions ouest-allemandes n’ont commencé à évoquer la "libre circulation" qu’à partir de 20h. Et ce n’est qu’après 23 heures que les Berlinois de l’Est, prenant ces informations prématurées pour argent comptant, furent si nombreux à se masser devant le poste frontière de la Bornholmer Strasse que les garde-frontière est-allemands finirent par lever la barrière. Parole de témoin : jamais "l’événement" ne s’est "profilé". Témoin, Alain Auffray l’est assurément : il était alors en poste à Berlin, correspondant de plusieurs journaux français. "Et pour faire bonne mesure, poursuit le journaliste, il ajoute cette scène totalement fantaisiste : "Arrivés à Berlin ouest, nous filons vers la porte de Brandebourg où une foule enthousiaste s’est déjà amassée à l’annonce de l’ouverture probable du mur". A aucun moment l’annonce d’une "ouverture probable" n’a provoqué le moindre rassemblement à l’Ouest. La foule était massée à l’Est. Et beaucoup plus au Nord, dans le quartier de Prenzlauer Berg. Les Berlinois de l’Ouest n’ont commencé à s’attaquer au mur que le lendemain 10 novembre. Ils ont été rejoints par des visiteurs venus du monde entier. Parmi lesquels, Nicolas Sarkozy et Alain Juppé." L’invraisemblance totale du récit discrédite sans appel le menteur. Mais était-il même à Berlin le lendemain, comme l’avance Auffray ?

Benjamin Ferran a mené l’enquête pour Offnotes : "Voici un extrait du livre Le Joker, de Céline Edwards-Vuillet. Il s’agit d’une biographie “non autorisée” de 2001 consacrée à Alain Juppé et trouvée grâce à Google Books. J’en ai assemblé de brefs extraits pour obtenir plusieurs phrases complètes. "Lorsqu’il retourne à Berlin six mois plus tard, le 16 novembre, avec François Léotard et Alain Madelin, Alain Juppé découvre un autre univers. Là, il touche les quelques pans de mur encore debout, passe de « l’autre côté », tandis que des Allemands de l’Est accélèrent à coups de pioche la désagrégation de quarante années de honte." (...) Confirmant cette chronologie, voici comment Claude Sarraute parlait dans Le Monde du 21 novembre 1989 de tous ces politiques qui se sont rués vers Berlin avec plusieurs jours de retard. Il y est fait mention d’Alain Juppé et d’Alain Madelin. "Il y a qu’à voir la ruée de nos politiciens et de nos intellos en mal de pub, amenés là par charters entiers, qui se pavanent en travelling arrière devant les caméras. Juppé, Madelin, Mur de Berlin. Une, première. Silence. Moteur. Et encore, je vous parle que des retardataires. Il y a huit jours, on les a pas vus à la télé because raté." De fait, le 10 novembre 1989, Alain Juppé réagissait à la télévision sans la moindre mention d’un voyage éclair. Qu’en conclure ? Que cet Alain Juppé, que l’on voit sur la photo à côté de Nicolas Sarkozy, a fait son premier voyage à Berlin avec d’autres élus du RPR le 16 novembre d’après un livre qui lui est consacré et n’était pas à Berlin le soir-même selon Claude Sarraute (il n’est pas fait mention nommément de Nicolas Sarkozy, mais le message Facebook indique qu’ils ont fait juppéle voyage ensemble). (...) Dans un entretien à TV5, Alain Juppé évoque sa venue le “10 ou 11 novembre”. Mais plus le 9 novembre". Ce qui contredit ce qu’il affirme sur cette vidéo, dans laquelle il reprend la fable de sa présence à Berlin le 9, le jour de la chute du mur. A présent que le mensonge est établi, lisons la fin du texte de Sarkozy, "racontant" les événements berlinois : "Nous filons ensuite vers Check Point Charlie pour passer du côté est de la ville, et enfin confronter ce mur dans lequel nous avons pu donner quelques coups de pioche. Autour de nous, des familles se rassemblaient pour abattre le béton. Certaines venaient nous parler pour nous expliquer leurs sentiments, leurs ambitions nouvelles, et partager leurs émotions après des décennies de séparation. La nuit s’est poursuivie dans l’enthousiasme général : les retrouvailles du peuple allemand sonnaient la fin de la guerre froide et le début d’une période de grande liberté en Europe." Voyez avec quel applomb il s’invente un rôle. Cet homme ne connaît décidément aucune limite. Et c’est encore Internet qui stoppe la désinformation.


Lundi 9 Novembre 2009
Olivier Bonnet



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Israël avertit que l'IDF est prêt à attaquer l'Iran



Israël continue à mettre la pression sur le reste du monde dans le but que de nouvelles sanctions soient voté contre l'Iran. Israël persiste dans sa stratégie de diaboliser l'Iran et d'évoquer la menace Iranienne dans quasiment toutes ses interventions, pour faire oublier le rapport Goldstone et pour saper les accords entre l'Iran et le P5+1 sur le nucléaire. Pour Israël il ne s'est rien passé, les négociations avec l'Iran ne sont qu'une mascarade de l'Iran pour gagner du temps. Contre vent et marée, faisant fi des efforts diplomatiques internationaux, Israël continue de chercher à imposer sa propagande basé sur le mensonge, et reste sur son objectif initial de vouloir détruire la puissance Iranienne. Voyez donc l'article qui suit dans un journal Israélien, un nième article ou Israël menace d'attaquer l'Iran et demande plus de sanctions.



Israël avertit que l'IDF est prêt à attaquer l'Iran
Les avertissements d'Israël, indiquant qu'ils ne toléreront pas de menace existentielle sous forme d’un Iran nucléaire, devraient être pris au sérieux, a averti l’adjoint au Ministre des Affaires Etrangères, Danny Ayalon, dans une interview avec Sky News, en Grande-Bretagne Vendredi.

« Celui qui bluffe est l'Iran, qui essaye de jouer avec des cartes ils n'ont pas, » a déclaré Ayalon. « Toutes les bravades que nous voyons et les essais et une rhétorique très dangereuse et dure, cachent beaucoup de faiblesses. »

Israël a à plusieurs reprises averti la République Islamique -- et le reste du monde -- qu'il ne permettra pas à l'Iran de terminer son programme de développement nucléaire et de créer une arme atomique visant l'Etat Juif.

« Si le comportement et la conduite des Iraniens continue comme ce qu’ils ont montré jusqu'ici, il est clair que leur intention est de gagner du temps et de temporiser, » a déclaré Ayalon. Il a précisé que les négociations avec les nations occidentales n'ont eu comme conséquence aucune réduction des activités nucléaires Iraniennes.

L'Iran se voue à poursuivre tous ses programmes de développement nucléaire, sans tenir compte des propositions pour des solutions de rechange qui ont été offertes par les nations occidentales dans les entretiens diplomatiques. Le Président Mahmoud Ahmadinejad a déclaré Dimanche dernier que l'Iran est en position de force dans les pourparlers avec l'Ouest, et a comparé la puissance des ennemis de l'Iran à celle « d'un moustique. »

Le chef de l’Armée Israélienne, Gabi Ashkenazi, a poliment averti la République Islamique en Septembre que l'Etat Juif est préparé à se défendre contre toute attaque nucléaire ou autre, qu'ils pourraient être enclins à lancer.

« Nous comprenons tous que la meilleure manière de faire face [à la menace nucléaire Iranienne] passe l’imposition de sanctions internationales] » a déclaré Ashkenazi à un journaliste sur la radio de l'Armée Israélienne. Il a cependant ajouté, « Israël a le droit de se défendre, et toutes les options sont ouvertes. »

Traduction Alter Info




Lundi 9 Novembre 2009



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